Bonsoir !
J'ai un petit soucis : je n'arrive pas à trouver de titre pour ce nouveau chapitre.
Est-ce que certains d'entre vous ont une idée ?
Bonne lecture !
Chapitre 7
Marie était allongée sur son lit dans le dortoir des Gryffondors et fixait le plafond d'un regard vide. Elle était perdue dans ses pensées et n'entendit pas la porte s'ouvrir pour laisser passer Hermione. L'élève tressaillit légèrement en remarquant l'occupante silencieuse de la chambre. Celle-ci ne semblait pas avoir remarqué sa présence elle ne semblait pas remarquer grand-chose d'ailleurs. Hermione regarda perplexe la jumelle allongée les yeux ouverts qui ne clignaient pas. Sa respiration était si calme qu'Hermione ne l'a perçu pas. Une vague de panique monta dans l'esprit de la jeune Gryffondor.
- Hey ! Est-ce que ça va ? demanda-t-elle d'une voie inquiète.
Pas de réponse.
- Euh, Marie ? Soledad ? Tu m'entends ? continua Hermione en se rapprochant du lit.
Devant l'absence de réaction, la jeune fille secoua la jumelle qui tourna lentement la tête vers elle, l'air lointain.
- Qu'est-ce qu'il t'arrive ? Tu me fais peur ! Réponds ! Dis quelque chose, supplia-t-elle.
N'arrivant pas à la faire réagir, Hermione se précipita hors du dortoir pour demander de l'aide à un professeur. Sans le mouvement de tête, l'élève aurait pu croire que la jumelle était morte : les yeux grands ouverts, la respiration si faible qu'elle était à peine perceptible, pâle comme la mort. Tous ces éléments poussaient la jeune Gryffondor à craindre le pire. Elle dévala les escaliers de la tour sans prêter attention aux personnes protestantes qu'elle avait bousculées dans sa course effrénée.
- Miss Granger, mais que vous arrive-t-il ! s'exclama le Professeur McGonagall qu'elle avait failli percuter au détour d'un couloir du troisième étage.
- Professeur, c'est... il faut que... tenta d'expliquer Hermione à bout de souffle. Que vous veniez...
- Allons calmez-vous et expliquez-vous.
- Je suis allée dans ma chambre pour chercher un livre et j'ai alors vu l'une des jumelles Lopès allongée sur un lit. Elle ne bouge pas, elle a le regard fixe et ne semble presque pas respirer. Elle n'a réagit ni à mes appels, ni à mes secousses. Elle a juste tourné la tête vers moi mais ne paraissait pas me voir.
- Allez prévenir l'infirmière et dites lui de me rejoindre au dortoir.
- Bien, Professeur.
La Directrice des Gryffondor se précipita vers la tour, se demandant qu'est-ce qu'il se passait encore avec cette élève. Les élèves furent étonnés de voir leur professeur débarquer sans une seule explication dans la Salle Commune et se diriger à vive allure dans l'escalier menant aux dortoirs des filles. Arrivée dans la chambre, elle s'approcha du lit.
- Miss Lopès ? l'appela-t-elle avec une certaine appréhension. Est-ce que vous m'entendez ? Miss Lopès !
Ne voyant pas de changement dans l'état de son élève, l'enseignante fit briller sa baguette devant son regard vide. La jeune fille sembla trouver cela désagréable car elle tourna à nouveau la tête sur le côté. À ce moment-là, la Directrice des Gryffondors ressentit une présence derrière elle et se retourna.
- Qu'est-ce que vous faites là ? grogna Soledad suspicieuse.
- Miss Granger m'a prévenu que votre sœur n'avait pas l'air d'aller bien...
- Et c'est quoi le problème ? coupa la jeune fille en contemplant son double. Ah ouais d'accord, j'ai compris. C'est le côté « dormir les yeux ouverts » qui vous a fait flipper ? railla-t-elle.
- Elle dort ? réussit à articuler Minerva McGonagall.
- Bah oui ! Elle serait inconsciente ou morte, je ne serais pas en train de vous parler, c'est évident non ? soupira Soledad en levant les yeux au plafond, exaspérée par un manque de jugeote de la vieille femme. C'est un trucelfique, rajouta-t-elle devant l'air d'incompréhension du professeur.
- Laquelle d'entre vous était souffrante cet après-midi ? se reprit-elle.
- Marisol, répondit Soledad avec un petit sourire machiavélique.
- Vous m'avez demandé Minerva ? demanda vivement l'infirmière en entrant dans le dortoir.
