II

Short leave

Note de l'auteur : Pardon pour ce délai inhabituel. Mes traductions sont chronophages, mais je prends beaucoup de plaisir à les faire et à constater mes progrès en anglais. Donc cette fic a pris un rythme de publication plus lent. Je vais néanmoins faire en sorte de publier le prochain chapitre dans moins de deux semaines. J'espère que cette petite introduction dans l'univers de Star Trek plaît à ceux et celles qui ne connaissent pas. Dans le prochain chapitre, il y aura enfin un peu d'action, dans tous les sens du terme, et nous verrons un peu plus les autres personnages.

Bonne lecture !

Fannibal : Merci de me suivre quoi que j'écrive, ça me touche beaucoup. Star Trek est un univers très important pour moi et je voulais le partager avec vous tous.


Quand le Capitaine Graham prit son quart le lendemain, il affichait des traits tirés et une inquiétude un peu trop évidente pour que le Commander Katz ne le remarque pas. Will aimait vraiment travailler avec la jeune femme. Il l'avait choisie comme officier en second, car elle n'agissait jamais comme si elle le trouvait bizarre. Tout l'équipage lui était loyal, mais ils savaient tous qu'il y avait certains comportements à ne surtout pas avoir avec leur Capitaine. Comme les contacts physiques inopportuns ou le regarder dans les yeux trop longtemps. Mais Beverly s'en fichait complètement. Pas par manque de respect, mais parce qu'elle pensait que Will pouvait changer et aller mieux.

« Mauvaise nuit ? » Lança-t-elle, quand il s'assit dans le fauteuil de commandement.

« Dans combien de temps arriverons-nous ? » Demanda-t-il, en ignorant la question.

« Dans 10,5 heures, Capitaine, » lui répondit-elle, sans insister, mais son regard en disait long.

Will n'avait pas l'habitude de confier ses états d'âme. À part à Hannibal. Officiellement, ils ne faisaient que discuter. Officieusement, cela s'apparentait plus à une thérapie. Mais, un Capitaine de Starfleet ne pouvait pas se permettre d'être suivi par un psychiatre. Heureusement, grâce au soutien sans faille de son Médecin-Chef, il restait apte au service en toutes circonstances. Lecter ne cessait de lui répéter qu'en réalité, il devait tout contrôler pour trouver son équilibre. Will n'assumait pas franchement son penchant pour la manipulation, mais il avait compris très tôt dans son enfance qu'il faisait ce qu'il voulait des gens avec sa gueule d'ange, son sourire et quelques mots bien choisis. Mais, sa morale lui dictait que c'était une mauvaise chose. Ce qui créait régulièrement des cas de conscience qui provoquaient ce manque de stabilité en lui. Graham aimait commander, maîtriser, dominer, peut-être un peu trop, et préférait croire qu'il était altruiste et faisait passer les autres avant lui. Une tentative d'autopersuasion qui amusait intérieurement le docteur, qui observait son patient lâcher un peu plus de lestes à chaque séance.

Ils arrivèrent à proximité de la Terre à 18 heures, heure de San Francisco, et Will, qui se trouvait dans sa chambre, fut confronté à un dilemme quand on l'en informa. Ils n'étaient pas attendus avant le lendemain matin et le Capitaine hésitait. Devait-il autoriser ses hommes à passer la soirée au sol, au risque de prendre du retard, ou que certains, poussés par la frustration de ne pas rester aussi longtemps que prévu, abusent de la boisson et ne soient pas opérationnels ? Ou, au contraire, les consigner dans leurs quartiers, alors que pour beaucoup d'entre eux, leurs familles se trouvaient à quelques kilomètres sous leurs pieds ?

