Un bouquet de roses et de lys
Bonjour à tous ! Voici le chapitre 1 en espérant qu'il vous plaise ! Mais avant cela, je voudrais remercier Kawaii Marshmallow, LemonStreet, ShiroNeko Nya, Nono, Rinfantasy, lys0212, Kuroko-SenPaille, NaomiWeaver, Metsi et Marie Morgane pour avoir laissé un petit quelque chose. Je vais vous répondre vite fait ! :
Kawaii Marshmallow : Eh oui, tu as été la première review à éblouir ma journée, merci !
Sinon je suis vraiment contente que mon style d'écriture te plaise, j'ai toujours peur d'en faire trop ou pas assez !
Concernant le personnage de Kuroko, c'est vrai que ça change de le voir ainsi, mais ne t'inquiète pas, tu as juste vu sa personnalité en tant que leader, plus tard, suite à certaines « circonstances » (SPOILS !), il retrouva la personnalité qu'on lui connait tous, enfin bon pas totalement, il a quand même vécu quelque chose de traumatisant.
Quant à Akashi… Bon ben tu jugeras pas toi-même « s'enfuit ».
LemonStreet : Oui, j'ai aussi remarqué les quelques répétitions, mais je vais tâcher de m'améliorer !
Concernant les caractères de Kuroko et Furihata… C'est vrai qu'ils sont OOC mais… "rire démoniaque" on va dire que tout est prévu !
Sinon, concernant la fiction SasoDei dont tu m'as parlé, je ne la connaissais pas et j'irai bien y faire un tour quand j'aurai le temps.
ShiroNeko Nya : Je suis contente que le contexte te plaise et merci de tes encouragements, ta review m'a fait vraiment plaisir ^^ !
Nono : Merci de ta remarque, je l'ai bien prise en compte !
Rinfantasy : Thank you very much !
lys0212 : Merci beaucoup ! Je suis contente que, malgré tes réticences envers Kuroko, tu ais apprécié mon prologue ! Je vais essayer de te faire changer d'avis sur son compte à la fin de ma fiction !
En tout cas, ne t'inquiète pas, il y aura bien d'autres pairings et tu verras très bientôt Kise, Midorima, Aomine et Murasakibara !
Sinon, comme petite anecdote, ton pseudo m'a bien faire rire compte tenu du nom de ma fiction.
Kuroko-SenPaille : Merci à toi aussi ! Ta review m'a fait plaisir en voyant que je ne suis pas la seule qui aime ce genre de AU !
Quant à Akashi… J'ai juste trop peur des réactions qui vont suivre !
NaomiWeaver : Ah ça fait plaisir que le caractère un peu OOC de Kuroko t'ait plu ! Et qualifier mon style d'écriture de pure… C'est plutôt à moi de dire WAW ! Ce que tu m'as dit en quelques ligne m'as motivé au max !
Metsi : Merci beaucoup à toi aussi, ta review est aussi l'une des celles qui m'a vraiment fait plaisir. J'espère que, après tant d'enthousiasme, mon premier chapitre va te plaire !
Sinon je trouve que Kuroko en rebelle ça fait vraiment classe et ça change. J'avais pensé faire du personnage d'Akashi un autre chef rebelle à ses côtés mais suite à certaines idées qui ont suivi je trouve que son rôle en tant que prince hérité, même si cela reste classique, celui qui me semblant le plus intéressant pour ma fiction.
Mais tu sais que cette ressemblance avec Roméo & Juliette m'est aussi venu à l'esprit ? Malheureusement, cela reste néanmoins bien différent, je te laisse le plaisir de le constater par toi-même à l'avenir !
Sinon, oui je regarde bien l'animé « Akagami no Shirayukihime », ce n'est pas l'un de mes préférés mais je pense qu'il vaut quand même le coup qu'on le regarde. Et bien évident, je suis aussi la saison 2 !
Tu me rassures, niveau faute d'orthographes et tout ce qui suit, c'est peut-être la chose qui me stresse le plus ! Je me vois à chaque foi relire au moins 10X le chapitre en entier avant de le poster !
Marie Morgane : C'est vrai que malheureusement, les AU!Royal ne sont pas vraiment répandus, c'est pourtant un des types de fiction que j'affectionne le plus.
Sinon, c'est bien ma première publication, peut être que le fait que je lise énormément m'a aidé à développer mon style d'écriture ? En tout cas, je suis vraiment contente qu'il te plaise, en espérant que ça continue !
Sinon concernant l'animé « Akagami no Shirayukihime » je te précise qu'il n'a rien à voir avec cette fiction, c'est uniquement pour préciser le contexte. En effet, il ne sera pas vraiment « médiéval », certains éléments plus modernes, tel que la présence d'une salle de bain dans le prologue le démontre.
En tout cas, encore merci de ton soutient !
Erizu-sama : Merci beaucoup d'être passé, tu ne sais pas à quel point ça comptait beaucoup pour moi et savoir que ça t'a plus, c'est que du bonheur (surtout que j'aime les longues reviews !).
