Il aperçut Cameron et allait lancer un "Bonjour" assez jovial pour qu'elle soit de bonne humeur et donc, plus gentille, lorsqu'une masse blonde lui sauta au cou.
"Oncle Greg!!" s'écria une voix perçante.
Pour la première fois depuis des mois, le docteur Cameron put apercevoir le dr House en état de choc.
Chapitre 2 :
« Oncle Greg !! » s'écria une voix perçante.
Gregory House se sentit basculer dangereusement en arrière sous le poids qui s'était brusquement pendu à son cou et il lui fallut faire un pas en arrière afin de se rattraper.
« Mais qu'est ce que… » Réussit-il à dire.
« Oncle Greg ? » Sursauta Cameron en écarquillant les yeux.
Elle observa la jeune fille un moment. Il était vrai que les deux personnages se ressemblaient quelque peu : même couleur de cheveux, l'un ayant une touffe jaune foncé, l'autre arborant une chevelure couleur blé.
Ils avaient tous deux une peau laiteuse mais ce qui ne trompait pas quand à leur potentiel lien de parenté était l'océan azur qui colorait leur yeux et le regard méprisant qu'ils pouvaient jeter.
Mais d'après ce qu'elle avait appris sur House au cours de son année House Addict, comme le disait si bien Foreman, le diagnosticien était fils unique. Ni frère ni sœur. Alors dans ce cas, comment pouvait-il être oncle ?
Elle reporta son attention sur le médecin qui avait empoigné le col de la jeune fille afin de l'arracher à lui et de pouvoir ainsi l'observer et Cameron se demanda comment elle avait pu croire que la jeune blonde était un médecin.
Nue de toute blouse, la jeune fille portait une courte jupe couleur noisette ainsi qu'un gilet beige sous lequel on pouvait apercevoir une chemise blanche.
Ses chaussure vernies claquèrent sur le sol alors qu'elle faisait quelques pas en arrières, rejetée par l'homme à la canne, qui la regarda un instant.
« Qui t'es toi ? » Demanda-t-il froidement.
« Voyons ! Tu ne me reconnais pas ? » S'étonna la blonde et Cameron remarqua que sa voix avait totalement changée. Ce n'était plus la voix grave et mature qu'elle avait entendu quelques minutes auparavant, mais une toute petite voix enfantine qui résonna dans le hall. « Après toutes les super choses qu'on a fait ensemble ! »
Cameron poussa un petit cri et House leva les yeux vers elle, ennuyé.
« Voyons, Cameron, vous pensez vraiment que c'est le genre lycéenne qui m'attire ? » Dit-il en pointant la poitrine de la jeune blonde à l'aide de sa canne. « Elle a encore beaucoup de chemin à faire de ce côté-ci ! »
Les deux jeunes femmes semblèrent choquées un instant, puis, d'un geste de rage, la blonde repoussa la canne de House, qui faillit lui glisser des mains.
« Evidemment, il est normal que tu ne me reconnaisses pas, Greg. » Reprit la blonde en sifflant le nom du médecin. « Si tu venais un peu plus à nos réunions de famille, peut-être m'aurais-tu vu grandir. La dernière fois que je t'ai vu, tu t'es contenté de demander à Papa s'il était sûr que j'étais sa fille. »
A ces mots, House tilta et sursauta. Etait-ce vraiment possible ? Tant d'années avaient-elles pu passer aussi vite ? La personne qui se trouvait face à lui, était-ce…
« Elisabeth ? » Questionna-t-il dans un murmure, peu sûr de lui.
La jeune fille mis une main sur sa hanche et lui lança un regard torve. Puis, rejetant une mèche rebelle d'un geste impatient :
« Au moins tu te souviens de mon nom. Je suppose que je devrais en être heureuse. »
« Mais, qu'est-ce que tu fiches ici ?! » S'écria-t-il en se rapprochant d'elle dangereusement.
Elle l'arrêta d'une main.
« Alors c'est comme ça que tu me reçois ? Pas de « Ooh Petite Ely comme tu as grandi ! Et embelli ! » Pas de bienvenu, rien ?! »
« Elisabeth ! » Grogna House.
« Gregory ! » Répondit la blonde sur un même ton.
« House ? » Hasarda Cameron en s'approchant des deux blonds. « Est-ce vraiment votre cousine ? »
« Oh vous restez en dehors de ça ! » S'écrièrent les deux rivaux, sans se quitter du regard.