Will désirait plus que tout éviter les conflits, mais également prendre la meilleure décision. Et comme à chaque fois qu'il tergiversait, il alla consulter Hannibal. Le Lituanien était amateur de bonnes choses, en particulier le vin. Il possédait quelques grands crus, principalement français, mais aussi quelques équivalents extraterrestres récoltés au fil de leurs voyages, qu'il avait fait monter à bord dans la plus grande discrétion. Graham fermait volontiers les yeux sur cette lubie, car l'homme ne buvait jamais en service. Les bouteilles n'étaient réservées qu'aux conversations tardives et aux fins de journées difficiles.

Comme guidé par une intuition, le médecin semblait l'attendre, quand le Capitaine pénétra dans l'infirmerie. Pour une fois, les lieux étaient plutôt calmes, et un verre déjà rempli paraissait se languir que Will le prenne dans sa main, sur le bureau de son ami. Alors, il se laissa lourdement tomber sur la chaise en face de celle du docteur, en soupirant, et lui fit rapidement part de son problème. Hannibal fit lentement tourner le liquide rouge dans son verre, avant d'en respirer longuement le parfum et d'en savourer une gorgée.

« Es-tu angoissé à l'idée de ne pas contrôler le comportement de ton équipage ? » Demanda-t-il ensuite.

« Il y a une bonne poignée d'Ambassadeurs en bas. Je n'ai pas envie qu'ils aient une mauvaise opinion de nous. »

« Il faut que tu apprennes à faire confiance. Ces personnes mettent leurs vies entre tes mains chaque jour, tu leur dois bien cela. »

« Parles-tu sérieusement ? Alors que tu n'as confiance qu'en toi-même et que je suis probablement celui qui te connaît le mieux dans tout ce foutu univers ? »

« Fais ce que je dis, pas ce que je fais. Tu ne peux pas diriger un vaisseau si tu ne crois pas en tes hommes, Will. Je sais que tout ceci est encore relativement récent, que nous venons à peine de terminer notre deuxième mission ensemble, mais tout le monde semble avoir pris ses marques et fonctionner dans une certaine harmonie. Frederick règne en maître sur l'ingénierie et tu sais qu'il ne laissera rien au hasard, Jack saura gérer n'importe quelle crise et le Commander Katz assurera toujours tes arrières et ne te laissera jamais déraper, en plus de parfaitement manager ses subordonnés dans les laboratoires. Tu disposes d'une équipe très efficace. »

Évidemment, puisqu'il lui en avait recommandé les deux tiers. En effet, si Will avait lui-même recruté Beverly qu'il connaissait depuis l'Académie, son Ingénieur en Chef et son Chef de la Sécurité lui venait d'Hannibal. Les deux hommes, quoiqu'extrêmement différents, faisaient tous deux partie des connaissances du médecin et des meilleurs officiers de la flotte. À l'heure où tout le monde rêvait de servir sur l'Enterprise, ils avaient accepté de le suivre lui. Alors, Will se faisait un devoir de rendre toutes leurs missions les plus intéressantes possible.

« Il faut que tu communiques et que tu délègues. Crawford et Pazzi se chargeront très bien de la descente de l'équipage au sol et s'assureront que tout le monde soit bien présent demain matin. Tu as besoin de te détendre et de te recentrer sur toi-même pour affronter cette mission qui, je le sais, t'angoisse profondément. »

« Je suis juste agacé que Starfleet ne nous confie pas de rôles plus importants. »

« Dans la conjoncture actuelle, cette mission est primordiale. Nous allons transporter des personnes faisant partie des plus influentes de la galaxie, pour qu'ils puissent statuer sur l'avenir d'une espèce qui a pratiquement été décimée par un fou. Et certains de ces représentants viennent de planètes qui n'ont pas toujours été en accord avec la Fédération, ou n'en font même pas officiellement partie, en particulier les Klingons avec qui nous maintenons maladroitement une paix fragile qui risque de basculer à tout instant. Tu vas devoir veiller à ce qu'ils ne s'ennuient pas et ne s'entretuent pas, leur faire visiter les vaisseaux, manger avec eux, accepter qu'ils te regardent travailler et qu'ils critiquent, ouvertement ou non, tes méthodes, tout ceci ne sera certainement pas palpitant, mais épuisant, et nous ne pouvons pas permettre qu'ils remarquent ton petit problème. »

Will ricana ironiquement.

