Un bouquet de roses et de lys

Bonjour à tous ! Le chapitre 2 est enfin posté, avec beaucoup plus de retard que prévu, désolée ! J'ai de plus en plus d'heures de cours et cela m'empêche d'écrire ! Je n'ai désormais plus que le week end pour me mettre à la tâche et 2 jours ne me suffisent apparemment pas…

Quoiqu'il en soit, je suis contente que le chapitre 1 vous ait plu, en espérant que je continue sur cette lancée !
Ce second chapitre est peut-être celui qui m'a donné le plus de mal, il met véritablement le contexte en place et j'espère que ce dernier va vous plaire !

Mais avant que vous puissiez répondre à cette question, je voudrais remercier comme toujours lys0212, Rinfantasy, Kawaii Marshmallow, Kuroko-SenPaille, Erizu-sama, NaomiWeaver, LemonStreet, Marie Morgane, Anaya Naki et Akashi 4, pour avoir laissé un petit quelque chose de leur venue et comme toujours, je tiens à vous répondre :

lys0212 : Si tu commences à aimer Kuroko, je ne peux en être que fière !
Concernant l'hypothèse du plan d'Akashi… Je ne peux toujours rien dire, je te laisse le loisir de le découvrir par toi-même dans les chapitres à venir !
Sinon, je te remercie d'avoir posé la question concernant l'organisation de Teiko, c'est vrai que je ne me suis pas encore expliquée sur le sujet et comme j'ai peur de négliger cet aspect, je vais y répondre tout de suite.
Donc on retrouve ici un grand Empire du nom de Teiko qui, comme tu l'as deviné, regroupe des « comtés » qui portent évidement le nom des écoles du manga. On peut donc y retrouver principalement Kaijou, Shutoku, Tōō, Yosen, et la capitale Rakuzan. Mais attention, Seirin n'y fait pas parti, ce dernier est en effet, tout comme Teiko, un royaume voisin mais qui se trouve au-delà des mers. Voilà, j'espère que tout est plus clair désormais !
Ne t'inquiète pas, la GM apparaît presque en totalité dans deux chapitres si tout se passe bien !
Concernant les couples, non, il n'y aura pas de couples hétéros, car, comme tu l'as si bien dit, « le yaoi c'est la vie ! ». Mais, par pur curiosité, quel(s) couple(s) voudrais-tu y retrouver ?

Rinfantasy : I'm agree with you, Kuroko is just so cool ! I'm really glad that you are liked this scene, it was a real challenge for me!

Kawaii Marshmallow : Je suis tellement contente que la scène de combat t'est plu ! Pour ma part, quand je l'écrivais, j'avais clairement les actions qui se déroulaient dans ma tête mais j'avais peur que cela ne soit pas le cas pour tout le monde !
Concernant Akashi, j'avais presque hésité à ne pas le faire apparaître dans le chapitre en question mais comme j'avais promis son arrivé… Bref, je me suis forcée à écrire encore plus malgré ma fatigue ! Quoiqu'il en soit je ne le regrette pas, ça m'a permis d'y intégrer du suspense même si j'aurai pu être beaucoup plus méchante ! Attention à l'avenir, tu es prévenu !
Et enfin, ton petit « PS : » m'a fait tellement plaisir, tu ne sais pas à quel point ! En tout cas merci beaucoup, c'est grâce au soutien de personne tel que toi que j'arrive à toujours trouver la motivation de me bouger pour écrire !

Kuroko-SenPaille : Merci beaucoup à toi aussi ! Cela me donne envie de refaire à l'avenir des scènes d'actions malgré que ça soit l'un de mes points faibles ! Et comme toujours, tes reviews me motivent, elles aussi, à max !

Erizu-sama : Une fois que tu me l'as dit, j'ai aussi remarqué que dans le chapitre précédent ben… Finalement il ne se passait pas grand-chose !
Mais après tout, je souhaite y aller en douceur, je n'aime pas vraiment les fictions où tout se passe trop vite.
Tes questions sur Akashi vont enfin se répondre dans ce chapitre (pas toutes, mais certaines de tes hypothèses vont, soit d'écrouler complètement, soit seront fondées !) et j'espère que non seulement tu seras surprise mais aussi, et surtout, que cela te plaise !

NaomiWeaver : J'avoue avoir moi-même pensé faire d'Aomine le précédent opposant de Kuroko mais je ne pense pas que la vocation d'assassin soit pour lui : au moment de tuer sa cible, il trouverait un moyen de toujours se faire remarquer notre petit A(h)omine.
Tout le monde ne cesse de me dire la même chose : c'est impossible que la famille royale, et donc par expansion Akashi, jette l'éponge aussi vite ! Enfin, comme toujours, je ne peux rien dire !
Je suis contente que la trahison de Matsuoka t'a touché (j'avais peur qu'elle passe inaperçu et cela ne m'aurai pas vraiment étonnée). Sinon, maintenant que tu le dis, ce personnage aurait pu être Rin de Free ! (Oui oui, moi aussi je connais) mais sur le moment, je ne sais pas pour quelle raison, le nom m'est venu en voyant une image de l'animé « Aoharu X Kikanjuu » (à voir si tu connais pas, c'est vraiment sympa !).
Concernant ta question, oui Kuroko était non seulement masqué, mais il n'avait encore jamais donné son véritable nom. Akashi est juste… Akashi ! Enfin, tout sera bientôt expliqué !
Mais sinon ton idée d'enlèvement d'Akashi était vraiment pas mal ! Ça me donnerait presque des idées à l'avenir "sourire sadique" …

LemonStreet : Surtout, ne met pas ta menace à exécution ! Si tu pouvais lire mes premières fictions, tu en pleurerais du sang tellement c'est atroce ! Donc n'hésite pas à publier ! C'est avant tout grâce aux critiques qu'on me fait mais aussi aux encouragements tels que les tiens que je m'améliore !
Sinon, je tente du mieux que je peux de poster mes chapitres le plus régulièrement possible mais, comme je l'ai dit un peu plus en haut, on m'a rajouté dix heures de cours en plus dans mon emploi du temps, donc il ne me reste plus que le week end pour écrire… En plus, je suis la victime de très nombreux mal de tête qui reviennent régulièrement et cela est assez handicapant pour faire de l'ordinateur ! Heureusement, les médicaments existent mais les vacances aussi !
Mais ne t'inquiète pas, après un mois ou deux normalement, je devrais retrouver un emploi du temps plus ou moins stable, ce qui me permettra alors d'avoir une ou deux après-midis de libre ! En attendant, je ne peux rien donner de précis pour ne pas donner de faux espoir.

Marie Morgane : Eh oui, la rencontre Akashi et Kuroko a été assez rapide, désolée ! Pour me faire pardonner, je suis heureuse de te présenter ce chapitre qui va répondre à quelques-unes de tes demandes !
Sinon, concernant l'arrivée de la GM (bien sûr, Momoi sera aussi présente), cela devra patienter encore un ou deux chapitres normalement !

Anaya Naki : Une nouvelle lectrice ! Merci à toi aussi pour ta review ! Je suis heureuse que mon univers te plaise (et j'espère que ça continuera ainsi !) !
Pour la description d'Akashi, d'habitude, il me faut toujours du temps pour écrire des moments aussi importants, mais lorsque je me suis retrouver à parler de lui, mes doigts ont bougé tout seul et, miraculeusement, le résultat m'a tout de suite plu ! Mais de là à dire que le résultat est digne d'un écrivain… Que du bonheur ! Merci, ça me touche beaucoup !