« Qu'est-ce que tu fais ici ? Tu as fait tout le chemin depuis New York jusqu'à Princeton dans un but précis non ? »
« Et bien puisque cela semble te déplaire, je peux m'en aller tout de suite si tu veux ! » Lui hurla-t-elle.
Néanmoins, aucun des deux ne sembla bouger, continuant de se regarder fixement. Au bout de quelques secondes, les portes s'ouvrirent à nouveau.
« House ! Ne fais pas appeler les gens dans ton bureau lorsque tu n'es pas là pour les recevoir ! » S'écria le Dr.Wilson en apercevant son ami.
Mais le reste de sa tirade mourut dans sa gorge lorsqu'il vit les deux jeunes gens en plein combat de regard. Aucun des deux ne semblait vouloir détourner le sien.
Il jeta un regard interrogateur à Cameron qui lui répondit par un haussement d'épaules. Elle semblait aussi perdue que lui.
« House ? » Appela-t-il mais le diagnosticien leva une main vers lui pour le faire taire.
« Tu permets, j'ai un problème familial à régler. »
« Familial ? » Répéta Wilson en observant la jeune lycéenne. « Euh…Qui est cette jeune fille ? »
« Quelqu'un qui va vite m'expliquer ce qu'elle vient faire à des kilomètres de chez elle. »
Wilson leva un sourcil. Un membre de la famille de House ? Depuis qu'il connaissait le blond, il n'avait jamais vu que ses parents et très rarement, au vu des tentatives fructueuses du médecin pour les éviter.
Il n'avait pas pensé que House pouvait avoir d'autres membres de sa famille.
Son regard se porta sur la jeune fille et il retint un sifflement admiratif. Il n'y avait pas à dire, elle était magnifiquement mignonne. De longs cheveux dorés et de grands yeux bleus. Et cet uniforme lui allait à ravir. Une vraie princesse.
Ses yeux se posèrent ensuite sur son ami. Aucun doute, les deux faisaient partie de la même famille, même expression du visage et même beauté farouche.
« Alors ? Qui t'envoie ? Maman ? Papa ? Que veulent-ils savoir ? Ils n'ont rien trouvé de mieux pour jouer les espions ? » Demanda House avec hargne.
Jusqu'où ses parents s'abaisseraient-ils afin de lui pourrir la vie ? Envoyer une jeune fille faire le sale boulot à leur place ! En quoi cela les avancerait-il de savoir ce qu'il faisait de ses journées ?
Il ne vit pas le changement dans le regard de la jeune fille mais Wilson ne le manqua pas. La remarque du médecin semblait l'avoir blessé. Néanmoins, elle se ressaisit assez vite et en quelques secondes, repoussa House qui tituba sur le côté.
« Puisque tu le prends ainsi, je m'en vais ! » Marmonna-t-elle en se dirigeant vers la porte.
Mais Wilson se trouvait sur son chemin et, d'un simple regard de House, il lui bloqua le passage.
« Ecoutez, je ne pense pas que Greg ait voulu vous offenser, Mademoiselle… »
La blonde avait relevé vivement la tête en entendant le prénom du médecin et elle lança un regard hargneux à l'oncologiste. Greg ? Ils étaient si intimes que ça pour que le diagnosticien le laisse utiliser son prénom ?
« House. Elisabeth House. Et vous êtes… ? » Demanda-t-elle froidement.
Wilson resta un moment bouche bée devant l'aplomb de la jeune fille avant de répondre timidement :
« Docteur James Wilson. Je suis un ami de Greg. » Répondit-il, ce qui lui valut un nouveau regard noir.
« Enchantée. » Grogna-t-elle et Wilson comprit qu'elle n'en pensait pas un mot. « Pourriez-vous me laisser passer maintenant ? »
« Et bien…House ? » Appela-t-il et la blonde entendit le médecin claudiquer vers elle.
Elle allait se retourner pour lui balancer quelques méchancetés lorsqu'elle sentit qu'on agrippait son bras et qu'on l'entrainait en dehors du hall des urgences.
Lorsqu'elle put reprendre un semblant d'équilibre, elle s'arracha à la poigne du blond qui s'arrêta.
« Vas-tu me dire ce que tu fais ici, oui ou non ? » Demanda-t-il d'un ton plus calme.
