Chapitre 11 : le monstre que je suis.
Et hop, voici le chapitre 11. Je pensais le couper en deux, car il est long, mais au final j'ai décidé de le laisser tel quel.
Donc des révélations, et pour ceux qui n'ont pas joué à crisis core, attention, du spoil.
Bonne lecture à tous et à toutes.
PS: vu que les premiers chapitres ont été fait à la va vite, je compte corriger les fautes en tout genre (dyslexie, orthographe, maj là où il en faut pas, ect,...) pour une meilleure lecture. Je fais partie des premières à pas supporter les fautes, mais quand je me relis, je me dis que je ferai mieux avant de poster. Je dois avouer que j'avais tellement hâte de poster pour que vous puissiez lire que je ne m'étais pas donné cette peine. excusez moi -_- encore.
En rentrant dans l'appartement de son bien aimé, elle su tout de suite que quelque chose n'allait pas. La longue veste avait été jetée négligemment sur le canapé. Un trou non négligeable arborait le haut d'une manche, d'où luisaient des coulures de sang. Sur le sol, une serviette de bain bleue, révélait une tâche de sang béante. Se rendant dans la chambre, elle le vit, sur le lit, tentant de se faire un bandage de fortune.
La colère et la peur passées, elle le regarda avec une moue amusée. Son bandage ne ressemblait à rien. Elle arriva près de lui, toucha délicatement ses omoplates du bout des doigts. Il se retourna, surpris, et en même temps honteux. Celle pour qui il voulait d'avantage devenir un héro le voyait là, blessé, minable et faible. Pourtant, il ne lisait pas de pitié dans ses yeux, juste une douce tristesse, une pointe d'amusement, et aussi de la curiosité.
- Qu'est-ce donc que cela ? Lui chuchota t-elle tandis qu'elle montrait l'objet du délit.
- Ce…Ce n'est rien.
- Un rien qui semble vouloir montrer le contraire en saignant bien.
- Une blessure fortuite lors de mon combat contre Sephiroth.
- Laisses moi voir.
-Non, ce n'est pas la peine.
- Je ne te demande pas ton avis. Elle lui retira le semblant de bandage. La plaie était large et profonde. Avec de l'alcool, elle nettoya la plaie, puis, à l'aide de magie, tenta tant bien que mal de le faire cicatriser. Mais après quelques minutes d'essais infructueux, elle dût se rendre à l'évidence, la magie n'avait aucun effet sur cette plaie, aussi puissante soit-elle.
Habituellement, la magie permet de soigner les plaies les plus bénignes, laissant à la nature le soin de faire disparaître les cicatrices par la suite. Les plaies plus importantes ne peuvent alors être soignée par la magie. Celle-ci n'a alors qu'un rôle d'onguent. Elle calme la douleur, ralentie voir calme les saignements, et parfois les stop.
Ce qui était le cas ici. Les saignements avaient stoppé, mais la plaie restait béante.
- Tu devrais aller voir un médecin. Hollander par exemple. Je ne sais pas si les saignements ne vont pas reprendre, ma magie semble inefficace. Je suis désolée mon amour. Elle lui déposa un baiser dans le cou.
- Je verrai, si la plaie ne cicatrise pas.
A son tour, il lui déposa un baiser.
Les jours avaient passés, et la plaie ne semblait pas guérir. Les saignements avaient finit par reprendre, affaiblissant Génésis. Il avait repoussé ce jour, mais il devait se rendre à l'évidence, il devait aller voir Hollander.
Suivant les conseils de Shana, il s'y rendit le lendemain. Dans son état, il n'était pas apte à prendre en charge une mission.
Il jura en jetant son t-shirt collant de sang sur le sol. Il regarda ses pieds, laissa tomber ses bras et sa tête, désabusé par son état. Une plaie de cette envergure aurait déjà commencé à cicatriser. Quelque chose n'allait pas. Il le sentait. Même la magie de Shana avait été inefficace.
- Bon sang !!
Mais que se passait-il ? La colère le gagnait. Il s'habilla et quitta l'appartement. Shana était déjà partie depuis un moment. Un nouvel ordre de mission. Elle serait de retour le lendemain.
- alors, comment va le grand blessé ?