Akashi 4 : Merci à toi aussi pour ton commentaire ! Je suis contente que tu es autant apprécié la rencontre avec Akashi, j'avais peur qu'elle soit arrivée trop vite mais ta review m'a rassuré !

J'espère que ce chapitre va vous plaire car c'est surement celui qui me fait le plus peur concernant les réactions à venir ! Je remercie encore toutes les personnes qui commencent petit à petit à me suivre, où à m'ajouter dans leur liste de fictions favorites, même sans review, vous contribuez à me motiver ! J'espère qu'un jour j'écrierai quelque chose qui vous choquera/plaira tellement, que vous ne pourrez pas vous empêcher de m'écrire un petit quelque chose !

Voilà, j'ai fait le tour, alors bonne (courage) lecture, et n'hésitez pas à me donner votre avis !


Chapitre 2 :

« D'une simple rencontre, tout peut changer…

D'une simple rencontre peut naitre un désir, mais aussi une destinée. Pourtant, certaines d'entre elles n'auront jamais de cesse de finir en tragédie. C'est bien connu, un lys ne peut pas survivre dans un champ de rose. »


Des gouttes de pluies s'écrasaient doucement sur les grandes fenêtres du couloir tandis que tout n'était plus que silence, accentuant ainsi davantage les bruits de l'averse qui sévissait désormais à l'extérieur. Pourtant, celle-ci n'était rien en comparaison de la tempête émotionnelle que Kuroko essayait tant bien que mal de contenir en lui.

Son ennemi, le fils unique de la famille royale qu'il venait de destituer temporairement de ses fonctions, était désormais en face de lui, le fixant de ses magnifiques yeux hétérochromes, alors que lui se trouvait complètement désarmé et pétrifié sur place.
Le sentiment de vulnérabilité qui ne le quittait pas depuis ce matin s'accentua dès lors, ses mains devenant subitement moites et ses yeux turquoise sans cesse en mouvement à la recherche de quelque chose pour se défendre ou d'une quelconque aide extérieure.

Parmi tous les scénarios qu'il avait prévu durant les quelques jours qui ont précédé cette journée, la possibilité de croiser Akashi Seijuro, sans escorte ni arme, était placée en tête de liste dans la catégorie des « attention, dans cette situation-là, tu risques fortement de mourir ! ».

Alors que de son côté le jeune leader semblait peiné à contenir son affolement, Akashi, lui, continuait de le toiser avec attention.

Cette personne en face de lui était donc « Phantom » … La seule personne ayant eu le courage mais surtout assez de force pour lui tenir tête et le faire sortir de son quotidien ennuyeux.
Pourtant, rien chez lui ne semblait le démontrer : il possédait une frêle silhouette, si fine qu'Akashi supposait qu'un simple coup de vent suffirait à ce qu'il s'envole. De plus, il ne possédait aucune aura, caractéristique pourtant essentielle que possèdent toutes personnes influentes quelles qu'elles soient.
La seule chose qui témoignait de son haut rang était son masque, qu'il reconnut selon les rapports de ses soldats, mais aussi ce teint si blanc, si pale, qui prouvait bien qu'il avait très peu vu le jour ces temps-ci afin de concocter toute sorte de stratégie à son encontre.

Pourtant, quelque chose d'autre en dehors de son physique sembla soudainement attirer son attention.
En effet, si Akashi avait toujours été très bon pour déchiffrer d'un simple coup d'œil la nature et l'essence des personnes sur qui il posait ses yeux, l'énigme qu'était Kuroko Tetsuya restait pourtant hors de sa portée, titillant ainsi non seulement sa curiosité mais aussi une certaine frustration. Cela serait-il le fait de ce jeune homme aux cheveux azures ou seulement les effets engendrés par le port de ce masque en forme de chat ? Il n'existait qu'une seule façon de le savoir…

Un frisson parcourut brusquement Kuroko, le coupant dans ses pensées, lorsque, soudain, le prince entreprit d'avancer d'un pas lent et gracieux dans sa direction.
Par réflexe, le bleuté recula d'un pas, puis de deux, et ainsi de suite jusqu'au moment où il sentit son dos toucher la surface froide d'un mur.

Alors que la panique semblait de plus en plus prendre le pas sur sa raison, il observa la personne qui se tenait désormais à quelques centimètres de lui : son visage continuait d'arborait un sourire espiègle tandis qu'il portait, avec une assurance tranquille et digne de la noblesse, des habits rouges et dorés.
Ses yeux cachaient tant bien que mal une lueur de malice mais, de si près, Kuroko ne pouvait s'empêcher de penser qu'ils étaient encore plus beaux accompagnés de ces pommettes saillantes et de ces longues mèches rebelles qui lui tombaient devant le visage malgré qu'ils étaient tirés en arrière.

Le silence paraissait s'étendre, les minutes semblèrent devenir des heures, voire des jours, et seul les battements frénétiques de son cœur donnaient au jeune assassin la preuve qu'il était encore en vie.

-Tu es plus petit de ce que j'imaginais, déclara brusquement Akashi.

C'était à croire qu'ils s'étaient passés le mot…
Le franc parler de Kuroko voulu alors lui faire remarquer qu'il ne possédait qu'un ou deux centimètres de plus que lui, pourtant, il se retenu juste à temps de prononcer ces quelques mots qui auraient pu s'avérer fatal.

Il s'obligea alors à se calmer, contenant intérieurement, en plus de sa peur, une colère grandissante, pour ensuite prendre une longue inspiration et le regardait droit dans les yeux.

-Puis-je savoir où se trouve votre escorte ? lui demanda-t-il enfin. Je ne pense pas que l'on vous est donné l'autorisation de vous promener ainsi à votre aise sur notre territoire, votre Altesse.

Alors que tout en son interlocuteur lui criait de s'agenouiller devant lui, Kuroko ne baissa pas le regard et soutenu ce dernier.

Devant tant de témérité dont le bleuté faisait preuve à son égard, Akashi arqua un sourcille sans se départir de son sourire.

-Je m'en suis… Séparé, déclara-t-il comme si ce simple fait n'avait pas son importance.

-Séparé ? Avez-vous osé vous attaquer à mes hommes ?

-Disons tous simplement qu'ils semblaient avoir besoins de repos, répondit-il, tout sourire.

Kuroko n'en croyait pas ses oreilles : alors qu'il se trouve en plein territoire ennemi, il avait non seulement "insulté" leur leader (enfin, c'est ainsi que Kuroko le voyait), le prenant de haut et ne respectant ainsi nullement son rang, mais en plus de cela il s'était autorisé lui-même à se séparer des hommes qu'on lui avait attribués.
Pensait-il vraiment être en position de remettre en cause les quelques règles qu'on lui avait imposées en vue de cette réunion ? Etait-il tout simplement fou, ou son titre de "prince" lui était simplement monté à la tête, le berçant ainsi dans la douce illusion que tout lui était permis ?

-De plus que je ne vois pas la tienne non plus, termina-t-il pour clore le débat.


Il avait oublié ce détail…

-Je n'en voyais pas la nécessité, bredouilla-il tout en sentant naitre une moue sous son masque.

