Salut tout le monde ^^ j'ai eu moins de review pour le chapitre, mais bon, je poste quand même la suite, puisque je ne pourrai pas poster le chapitre 5 avant samedi.
Pas trop de Bellarke pour le moment, mais ne vous inquiétez pas : à partir du mariage, il y en aura x10 000 ! :3 xD
Hope you'll enjoy it !
Chapitre 4
Point de vue de Bellamy
Je la regardai avec méfiance, sentant comme une boule se former dans mon ventre.
-Tu avais 3 ans, dit-elle, à cette époque. Tu étais tout petit, si jeune, si innocent. Je t'aimais autant qu'aujourd'hui, plus que tout au monde. J'étais enceinte, pour, officiellement, la deuxième fois. La vérité, c'est que tu n'étais pas ma première grossesse. J'en avais vécu une autre avant toi. Une petite fille. Ton père ne voulait pas de fille. Il l'a fait tuer la nuit après sa naissance. J'étais effondrée.
Des larmes apparurent au coin de ses yeux, et même si je commençais à comprendre la gravité et l'importance de ses aveux, je ne pus m'empêcher de la prendre dans mes bras. Je la berçais, soucieux. Elle finit par se calmer, et reprit.
-Elle était blonde, ça se voyait déjà. Elle avait des cheveux plutôt longs pour un nouveau-né, et des yeux déjà très foncés et pleins de vie. Elle était très jolie. Je l'avais prénommée Angélique.
J'essuyais les larmes silencieuses qui roulaient comme des perles sur ses joues creusées de rides de fatigue.
-Quand tu es arrivé, je me suis sentie revivre. Tu m'as fait oublier la souffrance endurée, un an avant ta naissance. Un rayon de soleil dans ma vie. Puis je suis retombée enceinte. Encore une fille, mais tu étais trop jeune pour t'en rendre compte. Jane n'avait pas vraiment de cheveux, mais ses yeux étaient bleus comme les miens. Un bébé joufflu et adorable, avec des mains potelées et douces. Toutes douces. Je n'ai pas pu empêcher ce deuxième massacre.
Elle avait cessé de pleurer, mais ses yeux étaient vitreux, nostalgiques.
Angélique et Jane De Blake. Moi qui m'étais toujours ennuyé seul à la maison, persuadé d'être l'unique enfant que mes parents aient jamais eu.
-Un an après la naissance de Jane, j'ai accouché de Sidney. Elle te ressemblait beaucoup, un vrai clone au féminin. Les mêmes cheveux bouclés, le même nez retroussés, les mêmes yeux foncés, et surtout les mêmes tâches de rousseur. Elle ressemblait beaucoup à ton père aussi, par conséquent. Il ne pouvait pas se résigner à la tuer, et j'ai d'abord cru qu'on allait enfin pouvoir garder notre bébé. Il a finalement préféré la faire adopter. Il disait qu'il ne salirait pas la lignée des De Blake avec une fille. Elle est décédée deux ans plus tard, d'une maladie. Tu avais alors 5 ans, mais tu ne l'as jamais connue. J'ai tout de même eu le loisir de la revoir plusieurs fois. Elle était parfaite.
J'avais mal. Une vraie gifle. Ma mère avait vécu un véritable enfer. Elle qui était si douce, si prévenante, si aimante…C'était un acharnement.
-Et enfin, mon dernier enfant, une autre fille, malheureusement si je puis dire. Des yeux bleus, des cheveux bruns comme les tiens.
Le chemin se fit tout seul, dans mon esprit.
-Octavia. Octavia John.
Ça sonnait comme une évidence, alors qu'un instant plus tôt je ne m'en serais jamais douté.
Elle me sourit tristement.
-Octavia De Blake.
Je lâchais ma mère. J'étais adulte, elle aurait dû me le dire beaucoup plus tôt. J'étais déchiré. Compassion, pitié. Mais aussi déception, colère. Un mensonge de cette taille…était-ce pardonnable ?
Je tournais les talons sans rien ajouter, et me dirigeait vers mes appartements, assimilant le flot d'informations tant bien que mal. Quatre sœurs, trois décédées. Je devais rattraper le temps perdu avec l'unique survivante. Le tout était qu'elle n'était elle-même pas au courant…
J'entrai dans ma chambre en trombe. Deux domestiques changeaient les draps de mon lit en bavardant. Elles baissèrent d'un ton à mon arrivée, mais repartirent de plus belle si tôt que je fus sortis. J'étais simplement allé me chercher un livre. Je ne devais pas aller voir ma petite… sœur tout de suite, il me fallait me calmer d'abord. Dans le couloir, une silhouette pressée me percuta, et je tombais à terre dans un grand fracas avec le maladroit. Nous avions soulevé de la poussière, et y étant allergique, l'autre personne, dont la voix me laissait deviner qu'il s'agissait d'un jeune homme, toussa tandis que je me relevais. Je tendais ma main vers le garçon, et l'aidai à s'appuyer sur ses pieds. Je reconnus alors ce visage, et je compris à qui le nom de « John » m'avait fait penser. Murphy. Le fils du cuisinier. Et par conséquent, le frère adoptif d'Octavia…Une grande bouffée de jalousie m'envahit. Cet imposteur avait passé toute sa vie avec MA sœur. Ce moins que rien, ce garçon de cuisine…Je lui donnai une grand gifle, et sans attendre sa réaction, je partis en courant.
