Stiles était adorable.

Stiles était adorable, vraiment. C'était d'autant plus vrai depuis que était mon petit ami.

La meute avait étonnement bien pris la nouvelle. Allison, Isaac, Peter, Derek... Seul Lydia et Jackson avaient émis quelques réserves, on va dire. Jackson, parce qu'il était Jackson, Lydia... On ne savait pas trop. J'avais cru discerner une pointe de jalousie chez elle, mais je devais me tromper... C'est à force de la voir prendre tout le monde de haut et à faire sa diva, difficile de la comprendre réellement. Je crois que seul Stiles y arrivait de toute façon.

On passait un moment agréable. Très agréable. À moitié allongé dans mon lit, Siles collés à moi, contre mon corps qui devait lui servir de bouillotte, mon bras autour de ses épaules, on regardait un film. Enfin, il regardait un film. Moi, je regardais un Stiles. Depuis que je sortais avec lui, je l'observais d'un regard nouveau, je voulais voir la moindre de ses expressions, j'écoutais à peine ses commentaires sur le film qu'il ne pouvait pas s'empêcher de faire et auxquels il n'attendait aucune réponse. Je m'amusais à compter ses grains de beauté lorsqu'il tourna enfin son regard vers moi.

« - Tu fais quoi ?

- Je te regarde...

- C'est un peu embarrassant, tu sais... » Stiles n'avait pas l'habitude de se faire dévorer du regard, et le voir embarrassé... C'était tellement adorable. Je caressais sa nuque et venais l'embrasser avec tendresse, lui grimpant un peu dessus.

« - Raison de plus...

- Ta mère ne va pas trouver ça bizarre si elle nous voit comme ça ?

- Je lui ai déjà dis.

- Déjà ? Et comment elle a réagis ?

- Très bien. Elle s'y attendait, même.

- Ha ouais... Ce serait bien que mon père réagisse de la même façon. Mais bon, vu que j'ai déjà tenté de lui dire que j'étais gay et qu'il ne m'a pas du tout cru... Et puis, comme il a déjà pas mal de soucis, au commissariat...

- Ne t'en fais pas, ton père est quelqu'un de compréhensif. Surtout avec toi. Tu es son fils chéri, on le sait tous...

- C'est peut-être toi qui devrais t'en faire alors.

- Je ne vois pas pourquoi, il me considère déjà comme un deuxième fils, alors fils, beau-fils... ça ne fait pas beaucoup de changement, finalement.

- Ouais, mais si jamais tu me fais du mal...

- Pourquoi je te ferais du mal ?

- Je sais pas moi, si ça se passait mal... Que t'en es marre de me supporter ou... Que tu tombes amoureux d'un ou d'une autre ? Bon, plus d'une autre vu qu'à la base t'es quand même plutôt fille, moi aussi remarque... » Je fronçais les sourcils, n'aimant pas vraiment ce que j'entendais.

« - Stiles... Déjà, je ne te supporte pas. Enfin non, ce n'est pas ce que je veux dire. Ce n'est pas que je te supporte ou pas, j'ai besoin de toi, et personne ne pourra jamais te remplacer ! C'est un plaisir pour moi d'être avec toi, pas une obligation, tu comprends ? »

Stiles sourit doucement et se contenta d'acquiescer avant de remettre sa tête contre mon épaule. Il gardait le silence, pour une fois, mais j'entendais parfaitement les battements de son cœur qui s'était accéléré. Évidemment, il n'était pas sûr de lui. Il avait peur de me perdre. Peur d'être rejeté à nouveau. Peur d'être une fois encore la cause de tout les soucis. Il n'a pas encore réalisé que depuis un certain temps, la seule cause de soucis n'est personne d'autre que moi-même et que sans lui... Je n'aurais certainement pas fais long feu.

Je passais lentement une main sous son haut pour caresser sa peau, le faisant frisonner, ma main remonta peu à peu en traçant des petits cercles, le faisant un peu gigoter. Je passais mon nez dans ses cheveux pour respirer son odeur que je trouvais être la meilleure du monde. Je déposais quelques baisers le long de sa mâchoire puis de sa nuque alors que ma main s'égare vers ses petits bouts de chair, le faisant légèrement gémir, douce musique à mes oreilles qui me donne encore plus envie de lui...

« - Scott...

- Moui ?

