Bonjour,
je vous poste la suite (bien qu'une peu courte mais il n'y a qu'une scène dans ce chapitre).
Bonne lecture et n'hésitez pas à me laisser vos impressions ;)
Merci !
Chapitre 3 – Confrontation avec le Directeur.
- Bonjour Mesdemoiselles, entrez et asseyez-vous. Un bonbon au citron ? leur proposa le Professeur Dumbledore.
Les jumelles se regardèrent en haussant les sourcils. Elles prirent chacune un siège et attendirent que le Professeur Dumbledore reprenne la parole.
- Je constate que Madame Pomfresh vous a bien soigné, vous n'avez pas une seule cicatrice, ce qui relève de la chance quand je repense vos blessures.
Là encore les jumelles ne décrochèrent pas un mot et se contentèrent de fixer le vieux Directeur.
- Je suppose que vous vous doutez du pourquoi je vous ai demandé de venir me voir ? demanda-t-il en les regardant de son regard perçant.
- Comme si vous ne nous l'aviez pas mentionné hier soir... grogna Soledad.
- Et comme si nous ne vous avions pas donné une réponse... compléta Marie.
- Si vous faites référence à l'excuse de « faire un tour pour prendre l'air », sachez que cette explication ne me satisfait pas, répondit calmement mais fermement le Directeur.
- Et bien c'est fort dommage, lâchèrent simultanément les deux sœurs.
- La première semaine de cours ne s'est pas encore achevée que déjà près de la moitié des enseignants est venue me voir pour se plaindre de votre attitude Mesdemoiselles. Monsieur Rusard vous a surpris hors de votre tour après le couvre feu réglementaire et vous lui avez manqué de respect. À peine quelques heures après cet incident, l'une d'entre vous s'est attirée les foudres du Professeur Rogue tandis que l'autre a volontairement fait explosé un chaudron pour quitter le cours sans autorisation. Après cela, vous avez disparu de l'enceinte de Poudlard et êtes revenues sévèrement blessées. En tant que Directeur, j'ai le devoir d'assurer la sécurité de l'ensemble des élèves et pour cela, je dois savoir ce qu'il vous est arrivé.
- Si vous vous inquiétez réellement pour notre santé, alors cela va être vite réglé : nous allons bien, déclara Soledad en prenant ses aises.
- Durant votre disparition, j'ai voulu joindre vos responsables légaux. Or il se trouve que votre dossier scolaire est totalement vide : ni date de naissance, ni adresse, ni noms de tuteurs. Vous n'étiez même pas sur les listes officielles d'inscription. D'où venez-vous ?
- C'est une question intéressante, éluda Marie dans un imperceptible soupir.
- Commençons par une question facile : laquelle d'entre vous s'appelle Marie ?
- Devinez, firent-elles en chœur avec un sourire espiègle.
- Si je m'en tiens à ce que m'ont rapporté mes collègues, Soledad est celle qui s'est le plus fait remarquer à cause de son insolence. J'en déduis donc que vous êtes Soledad, déclara-t-il à la jeune file qui se redressa sur sa chaise.
- Ah oui, vous en êtes sûr et certain ? le défia-t-elle en se penchant vers lui.
Sa sœur l'imita et adopta la même posture afin de déstabiliser le vieux Directeur qui soupira mi-amusé, mi-dubitatif :
- De toute façon, j'ai une chance sur deux d'avoir raison.
- Et vous avez une chance sur deux d'avoir tort, narguèrent-elles.
- Certes, mais il se trouve que mon instinct me trompe rarement. Quel âge avez-vous ?
- Dix ans, répondit immédiatement Marie. Ça se voit, non ? rigola-t-elle.
- Je vais être franc avec vous, j'en ai rencontré des étudiants ces dernières années, mais aucun d'entre eux n'avaient ni votre assurance, ni votre arrogance.
- On va prendre ça comme un compliment alors, fit Soledad en rejetant ses longs cheveux bruns en arrière.
- Qui sont vos parents ?
- Cela nous étonnerait comme vous les connaissiez, tenta à nouveau d'esquiver Marie.
- Où puis-je les contacter ? Le Professeur McGonagall a besoin d'une adresse pour transmettre les informations et les demandes d'autorisations parentales.
- Il nous prend vraiment pour des connes, grommela Marie.
- Ouais, c'est clair, renchérit sa sœur.
À la mention de leurs parents, Albus Dumbledore sentit que les jumelles répugnaient à aborder ce sujet. Leurs visages étaient fermés et leurs regards s'étaient assombris. Le vieil homme tenta de creuser un peu le sujet :
- Vos parents étaient-ils eux-mêmes élèves à Poudlard ?
- Pfff mais c'est quoi cet interrogatoire ? lâcha Marie suivit immédiatement d'un bruit de verre brisé.
- J'essaye tout simplement de comprendre qui vous êtes, répondit le Directeur qui n'avait même pas esquivé un mouvement de surprise ou de colère à la vue d'un de ses fragiles instruments qui venait d'exploser.
- Mais qu'est-ce que vous vous imaginez ? Vous croyez sérieusement que l'on va répondre à toutes vos questions ? Ça ne vous regarde pas ! s'énerva Soledad. Nous ne sommes pas venues dans cette école pour...
Soledad s'interrompit, s'en doute pour chercher le meilleur moyen d'exprimer le fond de sa pensée.