Garder ce dernier avait peut-être été la seule bonne décision qu'il avait prise finalement…

-Tout comme moi, ronronna Akashi sans se départir de son parfait sourire.

Sur ces mots, un nouveau silence sembla ensuite s'établir entre eux.
Le bruit de leur respiration semblait s'accentuer au fil des secondes tandis que la tempête continuait de sévir au dehors. Pourtant, les deux jeunes hommes y firent totalement abstraction, la seule chose qui les obnubilait désormais était la personne qui leur faisait face.

Soudain, alors que Kuroko était sur le point de rappeler à son invité que la réunion n'allait désormais plus tarder, ses mains furent en un instant bloquées au-dessus de sa tête, prises en étau par une puissante poigne.
Il voulut hurler, de douleur ou de peur, il ne voyait désormais plus la différence, mais sa fierté l'en empêcha de peu. Il se contenta dès lors de le fixer, droit dans les yeux et le visage inexpressif, afin de ne pas lui montrer une quelconque faiblesse ou de lui offrir la satisfaction de croire qu'il était intimidé.

Il ne fit rien pour tenter de se soustraire de l'emprise que son opposant maintenait sur ses poignets. Bien au contraire, il se contenta uniquement de se répéter à lui-même, tel un mantra, de ne rien faire de stupide qu'il pourrait regretter à l'avenir.
Désormais, la seule chose qui l'empêchait de frapper son invité à un certain endroit stratégique, était la seule pensée des effets que son comportement engendrait. Pas que l'hypothèse que notre jeune prince n'est jamais de progéniture le chagrinait, loin de là, mais il savait pertinemment qu'un royaume était en ce moment même entre ses mains et qu'il n'avait donc pas le droit à la moindre erreur.

Pendant qu'ils continuèrent à se regarder en chiens de faïence, le regard hétérochrome du prince ne quitta pas une seule seconde les yeux turquoise qui lui faisaient fièrement face. Ces derniers étaient peut-être à moitié dissimulé par un masque, mais cela n'empêchait cependant pas la possibilité d'observer le bleu azur qui en ressortait.

-Quelles couleurs magnifiques, murmura-t-il comme pour lui-même. Sais-tu qu'on dit des yeux qu'ils sont la fenêtre de l'âme ?

Kuroko le regardait désormais incrédule, ne comprenant pas vraiment la tournure que prenait la conversation. Et puis, venait-il vraiment de lui faire un compliment ?

-Pourtant, je n'arrive pas à me soustraire à cet avis, continua-t-il. Celui qui a dû décréter ce principe idiot ne devait être qu'un simple d'esprit… Les yeux ne sont qu'un outil pour mieux tromper son adversaire, tout le monde le sait…

Dès lors qu'il eut prononcé ces quelques mots, ses yeux se voilèrent et s'obscurcirent, dissimulant tant bien que mal une profonde tristesse.
Toutefois, tout ceci ne dura qu'une seule et petite seconde, et, une fois le moment passé, le regard du jeune prince redevenu à l'identique de ce qu'il était avant : froid et distant.

-Mais il y a pourtant bien une chose qui, selon mon opinion, ne trompe pas sur la véritable nature d'une personne. Veux-tu que je te le dise ?

Kuroko continuait de le fixer, un peu perdu, se demandant où il voulait en venir exactement.

-C'est le visage, répond-t-il enfin après quelques secondes de silence. Et je me demande bien ce que tu cherches désespérément à dissimuler derrière ce masque…

La panique submergea immédiatement l'assassin à mesure que la seule main libre d'Akashi s'approchait dangereusement, comme au ralentit, de son visage.
Il voulut hurler de le lâcher, de le laisser partir, de ne pas le toucher. Pourtant, comme paralysé, il ne pouvait qu'observer, impuissant, cette main qui enlevait petit à petit son masque, son dernier rempart.

-S-Stop- Arrêt-

Mais le mal était fait. Il pouvait non seulement entendre le bruit de son dernier repère chutait au sol, mais aussi sentir l'air frais du couloir effleurer son visage et le souffle chaud d'Akashi sur sa peau. Kuroko se détesta de ressentir ces émotions mais aussi de paraître aussi faible et incapable de se défendre lui-même afin de se libérer de l'emprise qui l'empêchait de s'enfuir.
Que lui arrivait-il donc à la fin ? Pourquoi n'arrivait-il pas à se défaire de cette situation qui ne faisait que s'aggravait au fil des secondes ?

De son côté, Akashi était stupéfait, et encore, le terme était trop faible pour expliquer les sentiments contradictoires qui le traversaient.
Une fois le masque enlevé, il s'imaginait se retrouver confronté à un jeune homme à l'apparence pas très… attrayante disons. Il s'attendait à, je ne sais pas, une cicatrice qui se dessinerait sur toute la surface de son visage, ou bien encore une immense marque de brulure, preuves des nombreuses et difficiles batailles menées jusqu'à présent. En conclusion, une raison valable de se cacher ainsi du regard des autres.

Pourtant, il avait désormais sous ses yeux le visage le plus magnifique qui lui avait été permis de voir. Il pouvait ainsi observer à sa guise des yeux qui respiraient l'innocence, la pureté, et cela malgré tout ce qu'il avait pu traverser jusqu'à présent. Ceux-ci étaient profonds et insondables tel un océan mais clair et magnifique tel un ciel sans nuage : ils étaient tout simplement sublimes.
Tout ceci était accompagné de délicats traits, d'une petite bouche fine qui ne demandait qu'à être embrassée et de petites joues, adorables, qui titillait l'envie irrésistible de notre prince de les pinçait.

Ses cheveux d'un bleu azure retombait désormais sur ce visage d'ange et une autre et plus forte convoitise le traversa : celle qui le poussa à glisser lentement ses doigts dans ces derniers.
Lui qui avait toujours prôner sa maitrise de lui-même, lui qui ne laissait jamais personne le surprendre, était désormais en train de caresser doucement les cheveux d'un parfait inconnu dont il ne connaissait que les exploits à travers de simple bout de papier. Pourtant, malgré l'absurdité de la situation, ceci lui procura une douce chaleur.

Jamais il ne s'était senti ainsi : il avait l'impression d'être extérieur à lui-même, complètement impuissant, un sentiment qu'il n'avait encore jamais jusqu'à maintenant expérimenté. Il l'avait bien compris, il n'était désormais plus maitre ni de ses propres actions, mais aussi de ses sentiments, et cela l'effraya plus que tout.

Ils restèrent ainsi un long moment, sans bruit, lorsque Kuroko commit la stupide erreur de lever la tête en direction du rouquin, le regard interrogateur. L'espace d'un instant, Akashi sembla réaliser l'étendue de son action et son visage se ferma aussitôt, tout comme ses yeux qui devinrent impénétrables, durs et glacés.

Il le libéra de l'emprise qu'il exerçait sur ses pauvres poignets malmenés et recula de quelques pas, le scrutant cette fois d'un regard calculateur.

-Dis-moi « Phantom », j'aimerai de proposer un accord…

Ce dernier, qui se massait encore les poignets, leva la tête vers son interlocuteur d'un air intrigué. Akashi profita de sa surprise pour agripper son menton et attirer d'autant plus près son visage du sien.

-Et si nous arrêtions de nous mentir ?