- Et bien, sa blessure ne semble pas aller mieux. Elle ne cicatrise pas, c'est étrange. La plaie reste propre, donc, je ne pense pas qu'il y ait de grand risque d'infection, quoi que, on n'est jamais trop prudent. Non, ce qui m'inquiète, c'est qu'il perd beaucoup de sang, et cela l'affaibli beaucoup.
- C'est pas avec moi que tu aurais ce genre de problème ma belle.
- Garde tes mains près de ton corps Reno.
- Je crois que le directeur du SOLDAT m'aime bien, c'est quoi son nom déjà ?
- Lazard. Pourquoi penses-tu ça ?
- Et bien, c'est la seconde fois qu'on fait équipe ensemble, tous les deux. Le directeur a compris que toi et moi, ça ne pouvait que coller.
- Les autres membres de première classe ne sont pas disponibles, et sur cette affaire, les deux départements doivent travailler en collaboration. Ne vas pas chercher plus loin, car il n'y a pas de plus loin. Dépêchons-nous, j'ai hâte d'avoir fini ce travail.
Shana prit ses deux armes et se prépara pour un combat qui se trouvait imminent. Le silence qui planait était trop suspect pour qu'il ne cache rien. Reno avait beau être bavard, et même désagréable, il n'en restait pas moins un bon élément des turks. Lui aussi avait ressenti l'anormalité de l'ambiance qui se dégageait du bâtiment et à son tour, il sorti son bâton électrique, prêt à attaquer ou se défendre le moment venu.
Un bruit de pas dans le couloir. Un signe de main de la part de Reno. La formation de combat entre les deux membres de la Shinra s'organisa.
Génésis se trouvait allongé sur la table de métal. Le froid mordant du métal pénétrait sa peau, s'insinuant lentement dans son corps, engourdissant la plaie. Sa tête le martelait, la douleur devenait lancinante. La fatigue l'éprouvait.
- Il va vous falloir vous transfuser. Mais comme vous êtes un peu particulier, il vous faudra le sang d'un SOLDAT de première classe.
- Professeur, expliquez- moi ce qui se passe. Pourquoi ça ne cicatrise pas ?
- Ecoutez Génésis, de l'énergie magique pure libérée a pénétré votre plaie pendant le choc, et cause tout cela.
- Si c'était si simple, beaucoup d'humains seraient dans le même état que le mien. Dites moi la vérité professeur. J'ai l'impression de pourrir de l'intérieur.
- La vérité, c'est que vous êtes différents. Tout comme Angeal. Sephiroth aussi.
Tous les trois êtes différents des autres, mais aussi les uns des autres.
Vous, vous avez subit quelques modifications lors de…pendant la gestation.
- Quel genre de modification ?
- Des injections, censées vous rendre plus forts. Malheureusement, il semblerait qu'il y ait une défaillance dans votre code génétique. Jusque là, la dégénérescence de votre ADN était latente, mais la mako, appellons la ainsi, a provoqué ce que nous pouvons voir.
Le sang d'Angeal permettra la guérison de votre blessure, mais n'empêchera pas l'inévitable. Votre corps va dégénérer de plus en plus, vous rongeant de l'intérieur, vous détruisant.
- Que… que racontez-vous là ?
- La vérité. Simplement la vérité.
- Pouvez vous m'aider ?
- Je vous aiderai, si vous m'aidez en retour.
- Que voulez-vous ?? Et qu'entendiez-vous par nous sommes tous les trois différents ?
- Angeal fait parti du même projet que vous, mais les modifications diffèrent quelque peu des votre, ce qui fait de lui, qu'il est un sujet plus perfectionné que vous, hélas. Quand à Sephiroth, il est issu d'un projet de feu le professeur Gast et du professeur Hojo. Je n'en sais pas plus à son sujet.
Quand à l'aide que vous pourrez m'apporter, je vous le dirai bien assez tôt. Pour le moment, je vais convoquer votre ami Angeal pour vous arranger un peu.
- Attendez un instant. Les informations se regroupaient doucement dans l'esprit de Génésis. Soudain, il écarquilla les yeux, comprenant alors le sens des mots du professeur. Un… monstre ??? Cela veut dire que je suis donc…un monstre ???
- Allez, allons boire, c'est une coutume après tout !!