« Mon petit problème, » répéta-t-il de manière sarcastique. « Ne t'inquiète pas, je n'ai pas oublié ce que tu risques si l'on découvre que tu as dissimulé l'état de santé défaillant de ton Capitaine. »

« Tu n'es pas défaillant, Will. Ton cerveau fonctionne simplement d'une façon différente. Et je déplore que ce type de caractéristiques soit accepté comme allant de soi, quand elles viennent d'autres espèces, mais pas chez un humain. Je regrette qu'à notre époque, la psychiatrie considère toujours qu'il y a une normalité à atteindre, même si les pathologies mentales sont beaucoup mieux diagnostiquées et prises en charge. Tu n'es ni incompétent ni dangereux, simplement sujet à des migraines particulièrement violentes. Mais nous pouvons gérer cela, comme nous l'avons toujours fait. »

Ce « nous » encore, pensa Will. Hannibal lécha distraitement ses lèvres et l'incident de la veille à la piscine lui revint en mémoire. Il rougit légèrement et détourna le regard, mais pas assez vite pour ne pas voir un sourire en coin se dessiner sur les lèvres fines de son Médecin-Chef, comme s'il savait parfaitement à quoi il pensait. Parfois, Graham se sentait désarmé face à l'esprit insondable de Lecter.

« J'ai juste envie que tout ceci se termine rapidement et sans encombre. »

« Je serai là pour t'épauler, ainsi que le Commander Katz. Laisse tes officiers supérieurs prendre le relais de temps à autre, le protocole l'autorise, donc profites-en. Sans compter que l'Enseigne Margot peut très bien s'occuper de son frère. »

« Ce type me donne la chair de poule. Comment ces deux-là peuvent-ils avoir les mêmes parents ? Ça me dépasse. »

« Les hasards de la génétique… » Commenta vaguement le docteur. « Et un passé commun parsemé de souffrance. »

La réflexion laissa Will pensif, plongé dans ses propres souvenirs. Il portait lui aussi un certain poids sur ses épaules. Sa mère était morte en couche, son père l'avait élevé sur les routes, toujours en mouvement, toujours le petit nouveau en classe, le dernier arrivé en ville. Il avait rapidement souhaité s'émanciper et trouvé en Starfleet une stabilité et un but, alors que rien ne le prédestinait à l'espace. Il songea ensuite à l'enfance de son ami, qui restait un mystère. Il savait qu'Hannibal avait une sœur décédée très jeune et qu'il se sentait responsable, mais rien d'autre. L'homme n'était pas bavard quand il s'agissait de se livrer. C'était certainement le propre des psychiatres, se dit Will.

Un silence confortable s'étira entre eux, jusqu'à ce qu'Hannibal finisse son verre, alors que Will avait à peine entamé le sien, et pose une question à laquelle Graham n'avait pas encore songé.

« Qu'as-tu prévu ce soir ? »

« Pour ainsi dire, rien. »

« Ne comptes-tu pas profiter de cette soirée que tu accordes pourtant à ton équipage ? »

« Eh bien, tu as dit que je devais me reposer. »

« Il me semble avoir plutôt parlé de se détendre. Ce qui peut très bien se faire autour d'un bon dîner, chez moi. »

Graham réfléchit à la proposition. Il savait que Lecter nourrissait une véritable passion pour la cuisine. Un sacrifice qu'il avait dû faire, pour servir dans Starfleet, car à bord tous les aliments étaient synthétisés par des machines. Il n'était donc pas rare, dès qu'il en avait l'occasion, que l'homme propose de mettre ses talents au service de ses amis les plus proches. Hannibal avait déjà évoqué les banquets qu'il organisait, quand il vivait encore à plein temps sur Terre et qu'il pratiquait la médecine dans un hôpital de San Francisco. Will savait, pour y avoir déjà goûté une fois, que les plats seraient succulents et originaux. À l'image du chef, se dit-il, avant de se gifler mentalement. Penser que le docteur avait quelque chose de succulent était tout à fait inapproprié.