Soledad laissa échapper un ricanement peu discret et répondit à la place de l'enseignante :
- Fausse alerte ! Il n'y a rien à voir, circulez ! leur dit-elle en leur désignant le chemin de la sortie.
- Miss Lopès ! Veuillez vous adresser à nous sur un autre ton ! fulmina le Professeur McGonagall.
- Quoi ? Je n'ai pas été assez claire ? Je vous ai dit de DEGAGER ! hurla la jeune fille en perdant le contrôle de ses nerfs.
- Mais...
Les deux femmes n'eurent pas le temps de protester davantage. Elles sentirent une force invisible les pousser en arrière les forçant à quitter la pièce. La porte claqua bruyamment derrière elles.
Soledad fut satisfaite de constater que, malgré sa perte de sang-froid, elle avait réussi à se contenir suffisamment pour ne pas les avoir envoyé valser contre le mur.
- Ça n'aurait pas été la première fois, pensa-t-elle.
Elle soupira en regardant sa sœur qui n'avait pas bougé d'un pouce malgré le vacarme. Il fallait qu'elle la réveille pour aller répéter l'acte II de l'épreuve qui aurait bientôt lieu, demain soir en fait si elle s'adaptait à l'échelle du temps d'ici. Soledad s'allongea près du corps de Marie, passa son bras autour de sa taille et caressa ses cheveux bouclés. Sa sœur lui manquait et préférait ne plus être en conflit avec elle lorsqu'elle s'éveillerait. Il y avait une forte probabilité pour que Marie ait la même volonté. Son hypothèse allait vite être vérifiée... la jeune fille émergea doucement de son état léthargique et sourit lorsqu'elle sentit les bras de sa petite sœur.
- Tu m'as manqué...
- Toi aussi...
- Faut y aller, c'est ça ?
- Oui. Pfff pas envie de voir Roméo et sa mère !
- Bizarrement moi non plus.
- Ah bon ? Depuis quand fuis-tu Prestya ?
- Depuis que je lui ai dis de fermer sa gueule à propos d'Aliana, répondit Marie d'un ton dégagé.
À ces mots, Soledad se redressa vivement et dévisagea sa sœur en écarquillant les yeux.
- Tu es sérieuse ?
- Ouais, enfin je ne l'ai pas formulé cash comme ça mais l'idée était là. Elle n'a pas trop apprécié et risque de ne pas être de bonne compagnie pour quelque temps.
- Avec le décalage, il devrait avoir suffisamment de temps écoulé depuis votre accrochage.
- J'espère... moi je n'ai pas oublié en tout cas.
- Ne compte pas sur moi pour te retenir de la frapper. À vrai dire, je peux plutôt te proposer mes services pour la remettre à sa place.
- Ne me tente pas, grogna Marie en se levant et s'étirant comme un chat.
- Avant que j'oublie, la prochaine fois que tu vas dormir, tire les rideaux du lit, ça nous éviterait les désagréments du style « Miss-je-sais-tout panique parce qu'elle t'a cru morte ».
- Oups, j'avais oublié ce détail... tu lui as donné quelle explication ?
- Bah, Granger l'a répété à McGo qui l'a répété à Pomfresh. Résultat, les deux dernières ont débarqué ici et je suis arrivée donc... elles sont reparties.
- « Reparties », répéta lentement Marie soudainement suspicieuse. Tu ne les aurais pas grandement aidées par hasard ?
- Moi ? s'offusqua Soledad pour faire bonne figure.
- Mouais... si ça me revient aux oreilles, je me verrais dans l'obligation de te redonner une énième leçon de civisme.
- Pourquoi ? Tu trouves que mes manières laissent à désirer ? fit sa petite sœur avec une moue adorable.
Sa sœur préféra s'abstenir de répondre, ouvrit le passage et fit signe à sa jumelle de passer en premier. Celle-ci obtempéra et lui saisit la main, l'entrainant ainsi dans le vortex.
Elles arrivèrent dans la même clairière que la dernière fois d'après la position du soleil, Marie estima qu'il devait être dix heures du matin.
- On se donne quoi ? Jusqu'à minuit pour clôturer le show ? lui demanda Soledad.
- Oui, cela me parait raisonnable. De toute façon, on ne peut pas rester plus longtemps après.
- Pourquoi ça ? s'enquit sa petite sœur.
- Il ne nous faut pas omettre les autres missions parallèles où nous avons été affectées avant notre entrée à Poudlard.