- Pas cette fois Reno, j'ai quelque chose à faire, alors s'il te plait.
- T'es pas drôle Shana, tu devrais te détendre un peu et te lâcher de temps en temps.
- J'ai pas besoin de toi pour le faire Reno, t'en fais pas. Maintenant, si tu veux bien m'excuser, j'ai des choses qui m'attendent.
Se dépêchant de retourner dans ses appartements, Shana bouscula une jeune femme, auprès de qui elle s'excusa vigoureusement.
Dans un geste rapide, elle ouvrit la porte, mais rien. Pas un bruit, pas une lumière.
Génésis n'avait pas d'affectation, il ne pouvait pas. Alors, où était-il ?? Elle chercha dans chaque pièce du petit appartement, mais la seule preuve de la présence du jeune homme était ce t-shirt jeté sur le lit. Il datait de ce matin.
- Notre Génésis est-il rentré aujourd'hui mes amours ? Questionna la jeune femme, en s'accroupissant devant ses deux loups, en leur caressant le haut de la tête et grattant entre les oreilles. Votre maîtresse va aller voir s'il est dans le bâtiment shinra, et ensuite, on ira se promener tous les trois, ou tous les quatre, en fonction de son état.
Aussi vite dit, qu'elle quittait déjà l'appartement et rejoignait le bâtiment Shinra.
A l'étage du SOLDAT, elle croisa Angeal, qu'elle s'empressa de rejoindre.
- Salut grand brun. Dit moi, tu n'aurais pas vu mon grand roux ?
- Et bien écoute, là tout de suite, j'ai rendez-vous avec Hollander. Tu peux me suivre si tu veux.
- Les scientifiques, très peu pour moi. J'ai ma visite quotidienne déjà avec Hojo qui me suffit.
- Je pense cependant que tu devrais m'accompagner.
Pourquoi parler ainsi par énigmes ? Pourquoi ne pas lui dire simplement que Génésis se trouvait auprès du professeur ? Les questions se bousculant dans sa tête, Shana suivit malgré tout Angeal. Le silence était pesant, lourd. Que se passait-il ? N'en pouvant plus, Shana rompit le silence.
- Rhaaa !! Mais que se passe t-il enfin Angeal ? Pourquoi tous ces secrets ? L'état de Génésis est-il donc si mauvais ?
- Je n'en sais rien, mais le professeur m'a demandé de rester discret. Seul Sephiroth est au courant.
- Au courant de quoi ?
- Génésis a besoin d'une transfusion. On va lui transfuser mon sang. Il en a trop perdu, selon le professeur. Mon sang permettrait de le stabiliser et aussi de cicatriser sa blessure. Il ne veut pas que tout le monde soit au courant à l'étage du SOLDAT.
- Mais Lazard ?
- Il est sûrement au courant.
- Si ça peut lui permettre d'aller mieux, j'en suis heureuse, je commençais à m'inquiéter. Surtout que tu le connais comme il est, il se renferme sur lui dans ces moments là.
La conversation fût interrompue par leur arrivée devant le bureau du professeur. Angeal frappa et aussitôt la porte s'ouvrit. Le professeur Hollander le fit entrer sans outre mesure, laissant la jeune femme sur le pas de la porte, qui venait de se refermer devant elle. Elle ne resta pas longtemps seule, car Sephiroth finit par la rejoindre.
Là, ils attendirent tous les deux patiemment, discutant, ou simplement réfléchissant dans le silence que leur offrait les blancs entre leur discussion.
Le temps paraissait long, et quand l'ennui fût à son apogée, Angeal sortit, suivit du professeur.
Il leur expliqua l'état de santé de Génésis, ce qu'il venait de faire. La raison de la non cicatrisation, en oubliant d'émettre ce qu'il avait révélé quelques heures plus tôt à Génésis.
Soulagés d'apprendre qu'enfin, la plaie allait pouvoir se guérir, ils ne pensèrent même pas aux questions d'usage, et, pour fêter le coup, décidèrent d'aller boire un verre. Génésis devrait passer la nuit dans l'infirmerie du professeur Hollander pour surveillance.