-Comment cela ? demanda Kuroko qui essayait de faire attraction à leur proximité toujours plus grandissante.

-Cesse donc de vouloir jouer l'innocent, cela commence sérieusement à m'agacer. Quel est ton prix ? Que recherches-tu en participant à ce semblant de rébellion ? De l'argent ? Une renommée ?

-Mais de quoi me parlez-vous ?

Akashi soupira tout en secouant la tête de gauche à droite, comme si, pourtant, tout cela coulait de source.

-Que veux-tu pour que ton petit groupe « de radicaux » cesse d'importunais les affaires de mon père ?

Kuroko ouvrit la bouche sans savoir toute fois quoi répondre. Tout cela n'était-il qu'un jeu pour lui ? Le sort des habitants de son propre peuple ne comptait donc-t-il pas assez à ses yeux ? Pensait-il vraiment que tout ce qu'il avait entreprit jusqu'à maintenant n'était que le fruit d'un pur caprice ?
La colère qui cherchait si désespérément à conserver en lui commençait, petit à petit, à se dévoiler sur son frêle visage.

-Arrête donc de me regarder ainsi. Je connais très bien les individus de ton genre, jamais personne n'entreprend quelque chose d'aussi dangereux sans avoir de but personnel derrière. Les actions désintéressées ou les grandes causes de la veuve et de l'orphelin n'existent que dans les contes pour enfant et j'ai le regret de t'annoncer que tu as dépassé l'âge d'en lire depuis bien longtemps maintenant, mon cher « Phantom ».

Kuroko sentit ses mains se refermaient sur elle-même, plantant ainsi volontairement ses ongles dans sa paume : seule la douleur qu'il s'infligeait à lui-même semblait désormais pouvoir lui faire garder son calme.

-Désolé, Akashi-sama, mais votre proposition ne m'intéresse pas. Pouvez-vous donc maintenant avoir l'obligeance d'arrêter de me toucher aussi familièrement, mais aussi de me comparer aux hommes que vous avez l'habitude de fréquenter ?

Kuroko, d'un revers de la main, repoussa l'emprise qu'Akashi maintenait sur lui dans le but de prendre le plus rapidement possible ses distances.

-Si vous voulez bien, un véritable accord doit avoir lieu d'en moins de quelques minutes et-

Mais avant même que Kuroko n'ai pu le dépasser de quelques pas, Akashi l'agrippa par derrière et plaça sa bouche tout près de son oreille droite.

-Si l'argent ne t'intéresse pas, je veux bien concéder à passer une nuit avec toi, chuchota le jeune prince d'une voix sensuelle.

Et ce fut la remarque de trop.

Kuroko était quelqu'un de calme et de posé, et beaucoup de personne l'admirait pour cela. Pourtant, lorsqu'on se mettait en travers de la cause qui avait susciter tant d'efforts et de sacrifices auprès de ses hommes et de lui-même, il ne pouvait s'empêcher de perdre son sang-froid. Très peu de personne l'avait vu s'énerver, ou alors elles n'étaient tous simplement plus de ce monde pour en témoigner.

Sans perdre un instant de plus, Kuroko se tourna vers Akashi et, sans lui laisser une seule chance de comprendre ce qu'il lui réservait, le gifla violement dans un bruit sec qui sembla raisonner dans tout le couloir. La tête de la pauvre victime suivit le mouvement et, une fois le choque passé, posa délicatement sa main sur la trace rouge qui commençait à se dessiner.

-La prochaine fois que tu tenteras de me proposer un autre de tes plans douteux, je te préviens Akashi-sama, je ne me retiendrais pas. Ce que j'ai bâti pendant des années avec mes hommes, ce pourquoi nous nous sommes battus jusqu'ici, n'est pas un jeu avec lequel tu peux jouer à ta guise, lui lança-t-il tout en lui jetant un regard assassin.

Et sans un mot de plus, le bleuté tourna les talons en direction de la salle de réunion.

Alors que de l'extérieur, Kuroko marchait d'une allure fière et sûr de lui, à l'intérieur, il se maudissait silencieusement et à maintes reprises.
Il avait osé… Non seulement il avait violé les principes qui lui tenait tellement à cœur, la politesse, mais en plus il avait frappé le fils de la personne avec qui il allait tenter de négocier la vie de plusieurs milliers de personne.
Il avait eu raison de s'inquiétait les jours précédents, tout cela commençait déjà très mal et il y avait très peu de chance à présent que cela s'arrange par la suite : si Akashi racontait à quiconque son comportement, il n'y aurait tout simplement aucune négociation et la guerre civile perdurerait. Et, justement, il devait absolument tout faire pour éviter cela…

Kuroko ramassa son masque au sol d'un geste lent et silencieux, cependant, après l'avoir observé quelques secondes, il ne le replaça pas sur son visage.
C'est vrai que l'effet de surprise escompté ne faisait désormais plus parti de ses atouts, mais les véritables raisons qui le poussèrent à agir de la sorte étaient qu'il en avait tout simplement assez de se cacher. Il allait maintenant régler cette histoire pour de bon et cela non pas en tant que « Phantom », l'assassin invisible, mais en tant que Kuroko Tetsuya, le chef des rebelles.

Alors qu'au fur et à mesure des secondes le bleuté commençait à le distancer, Akashi, de son côté, n'avait toujours pas bougé, sa main encore posée sur sa joue en feu.
Oui, pour être surpris, on peut dire qu'il l'était et il n'allait certainement pas se le cacher au vu de la situation : jamais personne n'avait osé posé la main sur lui.
Bien entendu, on avait déjà tenté de mettre fin à sa vie à de nombreuses reprises mais jamais, au grand jamais, il n'avait eu à subir une quelconque blessure. En tout cas, jusqu'à aujourd'hui.
Et pourtant, au lieu de ressentir la colère qui le caractérisait si bien, ou encore l'humiliation de s'être ainsi fait frapper sans avoir eu l'occasion de se défendre, il se mit à sourire.
Le très célèbre « Phantom » avait réussi à le surprendre, lui, Akashi Seijuro et tout cela commençait simplement à devenir…

-Intéressant, déclara-t-il avant de suivre les pas de la personne qui le devançait désormais.


Quand Kuroko arriva enfin à l'entrée de la salle de réunion, Furihata se jeta littéralement sur lui, le bombardant de question. Et cela n'avait en rien arrangé ses affaires lorsque, juste derrière lui, la présence de Akashi Seijuro se fit remarquer.
Le brun se tut de suite et sembla dès lors se raidir sur place : il aurait en effet tout donner pour ne pas être en cet instant sous les yeux vairons de cet homme.

-Où est son escorte ? chuchota-il à l'oreille de son ami

Kuroko soupira. Si seulement il pouvait être loin d'ici lui aussi…

-Ils se reposent à ce qu'il parait.

-S-Se r-reposent ?!

Kuroko hocha de la tête, tout en lui faisant comprendre que, à lui aussi, la situation lui échappait. Ils avaient tout simplement sous-estimé l'arrogance ou bien la témérité de la famille royale.

-Mais il ne t'a rien fait j'espère ?

Le plus petit hésita : il voulait lui raconter la vérité mais, s'il priait déjà intérieurement qu'Akashi ne dise rien sur son petit manquement à la règle, il devait d'abord commencer à en faire de même.

-Non, rien qui devrait t'inquiéter.

