Un chapitre déjà un peu plus long que l'intro, un chapitre qui me ressemble déjà plus, me direz vous, et oui, j'écris toujours beaucoup, bref. On entre enfin dans le sujet, pour une fois, et oui, et on commence fort, vous verrez.
Sur ce, bonne lecture, amusez vous bien, tous ça tous ça... j'espère que ça vous plaira
sept ans plus tard
- Chef, voici Modeoheim.
- Voici donc le fameux site d'extraction mako de la compagnie. L'hélicoptère se posa sur la plateforme qui lui était destinée. Un membre du SOLDAT de deuxième classe et deux mercenaires de la shinra en descendirent. Tandis qu'ils se dirigeaient vers le complexe, leur pas s'imprimaient dans la neige qui recouvraient le sol, en craquant.
- Cet endroit est magnifique, il a quelque chose d'envoutant, vous ne trouvez pas ?
- Moi je le trouve plutôt froid chef.
- Avant d'aller explorer le réacteur, j'aimerai voir le village.
Quelques heures plus tôt.
- Deuxième classe du SOLDAT Génésis, vous êtes envoyé à Modeoheim. Le réacteur d'un site d'extraction de mako continue de fonctionner même après la mort de l'employé de la section scientifique de la Shinra qui vivait là bas. Elle, ainsi que sa fille sont morte il y a de cela 6 mois, et le réacteur continue d'être entretenue d'après les données reçues. J'aimerai que vous alliez vérifier ce qu'il en retourne. Visitez le village, si quelqu'un détourne notre réacteur, il loge surement là bas. Vous devrez aussi désactiver le complexe. Nous ne voudrions pas qu'il tombe dans de mauvaise main. Voici votre ordre de mission, vous partez dans deux heures. Deux mercenaires vous accompagneront. Des questions ?
- Aucune monsieur Lazard.
- Bien. Vous pouvez vous retirer dans ce cas.
- Bien monsieur.
Le village semblait mort. Le seul bruit que l'on pouvait entendre était celui de leurs pas dans la neige. Le vent chantait entre les maisons vides. Génésis traversa le village et pénétra dans ce qui semblait être le point central. Les bains publics. Visiblement, cet endroit servait aussi de café- bar- restaurant-théâtre. L'endroit était dévasté, comme si une explosion avait eu lieu. Le cratère dans le mur du fond le prouvait.
- Un bombo qui s'est introduit puis à explosé.
La voix venait du couloir qui menait aux bains. Génésis et les deux mercenaires se tournèrent vers la jeune fille qui venait de parler. Ses longs cheveux noirs mouillés lui tombaient sur ses épaules nues, d'autres étaient collés à son visage. Un visage bien jeune, dont des yeux bleus, presque transparents et légèrement bridés ressortaient avec force. Elle ne semblait nullement décontenancée par leur présence et les observait. Malgré le froid, la jeune fille ne portait qu'un short noir court et un débardeur bleu. Elle tenait dans l'une de ses mains des bottes hautes et une paire de chausettes. Elle était pieds nus.
- Que faites vous dans un tel endroit ? Demanda le deuxième classe, nullement décontenancé lui non plus, bien qu'étonné de voir une fille si jeune être la squatteuse du complexe.
- C'est plutôt moi qui devrais vous poser la question, monsieur du SOLDAT. J'ai toujours vécu ici, cet endroit c'est chez moi. Et depuis le départ des collègues de ma mère, nous n'avions pas vu un membre de la compagnie venir ici. Même quand maman était malade. Même quand elle est morte. Vous venez pour quelle raison
- On nous a signalé une présence inconnue à Modeoheim. Quelqu'un aurait eu accès au réacteur du complexe.
- En effet, c'est moi-même. Je m'occupe de l'entretien du site d'extraction et de son réacteur, avec ce froid, il faut s'en occuper souvent, et j'ai besoin de l'énergie qu'il fournie pour faire chauffer les chaudières des bains, entre autres.
En voyant l'air dubitatif du jeune SOLDAT , la jeune fille se sentit dans l'obligation de détailler.
- J'accompagnais ma mère quand elle s'en chargeait, c'est même elle qui m'a apprit comment procéder vous savez. Elle les observa, s'assit sur une des chaises, car malgré les dégâts du mur et du sol, les meubles, quant à eux, étaient en bon état, sans doute avaient –ils étaient retapés. Elle mit ses chaussettes, puis ses bottes et sortit de l'endroit. Elle fut suivit de Génésis qui l'attrapa par l'épaule et la fit se retourner.