« Pourquoi en fais-tu tout un plat ? Je ne peux pas venir te voir sans que tu y voies quelque chose de louche ? »
« Comme tu l'as si bien fait remarquer tout à l'heure, je ne t'ai pas vu depuis des années alors pourquoi venir me voir tout à coup ? »
Une fois de plus, la jeune fille posa une main sur sa hanche et lui lança un regard méprisant.
« Et bien, cher Greg, saches que tout ne tourne pas autour de toi. Mais puisque je gêne, j'irai voir ailleurs. »
Il ne lui fallut à nouveau que quelques secondes pour sauter sur le côté et pénétrer dans la cage d'ascenseurs dont les portes se refermèrent sur elle, laissant le médecin seul dans les couloirs sombres qui menaient aux urgences.
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Dans un crissement de pneus, la moto orangée du médecin glissa jusqu'à l'entrée du bâtiment et House mit un pied à terre.
« Wou ! J'adore faire ce genre de petits dérapages ! » S'écria le blond d'un ton enjoué.
« Et bien moi, je déteste ! » Cria une voix aigue derrière lui.
« Oh, ne fais pas ta chochotte veux-tu ? J'ai conduis lentement exprès pour pas que tu n'aies peur. » Répondit House en ôtant son casque.
Il agrippa la canne accrochée sur le côté de l'engin et, après avoir stabilisé son appareil, se dirigea vers la porte d'entrée, aussitôt suivi par son passager.
« Lentement ? Lentement ?? Tu as fait une pointe à 200 dès ton entrée sur la voie express !! »
« Oh ça va ! Faut bien s'amuser un peu non ? Ne t'en fais pas, Jimmy, dès qu'on rentre je te fais un chocolat chaud pour te remettre de tes émotions, ça te va ? »
Il n'eut pas besoin de se retourner pour deviner le regard meurtrier que devait lui jeter son ami et c'est avec un rictus moqueur qu'il s'engagea dans l'ascenseur.
A l'aide de sa canne, il appuya sur le bouton de fermeture des portes et l'oncologiste dut faire un saut pour arriver à temps.
« C'est vraiment cool ce truc. » Se contenta de constater House en levant sa canne en l'air.
S'en suivit un silence qui dura le temps de leur montée, puis, lorsqu'ils sortirent, House se posta devant la porte.
« Ne fais pas attention au désordre. » Dit-il d'un faux air gêné.
« Quel désordre ? » Demanda Wilson. « J'ai fait le ménage avant de sortir ce matin. »
House eut une grimace à cette phrase.
« Euh, oui, à ce propos, je ne trouvais pas ma chemise bleue ce matin et je ne pouvais pas me présenter sans elle alors… »
« Tu es en tee-shirt jaune. » Observa Wilson.
« J'ai dis chemise ? Je voulais dire tee-shirt ! »
Mais Wilson le poussa sur le côté et ouvrit la porte, qu'il trouva déverrouillée. Etrange, House et lui-même prenaient toujours le soin de fermer la porte à double tours.
La porte s'ouvrit sur le salon, qu'il trouva parfaitement propre, comme il l'avait laissé ce matin. Il lança un regard ennuyé à son collègue.
« C'était très drôle, House. »
L'intéressé entra à son tour et se figea dans l'entrée. Tout était bien rangé et bien propre : les papiers qu'il avait éparpillé dans la pièce, le café qu'il avait laissé sur la table, la terre qui avait pris soin d'incruster dans la moquette.
Tout avait disparu. Pourtant, il avait passé la matinée à mettre son appartement sans dessus dessous dans le seul but d'assister à une crise de colère de la part de son ami.
Il adorait voir son ami en colère : ses sourcils lisses se fronçaient, des yeux noisette s'obscurcissaient et son nez se retroussait, ce qui lui donnait un air de souris.
Et voilà que son plan était tombé à l'eau. Comment ? Wilson n'était pas rentré, sinon il lui aurait fait savoir.
Les deux hommes sursautèrent en entendant un bruit venant de la cuisine.
Instinctivement, House attrapa un pan de la veste de Wilson et le repoussa en arrière, de sorte à ce qu'il se retrouve derrière lui.
Il lui fit ensuite signe de se taire et il se mit à avancer sans bruit vers la cuisine, près à surprendre un éventuel voleur.