Deux jours avaient passé depuis sa sorti. Depuis deux jours, Génésis ne parlait que très peu, trouvait toujours quelque chose à faire quand Shana tentait de l'approcher. Au départ, elle pensait que c'était par gêne, après tout, les hommes sont très fiers, et pas toujours facile à comprendre, mais à la fin, elle se demandait si elle n'avait pas fait quelque chose qui l'avait froissé.
Elle tenta à plusieurs reprises de mettre la conversation sur le tapis, mais sans résultat. Avec brio, il arrivait à l'esquiver.
Au bout d'une semaine, n'en pouvant plus, elle décida qu'il était temps de mettre les choses au clair, quitte à avoir une dispute encore sans précédent.
Shana décida donc, dès le matin, de prendre les devants. Elle ouvrit les volets et les fenêtres, retira les couvertures du lit, alluma la radio, et se mit à cheval sur le jeune homme qui émergeait doucement d'un réveil plutôt difficile.
- Maintenant, tu vas me dire quel est le problème, car ton attitude est des plus méprisante. Tu te rends compte que ton mutisme me blesse ? Que ton manque de respect vis-à-vis de moi n'est pas justifié ? Ou alors, s'il l'est, dis moi au moins qu'est-ce que j'ai pu faire de mal pour que tu agisses ainsi vis-à-vis de moi ?
Je ne te comprends plus. Et pourtant, j'essai. J'ai essayé toute la semaine, prenant sur moi, me disant que tu avais tes raisons, que le temps passant, tu irais mieux, ou alors que les reproches que tu avais à me faire sortiraient une bonne fois pour toute et que les choses s'arrangeraient enfin. Mais rien, rien de tout cela.
Elle le regarda, reprenant son souffle après sa longue tirade, de peur de ne pas pouvoir la finir, car il serait allé se réfugier dans la salle de bain, après l'avoir repoussé sur le côté. Le visage encore rouge, les yeux grands ouverts, attendant une réponse qui ne venait pas, elle le dévisageait.
Pourquoi ne réagissait-il pas ? Enfin, il sembla que les paroles eurent au final un effet, car il détourna le regard, qui vint se perdre dans les draps du lit. Il restait figé dans son mutisme, et Shana ne put empêcher les larmes de couler. Celles-ci tombèrent sur le torse nu de son compagnon.
Il savait qu'il la blessait, mais il ignorait quoi faire face à la situation. Toute la semaine, il avait vainement tenter d'y réfléchir, se disant que quelque soit sa nature, jamais, elle plus quiconque, ne le rejetterait. Mais son comportement était plus fort que lui. Lui, le monstre, si sale, si impure, il allait la salir, l'abîmer de ses doigts souiller, de son corps tout entier souiller, elle qui était si pure, si innocente. Tout ce que lui n'était pas.
Inconsciemment, il refusait qu'elle la touche, ou même l'approche. Il s'était enfermé dans un silence, n'osant pas lui parler. Il savait ce qu'il devait faire à présent, et cela lui fendait le cœur, bien plus que tout le reste.
Il regarda alors ses yeux tristes, son regard désemparé. Doucement, il passa ses mains dans le dos de la jeune femme. Il voulait la serrer dans ses bras, mais au moment de le faire, alors qu'il n'était qu'à quelques centimètres de sa peau, il se ravisa. Il ne devait plus la toucher. Jamais. Pas comme ça du moins. Il la renversa doucement sur le lit et s'assit sur le bord. A présent à genoux, elle pleurait en silence, le visage vers le bas, cachés par ses longs cheveux qui lui tombait devant.
- Je… je suis désolé. Cela ne calma pas pour autant ses larmes, bien au contraire.
Tu n'es responsable de rien. C'est moi, je suis responsable. Je… Je me suis rendu compte de…
- Tu ne m'aimes plus ? Tu ne veux plus de moi ? Je t'en prie, ne dis pas ça. Tout allait bien, alors ne dit pas des choses qui n'ont pas de sens d'accord ? Si tu veux que je te laisse plus de temps, je n'y vois aucun problème. Je ne sais pas ce qui te passe par la tête, mais je vois bien que ça ne va pas, pas du tout. Pourtant, je tiens à être là, pour toi, quoi qu'il arrive. Je t'aime, sans condition, sans obligation. Si tu as besoin de plus de liberté, je comprendrai aussi, je retournerai dans mon appartement, mais je n'accepterai pas de rupture.
