Heyyy ^^ désolée encore pour le retard (promis je vais essayer de faire régulièrement, mais je viens d'entrer au lycée et il faut que je m'organise…)
Donc voilà le chapitre 11. Finallement, j'ai préferé garder la lune de miel pour le chapitre d'après, puisque celui là est déjà plus long que les autres, qu'il se passe pas mal de choses, et que je vous ai déjà assez fait attendre :D
Hope you'll enjoy it !
Chapitre 11
La Terre tourne toujours, les oiseaux chantent, le vent s'éternise dans les cheveux des dames, les enfants jouent, la rivière boue. Rien ne s'arrête, chaque chose est à sa place, chaque élément, rien n'a changé. Et pourtant, entre Clarke et Bellamy, le temps semblait s'être suspendu. Quelques secondes, quelques heures…Plongés chacun dans le regard de l'autre, ils ne sauraient faire la différence.
« Vous pouvez embrasser la mariée. »
Bellamy sembla sortir de sa léthargie, et se redressa, rencontrant les yeux du prêtre. Il porta à nouveau son attention sur Clarke, dont l'expression avait changée, passant de la confusion à la gêne. Sans trop réfléchir, il laissa son regard descendre jusqu'à ses lèvres et s'approcha d'elle. La blonde laissa bien vite tomber ses réticences quand ses lèvres rencontrèrent celles chaudes et douces de son époux, et s'abandonna à ce baiser, s'y accrochant avec une once d'espoir, un tout nouveau sentiment naissant en elle en parallèle avec la haine qu'elle éprouvait pour Bellamy. Certes, ce n'était pas de l'amour, elle ne pouvait s'y résoudre, mais elle ne pouvait nier cette attirance physique qui l'emplissait, ce désir de le toucher, de l'embrasser. Bien sûr jamais elle ne l'avouerait à qui que ce soit, et surtout pas au brun qui la tenait alors entre ses grand bras protecteurs…
Les applaudissements de l'assistance la sortit rapidement de ses pensées, et elle se détacha de lui, les joues aussi rouges que les roses qui décoraient ses cheveux. Bellamy lui servit son fameux sourire en coin, moqueur, ce qui accentua d'autant plus l'embarassement de la jeune femme qui détourna le regard.
Plus tard
Le soleil perçait derrière les nuages, faisant scintiller la neige qui recouvrait le parc. Il était près de seize heures, et la fête battait son plein. La piste de danse était bondée, et une musique classique très en vogue flottait dans l'air. Clarke était encerclée par une groupe de harpies qui la pressaient de félicitations et de questions. Elle se forçait à sourire, les joues crispées et douloureuses après tout ce temps.
« Est-ce vrai que Sir de Blake compte devenir explorateur ? J'aurai si peur de le perdre à votre place ! »
« Je ne sais pas…Je crois qu'il en a envie, mais son p… »
« Quel âge avez-vous, rappelez-moi ? »
« J'ai… »
« On dit que vous ne voulez pas d'enfants. Est-ce que c'est vrai ? »
« Je ne… »
« Ce serait affreux ! Qu'en dit votre époux ? »
« Eh bien… »
« Un si beau couple, un si beau mariage ! Si vous n'avez pas d'héritiers, ça va jaser à la cour ! »
« Ecoutez, je me sens légèrement indisposée, je vais aller me rafraichir. »
Tandis que les harpies continuaient à jacasser, Clarke s'éclipsa. Elle s'isola quelques instants, à l'écart des festivités, et passa le dos de sa main sur son front. Elle respira calmement, les yeux fermés, tentant de maitriser les battements affolés de son cœur. Soudain, du mouvement dans les feuillages lui fit lever la tête, et elle aperçût un morceau de tissus rose pendre d'un branche de l'arbre. Elle se leva, intriguée.
« Il y a quelqu'un ? »
Elle n'eut aucune réponse, mais vit une petite main attraper le morceau de tissus et le rabattre derrière le tronc.
« Descendez, vous allez vous faire mal ! »
Le visage enfantin d'une fillette se risqua à regarder la mariée.
« Vous êtes Clarke ? »
« Oui, c'est moi. Allons, descends je t'en prie. Quel est ton nom ? »
Avec agilité, la petite se suspendit de branches en branches jusqu'à atterrir sur le sol. Ses cheveux châtains avaient été coiffés avec soin et tressés en couronne autour de sa tête, mais des feuilles s'étaient accrochées entre les mèches rebelles et le tout menaçait de s'effondrer. Elle portait une robe de soie rose très élégante pour une fille de son âge, mais était couverte de boue et toute effilochée.