Pourtant, il n'échappa pas à son bras droit d'observer le sourire de moins en moins innocent qui se dessinait sur les lèvres du successeur au trône.
Il fit néanmoins abstraction de ce détail pour l'instant et se retourna vers son leader.

-Ne perdons pas une seconde de plus. Le roi t'attend…

Kuroko avala alors difficilement sa salive.
Cependant, il remarqua avec surprise qu'après cette petite altercation avec Akashi, il avait réussi non seulement à dissiper ses peurs et ses doutes, mais aussi à obtenir l'énergie nécessaire pour se confronter, la tête haute, au roi de Teiko.
Il avait certainement déjà tout perdu, il en était conscient, mais cela le rassura d'une certaine manière de penser que désormais la situation ne pouvait pas être pire. Ironique n'est-ce pas ?

Lorsqu'il soupira une dernière fois, ce fut le moyen pour lui de mettre de côté tout cela, mais aussi de se vider l'esprit.

-Finissons-en une bonne fois pour toute, Furihata-kun…

Ce dernier lui sourit et frappa dans sa main, geste qu'ils avaient pris l'habitude de faire lors de décisions ou d'actes importants, avant de le laisser pénétrer dans la grande salle qui s'ouvrait derrière lui.

Il laissa ensuite naturellement entrer à sa suite le jeune prince, ce dernier semblant patienter derrière lui. Il n'osa pourtant pas se retourner, de peur de se retrouver confronter à ces yeux qui ne lui inspirait, en ce moment même, que la crainte.
Pourtant, au moment de passer devant lui, Akashi s'arrêta sans prévenir et se mit à le fixer d'un regard indéchiffrable.

Furihata, d'un mouvement rapide, se tenu alors immédiatement droit, tel un piquet, et évita le plus possible de croiser à nouveau ces yeux vairons qui essayaient tant bien que mal de déchiffrer ses pensées. Cela ne dura qu'un court instant, mais quand Akashi dédaigna enfin regarder ailleurs qu'en sa direction afin de reprendre sa course, il se retenu de peu de pousser un long soupir de soulagement. Le faisait-il exprès de le décontenancer ainsi ?

Quoiqu'il en soit, il jeta un dernier coup d'œil autour de lui afin de s'assurer que personne ne risquerait de les déranger, puis ferma derrière lui la grande porte en bois dans un grincement à en donner froid dans le dos.
Il se souhaita une dernière fois bonne chance à lui-même avant de se retourner et de suivre son compagnon qui l'attendait pour la dernière ligne droite.
Si seulement tout pouvait bien se passer, tout pourrait enfin rentrer dans l'ordre…


Lorsque Kuroko entra dans la grande salle, la température sembla de suite perdre quelques degrés : debout, devant lui, ce tenait dans toute sa splendeur et sa supériorité Masaomi Akashi, quatorzième roi de Teiko à ce jour.
Le bleuté ne l'avait encore jamais vu d'aussi près, ne s'en tenant qu'au photo publié dans la presse, et le moindre que l'on puisse dire c'est qu'il était intimidé. Un simple regard de sa part lui donner envie de tomber à genoux et de le supplier de l'épargner.
Il savait désormais de qui Akashi tenait son aura si imposante et cela à son plus grand malheur. Déjà qu'un seul membre de la famille royale lui faisait perdre son calme, donc si maintenant ils étaient deux… Il n'avait plus qu'à compter sur Furihata pour l'empêcher de commettre tout nouveau débordement à la règle.

Alors que notre jeune bleuté restait paralysé sur place, son bras droit, ayant détecter son angoisse, lui vint en aide en lui donnant une petite tape sur l'épaule.

- Ne t'inquiète pas, Kuroko-kun. Akashi-sama ne prendra pas le risque de t'attaquer ici. La violence et les armes sont proscrites durant cette réunion, l'aurais-tu oublié ?

Il aurait tellement voulu croire sur parole son ami, mais il savait très bien que ces obligations n'étaient qu'une façade. N'avait-il pas lui-même, personnage pourtant important de cette réunion, enfreint un beau nombre de ces principes avant même que les négociations aient pu commencer ?

Néanmoins, il s'avança d'un pas qui se voulait assuré vers le roi qui ne dédaignait toujours pas le regarder.

-Akashi-sama..., le salua-t-il tout en se prosternant de manière respectueuse.

Pourtant, ce dernier continua de l'ignorer. Etait-ce sa faible présence qui le rendait invisible à ses yeux ou le fait qu'Akashi soit aussi imbu de lui-même était aussi une des choses que son cher paternel lui avait transmise ?

-Père, veuillez s'il vous plait répondre à notre hôte qu'on en finisse, coupa court Akashi qui avait très bien perçu les agissements de son père.

Kuroko se retenu avec difficulté de rouler des yeux : comme si les recevoir n'étais pas pour eux aussi une corvée.
Pourtant, grâce à l'intervention de son fils, la voix sans appel du roi se fit entendre pour la première fois dans la salle.

-Vous avez commis l'affront de me faire attendre…, déclara-t-il sans toutefois dédaigner regarder son interlocuteur.

Alors que Furihata commençait déjà à battre des bras pour justifier le retard de son ami, ce dernier s'avança.

-Et si la situation l'aurait requise, je n'aurai pas hésité une seule autre seconde à vous faire patienter plus longtemps. Ici, vous n'êtes pas dans votre beau château, votre Altesse, et je ne fais nullement parti des personnes qui vous ont prêter allégeance.

Enfin, le souverain concéda un regard au jeune homme qui se tenait si droitement et fièrement devant lui.

-Je vous prierez donc de bien vouloir vous asseoir qu'on puisse discuter du sujet qui nous a tous réunis ici, décréta enfin Kuroko.

Pourtant, il n'en fut rien : Masaomi Akashi restait à sa place, foudroyant de son plus effrayant regard le bleuté.

-Je n'ai pas à recevoir d'ordre d'une personne choisie au hasard dans la foule pour s'élever contre ma politique.

-Je n'aurais pas eu à intervenir si votre "politique" n'avait pas tourné en tyrannie.

Alors que la conversation prenait déjà une tournure des plus menaçante et que Furihata était à deux doigts de tomber dans les pommes, Akashi souriait. Oui, comme s'il était extérieur à tout cela, comme si tout ceci ne le concernait pas le moindre du monde et qu'il pouvait, de ce fait, profiter du spectacle.
Il n'avait encore jamais vu quelqu'un s'opposer ainsi, de façon si directe et si conséquente, à son père. Il ne savait pas si tout cela allait se finir tel qu'il l'envisageait, et le contraire l'étonnerai, mais il ne regrettait déjà plus le long voyage qu'il avait dû endurer au côté de son paternel.

Pourtant, malgré le fait que le voir ainsi se faire blâmer lui procura secrètement un certain plaisir, il ne pouvait pas prendre le risque que son plan échoue, il se devait d'intervenir avant qu'il ne soit trop tard…

-Père, « Phantom », et si, au lieu de vouloir vous entretuer, nous commencions enfin cette réunion ? Plus vite nous finirons, plus vite vous n'aurez plus à vous supporter et à écouter les inepties de l'autre.

Malgré le regard mauvais de la part de son père qui ne présageait rien de bon à venir pour le chemin du retour, ceci permit de couper court à leur altercation, permettant ainsi à chacun de finalement s'assoir tranquillement sur la place qui leur avait été destiné.