« J'accepte, si nous ne restons que tous les deux. Je n'ai vraiment pas envie de voir du monde ce soir, » dit-il finalement.

« C'est exactement ce que j'avais en tête. Parce que préparer un repas pour plusieurs personnes ne s'improvise pas en une heure, mais aussi, car je voulais profiter de ta compagnie. »

Le Capitaine s'obligea à ne pas suranalyser les paroles de son ami. Il but une gorgée de vin, qui était délicieux, pour cacher que la franchise de Lecter le perturbait, comme souvent.

« Cela me paraît être un bon plan. »

« Dans ce cas, descendons avec la première navette et allons faire rapidement des courses, » conclut Hannibal en se levant. « Je dois repasser par mes quartiers, pour rassembler quelques affaires pour cette nuit. Je te retrouve dans le hangar numéro trois dans quinze minutes. »

Sur ces dernières paroles, il rangea la bouteille de vin et quitta l'infirmerie, en laissant Will figé sur sa chaise, se demandant si le médecin venait de sérieusement suggérer qu'ils passent la nuit chez lui.

Dans le doute, après avoir donné ses ordres à Katz et Crawford, Graham préféra imiter son ami et fit un crochet par sa chambre pour passer une tenue moins formelle et empaqueter les deux ou trois choses dont il aurait besoin, même s'il ne doutait pas que la demeure d'Hannibal serait parfaitement équipée. Avoir ses propres effets sous la main lui donnerait l'impression de contrôle dont il aurait besoin. Car, à dire vrai, il n'avait jamais mis les pieds dans la maison du docteur. Le manque d'occasion, sans doute. Les événements s'étaient enchaînés si rapidement.

Hannibal et Will étaient devenus amis dans un cadre strictement professionnel, avec des limites parfaitement définies. Les moments qu'ils partageaient seuls et détendus restaient inusuels en dehors de leurs activités sportives, et quand cela se produisait, il n'était pas rare qu'ils soient interrompus par une urgence ou des obligations nécessitant la présence de l'un ou de l'autre. En tant qu'officiers les plus importants du vaisseau, ils ne se relâchaient jamais vraiment. Mais, ce soir-là, cette structure sécurisante n'existerait plus. Les lieux seraient méconnus, les barrières imprécises et floues, et les chances d'être dérangé réduites à leur minimum. Will se sentait à la fois en confiance face au médecin, à qui il confiait régulièrement sa santé et sa vie, et anxieux face à l'homme, qu'il ne connaissait pas dans l'intimité. Le Capitaine était tout à fait conscient du penchant manipulateur de Lecter. Cela lui avait pris un certain temps, mais à présent il le voyait tel qu'il était. Il n'était ni tout blanc ni tout noir, mais une palette infinie de couleurs chaudes et froides, de nuances qui s'entremêlaient et se fondaient les une dans les autres, rendant souvent ses intentions imprécises et difficiles à cerner. Toutes ses actions étaient motivées par une curiosité dévorante, quitte à mettre l'éthique de côté au profit de l'esthétique. C'était un être obscur qui aimait diriger dans l'ombre de son Capitaine. Il n'avait pas besoin d'un vaisseau comme l'Enterprise ni d'exercer son influence sur la totalité de la galaxie. Il avait Will, son visage qui inspirait la confiance, ses yeux à qui l'on donnerait le Bon Dieu sans confession, et c'était beaucoup plus efficace.

Le fait que Graham s'en rende compte ne changeait pas vraiment la donne. Car des deux, le Capitaine était sûrement le pire, d'une certaine manière, car plus instable et imprévisible. Mais aucun n'était un enfant de chœur.