En voyant comment tu écrivais si bien tes chapitres, j'ai senti comme une pression quand tu m'as promis de la lire ! J'avais si peur que mon style d'écriture te paraisse enfantin ou quelque chose dans ce genre ! C'est bon, je vais bien dormir cette nuit !
Sinon, merci d'avoir remarqué la structure, j'ai beaucoup misé dessus pour le prologue et savoir que ça a eu l'effet escompté, cela me donne envie de faire encore mieux !
Au niveau de la faute d'orthographe que tu m'as cité… J'ai trop honte pour ne pas l'avoir remarqué moi-même !
Et enfin, concernant Akashi, c'est la seule chose sur laquelle je ne peux encore rien dire, je veux laisser le plus de suspense possible pour l'instant pour un meilleur impact !
Et encore merci pour tout !
Vos reviews m'ont vraiment fait plaisir, d'autant plus que je stressais vraiment beaucoup après avoir publié mon prologue mais quand je vois messages d'encouragements mais aussi les 14 Favs et les 21 Follows, je me dis que je pourrais mourir de bonheur !
C'est ma première fiction, c'est donc aussi la première fois que je dévoile mes histoires à quelqu'un. Elles font parties de mon univers, et voir que ça a plus à tellement de gens, c'est juste magnifique. Alors encore merci beaucoup, si je trouve la motivation d'écrire c'est en grande partie grâce à vous. En espérant aussi que vos critiques vont me permettre de m'améliorer par la suite !
Chapitre 1 :
« Les rêves… De frêles prisons qui semblent en apparences si innocentes mais qui, en réalité, cachent la véritable noirceur de notre âme.
A chaque fois qu'il fermait les yeux, ce rêve le hantait, l'emprisonnant dans son passé, comme si une force mystérieuse voulait lui rappeler sans cesse pourquoi il avait survécu cette nuit-là… »
Des cris retentirent soudain dans tout le bâtiment. Ces derniers résonnèrent de façon tellement terrifiantes et désespérés que Kuroko cru, au premier abord, que tout ceci n'était en réalité que le prolongement de son rêve.
Pourtant, force est de constater qu'il était pourtant bel et bien réveillé.
Il mit alors la main sur son arme de prédilection tout en jetant des regards interrogateurs autour de lui.
Etaient-ils attaqués ? La mission avait-t-elle échoué ? Où est Furihata-kun ?
Tant de questions tournaient sans cesse en boucle dans sa tête, formant ainsi autour de son cœur comme un étau qui se refermait doucement autour de ce dernier. L'inquiétude et non la peur lui permit de vite se reprendre, tandis qu'il posa silencieusement son masque en forme de chat contre son visage.
Alors qu'il se releva doucement de la froide table de réunion, ses pieds touchants délicatement le sol, le jeune leader se figea, sentant une présence à proximité de lui : on l'observait, il le savait, il le sentait, et face à ce constat, son sang ne fit qu'un tour.
La petite salle privée où il avait pourtant pour habitude de se rendre, ne lui avait jamais paru aussi froide que maintenant. Tout mouvement, que ce soit celui des rideaux qui bougeaient au grès du vent ou de l'ombre des bougies qui se reflétaient sur les murs, lui parvenait telle une menace mortelle.
Kuroko, tous les sens en alerte, se stoppa immédiatement dans son mouvement, puis, sans perdre une seule seconde, fit glisser délicatement son poignard de son fourreau, faisant ainsi résonner dans la petite salle, un son métallique et glacé.
Le temps sembla s'arrêter, seul le bruit de sa respiration saccadée lui parvenait à ses oreilles.
En effet, les cris provenant du couloir furent, en un instant, tous oubliés. Le jeune assassin s'était pendant longtemps entrainé afin que son ouïe puisse supprimer tout bruit superflu qui pourrait le déconcentrer lors de moments tel que celui-ci.
Quand il remarqua néanmoins que sa respiration devenait de plus en plus bruyante, il essaya tant bien que mal de se calmer : d'ordinaire c'était lui qui attaquait ses ennemis par surprise, pas l'inverse.
Il fit alors ce qu'il avait l'habitude de faire dans ces moments de panique : il inspira un bon coup, ses yeux se glacèrent, ses émotions l'abandonnèrent, puis expira comme si toutes ses craintes quittèrent son corps de même que son souffle. Alors qu'il se sentait désormais vide de toute angoisse, les battements de son cœur maintenant inaudibles, ceci lui confirma une chose : « Phantom » avait pris le relais.
Soudain, une soif de sang lui parvint telle une claque, froide et brutale, manquant de lui faire faire un pas en arrière. Toutefois, cela eut pour mérite immédiat de lui faire réaliser la localisation de sa cible et de s'y concentrer.
C'est alors qu'il l'entendit. Oui, cette respiration, lente et profonde, qui attendait la moindre ouverture, la moindre petite erreur de sa part.
Alors que la situation semblait figée sur place, comme arrêtée dans le temps, Kuroko attendit. Il continuait d'observer l'endroit où son assassin présumé se dissimulait, lui faisant comprendre, au passage, qu'il connaissait désormais sa position : l'avantage avait été rompu.
C'est peut-être parce que lui aussi était arrivé à cette conclusion, que l'homme en question sortit de sa cachette, l'air de rien.