- Tu parles ! Ça fait des lustres qu'on surveille ces peuples en question et qu'il ne se passe strictement rien ! De toute façon, nous serions immédiatement averties s'il y avait un problème.
- Imagine que le sortilège d'alerte dysfonctionne. On aura l'air de quoi si l'on retrouve un lieu sous surveillance dévasté ?
- Au pire ? De deux personnes débordées par le surplus d'affectation, railla Soledad. Bref, j'aperçois les Montaigu... Ceux qui optent pour l'attribution des rôles ne sont vraiment pas nets ! maugréa la jeune fille en se dirigeant vers eux.
- Hey Anàrion ! Sonne le rassemblement !
- OUI CHEF ! hurla le jeune homme en mimant un garde-à-vous à la française avant de souffler dans un petit cor.
- Il n'a pourtant jamais été dans l'armée, s'étonna Marie.
- Je pense qu'il a suffisamment été en mission en France pour avoir vu un tas d'émission télé sur des soldats, supposa Soledad en esquissant un sourire.
Anàrion était son plus fidèle ami. Ils s'étaient rencontrés dans l'établissement chargé de leur inculquer un peu de discipline il y a de cela fort longtemps. Des millénaires en fait. Cet homme n'avait jamais connu ses géniteurs mais de toute évidence, il descendait d'un parent elfique car il émanait de lui un charisme hors norme et les années n'avaient pas d'emprise sur son être. Cependant, son anatomie se rapprochait plus à celle d'un humain puisqu'il n'avait pas d'oreilles pointues et clignait des yeux. Le contexte de sa rencontre avec Aliania était inoubliable à ses yeux.
Flash back :
Il était tranquillement en train de rêvasser sur un banc en bois au lieu d'écouter l'elfe qui lui enseignait l'Histoire quand il entendit des cris. Il releva la tête à la fois inquiet et curieux et chercha l'origine du bruit. Les autres jeunes qui l'entouraient avaient l'air eux aussi de se demander ce qu'il se passait. Le Maître les réprimanda et leur ordonna de se concentrer sur leur apprentissage. Dans la cour se déroulait un spectacle pour le moins inhabituel. Deux jeunes elfes maintenaient tant bien que mal une enfant qui tentait de s'enfuir.
- NON ! Vous ne pouvez pas faire cela ! Lâchez-moi, je ne veux pas venir ici ! Vous n'avez pas le droit de nous séparer ! hurla l'enfant en pleine crise de nerfs.
- Sois raisonnable Aliania ! tenta de la calmer l'elfe de droite qui était en réalité Elrohir, le fils du Seigneur Elrond de Fondcombe. Nous faisons cela pour ton bien...
- MENTEUR ! Ce n'est pas vrai ! Vous allez me laisser mourir ici toute seule ! Vous ne pouvez pas nous séparer !
- Ada pense que cet endroit t'aidera à...
- JE M'EN MOQUE ! Tout ce qu'il veut, c'est se débarrasser de moi ! Je vous DETESTE ! Laissez-moi partir ! cria Aliania en se débattant comme si sa vie en dépendait.
- Tu ne resteras pas toute ta vie ici, c'est simplement pour que tu puisses finir ton éducation tout en étant entourée par des personnes extérieures à la famille, expliqua Elladan, le frère jumeau d'Elrohir.
- Je refuse de rester ! Vous êtes des monstres !
- Ne dis pas d'absurdités !
- Pourquoi nous sépare-t-on nous quatre et non vous deux ? leur demanda-t-elle les yeux brillant de larmes.
- Parce que ton comportement inquiète notre père et qu'il pense que séjourner ici quelques temps sera bénéfique pour toi.
- Mais quel comportement ?
- Tu te laisses peu à peu dépérir depuis que ta nana a disparu et cela s'est accentué avec le décès d'Alana.
- Alana n'est PAS morte ! Je sais qu'on PEUT la sauver ! Laissez-moi aller la chercher, je vous en supplie ! les implora-t-elle en se laissant tomber à terre. Elle n'est pas morte, elle n'est pas morte, elle n'est pas morte, répéta-t-elle en une sorte de litanie.
Elle avait encerclé ses jambes avec ses bras, posé sa tête sur ses genoux et se balançait d'avant en arrière tout en répétant que sa sœur n'était pas morte.