- Tu... Tu t'es un peu renseigné ? Parce que, bon, vu comme c'est parti, là, tu t'arrêteras pas, pas vrai ? Mais tu vois, on s'y prend pas pareil qu'avec une fille, et puis contrairement à toi je suis puceau alors...

- Je le suis aussi.

- Hein ? De quoi ?

- Je n'ai jamais été jusqu'au bout avec Alisson.

- T'es sérieux ? Mais vous faisiez quoi alors quand vous étiez dans sa chambre ? Vous jouiez aux cartes ?

- On a toujours été dérangé le moment venu.

- Donc... On est deux inexpérimentés. Surtout de relations entre hommes. J'ai le droit de paniquer maintenant ?

- Non. Fais-moi juste confiance, ça ira. J'ai bien étudié la question, je ne te fais pas de mal...

- Tu as étudié la question ?

- Bon, bien sûr si tu préfères attendre...

- Non ! » Stiles parut lui-même surpris de sa réaction et me regarda de ses grands yeux marrons.

Je souris doucement et lui grimpa dessus pour l'embrasser passionnément commençant à déboutonner son jean, passant ensuite ma main sous le boxer pour caresser son entrejambe. C'est vrai que je n'aurais jamais, ô grand jamais imaginé toucher un homme de la sorte, mais avec Stiles... je découvrais que j'en avais réellement envie. Sa peau douce et pâle. Son odeur enivrante. J'avais l'impression de perdre la tête. Je lui enlevais finalement son tee-shirt pour passer ma langue sur son torse, me délectant de sa peau frissonnante. Je me demandais comment j'avais pu passer à coté de ça pendant tout ce temps alors que ça me paraissait tellement évident maintenant.

Je goûtais la moindre parcelle de son corps tout en continuant de le dévêtir, caressant son membre commençant à se tendre, embrassant l'intérieur de ses cuisses, sa respiration entrecoupée entre soupirs et gémissements... En voyant ses joues légèrement rosies, je sentis mon cœur rater un battement et accélérer. J'attrapais la bouteille de lubrifiant dans le table de nuit. J'en versais un peu sur mes doigts alors que Stiles m'observait. Je discernais son appréhension et c'est totalement compréhensible. Je le sais. Moi aussi, je ne suis pas du tout sûr de moi. Je reviens l'embrasser avec envie alors que mes doigts viennent titiller son entrée. Étalant le gel, un petit moment avant d'y glisser un doigt, il gémit et se cambre un peu contre moi mais n'a pas l'air de dés-apprécier. Au contraire. Je fais un léger va et viens avant d'en ajouter un deuxième, il s'accroche un peu à moi en se mordillant la lèvre pour ne pas gémir plus fort. Quelle vision magnifique...

Je termine de me déshabiller, je ne sais même pas quand mes autres vêtements ont disparus, je frotte doucement mon bassin contre le sien, nos membres s'activant l'un contre l'autre. Il gémit un peu plus et me réclame dans des murmures assez jouissifs. Je finis par le faire mien, entièrement, dans un mouvement de rein assez fougueux. J'étouffe ses petits cris de plaisir contre ma bouche, l'embrassant langoureusement tout en commençant à bouger en lui, vérifiant tout de même que je ne lui fais pas mal. Mais il a l'air de prendre son pied autant que moi. Je bouge en lui de plus en plus vite, en tentant de réprimer ma force de loup-garou, alors qu'il est en train de me lacérer le dos avec ses ongles, se tenant à moi en se perdant dans le plaisir que je lui offrais. Il ne tarda malheureusement pas à venir, et moi non plus, mais bon sang... Que c'était bon.

Alors que je m'étais retiré, je le gardais contre moi et continuais de couvrir son corps de légers baisers. Il passait doucement sa main dans mes cheveux, somnolant un peu, trouvant apparemment la situation des plus agréables.

Quelques heures plus tard, Stiles était repartis chez lui. Je lui avais proposé de rester dormir, il m'avait souris en répondant qu'on se verrait demain. Je supposais qu'il allait parler de nous à son père. Pourtant, quand je reçus son message, je ne compris pas...

« - Je suis désolé, Scott. Mais je n'ai pas envie d'essayer de faire marcher quelque chose qui ne marchera jamais. Arrêtons-là tant qu'il en est encore temps... »