Les yeux de Kuroko se mirent dès lors à examiner de la tête au pied l'individu en face de lui, repérant immédiatement dans sa main gauche, une dague. Cela confirmait bien ses soupçons : il était bel et bien venu l'assassiner…
-Alors, c'est donc toi, le célèbre et redoutable « Phantom » ? Tu es encore plus petit de ce que dises les rumeurs !
Kuroko, s'il était vexé par ce commentaire désobligeant, ne laissa rien transparaitre. De plus, si son activité d'assassin lui avait bien apprit une chose, c'était de ne jamais baisser sa garde en conversation inutile.
-Pourtant, tu es bien digne de ta réputation pour me repérer si facilement. D'habitude, tes hommes ne le comprennent qu'au moment où ils se voient vidés de leur sang.
L'homme commença doucement à marcher dans sa direction et Kuroko ne perdit pas un seul instant pour se mettre en place : le poignard placé en biais comme pour se protéger, les genoux fléchis, le visage inexpressif, prêt à sauter à n'importe quel moment sur sa cible.
Il continua néanmoins de le scruter d'un regard sans vie, glacial.
C'était un homme de très grande taille, des cheveux sombres et une stature tout aussi imposante. Conclusion : sur le plan physique, Kuroko ne faisait, comme presque à chaque fois, pas le poids. La prise qu'il exerçait sur son arme se fit d'autant plus forte.
Alors que l'imposant assassin continuait de débiter des paroles sans importance, ventant toujours plus son talent « spectaculaire » de tueur en série, Kuroko s'interdisa de l'écouter et d'entrer, de ce fait, dans son jeu, et cela même si ce dernier commençait à raconter avec détail comment il avait réussi, avec succès, à tuer une jeune fille innocente seulement avec la force de ses poings.
Première règle du code des assassins : ne jamais laisser ses émotions prendre le dessus, surtout par la colère.
Pourtant, sa concentration fut presque mise à mal quand soudain son adversaire lâcha son arme et que celle-ci tomba au sol. L'homme aperçu alors l'ouverture tant attendu et se jeta sans plus attendre sur Kuroko avec une brutalité sans pareil.
Le bleuté eut tout juste le temps de s'échapper de sa trajectoire, cependant, le petit saut imprévu le fit roulait au sol sur quelques mètres avant de percuter violemment le pied de la vieille table en bois.
Malgré la douleur, Kuroko se releva de suite : c'était connu, tourner le dos à son ennemi revenait tout simplement à se laisser tuer.
-Bon réflexe, déclara son opposant désormais à l'opposé de la salle.
Il devait trouver une solution et vite, il n'avait pas le temps de rester coincé ici.
Son adversaire, de son côté, s'était lui aussi relevé et, afin d'intimider le bleuté, fit craquer ses poings avant de ramasser sa dague au sol pour ensuite se mettre, à son tour, en position d'attaque.
Après un silence qui sembla durer une éternité, l'homme s'élança vers lui avec force. Sans pour autant en être effrayé, le bleuté, d'un geste rapide et précis, lui jeta son masque de « Phantom » au visage, à la plus grande surprise de son asseyant.
Ce dernier, stupéfié par cette attaque inopportune, jura de plus belle mais quand il voulut reporter sa colère sur le plus petit, il ne put constater que le jeune assassin n'était désormais plus devant lui.
Sans plus attendre, Kuroko le frappa de toutes ses forces au niveau de l'estomac. L'homme se plia instantanément en deux, le souffle coupé. Mais, sans lui laisser un temps de répits, Kuroko en profita pour lui jeter son genou à la figure avant de s'éloigner de quelques pas.
Mais rien à y faire, l'homme restait toujours debout malgré le sang qui perlait désormais sur son visage où l'on ne lisait plus que colère et rage.
-Je vais te tuer !, hurla-t-il d'une voix à en donner froid dans le dos.
Mais avant même qu'il put mettre ses paroles à exécution, Kuroko se jeta sous la table, et, d'un mouvement sec et contrôlé, prit appuie sur ses jambes pour se jeter derrière lui, le poignard posé contre sa trachée.
-Au moindre mouvement je te tranche la gorge, c'est clai-
Mais avant qu'il ne put finir sa phrase, une puissante main se raffermit sur son poignet, lui arracha ainsi son arme, puis le fit percuter le mur d'en face.
Sa réception brutale sur le dos chassa l'air de ses poumons dans un bruit étouffé. La douleur fut telle que Kuroko sentit des larmes perlaient au coin de ses yeux. Toutefois, il se retourna instantanément vers son adversaire, ne lui laissant ainsi pas la moindre nouvelle ouverture.
Caché par l'obscurité de la nuit, le bleuté se mordit la lèvre inférieure jusqu'au sang afin d'éviter toute expression pouvant démontrer sa souffrance à l'heure actuelle. Il sentait désormais une douleur lancinante provenir de son épaule gauche et s'il ne s'était pas retenu une seconde plus tôt, il était sûr qu'un cri de douleur se serait alors échappé de sa bouche.
