Disclaimer: pas à moi

Euh, c'est quelque chose que j'ai écrit il y a longtemps...la suite de la première partie.

Pré-HBP(ou le nom laid qu'il a en français PaSM)

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Il peint un tableau et lorsqu'il se lave les mains, de la peinture reste sous ses ongles.

Le portrait est celui d'un jeune homme assis sur un fauteuil en cerisier au tissus rouge sang brodé de filaments dorés, il a les yeux gris flamboyant et les cheveux noirs comme le suif. Il est mort, son visage aristocratique tordu dans une horrible grimace et sa poitrine ouverte sur sa cage thoracique et son coeur qui bat malgré tout.

Rinçant les pinceaux et frottant obstinément sous ses ongles, Harry regrette d'avoir utilisé de la peinture de sorcier.

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Son nom est Théodore Nott et il est cruel.

Snape l'a chargé de surveiller Harry dans son absence et dans celle de Tonks qui se change dans ses quartiers. Le Maître des potions est retourné à la réunion dans le bureau du Directeur et a laissé trois fioles sur la table de chevet.

Harry se retourne dans son lit blanc impersonnel de l'infirmerie, dos à l'autre garçon assis sur un tabouret à son chevet.

"C'est ça, ignore-moi. Fait le mort et l'animal ne t'attaquera pas. Et vous dites que c'est courageux, des Gryffindors."

Silence.

"Je ne comprend pas pourquoi tout cette agitation est concentrée sur un seul lâche qui ne fait que se terrer pitoyablement dans les couvertures de son lit. Pauvre petit, a-t-on peur du vrai monde? On a perdu tous ses jouets et on en a marre de les pleurer?"

Harry tord le bout de couverture qu'il tient dans la main, mais refuse de le gratifier d'une réponse.

"Pathétique. Je pari que tu te lamentes sur ton sort, sur combien ta vie est injuste, combien tu dois souffrir sous tant de pression."

Il entend la porte s'ouvrir et il sent Nott se lever. Presque précipitamment, une main passe sur son épaule vêtu du coton usé des pyjamas de l'infirmerie. Elle serre fort.

Harry retient sa plainte. Le garçon ne le tourne pas, mais il le ne l'agresse pas moins avec sa voix.

"Sache qu'il y a pire que de perdre quelques proches, d'assister à un meurtre, d'être torturer, de--", la main le lâche et Harry croit y sentir un léger tremblement avant que les longs et dures doigts quittent son épaule. "Rappelle-toi qu'il y a toujours pire, qu'il y aura toujours quelqu'un de plus misérable que ta pathétique personne. Arrête de te morfondre dans tes misérables dilemmes, et fait quelque chose pour empêcher d'autre personnes de subir ta douleur. Enfoiré."

Harry veut se boucher les oreilles, mais reste immobile et écoute sans respirer. Des pas s'approchent, mais ceux de Nott s'éloignent discrètement. Quelqu'un prend sa place sur le tabouret.

"Harry, ça va?"

Il l'ignore, fixant la fenêtre de l'autre côté de son lit.

"Je sais que c'est difficile, Harry, mais tu ne peux pas faire le mort indéfiniment. Tu es sûr que tu ne veux pas en parler ?"

Silence obstiné.

Tonks soupire. Elle se lève et passe de l'autre côté du lit pour arriver face à lui. Il ne bouge toujours pas et évite son regard en continuant à regarder la fenêtre. Elle secoue la tête, exaspérée, puis se penche et lui donne, à sa grande surprise, un baiser aussi doux que léger sur le front.

"Moron."

Elle retourne sur le tabouret et ne bouge plus. Le silence de la pièce n'est plus que ponctué par leur respiration.

Enfin.

Harry ferme les yeux et rêve encore de Sirius.

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Il y a quelque chose d'indéfiniment sinistre dans la façon qu'il le regarde. Ses yeux sont gris, mais les pupilles sont si dilatées qu'on ne distingue qu'à peine le mince cerceau argenté.

Harry recule d'un pas, son cœur cogne aussi fort que celui du tableau, il les entends battrent à l'unisson. La peinture sèche qu'il a sous les ongles lui fait mal, il la regarde, étonné de voir qu'elle est bleu. Il n'a pas utilisé de bleu dans le portrait.

Le voile se lève et Sirius, avec une lenteur séductrice, sort du tableau. Le sang dégouline part terre, les os de sa cage thoracique luisent et Harry entend son cœur plus fort que jamais.

Il sourit et lui tend les bras.

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Ouais, je sais que c'est poche. En tout cas, n'attendez pas de suite...