- Pourquoi êtes-vous venues ici alors que vous n'êtes apparemment pas destinées à étudier dans cet établissement ? enchaîna Dumbledore.
- J'allais plutôt répondre quelque chose dans le genre « nous ne sommes pas venues dans cette école pour être interrogées comme si on était coupable de je-ne-sais-pas-quoi ». Mais c'est clair que venir à Poudlard n'était pas l'ambition de ma vie, heureusement d'ailleurs.
- Quelle est-elle alors ?
- De quoi ?
- Quelle est l'ambition de votre vie ?
- Sauver le monde sans se faire tuer, c'est une réponse adaptée tu crois ? railla Soledad.
- Non, puis je ne placerais pas cette réponse dans la case « ambition » mais plutôt dans celle « objectif-à-atteindre-à-tout-prix », pensa sombrement Marie.
- Ah ah ah... toujours le mot pour rire toi !
- Je me demande à laquelle de nous deux cette remarque irait le mieux, taquina Marie.
- Hum... à Marisol ? proposa sa sœur.
- On va dire ça.
Un silence qui aurait pu paraître inconfortable pour une personne témoin de la scène s'était installé entre les trois personnes. Il était de temps en temps brisé par les crépitements de la cheminée ou les bruissements d'aile du phénix de Dumbledore. Ce dernier semblait perdu dans ses réflexions tandis que les jumelles, qui avaient cessé leur discussion silencieuse, avaient l'air de se retenir de partir en claquant la porte. Soledad croisa les yeux bleus du professeur et sentit une sensation désagréable dans son esprit. Elle connaissait bien cette impression. Elle ressentait toujours cette gêne lorsque quelqu'un tentait de pénétrer dans son esprit. Son sang ne fit qu'un tour et elle se leva en renversant sa chaise.
- PUTAIN MAIS J'HALLUCINE, POUR QUI VOUS VOUS PRENEZ POUR ESSAYER DE RENTRER DANS MON ESPRIT !
- Je vous prie de vous rassoir et de vous adressez à moi sur un autre ton jeune fille, répondit posément le Directeur.
- HEY MAIS JE VOUS PARLE SUR LE TON QUI ME PLAIT !
- Comment osez-vous nous demander de vous respecter alors que vous tentez de violer notre intimité ? ajouta Marie, elle aussi très énervée par sa tentative d'intrusion.
- J'admets que ce n'était pas très courtois et civilisé de ma part de lire vos pensées Mesdemoiselles. Cependant, vous ne me facilitez pas la tâche depuis votre arrivée. Je suis stupéfait : comment avez-vous deviné que je me servais de la légimencie ? Et surtout, comment cela se fait-il que vous ayez pu me repousser aussi aisément ? Ce n'est pas à la portée de premières années...
- Parce que ça vous arrive souvent d'avoir ce genre d'occupation malsaine sur vos élèves ? rebondit Soledad outrée.
- La grande majorité d'entre eux n'a pas de comportements suspects comme les vôtres.
- En gros, la fin justifie les moyens, c'est ça votre excuse ?
- Dans ce cas, vous n'aurez rien à nous reprocher si on vous dit qu'effectivement, nous avons quelques petites particularités mais que nous ne vous dévoilerons pas pourquoi.
Sur ce, elles se levèrent et se dirigèrent vers la sortie.
- Cet entretien n'est pas terminé, rasseyez-vous.
- Oh que si il l'est ! rétorquèrent les jeunes filles en tentant d'ouvrir la porte qui était de toute évidence scellée par un sort. Laissez-nous partir.
- Pas tant que je ne me sois pas assuré de vos attentions futures.
Mentalement, Soledad était en train de compter jusqu'à dix en s'imposant de rester suffisamment calme pour ne pas créer un accident. Marie, qui connaissait sa jumelle par cœur, tenta de raisonner le vieux Directeur :
- Rendez-vous à l'évidence : vous n'obtiendrez rien de plus de nous pour l'instant, que cela soit par un discours argumentatif ou par vos tentatives de lire en nous. Tentatives pitoyables d'ailleurs, se retient-elle d'ajouter.
Voyant que l'homme ne cédait pas, Soledad se retourna brusquement et répliqua une chose à laquelle il ne s'attendait vraiment pas :
- Oui, nous sommes plus puissantes que ce que nous laissons paraître et non, nous ne cherchons pas à emprunter le même chemin que ce Tom Elvis Jedusor. Vous voyez ? Nous aussi, on sait cerner les pensées des gens. Sur ce, nous avons cours !
Bien que le Directeur n'ait pas esquissé le moindre geste, la porte s'ouvrit subitement laissant les jumelles sortir d'un pas vif. D'un mouvement de baguette, le Directeur referma la porte et sortit un bassin en pierre sculptée d'une armoire vitrée qu'il fit poser sur son bureau. Il appliqua sa baguette sur sa tempe ce qui eut pour effet de faire apparaitre de petits filaments argentés qu'il laissa choir dans le récipient. La matière semblait se mêler à d'autres filaments déjà présents et formait de temps à autre des images dont une qui ressemblait fortement à la dernière vision que le Directeur avait eu de la sortie théâtrale des sœurs Lopès.
Alors, qu'en avez-vous pensé ? Vous voulez la suite ? ^^