Anàrion avait senti son cœur se déchirer devant la détresse de la petite fille. Il ne comprenait pas que quelqu'un veuille confier un être aussi pur et innocent à un autre. Cela le révoltait. Pourquoi faire souffrir cette enfant en la privant de ceux qu'elle aime ? Pour être élevé dans cet endroit, il fallait soit être profondément déviant aux yeux de la société, soit être orphelin sans possibilité d'être recueilli ailleurs. La fillette devait avoir une dizaine d'années. Elle était jeune, beaucoup trop jeune pour venir ici. Les pensionnaires, faute de meilleur terme, était principalement des hommes d'une quinzaine d'années.
L'elfe qui dirigeait la structure s'était approché du trio et les accueillit :
- Bienvenue dans la Cité d'Argent fils et fille du Seigneur d'Imladris. Je suis le Seigneur Lenorièl, responsable de ce fief.
Voyant que l'enfant ne bougea pas devant ces paroles de bienvenue, l'elfe décida d'imposer son autorité d'emblée afin de lui montrer les règles d'obéissance du protocole.
- Veuillez vous relever, une princesse de votre rang n'a rien à faire à même le sol.
À ces mots, Aliania se redressa avec méfiance et déclara d'une voix méprisante :
- Je n'ai rien à faire dans ce fief.
- Votre père m'avait prévenu que vous risquiez de vous montrer réticente à séjourner parmi nous. Aussi m'a-t-il chargé de vous enseigner le protocole des familles royales et de tenter de catalyser vos éclats tout en vous accueillant de la meilleure manière qu'il soit.
- Il n'est pas dans mes intentions de vivre ici, rétorqua-t-elle avec les yeux remplis de défi.
- Je crains que vous n'ayez malheureusement pas le choix Dame Aliania.
- JE REFUSE DE RESTER PRISONNIERE ! hurla-t-elle avant de se précipiter vers la sortir dans l'espoir de s'enfuir.
Un jeune elfe aux cheveux d'or et au regard azuré l'intercepta et lui enserra la taille pour tenter de la maitriser sans lui faire mal. Elle lui ordonna de la lâcher et voyant qu'il n'accédait pas à sa requête se mit à les donner des coups de pieds. L'elfe ne céda pas et lui soufflait des paroles apaisantes durant de longues minutes sous le regard peiné des deux frères jumeaux. Alors qu'Aliania épuisée par le voyage et sa lutte s'affaissait dans les bras de l'inconnu, le Seigneur Lenorièl le présenta. Il s'agissait de son neveu, le jeune Prince Legolas Vertefeuille, fils du roi Thranduil qui régnait sur les Elfes de la Forêt Noire.
Anàrion ne put observer la suite de cette scène car les cinq protagonistes s'étaient trop éloignés pour être à porter de vue et d'oreilles. Depuis le moment qu'il avait aperçu Aliania, le jeune homme s'était fait la promesse de veiller sur elle et de la protéger quoiqu'il arrive. À cet instant, il ne savait pas encore à quel point cette rencontre allait bouleverser sa vie...
Fin du flash-back.
Dans la clairière, la troupe s'était ressemblée autour des jumelles et attendait les instructions. Certaines personnes semblaient guetter les réactions d'Aliania et de Prestya car leurs querelles étaient loin d'être dissimulées au public. Il ne se passait pas une seule répétition en commun sans que le ton ne monte d'un cran ou même qu'une bagarre éclate.
- Serait-ce possible qu'Aliania daigne enfin nous honorer de sa présence ? s'enquit Prestya sur un ton hautain.
- J'entends comme un sifflement désagréable dans mes oreilles, grogna Soledad à voix suffisamment claire pour que tous profitent de sa réponse. Plus sérieusement, tu as mal lu le script : Lady Montaigu ne s'attaque jamais ouvertement à Juliette dans cette œuvre. Pas de chance mais c'est Shakespeare qui l'a décidé, railla la jeune fille en regardant sa tante droit dans les yeux.
- Commençons directement à l'acte II à la scène de la rue, fit Léïa rapidement dans le but de détourner la conversation. Les figurants en place s'il vous plaît ! Roméo, Mercutio, Benvolio, allez-y aussi !
- Petit rappel de l'ordre des scènes musicales ! rajouta Alana. On commence par les rumeurs dans la rue, puis le duel suivi de la mort de Mercutio, ensuite vient le duo du désespoir et le chant de l'alouette, l'annonce du mariage de Juliette et Paris, avoir une fille, le poison, l'annonce de la mort de Juliette à Roméo et enfin pour finir la mort de Roméo puis celle de Juliette, énuméra-t-elle en comptant sur ses doigts.
- Les musiciens, c'est quand vous voulez ! leur signala Alania qui voulait d'arriver à cheval. Salut à vous grandes sœurs ! J'ai fini vos costumes, tenez ! les salua-t-elle en leur lançant un énorme sac de tissus.