- Ma présence dérange ? Dit alors soudain la jeune fille, en regardant droit dans les yeux du jeune homme. Il détourna le regard. Cette enfant possédait beaucoup d'assurance et de force. Il ne s'était pas du tout attendu à cela en arrivant ici.
Etant sans réponse, la jeune fille reprit le chemin et pénétra dans la maison qui se trouvait à gauche de là où elle provenait. La maison la plus grande. Elle avait laissé la porte ouverte, pour laisser entrer Génésis. Ce qu'il finit par faire.
- Demain, je vous accompagnerai au réacteur. Le vent va se lever, ce n'est pas une bonne idée d'y rester coincé cette nuit.
Dans la pièce principale, deux loups des neiges se relevèrent à l'arrivée du membre du SOLDAT. Ils l'observèrent, mais un ordre de leur maitresse les fit se rassoir, sans pour autant quitter leur hôte des yeux. La jeune fille avait déjà quitté la pièce et revint avec deux tasses fumantes.
- Du café. Réchauffez votre corps, ça vous fera du bien.
- Vous avez donc toujours vécu ici ?
- En effet, ma mère était l'une des dirigeantes du projet scientifique qui fut envoyé ici. Elle est restée ici malgré le départ de ses collègues. Visiblement, leur travaux n'avançaient pas suffisamment pour la compagnie, mais ma mère, aimant bien trop cet endroit, à décidé d'y rester. Après tout, mon père étant mort, il ne lui restait plus que ses travaux, ce village et moi.
- Le rapport stipule que vous êtes morte avec elle lors d'un accident.
- Elle est morte des suites d'une longue maladie. C'est elle qui a envoyé ce rapport. Elle ne voulait pas que je parte pour Midgar, elle disait que ce n'était pas un endroit pour moi. Elle savait que je pourrai me débrouiller seule.
- Seule ? Mais tu as quel âge ?
- 13 ans, mais ne vous en faites pas, je sais faire bien des choses.
Tout en buvant son café, Génésis parcourait la pièce des yeux. Il se rapprocha de la bibliothèque près de la cheminée. Un volume attira son attention. Il le prit. Sur la couverture, on pouvait lire en lettres dorées LOVELESS. La jeune fille l'observait.
- C'est mon ouvrage préféré, lui dit-elle, ma mère me le lisait depuis toute petite. Ce livre est si profond, je le connais pas cœur. Et vous ?
Génésis sourit.
- Il s'agit aussi de mon livre préféré. Il finit son café et posa sa tasse sur la petite table qui se trouvait dans le salon, devant la cheminée d'où un feu dansait.
- Vous et vos hommes devriez dormir ici, les autres maisons ne sont pas chauffées, vous ne pourrez pas dormir. Au fait, excusez mon impolitesse, permettez moi de me présenter, Shanali, mais ma mère m'appeler Shana. C'est Wutain, un cadeau de mon père. Sans doute le connaissez vous, c'était un SOLDAT de première classe, un wutain d'origine, il est mort au combat il y a de cela quatre ans. Il venait souvent nous voir, ma mère et moi, mais son travail ne lui permettait pas de rester.
- Génésis, deuxième classe du SOLDAT, j'ai en effet entendu parler de votre père, c'était un héro, vous pouvez être fière de lui. Shana sourit.
- Monsieur Lazard, je vais visiter le site d'extraction demain. Nous avons retrouvé l'intrus, ou plutôt l'intruse, il s'agit en réalité de la fille de la scientifique qui vivait ici. Bien monsieur. Oui monsieur. Bien monsieur. Dois-je vous la ramener ? Oui monsieur, au revoir monsieur.
- Je vais vous servir de guide.
- Merci mais ce n'est pas la peine, j'ai deux hommes avec moi.
- Des hommes qui connaissent la région mais aussi le site ? Laissez-moi vous accompagner.
A peine avait-elle finit sa phrase que la jeune fille avait prit les devant et partait, accompagnée de ses deux loups. Génésis ordonna à l'un de ses hommes de rester sur place et de le contacter en cas d'anomalie quelconque. Il se mit alors en route, accompagné d'un mercenaire qui ne voyait pas la présence de la jeune fille d'un bon œil.
Elle les attendait à l'entrée, souriante, ses deux loups assis de chaque côté d'elle.
- Ici, les monstres sont plutôt nombreux, mais vous êtes de la shinra, alors je ne pense pas que vous aurez de problèmes.