Pourtant, il ne pouvait pas se le permettre, son ennemi ne devait en aucun cas discerner ses faiblesses, qu'elles soient mentales ou physiques.
Ce dernier, justement, ne disait bizarrement plus rien, enfin décidé à en finir avec lui. Rage et envie de tuer se lisaient sur tout son visage et Kuroko en eut presque un mouvement de recul.
-Ton petit jeu a assez duré ! Je vais te buter et offrir ta tête à la famille royale ! rugit l'assassin, sa dague pointant en direction de la tête de notre ombre.
-Je suis bien d'accord, ça fait déjà trop longtemps que ça dure… Je n'ai pas le temps de m'éterniser avec un pseudo-assassin comme toi, répondit-il, ses yeux devenant encore plus froid qu'il l'était encore possible.
Devant une réponse aussi calme et froide et des yeux aussi vides et glacé, l'homme aux cheveux sombres en fut paralysé sur place et c'est à ce moment-là que Kuroko s'élança une nouvelle fois vers lui.
Il sauta sur la table de réunion avec rapidité, puis prit appuie sur cette dernière de son pied droit et sauta au-dessus de l'homme, médusé. Ce dernier n'eut pas le temps de se retourner pour se défendre que le bleuté lui asséna un net et puissant coup au niveau de la nuque.
Et ce ne fut qu'à ce moment-là que l'homme s'effondra enfin au sol. Kuroko, ne le quittant pas des yeux, vérifia que ce dernier ne simulait pas l'évanouissement, et, sans perdre une seule autre seconde, ramassa son arme et son masque au sol pour courir vers la porte de sortie.
Une fois arrivé dans le couloir, le jeune assassin sentit l'odeur familière du sang l'envahir, lui donnant ainsi la nausée. Mais il ne se laissa pas le loisir d'observait plus longtemps ce qu'il se passait autour de lui et se hâta donc vers son bureau de commandement.
Arrivé sur place, Kuroko se réjouit de voir que, pendant son absence, Furihata avait déjà tous pris en main.
Alors qu'il s'approchait, ce dernier le remarqua, d'abord surpris.
-Kuroko-kun ! Mais où étais-tu donc passé ?
-Désolé, j'étais occupé ailleurs. Mais dis-moi plutôt, que s'est-il donc passé ?
Le regard de Furihata s'assombrit.
-On a été attaqué par l'armée royale. Il était environ une centaine, tous armés. Ils sont entrés par l'entrée Sud et nous ont attaqué par surprise. Nous avons subi de lourde perte…
S'il y avait bien une chose dont Kuroko ne voulait pas être habitué, c'était bien d'apprendre la mort de ses hommes. Pourtant, comme on le disait si bien, la mort, en temps de guerre, n'avait rien de personnelle, la faucheuse frappait là où elle l'entendait, de sa faux cruelle, et sans distinction.
- Quand est-t-il de la situation ?
-Tout est désormais sous contrôle, nous avons réussi à décimer le plus gros de leur effectif et le reste s'est enfui dans les bois. Nous avons environ soixante-dix hommes blessés et-
Pendant que Furihata continuait d'expliquer en détail la situation actuelle, les pensées de Kuroko dérivèrent.
Comment… Comment avaient-ils pu savoir que durant cette nuit et uniquement cette nuit, leur base se retrouvait en état de sous-effectif ? Avait-il vu leur soldat partir ? C'est impossible, tout avait été prévu pour que cela ne se produise pas. D'autant plus que le fait qu'ils les aient attaqués par l'entrée Sud de la base prouvait bien qu'ils savaient pertinemment qu'avec leur manque d'effectif c'était désormais leur seul point faible… Ils étaient donc informés non seulement du départ de leurs hommes, mais aussi du plan et de l'organisation de la base…
-Un traite…
Furihata sursauta lorsque Kuroko le coupa dans son monologue.
-Ils n'auraient jamais pu entrer ici sans l'aide d'une tierce personne.
-Ou-Oui, j'ai pensé la même chose, c'est pourquoi j'ai mené mon enquête.
Kuroko arqua un sourcil, Furihata ayant toute son attention.
-Les seules personnes au courant du plan de ce soir sont les lieutenants présents lors de la réunion stratégique et nous-mêmes. Je me suis donc tourné vers la piste des lieutenants et selon un rapport que j'ai reçu à l'instant, le commandant Matsuoka manque à l'appel et aurait disparu en même temps que les troupes ennemis… Je suis désolé…
Kuroko aurait voulu lui rétorquer qu'il n'avait pas à s'excuser, que cela ne lui faisait rien, mais les mots ne parvenaient pas à sa bouche ou sonnaient faux une fois arrivé à ses lèvres.
Il se contenta alors d'hausser les épaules, un sentiment de trahison coincé en travers de la gorge.
Mais Furihata n'était pas dupe, il savait pertinemment que le lieutenant Matsuoka n'avait pas été qu'un simple soldat pour le bleuté. Il avait non seulement été son compagnon d'arme lors de nombreuses batailles, mais aussi celui qui lui avait tout appris : le maniement du poignard, le combat au corps à corps… Si le jeune leader était encore vivant aujourd'hui, c'était grâce à lui. Il pouvait donc dissimuler ce qu'il voulait derrière ses yeux qui semblaient sans vie, ou bien encore derrière son masque, il savait très bien, qu'au fond, il souffrait.