- Je croyais que c'était toi qui faisais nos robes, s'étonna Aliania en regardant Alana.
- Je n'avais pas le temps et puis Alania est plus douée que moi pour la couture. Merci petite sœur !
- Je t'en prie, je n'avais que cela à faire.
- Ça, je veux bien te croire, pensa Aliania avant d'aller enfiler son costume de torture.
Elle détestait devoir se vêtir de robes anciennes. Non seulement cela lui rappelait trop d'où elle venait, mais aussi elle trouvait cela fort peu pratique pour se défendre en cas d'attaque.
La répétition dura en tout quatorze heures. Tous étaient éreintés mais savaient qu'ils ne pouvaient pas s'arrêter avant d'avoir fini. Les premières heures avaient été plutôt amusantes pour la plupart des artistes car certaines erreurs et couacs prêtaient à sourire. Malheureusement pour eux, le couple principal rencontrait beaucoup de difficulté à s'accorder sur leurs jeux de rôle.
- De la haine à l'amour... c'est plutôt de la haine à l'envie de meurtre ce qu'ils nous font là ! s'exclama l'adolescente qui incarnait l'une des cousines de l'héroïne.
- Si tu crois que c'est facile ! s'exclamèrent les faux amants exaspérés par cette critique.
Cette réplique eut pour résultat de détendre légèrement l'atmosphère. Même Aliania et Matthew rigolèrent pour relâcher la pression.
- Tu as une copine Matthew ? lui demanda-t-elle d'un coup.
- Euh... pourquoi tu me poses cette question ? lui répondit-il en cherchant où sa partenaire voulait en venir.
- Tu n'as qu'à imaginer que je suis elle. Tu devrais avoir moins de mal à interpréter Roméo comme ça.
- Et toi ?
- Et moi quoi ?
- Tu as quelqu'un ?
- Oui alors ne te fais pas de fausses idées...
- C'est qui ?
- Il s'appelle Legolas et il est ton parfait opposé.
- C'est-à-dire ?
- En résumé ? Authentique, gentil, généreux, fidèle, beau, intellig...
- En résumé il est l'homme parfait et je ne suis qu'un pauvre abruti, c'est ça ? coupa-t-il vexé.
- Tu t'es insulté tout seul là...
Un silence éloquent s'installa. Après cette mise au point, la répétition reprit et finit par s'achever sous les reflets de la lune par un salut final satisfaisant. Tandis que la plupart des personnes allèrent se reposer, les triplettes se concertèrent rapidement pour échanger quelques nouvelles.
Marie et Soledad rentrèrent au beau milieu de la nuit à Poudlard. Elles avaient besoin de se reposer mais ne souhaitaient pas se rendre dans le dortoir par craindre de réveiller leurs camarades de chambre. Elles optèrent pour somnoler dans la Salle Commune de la tour Gryffondor. Arrivées en haut des marches, elles réussirent à réveiller la Grosse Dame pour qu'elle leur ouvre le passage. Le portrait coopéra de mauvaise grâce et maugréa quelque chose comme « ose bousculer un professeur... ».
- De quoi elle parlait ? demanda Marie en faisant style d'adopter une mine sévère.
- J'ai peut-être précipité quelque peu le départ de McGonagall et Pomfresh tout à l'heure...
- Aliania...
- Ah non, tu ne vas pas me faire une leçon de civisme à 3h30 du matin ! la stoppa sa petite sœur effrontée en simulant un bâillement.
- Bon allez au lit ! Enfin, au fauteuil pour être exact.
- Bonne nuit, fais de beaux rêves, à tout à l'heure ma chérie ! débita d'une traite Soledad en lui faisant un gros sourire.
Marie avait à peine eut le temps de fermer l'œil (enfin façon de parler) que déjà les premiers Gryffondors descendaient pour prendre leur petit-déjeuner.
- Dommage, soupira-t-elle en allant secouer sa sœur qui grogna d'être déjà réveillée.
- Tant pis, ils auront le droit à une Juliette cernée ce soir, maugréa-t-elle en se dirigeant vers la salle de bain.