- Même si c'est réfléchi ?
- Oui, parce que je sais que ça ne le sera pas suffisamment pour justifier un tel choix.
Elle s'approcha, le regard déterminé qu'elle avait toujours possédé. Ses yeux bleus le transpercèrent du regard. On pouvait y voir la compassion, et non la pitié, la compréhension, malgré le fait qu'elle ignorait tout de ce qui se passait. Mais ce qui le frappa plus que le reste, c'était l'amour qu'il y lisait. Elle disait vrai. Elle l'aimait sans condition. Un amour fort, mais doux. Peut être l'accepterait-elle tel qu'il était ? Ce n'était pas le moment pour ce genre de questions. Bien sûr qu'il l'aimait. Bien plus que quiconque, bien plus que tout. C'est aussi pour ça qu'il devait y réfléchir. Trop de questions se bousculaient dans sa tête, mais une chose était sûre, il devait prendre de la distance.
- Je ne compte pas rompre Shana, mais si tu pouvais regagner un temps ton appartement, ça m'aiderait un peu. A faire le point, à réfléchir, et quand tu es là, je te blesse. Je ne le veux pas, mais perdu dans mes réflexions, je te blesse, indéniablement.
Shana regarda vers le sol. Elle se tenait près de lui. Bien sûr, c'est elle qui l'avait proposé, mais cela la blessa profondément. Elle allait donc devoir quitter cet endroit. Elle espérait que cela ne serait que temporaire. En silence, elle se leva. Toujours sans bruit, elle commença à rassembler ses affaires, sous le regard empli de culpabilité de Génésis. Il le fallait. Ils ne devaient plus se toucher. Il ne devait même plus l'effleurer.
L'éloigner n'était pas seulement pour éviter de la blesser. Il la désirait tellement. Sans ça, il ne savait pas comment se contrôler.
Elle réunit ses affaires, bien qu'il en resta encore, ouvrit la porte de l'appartement, jeta un dernier coup d'œil derrière, en direction de son aimé, siffla ses loups et quitta les lieux, en prenant soin de refermer derrière elle. Un désagréable pressentiment commença à naître dans le fond de son estomac. Comme si, elle n'allait plus jamais le revoir. Comme si, les choses allaient changer, bien plus qu'elle ne pouvait se l'imaginer.
Oui, et le changement, ce changement, lui faisait bien peur.
Shana n'avait pas eu d'affectation depuis trois jours. Et depuis trois jours, elle tournait en rond, dans sa chambre, ou bien dans Midgar. Elle n'avait pas pu revoir Génésis depuis qu'elle avait quitté l'appartement, mais elle s'en était doutée.
La journée commençait doucement. Shana décida de sortir. Rester enfermée ne servirait à rien, sauf à la faire souffrir d'avantage.
En chemin, elle rencontra Angeal. Il discutait avec un jeune membre du SOLDAT. Sans doute un de ses élèves. Un joli brun, un peu surexcité sur les bords. Il ne tenait pas en place d'après ce qu'elle voyait.
- Il est amusant ton élève !! Dit-elle en s'approchant d'Angeal, une fois le jeune « disciple parti ».
- Zack. Oui, il est pleins de bonnes dispositions, et est compétent, mais il est encore immature, et ne sait pas encore se tenir, et tenir en place tout court d'ailleurs. Il a un trop plein d'énergie. Mais je compte bien le fatiguer.
- Je veux bien te croire là-dessus. Dis moi Angeal, tu as eu des nouvelles de Génésis ? Je, j'ai décidé de le laisser un peu seul, il avait besoin de réfléchir, et me semblait préoccupé mais depuis, je ne le vois plus, et j'ignore comment il se porte.
- Je dois t'avouer que je n'en ai pas plus. Quand il est avec nous, il se referme comme une huître. Depuis ce fameux incident, il a changé. Sans doute devrais-tu te rendre auprès de Hollander. Je pense qu'il en sait plus que nous. Il pourra t'aider.
Après une longue discussion près de la fontaine, Shana salua Angeal et rejoignit le bâtiment Shinra.
- Espérons que le professeur soit toujours là. Se dit-elle en franchissant les portes de l'ascenseur.