C'est alors que tout commença…


A mesure que la réunion avançait, la tension entre les deux rebelles et les deux membres de la famille royale ne faisaient que croitre. Bien évidemment, ils étaient réunis aujourd'hui pour mettre en place un traité de paix, mais ils étaient encore la veille des pires ennemis. Ainsi, seul l'attachement aux règles et à l'étiquette établies empêchait le pourparlers de tourner en bain de sang.
Pourtant, cela ne pouvait durer, un plan devait se mettre en place…


Le moins que l'on puisse dire, c'était que ces négociations étaient très compliquées. En cela, rien d'étonnant, le but de celles-ci n'étant pas de renverser la monarchie ou la famille royale mais de la contrôler.

En effet, le royaume de Teiko, n'ayant encore jamais été gouverné par un autre régime politique que celui caractérisé par le règne d'un seul homme, le roi, et il ne possédait pas encore la force nécessaire pour pouvoir remédier à ceci. Le pays était effectivement trop faible pour pouvoir se relever seul et supporter de si important changement, de plus que l'on pouvait comptait de lourdes pertes dû aux nombreux soulèvements mais aussi à la famine engendrée par la rébellion.
A ceci s'ajoutait une grande crise monétaire qui se propageait toujours plus sur le territoire et, comme si tout cela ne suffisait pas, on notait surtout les dangers de plus en plus imminents provenant des pays frontaliers qui prévoyaient de profiter de cette ambiance de chaos.

Akashi Masaomi était, malheureusement, la seule personne qui connaissait parfaitement les conditions et les besoins du pays, cela était un fait incontestable. Il avait reçu les précieux enseignements de ses prédécesseurs sur toutes les fonctionnalités qui régissait Teiko et jamais il n'avait accordé sa confiance à une tiers personne pour partager ce savoir.
Personne d'autre ne saurait donc relever Teiko aussi rapidement et efficacement que lui.

Kuroko se doutait très bien que le souverain avait dû prévoir ce cas de figure en prévision de ce genre de situation, et il voyait désormais très clairement les motivations qui avait poussé son monarque à agir ainsi : étant la seule personne capable de rétablir le pays le plus vite possible, il n'avait qu'à sagement rester sur son trône doré, tout en aidant son royaume grâce à ses connaissances sans faille. Ainsi, une fois le royaume remit sur pied et le mérite lui revenant dès lors de plein droit, il retrouverait de suite ses fonctions royales en gage de gratitude, le graciant donc de tous ses méfaits passés.
Face à une telle stratégie qui présentait tellement de risque, Kuroko ne pouvait baisser sa garde, la situation ne devait pas être considérée à la légère.

Naturellement, il était désormais hors de question de laisser la famille royale agir selon leurs bons vouloirs. La présence d'un « chaperon » qui surveillerait leurs moindres gestes et qui veillerait dès lors à rendre un compte rendu hebdomadaire de leurs agissements, était désormais nécessaire et obligatoire.
De plus, afin d'éviter tout tentative de corruption, Kuroko et Furihata envisagèrent, de façon unanime, que ce seraient deux de leurs propres hommes de confiance qui y seront envoyés, et ceci selon leur propre choix.

Akashi sembla approuver ce petit désagrément, mais ce ne fut pas totalement le cas pour le plus âgé. En effet, les raisons de son refus étaient que la famille Akashi vénérait depuis des générations maintenant des préceptes qu'on ne pouvait, selon ses dires, remettre en cause.
Et, bien évidemment, le fait qu'une personne ne possédant aucun lien de sang ou d'alliance avec la famille royale puisse donner son avis, lors des conseils des généraux par exemple, était contraire à ces principes.
De plus que cette personne s'aviserait aussi de surveiller et encadrer l'action public et privé de la famille Akashi, et tout ceci était tout simplement inacceptable.

Pourtant, malgré ce refus catégorique de la part de leur roi, Kuroko ne pouvait se permettre de baisser les bras. Il avait peut-être réussi à faire gagner au peuple de nombreux droits, mais tous leurs efforts s'avèreraient dès lors inutiles si la famille royale avait l'intention de perpétuer les mêmes méfaits dix ans plus tard.
En effet, Kuroko était certain que la royauté n'allait pas gentiment se laisser faire, qu'elle allait dans l'ombre, tôt ou tard, reprendre ce qu'elle estimait lui revenir de plein droit, et tous cela lui sera bien facile via le trop plein de pouvoir et de liberté dont elle disposait à l'heure actuelle. Ne disait-on pas : « tout homme qui a du pouvoir est porté à en abuser » ?

Et quand le peuple aura-il encore l'occasion de mettre ainsi la royauté dos au mur ? Evidement plus jamais, le bleuté n'en doutait pas une seule seconde : après cette défaite, plus jamais la seigneurie ne laissera une seule autre occasion à ses habitants de pouvoir se soulever contre elle et, cette fois-ci, elle utilisera tous les moyens à sa disposition afin d'arriver à ses fins…


Après avoir eu confirmation de son bras droit de l'existence des nombreux principes royaux énoncés, Kuroko, d'un air penseur, chercha une solution qui pourrait s'avérer favorable aux deux parties. Bien évidemment, si celle-ci n'était pas trouvée au courant de la soirée, le parti rebelle l'emporterait mais cela ne servirait à rien de contrarier davantage la famille royale si cela devait entrainer à l'avenir une nouvelle guerre civile.

Pourtant, malgré toutes ses efforts, Masaomi Akashi sembla soudain perdre patience.

-Il n'y a pourtant rien à réfléchir, gronda-t-il. Vous voulez donner plus de droits et de liberté au peuple ? Tout ceci vous est accordé volontiers ! Mais il est hors de question je vous dis, que j'accueille au sein de mon palais, un seul de vos rats qui sortirait de cet endroit !

La voix du souverain semblait remplie de rage et devait désormais raisonner au dehors de la petite salle. Pourtant, maintenant si près du bout, Kuroko ne se laissa pas pour autant intimider.

-Je suis désolé mais ceci n'est pas négociable. Si vous teniez réellement à vos règles familiales, il fallait y penser avant de-

Brusquement, une chaise tomba au sol dans un bruit fracassant lorsque le souverain se leva et, dans un accès de violence non contenue, il frappa de son poing la table en bois qui se présentait devant lui.

-Encore une fois, je n'ai pas à recevoir d'ordre de ta part ! Tu n'es qu'un insecte dont je me ferais un plaisir d'écraser une fois tout ceci terminé !

Malgré la menace qui semblait on ne peut plus sérieuse, Kuroko se leva à son tour de sa chaise et foudroya l'homme qui lui faisait face.

-Ceci est donc la preuve que vous n'allez en rien changer vos méthodes. C'est pourquoi notre requête est plus que légitime !

Alors que la conversation semblait une nouvelle fois tourner en rond, Akashi, le fils, se leva lui aussi de sa chaise avec grâce et se tourna vers son interlocuteur principal.

-Voyons Kuroko, n'existe-t-il vraiment pas un autre moyen pour arranger cela ? Sans passer par la menaces et la violence bien sûr.

A partir de ce moment, la vie de Kuroko sembla s'écrouler sous ces yeux. Il pria intérieurement et de toutes ses forces que tout cela ne soit que le résultat de son imagination ou de sa fatigue. Malheureusement, la voix glaciale de son précédant opposant résonna dans la pièce comme une réponse négative à ses prières.