Une demi-heure plus tard, les sœurs Lopès s'installèrent vers Harry, Ron et Hermione. Cette dernière les regardait bizarrement et détourna les yeux lorsque Marie lui demanda si elle avait un problème. Ron allait dire quelque chose mais Harry lui refila un coup de coude fort peu discret qui le fit avaler de travers. Le rouquin commença à s'étouffer et à s'agiter sous l'effet de la panique. Soledad réagit au quart de tour. Elle lui dit de se lever et de se pencher en avant pour qu'elle puisse lui faire recracher l'aliment bloqué en lui mettant une grande claque entre les omoplates. L'incident aurait pu passer inaperçu si le Professeur McGonagall n'était pas passé entre les tables juste à ce moment-là pour venir disputer les jumelles pour leur affront d'hier soir.
- Tu vois maintenant pourquoi il ne faut pas parler la bouche pleine Ronald ? lui souffla sa sauveuse à l'oreille.
- Merci, tu m'as... tu m'as sauvé... la vie haleta-t-il le visage cramoisi.
- Faut peut-être pas exagérer...
- Mademoiselle Lopès ! l'interpella leur Directrice de maison furieuse. Alors maintenant vous agressez un élève ? Dans mon bureau immédiatement !
- Là non plus faudrait pas exagérer ! s'offusqua la jeune fille de la méprise de la vieille femme. Je ne l'ai pas agressé !
- Vous l'avez frappé dans le dos !
- Pour lui faire recracher le pain qu'il avait avalé de travers ! se défendit vivement Soledad. Mais dites-lui !
- C'est la vérité Professeur, dirent les quatre Gryffondor d'une seule voix.
- Admettons, fit le Professeur McGonagall en pinçant fortement ses lèvres. Vous allez quand même venir dans mon bureau pour vous expliquer pour votre comportement inacceptable d'hier soir jeune fille !
- Alors je ne vais pas pouvoir aller dormir en cours d'Histoire de la Magie ? soupira-t-elle. Ah mince... j'ai pensé tout haut ? demanda-t-elle innocemment à ses compagnons en voyant le visage énervé de l'enseignante.
- Vous viendrez ce soir dans mon bureau pour effectuer quatre heures de retenues. J'aviserai par la suite de votre sentence.
- Ah non, je suis désolée mais ce soir, je ne peux pas, rétorqua la jeune fille sûre d'elle.
Elle entendit ses camarades gémirent, sans doute par crainte de voir encore des rubis disparaitre de la partie inférieure de leur sablier comptabilisant les points, mais ne comptait pas perdre la face devant qui que ce soit.
- Et pourquoi cela ?
- Parce que ce soir, je dois mourir ! lâcha-t-elle sous les yeux ébahis des Gryffondor.
- Sur scène, se sentit obligée de préciser Marie.
- De ce fait, on peut éventuellement remettre notre rendre-vous à... attendez, je consulte mon agenda qui est dans ma tête... oula, ça va être chaud les cacahouètes ! Euh... dans cinq ans ? s'enquit-elle avec une mine faussement inquiète.
- Débrouillez-vous pour vous libérer avant votre cinquième année, répliqua-t-elle sèchement. Encore faudrait-il que vous comptiez encore parmi nos élèves d'ici là. Rien n'est moins certain si vous ne maitrisez pas vos ardeurs Mademoiselle Lopès !
- Celui qui réussira à me faire taire n'est, malheureusement pour vous, pas encore né. Sur ce, nous avons des instructions de Dumbledore à suivre avant d'aller en cours.
- Ah bon, lesquelles ? s'étonna Marie.
- Consolider le bouclier ! rigola intérieurement Soledad. C'est toi qui lui avais proposé en plus.
- Ah bah oui, j'avais oublié. Allons-y !
Les sœurs Lopès quittèrent la Grande Salle la tête droite sans accorder un regard supplémentaire au Professeur McGonagall qui les laissa partir, dépitée de ne pas avoir une once d'autorité sur elles.
- Faudrait consolider à partir de deux points cardinaux opposés pour gagner du temps.
- Oui, va à la Tour d'Astronomie, je vais dans celle qui lui est opposé.
- Ok. Marie, tu as idées de chansons ?
- A part celles de l'épreuve, je n'ai pas trop d'imagination là tout de suite, soupira-t-elle.
- Justement, moi ça m'inspire, sourit mystérieusement sa sœur. On reste en contact ! dit-elle avant de courir jusqu'à la Tour d'Astronomie.
Elle n'attendit même pas d'arriver à destination que déjà elle avait entamé la chanson* qui lui était venue à l'esprit tandis que Marie lui transmettait des commentaires par télépathie :
Mademoiselle Juliette a
Son Romeo dans l'Alfa,
De Vérone à Rome elle court (ça pour courir, on court !)
Joli syndrome de l'amour,
Shakespeare s'amuse de sa muse,
L'héroïne trouve qu'il abuse, (ça c'est sûr !)