Shana se tenait devant la porte depuis quelques minutes déjà, droite comme un i, la respiration rapide, elle n'osait pas frapper. Que craignait-elle après tout ? Encore un autre de ses pressentiments.
« toc toc »
La porte s'ouvrit sur le professeur, qui, sans un mot, fit entrer la jeune femme.
- Je savais que vous ne tarderiez pas à venir. Vous devez avoir beaucoup de questions, et j'ai beaucoup de réponses. Cependant, je ne pense pas que vous soyez en mesure de toutes les entendre.
- Oui, j'ai beaucoup de questions, mais sachez bien, que je tiens à ce que vous me disiez tout, je m'y suis préparée en venant ici. Dites moi professeur, qu'arrive t-il à Génésis ? Je pensais qu'il allait mieux, mais il semblerait que même si ça plaie soit guérie, lui par contre, n'aille pas bien. Il nous rejette tous, ses amis, moi. Je vous en prie, je veux comprendre la raison de son enfermement.
Le professeur l'invita à s'asseoir, et commença à raconter à la jeune femme ce qu'il avait raconter au concerné quelques jours plus tôt. Elle était différente, elle aussi, elle serait capable de comprendre, mais pas de l'aider. Sans doute que sa colère l'aiderait lui et ses desseins r contre. Génésis ne reviendrait pas en arrière, elle choisirait forcément l'homme qu'elle aime à une société qui les aura trahi par le passé.
Shana écoutait, et plus elle en entendait, plus certaines choses devenaient claires pour elle, mais plus elle se sentait confuse. Le professeur avait omis de lui parler de Sephiroth et Angeal. Génésis était donc si différent. Il avait été
- fabriqué ?
- Oui, on pourrait dire la chose ainsi. Cependant, je ne vous ai pas tout dit.
- comment ça ?
- Vous n'êtes pas très différente de lui.
- Bien sûr, il reste un être humain, cela ne change rien pour moi, mais pour les autres aussi.
- Non, je ne veux pas parler dans ce sens là. Vous… vous avez-vous aussi subit quelques… petites modifications, avant votre naissance.
- Comment ça ? Expliquez vous.
- Votre mère, n'est pas vraiment votre mère. Elle n'a fait que vous porter.
- Vous, vous devez vous tromper, je ressemble à mon père, donc ma mère ne peut être que ma mère.
- Votre père est bien votre père. Vous êtes issus d'un projet scientifique dirigé par votre mère et le professeur Hojo. Un projet financé par la Shinra. Votre vraie mère était issue d'une race différente. Une race bien supérieure à la notre. Au vue des rapports, votre sang vous confère autant de pouvoir que celui de votre mère, sans doute que cela est due au transfusions de mako prénatales. Il la détailla. Cela n'a pas l'air de vous étonner.
- Et bien, à dire vrai, il… Ne me prenez pas pour une folle, mais, il m'arrive d'entendre la voix d'une femme, qui se dit être ma mère. Une voix douce, rassurante, mais pas la voix de celle que j'appelais maman.
- Vous êtes une Cétra, très chère enfant. Et sous peu, dès que les tests pour vous évaluer seront connus de la Shinra et plus précisément du président, vous serez en danger. Lazard ne pourra pas vous protéger éternellement contre le professeur Hojo. C'est parce que les Cétras ont disparu que le projet de vous faire naître de la sorte à été mis en place. La Shinra cherche la suprématie, et pour cela, les Cétras doivent les mener à la…
- Terre Promise. C'est là où l'on retourne à la Planète, après avoir erré toute notre vie à sa recherche. J'ignore comment je le sais, mais je le sais.
- Ecoutez, je peux vous dire ce que je sais sur vos ancêtres, et pour tout vous dire, je ne sais pas grand-chose, mais sans doute que cela pourra vous aider.
Ainsi, durant toute la soirée, Le professeur Hollander et Shana discutèrent. Elle ne comprenait pas tout, mais cela l'aidait à comprendre d'avantage. Elle pourrait aider Génésis comme ça.
Si elle pouvait le revoir, elle pourrait lui venir en aide.
Merci de m'avoir lu. J'espère que ce chapitre répond à vos questions, mais attention, c'est loin d'être finie, et les surprises vont continer!!!
On se retrouve au chapitre suivant!!
