Après s'être ENFIN réconcilié, que je l'ai encore fais pleuré, mais cette fois à cause d'une chanson, il avait décidé d'aller en cours. Oui, parce que c'est bien les retrouvailles, mais ça faisait tout de même une semaine qu'il n'avait pas été en cours, il était donc plus que temps d'y retourner. Le plus vite étant le mieux. Le shérif avait été tellement étonné de le voir, non seulement descendre enfin de sa chambre, mais de bonne humeur, le sourire aux lèvres, déjà surexcité de si bon matin... Puis, il avait souris en m'apercevant. Je suppose que j'avais définitivement son approbation, n'est-ce pas?Tout redevenait normal, et c'était bien. C'était tellement mieux. Mon Stiles, le shérif, les cours, tout était comme avant, la seule différence étant que je sortais avec mon ancien meilleur ami que j'aimais plus que n'importe qui. À bien y réfléchir, ça se trouve, Allison avait remarqué et c'est pour ça qu'elle a préféré me quitter. Peut-être. Je m'en fichais un peu, je n'aurais sans doute jamais la réponse.
Après un bon petit déjeuner, bien mérité – parce que vu sa mine, il n'avait pas beaucoup mangé ces derniers jours -, on se rendit finalement au lycée. Main dans la main. Et contrairement à la première fois, tout le monde était content et rassuré. Parce qu'un Scott sans son Stiles, c'est inquiétant. Inimaginable. Si nous, on se séparait, il n'y aurait aucune raison pour que les autres couples ou meilleurs amis se séparent, c'était même couru d'avance puisqu'il n'y avait pas plus solide que nous deux. Mieux que les doigts d'une main. Un lien solide, fort, indestructible nous lie, et même si quelqu'un essaie un jour de le briser, même si Stiles essaie tout seul d'en réchapper, je ne le laisserais pas faire. Je ne pourrais jamais survivre sans lui. Jamais.
Tout le monde accueillit Stiles les bras ouverts, ravis de le retrouver après une semaine, personne ne demanda rien, l'important était sous leurs yeux : On s'était réconcilié. Et quand je dis tout le monde, c'est tout le monde, parce que même Jackson lui donna une petite tape amicale. Je sais, c'était surprenant, Stiles l'avait regardé, tout surpris, comme si Jackson s'était soudainement transformé en licorne, mais non. L'autre s'était contenté de lui demander s'il y avait un problème. Il lui avait répondu que non avant de me regarder, interrogateur. Je n'avais pu que hausser les épaules, je n'en savais pas plus que lui. Je pense juste que, même s'il ne le montre pas, lui aussi aime bien Stiles et qu'il s'est inquiéter pour lui. Mais il est loin d'être le genre de personne à dévoiler ses sentiments.
Nous sommes ensuite aller en cours. Croyez-moi, ou ne me croyez pas, je crus discerner tout petit, très subtil, sourire venant de Harris en nous voyant. Bon, en fait, j'ai même senti du soulagement chez lui, ça sert les sens de loup-garou, comme quoi, il a un cœur finalement, le bonhomme. Moi qui pensait qu'il serait plutôt du genre à vouloir nous séparer parce qu'il ne peut pas nous supporter, que ce soit Stiles ou moi, encore moins ensemble. On est vraiment surpris, parfois. Jackson, Harris... Il ne manquerait plus que Peter nous félicite, tiens. Ce serait marrant. Bizarre, mais marrant. En même temps, ce ne serait pas tellement étonnant non plus, puisque c'est le genre de personne imprévisible. C'est vrai, je n'ai jamais la moindre idée de ce qui peut bien se passer dans sa tête, alors que j'ai pourtant de l'expérience avec Stiles, mais non. Avec lui, rien à faire. Un mystère ambulant. Pendant le cours, je passe un mot à mon petit-ami.
« - On mange rien que tous les deux, ce midi ? » Il affiche un grand sourire et ne tarde pas à griffonner.
« - Avec plaisir. » C'est à mon tour de sourire.
N'est-ce pas génial d'être avec la personne que l'on aime, franchement ? Je ne comprends pas pour il a voulu tout compliquer. Comme tant de gens. Être à ses cotés suffit à me combler de bonheur, pourquoi vouloir y mettre un terme ? Ce n'est même pas qu'il a voulu mettre fin à notre relation de petit-ami, il a carrément essayé de faire en sorte qu'on ne se revoit jamais. Le fou. Le crédule. Comme si j'allais le laisser faire une telle chose. Comme si je pouvais vivre sans mon Stiles. Je suis tellement soulagé que les choses se soient arrangées, et j'espère qu'il ne me fera plus jamais une frayeur pareille...
C'est ainsi qu'à midi, nous avons filé à l'anglaise, esquivant nos amis pour partir à bord de la Jeep, acheter rapidement des sandwich pour manger rien que tout les deux, tranquillement, loin de tout regards et de toutes questions qui semblaient évidente ou non. On avait juste besoin d'être ensemble, passer un petit moment tranquille, entre amoureux. C'est peut-être égoïste, mais après une semaine sans mon Stiles, je voulais un peu rattrapé le temps perdu. J'étais en manque de mon Stiles.