Elle monte vite dans les tours, (doucement quand même...)
Le grand écrivain aime lui jouer des tours (J'ai envie de dire « L.O.L »)
Soledad gravit les longs escaliers de la tour et enchaîna énergiquement sur le refrain en relâchant peu à peu la tension qui la tenait quand elle pensait à ce soir tout en essayant de ne pas s'esclaffer devant les commentaires de sa sœur :
Mademoiselle Juliette a pas vraiment la tête à
Choisir entre Montaigu Capulet (Tu n'auras pas le choix chérie)
Mademoiselle Juliette aimerait faire la fête (Tu l'as fait déjà assez va !)
Champagne à sabrer, coke à décapsuler (Et je t'interdis de venir bourrée et shootée !)
Mademoiselle prend des ailes,
Ne pas se faire mettre en pièces,
Dans son rôle, elle ne veut qu'elle
Pas de réplique de toute pièce
Cette Comedia dell'arte
N'est pas assez déjantée, (Oh que si !)
Qu'enfin William rende l'âme (Il l'a déjà rendu...)
Il n'y a plus que ça pour éviter le drame (Si seulement...)
- Tu ne peux pas t'en empêcher !
- De quoi ?
- Faire des critiques en direct, c'est dur de rester concentrée avec ta voix qui résonne dans ma tête !
- Tu as l'habitude chérie, tu t'en sors très bien.
- Ah ah ah, je suis explosée de rire, railla Soledad.
Les jumelles chantèrent trois chansons pour amplifier les barrières de protection et se rejoignirent devant la salle de classe du Professeur fantôme. Elles s'installèrent discrètement ce qui n'était pas très dur vu que rien ne pouvait perturber le Professeur Binns dans son discours soporifique.
Les sœurs Lopès notèrent qu'elles ne semblaient pas les seuls à ne pas avoir beaucoup dormi. Harry, Ron et Hermione étaient cernés et se jetaient de temps en temps des regards inquiets. Un peu plus tard, leur ouïe fine leur permit d'entendre Ron glisser à Harry qu'ils étaient fous de garder un chien à trois têtes dans le château. Harry lui avait répondu qu'Hermione avait vu que l'animal était assis sur une trappe et qu'il devait garder quelque chose. Les sœurs Lopès se regardèrent brièvement en se demandant qu'est-ce que c'était que cette histoire. Elles avaient un petit mystère à résoudre avant ce soir. Au bout d'une heure, Soledad lâcha prise : elle posa sa tête sur ses bras et s'endormit en repassant dans son esprit les scènes jouées la nuit dernière. Elle se revoyait interpréter Juliette et savait qu'elle n'avait pas donné son maximum pour ce personnage. Elle se disait que le soir de l'épreuve elle mettrait son corps et son âme entiers pour montrer à tous ce qu'elle valait réellement. Après tout, certains des sentiments de Juliette n'étaient pas si éloignés des siens. Tout comme son personnage, elle brûlait d'amour pour un homme mais ne devait pas exposer ouvertement cette relation, non pas parce leur union était désapprouvée par les leurs, mais par peur que les Forces du Mal cherchent à l'atteindre par son intermédiaire. Leurs amis proches connaissaient et consentaient grandement à leur amour. Tous s'accordaient à dire que le Prince Legolas était un excellent compagnon pour leur fougueuse Princesse. Il était l'une des rares personnes à savoir comment réagir avec elle lorsqu'elle semblait inaccessible, à l'accepter telle qu'elle est sans la juger, à l'aimer pour celle qu'elle est et non pour son statut royal. Il avait appris à l'écouter malgré ses paroles peu conventionnelles et à la respecter. Il n'avait pas la prétention de connaitre tous ses secrets mais il avait conscience que son tempérament de feu cachait des blessures qui avaient bien du mal à cicatriser. Legolas s'était toujours demandé comment une seule personne pouvait résister autant aux funestes coups du sort sans jamais s'effondrer. Soledad s'estimait très chanceuse d'être avec une personne aussi gentille et compréhensive que le Prince de la Forêt Noire. Elle avait mis du temps avant de lui accorder sa confiance. Leur rencontre avait été assez brutale elle l'avait roué de coups de pied dans sa tentative désespérée de fuir la Cité d'Argent. Le jeune Prince s'était montré d'une patience et d'une douceur infinies pour tenter d'apaiser les peines de la petite fille aux yeux tristes. Celle-ci avait peu à peu grandi et l'avait laissé l'approcher progressivement sur des décennies jusqu'à accepter de s'offrir entièrement à lui.