Will rejoignit Hannibal, comme prévu, près de la première navette qui les mènerait sur la terre ferme. L'homme avait également quitté son uniforme bleu réglementaire pour une tenue dans des tons sombres qui rehaussait sa prestance naturelle. Lecter était orphelin, adopté par sa tante qui l'avait élevé dans le respect des bonnes manières et du bon goût. Des qualités qu'il avait cultivées et développées au rang d'art de vivre, dénigrant quiconque se montrant vulgaire ou irrespectueux. Il aimait les êtres différents, les cultures diversifiées – une inclinaison indispensable quand on consacrait sa vie à l'exploration spatiale – mais n'admettait pas que l'on déroge à certaines règles de bienséance. Graham l'avait bien vite compris et s'amusait régulièrement à tester la tolérance de son comparse. Mais, quoi qu'il fasse, l'homme ne semblait jamais lui en tenir rigueur. Un mystère que le Capitaine tentait encore d'élucider.

D'un commun accord, après avoir fait un dernier signe à Crawford et Pazzi qui géraient l'embarquement, ils montèrent à bord de l'engin et s'installèrent à l'avant, près d'un hublot. Naturellement, les autres membres d'équipage s'assirent à une distance respectueuse et ils purent discuter librement durant le trajet. La situation était encore confortable pour Will, car les témoins ne manquaient pas. Il dissimula sa nervosité en fixant la Terre qui se rapprochait, alors qu'ils conversaient.

Quand ils débarquèrent, la lumière naturelle du soleil couchant fit monter une bouffée de mélancolie dans la poitrine du Capitaine. Il prit alors conscience à quel point sa planète lui avait manqué. Il respira à plein poumon l'air vibrant d'activité de San Francisco et suivit Hannibal dans les rues de la ville avec enthousiasme, décidé à oublier ses préoccupations pour quelques heures. Il observa avec intérêt le médecin choisir minutieusement ses ingrédients et produits frais dans les différents commerces, mais resta incapable d'en déduire la recette qu'il avait en tête de préparer. Après plusieurs mois de nourriture synthétisée, n'importe quel plat fait maison lui ferait envie de toute manière et il comptait bien manger à sa faim ce soir.

Hannibal apprécia grandement son regard intrigué et son sourire qui s'accentua à mesure qu'il se détendait. Il prit ensuite le temps de choisir un bon vin, en ne tarissant pas d'éloges pour les grands crus qu'il soupesa juste pour le plaisir de les tenir en main. Les vignobles se faisaient rares au 23e siècle. Même s'il n'y connaissait rien, Will trouva la passion dans ses propos contagieuse et eut soudainement hâte de goûter au nectar rouge sang que son ami choisit finalement.

La maison d'Hannibal avait quelque chose d'ancien. Graham n'aurait su dire si cela venait de la décoration visiblement chinée et restaurée qui s'associait d'une drôle de façon au métal et au verre, ou des manières de dandy tout droit sorties d'un autre siècle que le médecin endossa dès qu'il franchit la porte. Le voir ainsi, dépouillé de son habit azur, si humain et tellement lui-même entre ces murs, perturba Will. Il semblait si différent.

« Souhaites-tu être mon sous-chef ? » Demanda-t-il au Capitaine, en posant ses achats sur le long comptoir de la cuisine.

« Je n'ai jamais vraiment appris à cuisiner, » s'excusa Will. « Il vaudrait peut-être mieux que je me contente de te regarder. »

« Ridicule, » commenta Lecter, en lui tendant un tablier identique à celui qu'il venait de nouer autour de sa taille. « Suis mes instructions et tu t'en sortiras très bien. »

Will hésita quelques secondes, mais face au regard insistant, il finit par s'équiper et venir se poster à la droite de son Médecin-Chef.

« Alors, par quoi commençons-nous ? » Le questionna-t-il alors, avec un sourire en coin.

Hannibal lui répondit d'une œillade malicieuse et tria les ingrédients sur le plan de travail, simplement heureux de partager ce moment.