Merci beaucoup pour vos reviews ^^ je ne sais pas si j'ai répondu à tout le monde, mais dsl si y a des oublis, je fais au mieux )
Déso' aussi pour le retard !
Hope you'll enjoy it !
Chapitre 3
Point de Vue de Bellamy
Il faisait de plus en plus froid, et je sortais de moins en moins pour lire sous le sol-pleureur. Je m'étais réfugié dans ma chambre, une pièce calme et agréable qui allait me manquer. Tout sentait mon odeur, et il n'y avait réellement qu'à cet endroit précis que je me sentais chez moi sur cette Terre. J'étais assis sur le rebord de la fenêtre, observant le paysage grisonnant, une fable de la Fontaine entre les mains. J'aimais ces histoires depuis que j'étais enfant, et ça n'avait pas vraiment changé. Je vis le portail s'ouvrir sur un homme presque chauve, petit, rond, et l'air sympathique. Le prêtre. J'avais presque réussi à oublier le mariage. Mais il aurait lieu dans 15 jours, maintenant…
Je me levais et me changeais pour paraitre présentable, avant de rejoindre ma famille et les parents de Clarke dans le vestibule, où ils accueillaient celui qui allait nous marier. Je souris distraitement en serrant la main de l'homme, pour paraitre poli. Une bonne fit son entrée, récupéra le manteau du vieil homme. C'était une jeune femme, très jolie, qui devait avoir sensiblement l'âge de Clarke. Elle avait de longs cheveux raides qui retombaient le long de ses bras, de la même couleur que les miens, exactement. Cette ressemblance me fit sourire, avant que je lève les yeux sur son visage. Elle avait certes les cheveux de mon père, mais ses yeux étaient d'un bleu limpide, exactement comme ceux de ma mère. Je me figeais. Un instant, je crus qu'une de mes sœurs avaient survécu, avant de voir sa tenue de servante et de me raisonner. Mon père ne l'aurait pas permis…
*Flash-back*
Du bleu, du bleu, du bleu. Le canapé, les murs de la pièce, la moquette, les vêtements du baron De Blake. C'était un spectacle ennuyant et monochrome, le silence pesait et les secondes passaient au ralenti. Le petit Bellamy aimait beaucoup cette couleur, elle comptait même parmi ses favorites. Il était cependant sûr d'une chose : ce goût-là allait changer, il détesterait à tout jamais cette couleur à présent.
Le père de l'enfant, le baron, caressait ses boucles brunes, souriant et confiant.
-Tu vas avoir un petit frère, fils.
Bellamy leva ses grands yeux vers son géniteur, et lui sourit, dévoilant une série de dents alignées et blanches.
-Comme Lincoln ?
Le baron secoua la tête, pour approuver les paroles du petit garçon.
Bellamy ne cessait de sourire. Lincoln avait un petit frère très amusant qui faisait tout ce qu'on lui ordonnait de faire, de peur d'être frappé. Il ne pouvait rêver mieux.
La porte s'ouvrit soudain à la volée, et une bonne entra, l'air angoissé et résigné, avant d'ouvrir la bouche pour annoncer :
-C'est une fille, Monsieur, je suis désolée.
L'homme en question se leva en pestant des injures toutes plus vulgaires les unes que les autres, puis se tourna vers l'enfant de 5 ans qui se tenait devant lui, une lueur d'incompréhension dans le regard. Le baron reporta son attention sur la pauvre femme qui avait dû annoncer cette terrible nouvelle, et la foudroya du regard.
-Encore ? Ce n'est pas possible !
Il pesta de plus belle, arrachant la cravate bleue qu'il avait autour du cou.
-Cette sorcière s'est moquée de nous ! Le bleu ne nous a en rien aidés !
Il devenait presque fou, déchirant ses vêtements, les laissant en lambeaux.
Il la regarda à nouveau, le regard vide.
-Vous savez ce que vous avez à faire.
Puis il sortit de la pièce, le regard noir de colère et de désespoir.
Bellamy resta planté là, au milieu de la pièce. Une fille ? Comment cela, une fille ?
*Fin du flash-back*
Ma mère suivit mon regard, et blêmit en voyant la jeune fille. Elle jeta une œil à mon père, qui emmenait le prêtre dans le salon, et parut soulagée. Elle regarda la brune s'éloigner.
Je la suivis, et lui attrapai le bras.
-Attends, lui demandai-je. Je ne t'ai jamais vue, ici. Quel est ton nom, et qu'est-ce que tu fais ici ?
Je parlais vite, j'étais angoissé. Si cette demoiselle avait fait du mal à ma mère par le passé, elle allait regretter d'être revenue l'importuner !
Elle se tourna vers moi, étonnée.
-Octavia John, Monsieur. Ma mère est malade, alors je la remplace. Y a-t-il un problème ?
John…Je connaissais ce nom, mais je ne me souvenais plus de son propriétaire.
-Euh…Non, aucun, tout va bien.
Je lâchai son bras et la laissai partir. Je me tournai vers ma mère, qui paraissait émue.
-Tout va bien, mère ? Vous paraissez…Bouleversée. Vous connaissez cette fille ?
-Bellamy…Il faut que je te parle.