Voleur, qui, entre guillemets, serait totalement stupide de chercher des objets de valeurs dans sa cuisine. Il n'y trouverait que du bacon et quelques bouteilles d'alcool.
A cette pensée, son sang se glaça. Et si le voleur était un amateur de bon scotch ? Il lui viderait toute la réserve qu'il avait eu tant de mal à rassembler !
Fronçant les sourcils, il se colla au mur qui donnait sur la cuisine et, au bout de quelques secondes, sauta à l'intérieur.
« Lâchez mes bouteilles ! » Hurla-t-il et il put presque entendre Wilson sursauter dans l'autre pièce.
Mais son cœur rata un battement lorsque le dit voleur se retourna vers lui, un tablier de cuisine attaché autour du coup, une poêle à la main dans laquelle des légumes crépitaient.
Une longue chevelure dorée ondula, découvrant un visage angélique.
« Hello, oncle Greg ! J'espère que tu as faim, j'ai préparé plein de bonnes choses pour toi ! »
« Elisabeth ? » Souffla-t-il en reposant sa canne.
« Tu te répètes. » Dit-elle.
A ce moment, Wilson entra dans la pièce.
« House ? Qu'est-ce qui se passe ? »
Elisabeth fronça aussitôt les sourcils et le bleu de ses yeux s'assombrit.
« Oh, je ne savais pas que tu avais invité ton collègue à dîner, j'en aurais fait plus. » Dit-elle d'un ton froid.
« Et bien, en fait, il se trouve que j'habite ici. » Répondit Wilson en se passant une main nerveuse sur la nuque.
« Vraiment ? » Demanda-t-elle.
« Euh…oui. »
Il se massa à nouveau la nuque, cette jeune fille le mettait mal à l'aise. Elle avait hérité de la fâcheuse habitude des House à observer minutieusement les gens avec lesquels ils parlaient. Il avait l'impression d'être sondé.
Finalement, sortant de ses pensées, House reprit la parole.
« Je pensais que tu étais partie. »
« Et bien, comme tu le vois, je suis toujours là ! » Dit-elle, sa voix enfantine retrouvée.
Elle se précipita soudaine vers eux et les aida à retirer leurs manteaux.
« Allez vous assoir, je m'occupe du dîner ! »
Sans leur laisser le temps de répondre, elle les poussa vers le salon et y déposa trois assiettes ainsi que des couverts.
Elle disparut à nouveau dans la cuisine pendant un moment et en revint les mains chargées de plats qu'elle déposa sur la table, puis, elle apporta une bouteille de vin qu'elle ouvrit.
« Ce vin-ci se marie très bien avec les crustacés. » Expliqua-t-elle en leur en versant.
Wilson observa un instant son ami, qui semblait perdu dans ses pensées puis, haussant les épaules, entama son plat.
Il émit une sorte de grognement sourd une fois la fourchette dans sa bouche.
« Hmmm. C'est délicieux ! » S'écria-t-il. « Où avez-vous appris à cuisiner comme ça ? » Demanda-t-il à la jeune fille qui s'était installée entre lui et House.
« Nous avons un cuisinier français qui m'a appris sa recette de moules à la sauce roquefort. C'était la première fois que je la faisais. »
« Et bien c'est une réussite ! N'est-ce pas House ? » Demanda-t-il et lorsque son ami ne répondit pas, il lui envoya un coup de pied sous la table en lui jetant un regard significatif.
« Ouais, ouais, j'aurais préféré une pizza. » Grogna ce dernier.
Wilson posa un regard navré sur la blonde.
« Excusez le, il n'est pas très sociable. »
« Je sais, c'est un trait de famille. » Lui répondit la jeune fille.
« En parlant de famille, vous n'êtes pas vraiment sa nièce n'est-ce pas ? »
Elle l'observa un moment, semblant réfléchir, puis lui répondit :
« Greg est mon cousin. Je suis la fille de son oncle. »
« Le frère de… »
« De mon père. » Répondit House en braquant son regard sur la blonde et Wilson se sentit raidir sur sa chaise.
Il savait que House détestait son père, pour des raisons qu'il devinait.
« Exact. » Reprit Elisabeth sans lancer un regard à son cousin. « C'est pour cela qu'il me hait autant. »
« Je n'ai jamais dit que je te détestais. » Lui répondit le blond.