-Quand est-il du front ?, demanda Kuroko comme pour changer de sujet.
-Notre armée se rapproche petit à petit de la capitale. Ils ont réussi à gagner la dernière ville qui se dressait entre nous et notre objectif.
- Et nos troupes à la frontière de Kaijo ?
-De ce côté-ci, tout va bien aussi. Ils ne sont pas au courant de ce qui s'est passé ici, ils doivent donc, en ce moment même, être en train d'attaquer la montagne.
-Je vois…
Encore une fois, tout lui semblait si facile… Mais, l'attaque d'aujourd'hui, quelle était donc son but ? Une offensive suicide ? Un moyen de faire retirer les troupes ?
Plus Kuroko y réfléchissait, plus la situation lui semblait illogique.
Mais que mijote donc la famille royale à la fin ?
Plongé dans ses pensées, il continua de fixer un point invisible dans la pièce, les yeux fatigués. La douleur à son épaule n'avait pas encore complètement disparu et le lançait tandis qu'il sentait comme des brulures aux niveaux des côtes.
En conclusion, d'un point de vue extérieur, Kuroko semblait revenir d'un champ de bataille à lui seul, ce qui n'était pas vraiment éloigné de la réalité. Toutefois, cela titilla le caractère anxieux de son acolyte.
-Kuroko-kun, tu devrais aller te reposer. Je t'appelle dès que j'ai du nouveau, d'accord ?
Le bleuté le fixa alors d'un regard vide, épuisé. Il était le leader, comment pouvait-il se permettre d'aller se coucher alors qu'en ce moment même ses propres hommes souffraient ?
-J'ai bien assez dormi, merci. Je vais plutôt aller voir à l'infirmerie si mon aide est requise.
-D'accord, se résolut-t-il, sachant pertinemment que son leader était quelqu'un d'obstiné et qu'une fois qu'il avait une idée ou une conviction en tête, il ne la lâchait plus.
Le bleuté savait très bien que son bras droit s'inquiétait pour sa santé et que c'était dès lors injuste de sa part de lui répondre de manière aussi sec, de plus qu'il n'avait pas tout à fait tort. C'est vrai qu'il enchaînait depuis quelques semaines les nuits blanches et le combat qu'il venait très récemment de se terminer avec quelques blessures n'avait rien arrangé. Mais, pourtant, il ne pouvait se résoudre à écouter ses conseils.
Il tourna alors les talons vers la veille porte en bois d'un pas décidé, mais avant de pouvoir sortir de la petite pièce, Kuroko se retourna vers son ami.
-Furihata-kun… Je suis content que tu ailles bien…
Mais avant que la personne concernée puisse lui répondre, il ferma derrière lui dans un silencieux grincement la porte en bois.
Aujourd'hui aussi, il avait survécu, et il allait tout faire pour continuer ainsi… Encore et toujours, il continuerait à se battre... Jusqu'au moment où, un jour, il puisse dire la tête haute, qu'il est fier d'être nait dans ce royaume…
Kuroko fut surprit lorsqu'il entra dans l'infirmerie. En effet, cette dernière n'était désormais plus l'havre de paix telle qu'elle était pourtant connue, mais un endroit froid où les cris et les appels à l'aide se faisaient entendre de toute part.
Alors que Kuroko appliquait de l'onguent sur la blessure d'une jeune femme aux cheveux châtains, la porte de l'infirmerie s'ouvrit dans un fracas assourdissant. Les cris cessèrent pour laisser place à un homme, essoufflé, qui semblait avoir couru un marathon à lui seul.
Kuroko se leva alors de sa chaise, souri à la jeune femme aux cheveux courts tout en lui demandant de continuer à appliquer la pommade sur la blessure, puis se dirigea vers son bras droit.
-Furihata-kun, que se passe-t-il ?, demanda-t-il, une once d'inquiétude dans la voix.
Ce dernier, plié en deux et les mains prenant appui sur les genoux, lui fit comprendre d'un geste de la main de patienter le temps de retrouver son souffle.
-Le QG… La montagne… Fini…
Le sang de Kuroko se figea. Il ne perdit pas une seconde de plus, agrippa Furihata par le poignet et le traina à l'abris des oreilles indiscrètes.
Une fois arrivé dans un couloir peu fréquenté, Kuroko se tourna vers le jeune homme, toujours aussi essoufflé.
-Tu as vingt secondes pour retrouver ton souffle avant de tout m'expliquer.
Furihata lui adressa un sourire de remerciement et, une fois remis de sa longue course à travers la base, releva la tête d'un air grave.
-L'attaque contre le QG, à la frontière de Kaijo, vient de se terminer.
Un long silence s'en suivit. Kuroko déglutit silencieusement avant de poser la question fatidique.
-On a réussi ?
-Oui, la mission est un véritable succès. Tout le monde s'est rendu sans faire d'histoire et toutes leurs armes sont désormais à nous. Nous avons gagné.
