Bon, le chapitre est court, mais je vais poster plus souvent :) et essayer de rallonger mes chapitres aussi.
Hope you'll enjoy it !
Chapitre 7
Point de vue d'Octavia
En ayant entendu les De Blake parler de moi, je n'avais pas pu m'empêcher de rester pour écouter : je pensais qu'ils voulaient parler de mon intrusion dans la salle de musique, où j'avais joué du piano sans autorisation.
« Mère, je vous prie de m'excuser, mais ce n'est là pas l'objet de ma visite. Je crois que nous devrions agir, en ce qui concerne Octavia. »
« Ton père la tuerait pour la faire taire, Bellamy, je ne veux point la perdre… »
« Elle a droit autant que moi au rang que son sang lui donne, et si vous la reniez, je me verrai dans l'obligeance de partir également. »
La porte s'ouvrit à la volée, et j'eu à peine le temps de sentir deux bras m'empêcher de tomber avant de perdre connaissance.
Point de vue de Bellamy
Deux heures. Deux longues, interminables, terriblement angoissantes heures.
C'était le temps qui s'était écoulé depuis que ma sœur -dieu que c'était bon de penser ces mots- s'était évanouie, ébranlée parce ce qu'elle savait.
Si elle avait tout entendu, j'imaginais sans peine combien sa vie avait dû basculer. Je croyais qu'à sa place, j'aurai sans doute été tellement perdu que j'en serai devenu fou. Je priai, depuis deux heures, pour que ce ne soit pas son cas.
Je faisais les cent pas, hagard. Je n'avais aucune idée de ce que j'allais bien pouvoir lui dire à son réveil, et ça me terrifiait : je ne contrôlais pas la situation…
Point de vue de Clarke
Quand nous rentrâmes, ce soir-là, le château était plongé dans une drôle d'ambiance, et la situation m'échappa. Je ne me sentais pas comme un membre de la famille De Blake, alors je ne cherchai pas plus à comprendre et retournai dans mes appartements. Quelle ne fut pas ma surprise lorsque je vis une bonne allongée sur mon lit, et mon « fiancé » tournant comme un lion en cage à ses côtés !
Il leva les yeux vers moi.
« Pardonne-moi Clarke, commença-t-il. Je n'ai pas fait attention à la chambre que nous occupions, Octavia étant souffrante… »
« Ce n'est rien… »
J'étais intriguée. Depuis quand est-ce que cet égoïste au cœur de pierre se souciait de ses employés ?
Satisfait, il planta ses grands yeux de braises dans les miens et me sourit. Moi qui le haïssait, qui voyait en lui le plus grand imbécile égocentrique et narcissique que Dieu ait jamais créé, je me pris à rougir devant ce sourire. Ses pommettes couvertes d'adorables taches de rousseur, ses yeux pétillants et tellement profonds, ses cheveux bouclés en bataille qui lui donnaient un air Rebel…Je secouai la tête. Je ne pouvais pas avoir de telles pensées, je le détestais, et il me rendait la pareille. Il dut se rendre compte de mon petit manège, parce qu'il se mit à rire.
« Eh bien princesse, qu'est- ce qu'il t'arrive ? »
Je baissai les yeux.
« Cessez de me tutoyer, je vous prie. »
Il regarda sa protégée, endormie sur mon lit, puis sortit dans le couloir. Je n'osais pas bouger, immobile, ne comprenant pas vraiment ce qui venait de se passer. Je devais me ressaisir, ou il allait penser qu'il était irrésistible. Encore une fois, le comble de la prétention !
Il revint quelques minutes plus tard, accompagné d'une servante.
« Restez près d'elle s'il vous plait. »
Il désigna Octavia du menton, avant de prendre mon bras et de sortir en courant.
Peu habituée par ces manières, je tentai de me dégager.
« Lâchez-moi, Bellamy ! Cessez de faire l'enfant ! Enfin, lâchez-moi bon sang ! Ou allons-nous ainsi ? Bellamy, vous m'écoutez quand je vous parle ? »
Je continuais à le questionner, tandis qu'il me tirait toujours derrière lui et que mes jupes volaient autour de moi dans notre course effrénée.
Nous sortîmes alors dans les jardins, et il m'attira dans le kiosque. Il s'assit sur le banc de fer forgé, et m'invita d'un geste de la main à faire de même. Curieuse, j'obéis.
« Tu vois Princesse, la première raison qui fait que je ne te supporte pas, c'est que tu es trop bavarde. Arête de poser des questions, le monde ne tourne pas autour de Clarke ! »
Je frissonnai quand il prononça mon nom.
« Croyez-moi, sir De Blake, ce sentiment est réciproque. »
Je fis un grand sourire provocateur, et il éclata de rire. Confuse, je détournai le regard.
« Pourriez-vous m'expliquer ce que nous faisons-là ? »
Point de vue de Bellamy
J'opinai de la tête.
« Vois-tu, je te hais, tu me hais, et on est sensés se marier dans une semaine. C'est légèrement problématique, à mon sens. »
Elle me regarda, ironique, et dit d'une voix qui se voulait faussement sérieuse :
« Je ne vois pas de quoi vous parlez, vraiment. »
Elle sourit, et une mèche blonde tomba entre ses yeux. Elle était sans aucun doute la plus jolie jeune femme que je n'avais jamais vue, mais également la plus pénible, sans la moindre hésitation. Le monde était tellement injuste…
« J'ai été très occupé ces derniers temps, ma mère et moi avons dû faire face à un problème de taille et je n'ai pas eu le temps de parler avec toi, mais nous n'avons plus qu'une semaine et je crois que ça devient urgent. Il faut qu'on empêche ce mariage. »
Clarke me regarda, intéressée, une lueur interrogatrice dans ses prunelles bleues.
« Comment comptez-vous vous y prendre ? »
« L'amour. »
Je ris en voyant qu'elle ne comprenait pas.
« Je suis le genre de jeunes hommes pas très fidèle, si tu vois ce que je veux dire, mais toi tu es tout ce qu'il y a de plus respectable à ce niveau-là. Si tu « tombais amoureuse » d'un bon parti, tu pourrais demander à rompre nos noces. »
« Et me sacrifier pour vous ? cria-t-elle. Vous serez libre, mais moi non ! »
« Nous n'aurons pas à nous supporter, c'est là l'important ! »
Etrangement, j'avais cru en ce plan, je l'avais longuement mûri, mais quand je la voyais, rouge de colère, de haine, de gêne, et de…je ne sais pas vraiment ce que c'était, je ne pouvais me résoudre à me libérer de manière aussi lâche.
« Excuse-moi, Clarke. Trouvons autre chose. »
Elle sembla se calmer, et je soupirai.
« Même pour empêcher notre union à vie, dis-je, on ne peut pas se mettre d'accord. »
Elle rit légèrement, et je ne pus m'empêcher de replacer la mèche de cheveux blonds qui barrait son visage.
Le rouge lui monta aux joues, une fois de plus.
« Ça te va bien d'avoir honte, Princesse. »
Elle se leva, en pestant et en riant, et me poussa de toute sa force, pour ne réussir qu'à me faire rire davantage. Elle s'éloigna en direction du château, son rire cristallin s'envolant dans l'air.
Voilàch :)
J'espère que ça vous a plu, le Bellarke, ça commence maintenant ^^
Laissez-moi un review, ça m'aidera à écrire plus ;)