« Tu as dit détester tout ce qui le touchait de près où de loin. Je suis sa nièce. »
House ouvrit la bouche pour répondre mais la blonde se leva d'un coup.
« Et si je vous jouais un morceau ? » Proposa-t-elle en montrant le piano.
« Tu sais en jouer ? » Demanda House, incrédule.
Elle lui lança un regard de défi et se dirigea vers l'instrument. Elle s'assit devant et laissa ses doigts glisser sur les touches blanches.
Elle joua quelques notes au hasard, puis, après un moment de pause, entama un morceau que House reconnut immédiatement.
Wilson lui, ne se soucia pas de reconnaître où non la mélodie, il était agréablement surpris de voir qu'en effet, la jeune House savait jouer du piano, et, contrairement à son cousin, ses notes étaient aussi légères et douces que sa personne.
Il comprit alors que la façon de jouer dépendait et reflétait la personnalité du joueur. Les musiques de House étaient tristes, rudes et sauvages et c'était de loin le style qu'il préférait, mais il devait bien admettre que la petite se débrouillait très bien.
Après quelques notes d'introduction, Elisabeth ouvrit la bouche et les deux hommes s'arrêtèrent de manger en entendant la voix suave et tendre qui emplit la pièce.
I've heard there was a secret chord
That David played, and it pleased the Lord
But you don't really care for music, do you?
It goes like this
The fourth, the fifth
The minor fall, the major lift
The baffled king composing Hallelujah.
Sa voix monta dans les aigues alors qu'elle entamait le refrain.
Hallelujah, Hallelujah
Hallelujah, Hallelujah.
Elle joua quelques notes avant de reprendre. Cette fois, son regard se posa sur House alors qu'elle lui adressait le prochain couplet.
Your faith was strong but you needed proof
You saw her bathing on the roof
Her beauty
in the moonlight
overthrew you
She tied you
To a kitchen chair
She broke your throne,
she cut your hair
And from your lips she drew the Hallelujah.
La gorge de House se serra alors que des images de Stacy l'envahissaient. Cela faisait un moment qu'il s'était fait à l'idée que leur histoire était terminée et que jamais plus ils ne pourraient en revivre une.
House avait besoin d'une personne à qu'il pouvait faire du mal sans la briser, quelqu'un qui accepterait de subir ses expériences, ses moqueries, tout en ayant la subtilité de voir la tendresse et la peur qui se cachaient derrière.
Hallelujah, Hallelujah
Hallelujah, Hallelujah.
Elle jeta un regard circulaire à la pièce alors qu'elle reprenait:
Maybe I've been here before
I know this room, I've walked this floor
I used to live alone before I knew you
I've seen your flag on the marble arch
love is not a victory march
It's a cold and it's a broken hallelujah
Hallelujah, Hallelujah
Hallelujah, Hallelujah
A nouveau, son regard se posa sur House et elle pencha la tête sur le côté, quelques mèches blondes coulant sur son cou.
There was a time you'd let me know
What's real and going on below
But now you never show it to me do you?
Remember when I moved in you?
The holy dark was moving too
And every breath we drew was hallelujah
Hallelujah, Hallelujah
Hallelujah, Hallelujah
Cette fois, elle leva les yeux au ciel en prononçant les premières paroles du couplet.
Maybe there's a God above
And all I ever learned from love
Was how to shoot at someone who outdrew you
It's not a cry you can hear at night
It's not somebody who's seen the light
It's a cold and it's a broken hallelujah
Hallelujah, Hallelujah
Hallelujah, Hallelujah
Hallelujah, Hallelujah
Hallelujah, Hallelujah
Elle joua les notes finales et, baissant le visage sur les touches, termina la chanson.
Le silence tomba sur la pièce et, se reprenant, Wilson applaudit la jeune fille.
« Bravo ! C'était magnifique ! Vraiment ! »
Elisabeth posa son regard sur son cousin et, voyant que celui-ci ne réagissait pas, se leva.
« Merci. Je vais dormir, bonne nuit. » Dit-elle en se dirigeant vers la chambre de House qu'elle verrouilla derrière elle.
Wilson se rassit et se tourna vers House.
« Tu la détestes vraiment ? » Demanda-t-il.
« Non. » Répondit le blond.
« Alors pourquoi es-tu aussi froid ? »
« Quelque chose ne va pas. » Se contenta-t-il de répondre. « Il se passe quelque chose. »
A suivre.