Si Kuroko avait été quelqu'un de vive et de naïf, il aurait, à cet instant, sauté littéralement de joie. Pourtant, malgré la bonne nouvelle, quelque chose continuait à lui crier de faire attention, que tout le cela était bien trop facile. Comment des hommes armés et entrainés pouvaient-ils déposaient les armes sans la moindre tentative de compromis ?
D'autant plus que, malgré la bonne nouvelle, Furihata continuait de porter cette expression beaucoup trop sérieuse pour l'occasion.
Puis, comme frappé par la foudre, Kuroko demanda :
-Comment ça « on a gagné » ?
-Ils arrivent…
A ces mots, la température de la pièce sembla comme perdre plusieurs degrés. Le bleuté sentit ensuite ses mains devenir subitement moites tandis que les battements de son cœur tapèrent de plus belle et qu'il se mit à avoir des sueurs froides.
-Q-Qui ça ?
Furihata le regarda droit dans les yeux, une lueur d'angoisse clairement visible dans ces derniers, puis déclara d'une voix plus grave que d'ordinaire :
-La famille Royale arrive, Kuroko-kun… Ils renoncent, dit-il d'une voix sans appel.
Et là tout sembla s'arrêter.
Plusieurs jours étaient désormais passés depuis la révélation de la venue de la famille royale.
En se rendant à son bureau, Kuroko ne put qu'entendre les mots « armistice » et « cessez-le feu » dans la bouche de chaque personne qu'il rencontrait en chemin.
L'effervescence de la nouvelle avait été comme une bombe lâchait en plein milieu d'une foule : on avait crié, on avait hurlé, on avait pleuré de joie. Devant tant d'émotion, Kuroko se souvient avoir retenu un sourire.
Peut-être était-il tout simplement paranoïaque… Peut-être bien que finalement la famille royale se retirait pour de bon. Alors pourquoi devait-il toujours voir le mal partout ?
Malgré l'ambiance festive qui avait suivi, un sentiment inconnu continuer de le tirailler, il lui hurlait de ne pas se relâcher, que tout cela était un piège. Pourtant, il ne put exprimer cette intuition à voix haute.
Le lendemain, tout le monde mit la main à la pâte pour tout organiser : les soldats furent rassemblés, les prisonniers de guerres de même, on nettoya les lieux qui étaient encore salis de traces de sang provenant de la précédente et récente attaque...
A ce souvenir, Kuroko sentit un frisson le parcourir. Une fois que l'homme qui avait tenté de l'assassiner fut arrêté, ce dernier avait insisté pour le voir et lorsqu'il le croisa malencontreusement dans un des couloirs menant aux cellules d'emprisonnement, il s'était mis à lui hurler dessus.
Telle une bête sauvage, il lui promit qu'il le retrouverait et que ce jour-là il le tuerait. Il avait rajouté qu'il n'avait pas à s'inquiéter, que si ce n'était pas lui, ça serait quelqu'un d'autre, mais que jamais il ne pourrait sortir de ce cercle infernal, que pour lui, cette guerre ne serait jamais terminée…
Le bleuté essayait tant bien que mal d'effacer de sa mémoire ces mots qui le hantaient désormais. Force est d'avouer qu'il pensait de même : il était peut-être dans la possibilité de mettre fin à un conflit mais qu'en était-il de la guerre qui faisait rage à l'intérieur de lui depuis la mort de ses parents ? Il n'avait désormais plus aucun but, plus aucune raison particulière de continuer à survivre… La justice et non la vengeance l'avait permis d'avancer mais maintenant que tout était sur le point de se clore, qu'allait-il lui rester ?
De plus que, pour ne pas arranger ses affaires, une ambiance, comme électrique, était désormais omniprésente au QG de la résistance. Tout le monde était sur ses gardes, de nombreuses disputes éclatèrent un peu partout : certains parlaient déjà de rentrer chez eux alors que d'autres affirmaient avec conviction que la révolte ne devait pas cesser avant la mort de chaque membre de la famille Akashi.
Quoiqu'il en soit, une autre nouvelle avait complétement prit Kuroko de court et il était à présent préoccupé uniquement par celle-ci à l'heure actuelle : c'était à lui que revenait la mission de s'occuper des pourparlers.
C'était en effet en tant que chef des rebelles qu'il allait devoir se présenter devant la famille royale, les personnes qui, il en était sûr, voulaient sa tête le plus au monde, et cela sans arme afin de pouvoir discuter de la façon dont ils allaient éventuellement mettre un terme à toute cette souffrance.
Mais… Mais s'il échouait ? Si, d'une manière ou d'une autre, il laissait échapper sa colère contre eux, produisant ainsi la continuité de la guerre ? Il ne pourrait alors jamais se le pardonner.
Kuroko aimait agir dans l'ombre et était d'un naturel franc, il savait que jamais il ne pourrait réussir la tâche qu'on lui avait confié, il allait échouer, c'était pourtant une évidence !
Alors que ses pensées divaguaient vers un coin sombre de sa tête, Furihata entra en trombe, tel un ouragan, faisant claquer les portes dans un bruit assourdissant.
-K-Kuroko-kun !