Ce fût seulement quand elle se retourna pour faire face au site, que Génésis vit sous le manteau de la jeune fille deux épées courtes dont les lames étaient courbes. Elle était surprenante, elle n'avait que cinq ans de moins que lui, et elle dégageait déjà la même aura. Ils entrèrent dans le site, descendirent les marches, puis prirent l'ascenseur. Génésis vérifia ce qu'il devait vérifier, dut éteindre le réacteur.
- Mais que faites-vous ? Arrêtez ça tout de suite, vous voulez me priver d'énergie ? A non, vous allez me virer d'ici, tout simplement, de chez moi, de mon village.
Furieuse, Shana quitta les lieux. Elle était en rage, comment la Shinra pouvait-elle faire ça. Qu'avait-elle fait qui pouvait justifier un tel acte. Elle se rendit soudain compte qu'elle s'était un peu trop éloignée du site et du village sous l'effet de la colère. Tant pis. Elle se dirigeait vers le cimetière improvisé il y a quelque mois et qui ne comptait que sa mère. Là, en silence, elle s'assit, seule, ses deux loups étant restée en retrait. Le vent se levait, une tempête de neige se préparait, mais elle s'en moquait. Elle venait de tout perdre. Elle resta là, sans bouger le reste de la matinée quand quelqu'un s'approcha d'elle.
- Je reviendrai vous rechercher la semaine prochaine. Le chef de ma section, Lazard, ne peut pas se permettre de vous laisser là. Sachez cependant qu'il fait en sorte de vous trouver un lieu d'accueil.
- Je ne veux rien d'autre que de rester ici, c'est chez moi, c'est ici que se trouve ma mère, et je ne le quitterai pas, même de force.
- Il vous reste suffisamment d'énergie pour survivre une semaine, après, il sera trop tard, et nous reviendront vous chercher.
Derrière, les loups commencèrent à grogner, au début faiblement, mais plus ce qu'ils ressentaient comme une menace, approchait, et plus les grognements se firent plus forts, et Shana cessa de parler pour tendre l'oreille. Soudainement elle se leva et couru alors à l'entrée du cimetière. Là, un monstre encore inconnu du répertoire de la jeune fille était apparu. Il ressemblait à un centaure, comme ceux des livres de contes qui ornaient la bibliothèque de son salon. Il allait s'attaquer aux deux loups, mais Shana accourait, elle ne le laisserait pas blesser sa seule famille qui lui restait. Luna et Yuki, un mâle et une femelle. Elle se jeta sur le monstre, comme si elle ignorait la peur. Elle sortit ses deux demi épées et passa au dessus du monstre. Elle retomba derrière lui, un genou au sol, l'autre jambe seulement pliée. Le monstre ne semblait pas réagir, comme s'il était paralysé, mais il ne semblait avoir aucune blessure. Enfin, jusqu'à ce que deux plaies en croix apparaissent sur son torse d'où le sang s'échappait. La jeune fille repartit aussitôt à l'attaque, et lança un sort de glace sur le monstre. Suivit d'une attaque de foudre, puis elle le frappa de nouveau, rapidement, mais efficacement. Le combat avait été de courte durée, le monstre s'effondra à terre, dans un bruit sourd. Génésis regarda Shana comme s'il la découvrait. Pour une enfant de son âge, elle venait de faire preuve non seulement de sang froid, mais aussi d'un courage et d'une force étonnante. IL s'approcha d'elle. Tandis qu'elle serrait dans ses bras ses deux loups, il la considéra.
- Où as-tu appris à te battre de la sorte ?
- De quoi, ce que je viens de faire ? C'est mon père, il est resté auprès de maman tout le temps du projet, c'est là qu'il m'a enseigné comment bien combattre.
Génésis voulait bien la croire, mais ce n'était pas suffisant, il y avait autre chose. Elle était bien jeune pour faire preuve d'autant de dextérité. Il venait d'avoir une idée et sourit.
- Je vais devoir rentrer, Shana, mais nous nous reverrons dans une semaine.
Shana leva à peine les yeux sur lui. Elle ne l'aimait pas, mais pas du tout.
Alors, ça vous a plu? je continue? Il est pas classe Génésis?? J'adore LUna et Yuki, ça faisait longtemps que je voulais mettre des monstres en animaux de compagnies, mais ceux là sont gentils, enfin pour le moment, on verra en fonction de ce qui arrivera à leur maitresse...
