Salut tout le monde ^^
J'ai passé le brevet, donc je vais pouvoir écrire et poster plus régulièrement
Bon, toujours pas trop de Bellarke, mais comme je suis ultra fan de ce couple, promis ça revient dans le chapitre 7, et pour de bon cette fois ! (
Pour mieux comprendre, un petit point de vue d'Octavia.
Merci pour vos reviews ! (même si elles sont de moins en moins nombreuses, je remercie ceux qui continuent à suivre cette fic' )
Nous espérons que vous aimerez!
Chapitre 5
Point de vue d'Octavia
La famille De Blake était, certes, assez intimidante, mais surtout étrange, de mon point de vue. Ils avaient été très riches par le passé, et cherchaient à le redevenir en mariant leur fils à la fille des De Griffin. Clarke, me semblait-il. Elle était très jolie, et avait l'air très douée pour l'art. Je n'oserai jamais l'avouer, mais lorsque j'étais allée nettoyer ses quartiers, je n'avais pu m'empêcher d'admirer ses dessins. Elle avait un talent certain.
Sir Bellamy, lui, était assez mystérieux. J'avais déjà servi le diner de la famille, une fois ou deux, et il m'avait paru impulsif, plein d'énergie, pas le genre à garder sa langue dans sa poche.
Monsieur de Blake était un homme sinistre. Il faisait bonne figure devant les invités, mais à chaque fois que je devais ranger ses affaires dans son bureau, il me toisait avec mépris, comme si j'étais un animal, et sa langue claquait les ordres comme des insultes.
Pour finir, il y avait la baronne De Blake. Elle était beaucoup plus calme que son époux. Elle était avenante, fraiche, souriante, et même si j'avais l'air de la déranger et de provoquer chez elle une réaction étrange qui la faisait me fuir ou me suivre selon les moments, je trouvais qu'elle avait l'air gentille.
J'étais au château depuis seulement deux jours. Je remplaçais ma mère, Grace John, dont la toux s'aggravait. J'espérais qu'elle se remettrait vite : tout d'abord, parce que c'était ma mère, mais aussi et surtout parce que je voulais reprendre ma place dans la boulangerie du village, ou je travaillais avec mon oncle.
-Octavia!
Ce cri me ramena à la réalité, et je me redressai en sursaut. Je n'avais pas le temps de rêvasser ! Je déplissai rapidement ma robe, un vêtement très simple de couleur taupe, et remettait en hâte mon tablier, celui que j'utilisais à la boulangerie, long, et de couleur crème. Je courrai vers la porte et l'ouvrait. Mon frère se tenait là.
-Qu'est-ce que tu fais encore là ?
-C'est ma chambre, Murphy. Quel est le problème ?
J'essayai d'avoir l'air de ne pas comprendre son agacement.
-Tu vas être disputée si tu ne te dépêches pas ! Le déjeuner va être servi dans cinq minutes, et tu dois aider Cassandre et Héloïse !
Je fis mine de me rappeler tout à coup.
-Oh, j'avais oublié…Désolée, je dois y aller dans ce cas !
Je le poussai un peu sur le côté et me mis à courir en direction des cuisines. Mathilde m'attendait, l'air angoissé et énervé.
-T'es en retard, imbécile ! Grouilles-toi donc un peu ! J'te préviens c'est la dernière fois qu'tu m'fais rouspéter d'la sorte, j'te l'dis, moi, p'tite dévergondée sans cervelle !
Je ne l'écoutais pas vraiment, habituée par les sermons de la chef du service. Je prenais le plateau que je devais apporter à mes maitres, et montai l'escalier qui menait à l'étage. J'entrai dans la pièce lumineuse et chauffée, m'émerveillant comme à chaque fois que je pénétrais dans cette atmosphère magique. Je jetai un coup d'œil au planning. J'avais entre les mains le plat de Bellamy De Blake.
Point de vue de Bellamy
J'étais préoccupé. Je voulais, certes, apprendre à connaitre cette sœur, profiter de chaque instant qu'il me serait donner de partager avec une personne du même sang et de la même chair que moi. J'en avais toujours rêvé. Cependant, je ne savais pas comment l'aborder. J'avais peur. Peur de sa réaction, de celle de mon père s'il venait à l'apprendre. Je souhaitais qu'elle reprenne la place qui lui revenait de droit dans la famille et dans l'héritage, sans pour autant oublier la réaction que mon père avait eu à chaque nouvelle naissance de ses filles.
Elle entra dans la pièce. Je posais mon regard sur elle, et je sentis une bouffée de fierté m'envahir en la voyant déposer une assiette devant moi. Nous étions de la même famille. J'aurai pu être elle, et inversement. Un sentiment étrange me submergea, tandis que je me promettais de protéger cette partie de moi comme le plus fabuleux des trésors.
Lorsque le déjeuner toucha à sa fin, je décidais d'aller monter à cheval. Il faisait de plus en plus froid, et je voulais profiter de mon destrier avant l'arrivée du gel et de la neige. J'enfilais mon grand manteau de velours, qui me donnait une allure royale, avant d'ouvrir les grandes et lourdes portes. Une grande bouffée d'air frais me frappa de plein fouet, et je refermai la maison derrière moi. Tout était calme, pas un seul bruit ne troublait cette quiétude. Je marchais, la tête haute, profitant du vent balayant mon visage. En approchant des écuries, j'entendis quelques bruits de sabots, des hennissements, ou bien la fourche d'un palefrenier sur le sol humide. J'entrai dans la grange, et me dirigeai vers le boxe de mon cheval. L'air ne sentait pas vraiment bon, imprégné d'une odeur nauséabonde que dégageaient les chevaux, mais j'étais habitué à ce parfum particulier et j'arrivais presque à l'apprécier. Je fis signe à un employé de préparer Jérusalem, un étalon noir aux yeux de braises, tout en caressant sa crinière rugueuse et douce à la fois.
Relaxé, reposé, je rentrai de ballade en fin d'après-midi, le soleil se faisant moins intense. Je rendais les reines à l'écuyer, et poussai un soupir de soulagement en regagnant la chaleur de l'intérieur. J'entendis des voix de femmes, à l'étage, et reconnu celles de ma mère et de ma future belle-mère, sans pouvoir comprendre leur discussion. J'avançai dans le couloir, et croisai mon père.
Il grinça.
-Ou étais-tu ?
-Dehors, avec Jérusalem. J'ai chevauché pour la dernière fois cette saison, père, je vous promets que je ne sortirai plus en période hivernale.
Il avait l'air contrarié mais également pressé, j'espérai donc avoir réussi à le calmer avec cette promesse qu'il savait certainement que je ne tiendrai pas. Il me fit signe de reprendre mon chemin en me balayant d'un bref geste de la main, avant de poser ses yeux à nouveau sur les documents qu'il traitait.
Je ne me fis pas prier. En quelques enjambées, je regagnais le hall et empruntai les escaliers. Une douce musique, au loin, parvint à mes oreilles. J'étais curieux de savoir qui jouait du piano : seule ma mère le faisait, et je savais qu'elle bavardait avec celle de Clarke. J'allais dans la direction de la mélodie, et ouvrait la porte de la salle de musique. La personne ne m'entendit pas, elle ne se retourna pas, et continua à jouer.