Le leader posa sa plume, le regard ennuyé.
-Furihata-kun, vais-je devoir te rapprendre à ouvrir une porte calmement ?
Ce dernier s'excusa mais ne sembla pas pour autant être sincère.
-Une lettre nous est parvenue à l'instant, elle t'est adressée.
Un silence de plomb retomba subitement dans la petite pièce. Ils savaient, en effet, tous les deux, très bien de qui elle provenait…
Sans un mot de plus, il tandis sa main afin de recevoir l'enveloppe qui contenait, à son dos, la marque du sceau royal, une magnifique rose rouge.
Sans plus attendre, il s'empara de son poignard et l'ouvrit d'un mouvement rapide. Ses yeux défilèrent ensuite rapidement sur l'objet qui avait désormais toute son attention, ses mains se crispant néanmoins sur le délicat papier.
Lorsqu'il eut fini sa lecture, il soupira et tendis la lettre à son compagnon afin qu'à son tour, il puisse la lire.
-Ils arrivent donc demain soir…
Il ne prit pas la peine de lui répondre, il était déjà de nouveau plongé dans ses pensées.
Avec de la chance, tout sera peut-être enfin fini demain… En tout cas, s'il y avait bien une chose dont il était certain, c'était qu'il n'allait pas dormir de la nuit…
Kuroko inspira un bon coup, puis passa la porte de sa chambre. Il se sentait si fatigué, il avait en effet renoncé à s'endormir après que ses premières tentatives aient été interrompu par des cauchemars abominables.
Pourtant, comme tout cauchemar ont naturellement une fin, les nuits aussi devaient savoir laisser leur place aux mâtinés ensoleillées.
Aujourd'hui était donc le grand jour… Le jour où il allait enfin régler toute cette affaire une bonne fois pour toute. Il le devait, il se l'était promis.
Alors qu'il marchait d'un pas silencieux vers son objectif, la grande salle où étaient prévues les négociations, personne ne fit attention à lui, tous les regards étaient désormais tournés vers le cortège royal qui venait de faire son entré sur le territoire des rebelles.
Le bleuté n'avait pas pris la peine de venir huer leur arrivé comme la majorité des personnes présentes, il aurait tous le plaisir de les observer à sa guise lors de leur débat en face à face qui, justement, n'allait plus tarder.
Toute la journée, il avait été encadré par Furihata afin d'être préparé pour ce moment. Il s'était imaginé toutes les discussions possibles, toutes les éventualités que pouvaient entrainer leur discussion mais, à chaque fois, ses réponses lui sonnaient faux à ses oreilles. Chaque compromis lui semblait soit idéalisé, soit invraisemblable.
Les bonnes manières, quant à elles, avaient été survolé au grand bonheur de Kuroko : il se voyait déjà réciter des formules de politesse tout en marchant, un livre posé sur la tête. Sa vision était sûrement stéréotypée et il en était bien conscient mais pour lui qui avait vécu toute sa vie dans un petit village situé sur une colline isolée, tout cela lui était totalement inconnu, tel venu d'un autre monde que le sien. En effet, tous ces préparatifs le faisaient petit à petit sortir de sa bulle de confort et cela le perturbait.
Ses pas lui semblèrent soudain plus bruyants que d'habitude, d'autant plus que ses mains ne cessaient de s'agiter pour un rien. Une boule au ventre commençait notamment à le déranger, lui donnant ainsi constamment envie de vomir, pourtant, malgré ces symptômes, le jeune leader ne pouvait s'empêcher de réciter dans sa tête les quelques paroles de politesse qu'on l'avait obligé de retenir.
Pour l'instant, tout semblait sous contrôle : ses cheveux avaient perdu de leur épies, il était revêtu de ses vêtements les plus présentables et aucun débordement de ses hommes n'avaient été signalé.
Il leur avait, certes, ordonné la veille de ne pas faire de vague aujourd'hui, mais beaucoup de personnes ici avait souffert ou perdu leur famille à cause de ces personnes, c'est pourquoi il n'avait pas empêché ou réprimé les cris de protestations à l'arrivé du carrosse.
Comment pouvait-il leur en vouloir de maudire la famille qui avait, sans aucun scrupule, détruit leur vie et cela seulement pour leur simple et propre profit ? Lui-même avait peur de lâcher une ou deux répliques cyniques lors de leur entrevu.
Il comprenait donc parfaitement que Furihata ait autant insisté pour l'accompagner lors de ces négociations, et cela afin d'empêcher cela. Sa demande lui fut facilement accordé : tout le monde connaissait Kuroko et son célèbre franc parler, d'autant plus qu'il n'avait pas cessé de répéter qu'il n'aimait pas être ainsi mis au-devant de la scène, si vulnérable.
Effectivement, son poignard lui avait été retiré dès l'arrivée du cortège et il ne s'était pas senti aussi impuissant, si fragile, depuis bien longtemps…
Il avait alors exigé que son masque lui soit autorisé. Personne ne sembla comprendre la raison de cette demande : avec son visage impassible, avec ou sans, on ne voyait que très peu la différence.