Manger, manger... C'est plus facile à dire qu'à faire, vous savez ! On était installé, avec nos petits sandwichs au poulet, commençant à manger... Lorsque nos regards se rencontrèrent. Esquissant un petit sourire. Et nos lèvres se rencontrèrent, pour un tendre baiser, s'approfondissant lentement mais sûrement. Je l'attirait sur moi, à califourchon sur mes genoux, continuant de l'embrasser et posséder ses lèvres. Bon sang... Comment j'ai fais pour m'en passer aussi longtemps ? C'est un mystère. Je passe doucement mes mains sous son haut, caressant légèrement sa peau froide, en profitant pour le réchauffer et l'avoir un peu plus contre moi, je peux entendre son cœur battre à tout rompre...
Ma bouche d'égare, arrivant sur sa nuque pour la mordre légèrement et la lécher avec délectation, laissant là une marque bien visible. J'en profite pour respirer son odeur, comme une senteur divine dont je ne me lasserais jamais. Mon nez frôlant légèrement sa peau, remontant sur son oreille pour que je titille légèrement le lobe, le faisant pousser un faible soupire de plaisir alors que je sens ses mains dans mon dos, m'étreignant.
« - Je t'aime... » Lui murmurais-je au creux de l'oreille. J'entends son cœur raté un battement. Il me regarde à nouveau.
« - Moi aussi. Moi aussi, je t'aime... » Il m'embrasse à nouveau, passionnément.
On pourrait être sur un nuage de guimauve qu'on ne verrait même pas la différence, tellement on est bien, là, enlacé l'un contre l'autre à se faire des mamours. Je l'attends au tournant celui qui oserait venir gâcher notre bonheur.
Nous retournons ensuite en cours, et un peu plus tard, après mon entrainement de Lacrosse, nous voilà partis chez Derek pour une petite réunion de meute. Il ne fallut évidemment pas plus de quelques minutes avant qu'ils ne soient à deux doigts de s'écharper.
« - J'étais sûr que ce n'était rien...
- Quoi ? Comment ça, c'était rien ? Tu crois que j'ai fais tout ça par pur plaisir, peut-être ?
- Ouais. C'est exactement ce que je crois. Qu'est-ce que tu ne ferais pas pour embêter ton monde...
- Mais je t'emmerde mon pauvre vieux, t'es juste jaloux parce que si tu continues à être aussi asociale, tu vas finir seul au fond de ta caverne sombre humide, et compte pas sur moi pour te rendre visite !
- Grmph. » Fit Derek en levant les yeux au ciel.
Alors, qu'après le shérif et moi, ça devait bien être le loup-garou, le plus soulagé de revoir Stiles, en pleine forme, il le cachait très bien... Derek dans toute sa splendeur, vraiment. Mais bon, ça me faisait doucement sourire de les revoir se chamailler de la sorte. Ça me rassure. Alors qu'ils continuaient leur discussion, que Stiles avait relancé avec grand plaisir, je vois Lydia arriver à mes cotés, se triturant les cheveux anxieusement.
« - Heu... Scott...
- Je sais. » Elle me regarde, d'abord surprise, avant de baiser les yeux.
« - Je suis désolée, je ne pensais pas...
- Qu'il le prendrait comme ça ? Je m'en doute. Pourtant, tu devrais savoir que son imagination s'emporte vite.
- Je n'ai pas réfléchis. Sur le coup, j'ai eu de la jalousie mal placée. Même si je faisais comme s'il existait pas, j'ai toujours su qu'il en pinçait pour moi, alors...
- Je comprends. » Elle haussa les sourcils.
« - Tu n'imagines même pas à quel point j'ai été jaloux de toi en comprenant qu'il a préféré croire tes paroles plutôt que les miennes. » Lydia baisse à nouveau la tête, d'un air penaud. « - Mais ce n'est pas si grave. Il n'y a pas mort d'homme. » En tout cas, je ne pense pas qu'elle va recommencer de sitôt.
C'est alors qu'arriva Peter, on ne l'attendait pas vraiment, mais il a tendance à débarquer un peu à l'improviste quand l'envie lui prend...
« - Je vois que les deux amoureux se sont réconciliés. » Constata-t-il avec un petit sourire. Il me donna une tape dans le dos. « - Félicitations. »
Quand je vous le disais que ce type était imprévisible ! Je suis resté là, à l'observer avec de grands yeux, me demandant presque ce qui me valait ce soudain changement chez Peter, ce n'est pas comme si on était amis ou quelque chose comme ça ! Et monsieur-mon-ancien-alpha se contenta de m'ignorer en allant vers Derek.
« - Non, ne me dis pas...
- Problèmes.
- Sors de chez moi.
- Derek, voyons, ne fais pas l'enfant...
- Je ne fais pas l'enfant, à chaque fois que tu viens, c'est pour des problèmes !
- Parce qu'autrement, je n'aurais aucune raison de venir.
- Franchement, si on n'était pas de la même famille...
- Tu m'égorgerais avec les dents, tout ça, je sais.
- Hm. Bon, raconte. »
C'est ainsi que ma relation avec Stiles ne fit plus du tout partis de l'actualité, Peter venant de nous apporter un sujet bien plus important et problématique sur un plateau. Pour le coup, je le remercierais bien, mais soit il s'en ficherait, soit ça lui ferait trop plaisir.
Le plus important c'est que suite à ça, notre relation s'est renforcée, et nous ne nous sommes plus jamais quitté...
Et c'est ainsi que se termine cette histoire, BOUM !
Je vais essayer d'en terminer quelques unes avant de commencer une nouvelle qui s'appellera "Les mauvaises histoires commencent par les mauvaises idées". Non, j'avais pas plus long. Et elle sera paaaaas très joyeuse x)
Merci d'avoir lu en tout cas !