« Je suis Charlotte. Charlotte MacGins. Ma maman fait partit de vos invités, vous savez. »
Sans un mot, Clarke prit la main de l'enfant et la guida à l'intérieur du château, vide à cette heure-ci. Elle l'emmena dans sa chambre, et l'aida à se débarbouiller.
« Comment s'appelle ta mère ? A quoi ressemble-t-elle ? Nous irons la chercher ensemble tout à l'heure. »
« Alexandria MacGins. Elle est très jolie. »
« Je n'en doute pas. »
La jeune femme sourit et entreprit de brosser les cheveux emmêlés de Charlotte.
« Tu fais souvent ça ? »
« Quoi ? »
« Disparaitre pour aller grimper aux arbres… »
Charlotte rougit et se tourna vers elle.
« Il ne faut rien dire à mère, elle me punirait. »
« Je ne dirai rien, ton secret est sauf avec moi. »
Quand elle eurent finit et que Charlotte eut revêtu une des anciennes robes de petite fille de la blonde, elles se joignirent aux autres.
« Elle est là ! »
Charlotte tira le bras de Clarke et courut vers une très jolie femme qui discutait avec une très jolie rousse.
« Charlotte ? Qu'est-ce que…Ou est ta robe ? Qu'est-ce que tu es encore allée faire ? »
« Tout va bien Madame je vous le promets, elle était avec moi et j'ai voulu me débarrasser de l'une de mes vieilles toilettes, ça ne me gêne en rien. »
La jeune femme avait les cheveux châtains, comme sa fille, et élégamment coiffés dans son dos, lui donnant l'air d'une princesse indienne. Elle était plutôt élancée et fine, un peu plus grande que Clarke. Elle posa ses yeux verts sur celle-ci et soupira.
« Je connais ma fille, Clarke, n'essaie pas de me berner. J'étais comme elle à son âge. »
Clarke fut étonnée de l'emploi de son prénom par Alexandria, et plus encore par le tutoiement.
« Appelle moi Lexa. »
Chamboulée par cette jeune femme qui semblait se croire au-dessus de tout, la jeune mariée offrit un petit sourire à Charlotte avant de tourner les talons et de s'éloigner rapidement. Elle sentait encore ces yeux perçants dans son dos, et en frissonna. En repartant, elle entendu à nouveau la voix volubile et enjouée de Costia MacCad, la jeune femme rousse, reprendre son incessant babillage joyeux.
Elle était si concentrée par ce qui venait de se passer qu'elle en oubliait de regard ou elle allait, et finit par se heurter durement à Bellamy.
Ses joues prirent instantanément feu tandis qu'elle reculait en s'excusant, évitant son regard comme la peste tandis qu'on frisson parcourait malgré elle son échine.
« Ce n'est pas grave, Princesse, calme-toi ! On dirait une furie ! Qu'est-ce qui se passe ? »
Clarke fit non de la tête, en tentant de reprendre sa respiration.
« Rien…Rien, ça va. »
Le brun n'avait pas l'air très convaincu. Il la regardait avec cette inquiétude au fond des yeux sans même s'en apercevoir. Il prit sa main et se dirigea vers le buffet. Il lui tendit un verre.
« Bois, ça te fera du bien. »
« Qu'est-ce que c'est ? »
« Bois, je te dis. »
Elle porta donc le liquide ambré à ses lèvres et sentit la brulure de l'alcool dans sa gorge.
« Tu as déjà entendu parler de Jasper Jordan ? C'est lui qui prépare ça. »
Clarke secoua la tête et finit sa coupe. Elle leva les yeux vers Bellamy.
« C'est le fils du chimiste Jordan non ? Il passe son temps avec un certain Monty quelque chose… »
« Monty Green, c'est bien ça. »
Le garçon sourit.
« Ça va mieux ? »
« Je vais bien. Allez donc voir vos invités. »
« En réalité, nos parents m'ont envoyé vous chercher. »
Elle le suivit à travers la foule qui s'était grandement réduite au fur et à mesure que les gens rentraient chez eux, jusqu'à ce qu'ils arrivent près du kioske ou on les attendait.
Abigail souriait de toutes ses dents, visiblement ravie.
« Les convives sont comblés ! Les festivités ont été une grande réussie, un véritable conte de fées…Et vous avez été absolument parfait ! »
Jake sourit à sa fille d'un air apaisant.
La mère de Bellamy s'approcha de lui et le prit dans ses bras.
«Vous allez partir, murmura-t-elle à l'oreille de son fils. Le cocher vous conduira chez vous. »
« Ou allez-vous ? »
« Nous allons rentrer, Bellamy. D'ailleurs, votre habitation est plus près de la nôtre que de celle des De Griffin. »
« Prenez soin d'Octavia, mère. Emmenez-là avec-vous, je ne sais pas comment, mais vous devez agir. »
Ils se détachèrent et se sourirent tristement, tandis que Monsieur De Blake s'approcha pour serrer la main à son fils.