Pourtant, Kuroko coupa court à toute tentative de dissuasion : avoir son masque serait la seule chose qui le rassurerai s'il devait se retrouver devant ses ennemis. Il voulait que ces derniers le reconnaissent comme l'assassin qui avait réduit à néant leur tyrannie, il voulait qu'ils s'effraient en croisant son regard, qu'ils se questionnent sur ce qu'il cachait derrière, qu'ils voient que c'était lui qui menait la danse désormais et qu'il n'avait plus à obéir à leurs caprices et encore moins sur son territoire.
Après quelques oppositions mineures, cela lui fut finalement, à son tour, accordé et pour la première fois depuis bien longtemps, Kuroko n'avait pas rechigné à mettre son masque en se préparant.
Il avait aussi demandé à se rendre seul à leur lieu de rencontre, il ne voulait plus d'escorte. En effet, depuis leur précédente invasion, sa capacité à faire confiance aux autres avait été mise à mal.
Furihata avait pourtant beaucoup insisté afin qu'on l'accompagne, proposant même ses propres hommes de main, mais le bleuté refusa tout compromis.
Et, suite à cela, il priait désormais dans un coin de sa tête pour que les personnes avec qui il allait devoir négocier, ne soient pas aussi têtu que lui.
Il n'avait pas remarqué qu'il n'était plus qu'à quelques couloirs de son objectif, quand soudain une voix qui lui était totalement inconnu, le coupa net dans ses rêveries.
-On se rencontre enfin, Kuroko Tetsuya.
Ce dernier releva la tête, intrigué. Quelques personnes connaissaient son véritable nom, dont Furihata, mais pas en intégralité.
Puis, le temps perdit alors toute signification.
Devant lui se tenait un jeune homme aux traits bien marqués, qui semblait à peine plus âgé que lui. Il était appuyé contre le mur d'un air détendu, comme s'il était chez lui, un sourire malicieux délicatement peint sur de sensuels lèvres.
Tout chez lui criait la perfection mais surtout la supériorité, en commençant par des vêtements dont Kuroko supposait ne même pas connaitre le nom.
Il semblait notamment plus grand que lui, de quelques centimètres seulement, et se tenait droit, les bras croisés, et semblait l'observer, essayant ainsi de déchiffrer l'énigme qu'il était.
Sa chevelure était d'un rouge somptueux, fascinant.
Kuroko avait entendu dire que toute la famille royale avait pour signe distinctif des cheveux d'un rouge sang, pourtant, il ne pouvait se soustraire à leur avis : ce rouge l'hypnotisait plutôt qu'il l'effrayait. Rien chez lui ne lui évoquait le sang, ils lui rappelaient néanmoins, les pommes qu'il avait pour habitude de manger durant son enfance, ces étés si chauds qu'il chérissait, assit au bord de l'étang, ou encore les fraises sauvages qu'il cueillait en secret et qui, une fois en bouche, lui procurait un délicieux goût sucré.
Kuroko n'avait pas remarqué qu'il avait cessé de respirer caché derrière son masque, et ce ne fut que lorsque des points noirs apparurent dans son champ de vision qu'il reprit doucement son souffle.
Mais c'est quand leurs yeux se rencontrèrent que Kuroko en resta complètement stupéfait : deux iris de couleurs différentes le toisaient. Un, lui aussi d'un rouge flamboyant, et l'autre d'une magnifique couleur dorée.
Aucun doute, il avait désormais devant lui Akashi Sejuro, le fils du roi et le prince hérité de Teiko…
Ce jour-là, le rouge rencontra le bleu, la rose rencontra le lys et c'est à cet instant que leur histoire commença, que leur monde commença à changer, pour le meilleur, comme pour le pire…
Chapitre 1 mit en ligne ! Celui-ci devait être poster, au départ, pour l'anniversaire de Kuroko. J'avais pourtant tout donné pour pouvoir le poster hier, mais j'ai choisi la prudence afin de le relire encore une fois.
J'avais annoncé l'arrivé de Akashi pour ce chapitre et même si on le rencontre uniquement qu'à la fin, cela va devoir être retardé d'encore un chapitre !
Je n'avais, en effet, pas prévu de mettre une scène d'action en début de chapitre et je dois avoir un petit côté maso parce que ce genre de scène est ce que d'ordinaire je cherche à éviter le plus possible. Pourtant, je n'avais pas réussi à m'arrêter une fois commencé !
J'attends donc des avis sur cette dernière pour savoir si, à l'avenir, je pourrai en concevoir d'autre.
Sinon, j'espère que la fin vous a plut ! Le personnage de Akashi sera donc présenté au prochain chapitre et j'ai peur rien que d'y penser ! En tout cas, l'histoire peut enfin commencer et je m'en frotte les mains derrière mon écran !
Sinon, ne vous habituez pas à avoir environ un chapitre par semaine, je suis à la fac et mon emploi du temps a été alourdit récemment…. A moi les cours le samedi dorénavant…. J'ai envie de pleurer….
Mais j'ai bientôt les vacances, même si cela ne reste qu'une toute petite semaine !
Voilà je pense que tout est dit, alors encore merci à tous de votre soutient et au prochain chapitre j'espère !
Tetsuna.