-Kuroko… ? interrompu le plus âgé, pensif.

Et là, le sang du bleuté ne fit alors qu'un tour. Venait-il vraiment, à l'instant, de l'appeler par son nom de famille ?

Le jeune assassin ne répondit rien, la bouche à demi ouverte, tandis que le roi cherchait désespérément à retrouver une tête sur ce nom qui sonnait de façon si familière à ses oreilles.

Il ne comprenait plus ce qu'il se passait, la situation sembla lui échapper totalement.
La salle semblait désormais tournée autour de lui, ses oreilles se mirent à siffler et un poids énorme sembla s'écraser dans sa poitrine, l'empêchant ainsi de convenablement respirer.
Pourtant, quand il croisa enfin le regard soutenu du prince, un frisson le parcouru et le ramena de suite à lui, une seule question désormais en tête : il ne l'avait pas questionné pour savoir où et comment il avait réussi à connaître son identité.

Il n'eut pas le temps de s'interroger davantage sur la question que Masaomi Akashi reprit la parole, comme prit d'une illumination.

-Je comprends enfin pourquoi tu as tant cherché à cacher ton identité maintenant.

-Que voulez-vous dire ? demanda craintivement l'assassin.

-Les Kuroko ne sont que des lâches, une honte au royaume tout entier. Ton père se proclamait révolutionnaire et de ce fait se jetait corps et âme afin d'instaurer une… République, crache-t-il comme si ces mots étaient répugnants en bouche.

Le roi fit le tour de la table d'un pas lent et silencieux jusqu'à enfin arriver en face du jeune adolescent qui, maintenant, gardait sa tête baissée pendant que lui le dominait de toute sa hauteur. Il n'y avait nul doute que l'avantage entre eux avait été rompu, au plus grand plaisir du plus imposant, et ce dernier ne manquait pas de le faire remarquer.

-Ce n'était qu'un pauvre fou, un illuminé. Il en avait juste assez de sa misérable vie de famille et comptait briller en politique alors que son niveau d'étude ne dépassait même pas celui des cochons qu'il peinait à élever pour survivre.

-Je vous interdis de parler de mon père de la sorte, marmonna, comme pour lui-même, Kuroko d'une voix menaçante.

Pourtant, son monologue parvenu aux oreilles de l'adulte.

-J'ai le droit de vie et de mort sur tout ce qui vit dans mon domaine et je ne vais certainement pas faire une exception pour cet homme qui ne méritait que l'échafaud.

Soudain, d'un geste qui se savait désespéré, Kuroko agrippa avec brutalité le col de l'homme qui lui faisait face.

-TAISEZ-VOUS !

Des larmes souhaitaient perler derrière les longs cils du leader, mais il n'en avait que faire. Sa colère, désormais plus forte que tout le reste, eu pour effet que ses cris retentirent de plus belle dans toute la pièce.

-Savez-vous combien il m'est déjà difficile de me tenir devant vous ? Devant la personne qui a orchestré sa mort, savez-vous combien il m'est difficile de ne pas vous tuer tout de suite et maintenant ?

Comme pour mettre sa menace à exécution, Kuroko raffermit sa prise tout en ne lâchant pas des yeux son opposant. Il tentait vainement de chercher chez lui un quelconque indice qui pourrait prouver une once de culpabilité ou du regret, pourtant, seul un regard indifférent et ennuyé lui parvenu.

-A cause de vous j'ai grandis sans parents et sans leur amour… Dans un monde qui ne respirait que la laideur et l'injustice… Je n'étais qu'un enfant lorsque vous m'avez pris ma seule et unique famille ! Savez-vous ce que cela fait ? Lorsque qu'on vous prend la seule raison de vivre que vous possédez ?!

Sa voix semblait comme hystérique et méconnaissable à ses propres oreilles, de plus que sa respiration devenait de plus en plus irrégulière. Pourtant, il ne pouvait lâcher du regard la personne en face de lui, l'implorant des yeux de répondre à sa question.

Le chef de famille, sans paraître gêner par la puissante poigne qui l'entraver, continua de le fixer droit dans les yeux sans la moindre once de pitié.

-Ton père n'était que de la vermine, tout comme ta pauvre mère. Si j'avais su que leur fils suivrait leur chemin, j'aurai ordonné ton exécution, cela m'aurait évité bien des ennuis. J'aurais alors dû te tuer dans ses flammes ce jour-là, il n'y que par le feu qu'on peut faire disparaître la peste apparemment.

Ces mots glaçaient se perdirent dans la grande salle.
Kuroko, se sentant au bord de l'explosion, lâcha finalement le col de son opposant et quitta la salle d'un pas lourd et rapide, sans prendre la peine de jeter un dernier regard aux personnes encore présentes.


Une fois sortie, il frappa de son poing le premier obstacle qui lui tomba sous les yeux. Du sang coulait désormais de ses mains à force de répéter sans cesse ce même mouvement, mais il ne s'en préoccupa pas. S'il ne faisait rien pour se calmer, il allait retourner dans cette salle et le tuer, c'était certain.

Alors qu'il s'apprêtait à frapper une nouvelle fois le pauvre mur en face de lui, une main l'arrêta dans son mouvement et le retenu de peu. Il se retourna pour tomber nez à nez avec Furihata qui l'observait d'un regard inquiet.

-Désolé, j'allais revenir dans quelques minutes…

Son bras droit ne répondit pas, sa main désormais placé sur son épaule, dans un geste qui se voulait réconfortant.

-Et si tu allais te reposer une heure ou deux ? déclara-t-il d'une voix douce. Je me charge de nos deux requins.

-Q-Quoi !? Mais je ne peux pas te laisser t'occuper seul des-

Il n'eut pas le temps de finir sa phrase que Furihata plaça délicatement un doigt sur les lèvres découvertes de son ami.

-Je m'occupe de tout, fais-moi confiance. Ta principale mission désormais est de retrouver ton calme le plus vite possible.

Kuroko hésita. Pouvait-il vraiment laisser en plan les négociations pour aller prendre l'air et se vider l'esprit ? Cela semblait, en effet, la meilleure décision à l'heure actuelle si on regardait l'état de ses mains maintenant en sang. Il avait, sans aucun doute, perdu le contrôle mais de là à quitter ne serait-ce que dix minutes les négociations…

-Furihata-kun, je ne peux vraiment pas-

-Tu sais, en ce moment je suis fou de rage moi aussi, le coupa-t-il dans son élan de protestation.

Kuroko leva les yeux vers lui, étonné.

-Je n'ai jamais connu tes parents mais je sais que si tu venais à commettre un acte de violence dans cette salle, je ne t'en empêcherai pas tout comme je ne t'en tiendrai pas rigueur. Pourtant, nous nous devons de ne jamais penser à nous, surtout dans cette situation. Nos hommes, non, le peuple tout entier de Teiko compte sur nous et nous ne pouvons pas faillir à notre tâche à cause d'un simple coup de tête.

Le bleuté médita les sages paroles de son ami.
Il avait sans aucun doute raison… Dans son état actuel, il ne ferait qu'envenimer les choses et si Akashi avait eu assez de décence pour garder pour lui la brutalité dont il avait fait preuve à son égard, cela ne sera pas de même pour son père.