« Je t'ai à l'œil, Bellamy. Je t'ai à l'œil. »
Le jeune homme déglutit mais soutint son regard jusqu'à ce que le vieil homme se détourner pour rejoindre sa femme.
Pendant ce temps-là, du côté des De Griffin, Abigail sermonnait Clarke.
« Tu n'es plus une enfant Clarke, promets-moi de te conduire en femme que tu es. »
Clarke lui lança un regard lourd de reproches.
« Au cas où tu ne l'aurais pas remarqué, c'est moi qui ait actuellement les cartes en mains. L'honneur de la famille entière est en jeu ? Tant mieux. Je ne suis plus sous votre tutelle, désormais, et je te garantis que je ne vais pas être la parfaite épouse modèle que tu aurais tant aimé que je sois. »
Jake sourit en enlaçant sa fille pour la détendre.
« Ne t'en fais pas, on sera toujours fier de toi. »
Clarke retint des larmes de dégout et de colère envers sa mère, mais aussi de tristesse envers son père, tandis qu'elle se tournait vers la calèche qui attendait pour eux. Elle y entra, suivie par Bellamy, et posa automatiquement son regard sur le paysage.
Point de vue de Bellamy
Le silence tendu qui régnait dans l'habitacle commençait à me peser lourdement. Nous n'avions pas échangé un mot depuis notre départ, et le regard de Clarke semblait résolu à m'ignorer, fixant quelque chose à l'extérieur. Je ressassai les évènements de la journée dans ma tête, mes pensées s'attardant particulièrement sur le baiser et le frisson de Clarke à son contacte un peu plus tôt. Il sentait bien qu'il se passait quelque chose entre eux, une sorte de tension, c'était évident, mais ils étaient tout deux bien trop fiers pour l'admettre.
Le chemin se faisait de plus en plus étroit et vieux tandis qu'ils s'enfonçaient dans un univers de verdure et de calme.
J'avais toujours aimé la campagne. J'aimais les parties de chasse dans la forêt, les longues promenades à cheval au crépuscule, les batailles de boue quand j'étais enfant. Nous y allions rarement, mes parents et moi, mais quand ça arrivait, ça me rendait fou de joie.
Clarke semblait dévorer des yeux les campagnes humides qui s'étendaient autour de nous. Malgré le ciel grisâtre qui commençait à s'étendre à l'horizon et l'impression de solitude qui nous enveloppaient, je sentais l'angoisse qui maintenait une ambiance d'agonie dans la calèche s'estomper peu à peu tandis que j'observais bien malgré moi le visage surpris et émerveillé de la blonde. On aurait dit une enfant qui découvrait ses cadeaux de noël. Je ne pu empêcher un petit sourire un peu moqueur sans doute de pointer sur mes lèvres devant son enthousiasme. Elle était adorable.
Les roues passèrent sur un rocher pointant sur la route sinueuse et la secousse projeta Clarke sur moi. Elle poussa un cri de terreur et, par réflexe, je refermai mes bras autour d'elle pour la protéger. Elle respirait fortement et sembla prendre conscience tout à coup de notre position quand elle se redressa vivement, envoyant mes mains reprendre leur place le long de mon corps. Elle s'assit à nouveau sur le siège opposé en rangeant des mèches rebelles de ses cheveux derrière son oreille et en rougissant plus que je ne le pensais possible. Je baissais les yeux en tentant de dissimuler un petit rire devant son air gêné. J'étais en train de m'attacher à cette tête de caboche, et je ne savais pas si c'était une bonne chose…
Point de vue de Clarke
Nous arrivâmes dans le courant de la soirée, sans avoir échangé le moindre mot. J'avais l'impression étrange que nous n'en avions pas besoin pour nous comprendre, et je n'avais pas ressenti le besoin de briser ce silence qui n'avait rien de gênant mais qui était plutôt apaisant.
Bellamy m'aida à descendre en me prenant la main. J'espérai qu'il ne remarqua pas le frisson qui me parcourut l'échine à ce contact, et regardai au loin pour tenter de cacher mon embarassement. J'aurai juré qu'il pouffait de rire, mais ça n'avait plus d'importance à ce moment-là : mon regard était absorbé par la contemplation de la demeure. Grande et fière, elle s'élevait au milieu de rosiers magnifiques, et du lierre grimpait sur les murs jusqu'aux fenêtres. J'adorais cet endroit.
« Home sweet home, Princess. »
A la prochaine ! N'oubliez pas : reviewez xD