-Kuroko-kun, il est hors de question de faire impasse sur les conditions que nous avons nous-même imposé. De plus, la situation étant bloqué à l'heure qu'il est, tu as largement le temps d'aller te calmer, je me charge de les occuper en attendant ton retour.

Il lui jeta un dernier coup d'œil hésitant avant de se soumettre à la demande de son ami.

-Une heure maximum, pas plus, grommela enfin le bleuté.

Et leur main droite claqua une nouvelle fois l'une contre l'autre dans un geste identique.


Une demi-heure seulement après sa sortie précipitée des pourparlers, Kuroko n'y tenait désormais plus : il fallait qu'il sorte de sa chambre, qu'il bouge et qu'il y retourne.
Et même si imaginer ne serait-ce qu'une seule seconde le regard amusé de Akashi ou le regard glacial de son père lui donner la nausée, il ne pouvait pas se permettre de rester ainsi sur la touche. En y repensant quelques secondes, il se demandait même de quelle manière encore Furihata avait réussi à le convaincre d'une telle chose.

Comment avait-il pu mettre sur les frêles épaules de son bras droit un fardeau que lui-même avait du mal à porter ? Il le connaissait, il avait complètement confiance en lui et en ses capacités, pourtant sa conscience n'était pas du même avis. Il se devait désormais d'aller le rejoindre.

Alors qu'il attrapa sa veste qui reposait tranquillement sur le dossier de sa chaise de bureau, il crut apercevoir un mouvement inhabituel à travers la fenêtre qui donnait sur la cour.
Intrigué malgré lui, il s'y approcha d'un pas de loup et ce qu'il vit lui glaça le sang : le cortège, avec à son bord les deux Akashi, était désormais sur le point de partir.

Qu'avait-il manqué ? Ou était Furihata ? Que lui avaient-ils fait ? Pourquoi n'avait-il pas été prévenu de leur départ ? Ils avaient pourtant encore quatre heures de marge de manœuvre pour trouver une solution à leur problème !

Sa veste tombant au sol, Kuroko se précipita sans attendre vers la porte qui s'ouvrit avant même qu'il n'est pu atteindre la poignée en cuivre.

Quand il aperçut Furihata pénétrait dans son bureau, la tête baissée, la quasi-totalité de ses craintes s'évapora. Pourtant, une boule lui restait en travers de la gorge tandis que son instinct lui faisait déjà anticiper le pire.
Il poursuivi sa course vers son ami et l'agrippa fermement par les épaules.

-Que s'est-il passé ? Pourquoi sont-ils partis ?

-Tout est terminé Kuroko-kun, déclara l'intéressé qui se passait une main dans les cheveux, manifestement épuisé.

-Terminé ? répliqua-t-il d'une voix qui était à la limite du désespoir.

-Oui. Une fois que je suis retourné dans la salle, le prince m'annonça qu'il venait de trouver une solution à notre problème.

-Une solution ? Rien que ça ?, ironisa-il.

-Oui, une solution, répéta Furihata. Il a décrété qu'afin que nos conditions soient conformes aux traditions royales de leur famille, il ne voyait qu'une seule solution envisageable.

Le brun déglutit bruyamment avant de reprendre d'une voix plus chevrotante :

-L'une des personnes chargé de surveiller la famille royale va devoir se retrouver dans l'obligation de se marier avec lui, le fils unique de la famille, afin qu'elle puisse entrer dans la famille Akashi. Ainsi, on ne violerait plus les coutumes royales.

Kuroko en fut immédiatement bouche bée.
Etait-il sérieux ? Akashi venait-il vraiment de sacrifier son propre avenir, son unique mariage, dans l'intérêt de la rébellion ?
Cela ne pouvait évidemment signifier qu'une seule chose à ses oreilles : c'était un piège.

-Jamais personne ne sera d'accord pour accepter cet arrangement Furihata-kun ! Nous avons toujours été contre ce genre de procédure barbare !

-Je le sais bien ! Mais que voulais-tu faire d'autre ? As-tu seulement la moindre once d'idée qui nous permettrait de régler tout ceci sans conflit ? répliqua-t-il d'une voix rauque.

Un silence pensant tomba sur la salle, confirmant ainsi les dires du châtain.

-Mais qui serait assez fou pour vouloir renoncer à son propre avenir ?, demanda pourtant Kuroko, toujours pas convaincue.

-Il... Il ne nous laisse pas le choix…

-Q-Quoi ?

Depuis l'arrivée de son compagnon dans la pièce, cette dernière n'avait encore jamais paru aussi froide et étroite que maintenant.
Kuroko sentit ses jambes se mettre subitement à trembler et fut alors dans l'obligation de se tenir à quelque chose pour ne pas perdre l'équilibre. La pièce, quant à elle, sembla se refermer toujours plus autour de lui, lui donnant l'étrange impression d'étouffer.

Il attendit que son acolyte ouvre la bouche, comme pendu à ses lèvres, pourtant ce dernier semblait tendu comme jamais et ne semblait pas presser de lui répondre.

-Le prince, reprit finalement Furihata d'une voix qui se voulait maitrisée, par le fait qu'il se voit dans l'obligation de se marier, non pas avec une dame provenant d'une famille noble, mais avec un rebelle qui ne lui rapporterait dès lors rien en termes de terre, a stipulé être dans le droit de choisir lui-même, dans la mesure du raisonnable, son ou sa partenaire.

Et, pour la première fois depuis qu'il est entré dans son bureau, Furihata croisa son regard vide avec celui de son ami.

-Et celui qu'il a choisi, Kuroko, c'est toi.


Mon dieu que ce chapitre était épuisant ! J'espère tout d'abord, que mon retard sera pardonné par un chapitre aussi long ! J'ai travaillé presque une semaine entière dessus et le résultat ne me satisfait malheureusement toujours pas totalement.

J'espère néanmoins que de votre côté il vous a tout de même plu, et j'attends vos réactions avec impatience ! Je sais que beaucoup de personne ne s'attendait pas à un tel retournement de situation mais j'espère que la route qu'emprunte ma fiction va continuer à vous tenir en haleine !

Nan, sincèrement, ce chapitre fut une véritable horreur pour moi. Je dévoile enfin où va se dérouler véritablement l'intrigue et, de ce fait, ma confiance en moi est ébranlée comme jamais ! A chaque fois que j'écrivais, je ne cessais de me répéter « est-ce que cela va plaire ? » et au final beaucoup de paragraphe ont été supprimé sur cet exemple.
Enfin bon, je vais essayer de persévérer sur la voix que j'ai prévue, en espérant que vous allez tous continuer à me suivre derrière !

Dernières questions avant de clore ce chapitre: j'aimerai juste avoir vos avis sur les couples que vous aimeriez retrouver par la suite ou bien si vous avez des hypothèses sur les futures évènements qui vont suivre. Juste par curiosité !
Les personnages de la GM ne vont désormais plus tarder à faire leur apparition et tout peut encore changer !

Sinon, merci comme toujours à tous vos soutiens, et j'attends vraiment cette fois-ci des reviews avec vos impressions, même un simple mot comme « ok » me rassurerai, je vous assure ! Surtout que le prochain chapitre ne s'annonce pas facile à mettre à l'écrit, je vais avoir besoins d'encouragement !

A bientôt !
Tetsuna.