Ses pensées oniriques s'égarèrent dans divers souvenirs d'instants magiques passés avec son homme. Mais lentement, les agréables réminiscences laissèrent place à un flot d'images floues et brèves. Des bois sombres. Une petite silhouette drapée de blanc qui court. Des branches et des ronces qui lui écorchent sa peau pâle. Des ombres qui la suivent. Un cri de terreur. Une immense douleur dans le dos. Puis plus rien, le noir complet.
Dans le lointain, Soledad crut entendre un bruit. Des voix en fait. Quelques secondes plus tard, elle distingua que quelqu'un l'appelait. La jeune fille tenta de se ressaisir. Elle pouvait sentir la froideur d'un sol en pierres sous elle et de la chaleur au niveau de son visage.
- Soledad ma chérie tu m'entends ? s'enquit sa sœur inquiète en lui caressant la joue.
Toute la classe avait été tirée de sa torpeur en entendant un cri effroyable provenant de l'une des jumelles qui semblait se débattre avec un cauchemar et qui était ensuite tombée durement sur le sol, s'assommant au passage. Marie et Harry s'étaient précipités vers elle pour l'aider à se relever mais elle ne répondait pas à leurs appels.
- Qu'est-ce qui m'a frappé ? grogna Soledad en reprenant peu à peu conscience.
- Pardon ?
- C'est vraiment lâche d'attaquer par derrière, continua-t-elle en essayant de se mettre en position assisse.
- Personne ne t'a attaqué Sol, répondit Harry. Tu as crié puis tu es tombée de ta chaise...
- Tu plaisantes ? J'ai senti quelque chose me heurter dans le dos.
- Tu as du rêver. Je t'assure qu'il ne t'est rien arrivé, je l'aurais senti autrement, la rassura Marie en la serrant dans ses bras.
- J'aurais pourtant juré... souffla la jeune fille perdue.
Puis, réalisant qu'elle était devenue le centre d'attention de tous les élèves et même du professeur fantôme, elle se redressa et les apostropha méchamment :
- Qu'est-ce que vous avez tous à me regardez, retournez dormir !
Puis elle quitta la pièce précipitamment et alla s'enfermer dans les toilettes. Elle voulait s'assurer qu'elle avait effectivement bien fait qu'un mauvais rêve. Retirant sa robe de sorcier, elle se retrouva en pantalon et en débardeur devant le miroir. En s'examinant, elle ne remarqua rien d'inhabituel.
- Super, c'est moi qui deviens folle, soupira-t-elle en se rhabillant.
Elle se passa de l'eau sur le visage et rejoignit les Gryffondors à table. Personne ne lui fit de remarques sur ce qu'il lui était arrivé et son instinct lui souffla que sa sœur n'y était pas pour rien. Elle avait du leur demander, pour ne pas dire fortement recommander, de ne pas reparler de l'incident. C'était sans compter sur la légendaire délicatesse de jeune rouquin.
- Wow, quand tu cauchemardes, tu ne fais pas semblant toi !
- Ce n'est pas moi qui ai eu peur d'un chien à trois têtes Ronald. Hey oui, faut être plus discret que ça quand tu parle à ton voisin en cours, répliqua Soledad ravie de pouvoir faire taire son voisin de table.
- A ce propos, c'est quoi cette histoire de chien à trois têtes ? poursuivit Marie intriguée.
Voyant que les jumelles ne lâcherait pas l'affaire, Harry leur expliqua que la nuit dernière, ils étaient sortis en cachette avec Hermione pour faire un duel de sorciers contre Malefoy. Ce lâche s'était dégonflé et avait du prévenir le concierge Rusard que des élèves rôdaient dans les couloirs après le couvre-feu. Le cracmol les avait pourchassé jusqu'à ce qu'ils se cachent dans une pièce du couloir interdit du troisième étage où se trouvait un monstrueux chien à trois têtes dégoulinantes de bave assis sur une trappe.
- On va y jeter un coup d'œil ? proposa la plus jeune des sœurs Lopès.
- Ça va pas la tête ! Comme si nous n'avions déjà pas assez d'ennuis...
- Je me demande ce que les profs cachent en dessous. Ils n'ont pas lésiné sur les moyens de protection.
- On s'en fiche, ce n'est pas notre problème ! fit Marie exaspérée par la curiosité débordante de sa sœur.
- Concrètement, on ne sait toujours pas quel est le problème à résoudre à Poudlard, rectifia Soledad.
- Je peux vous poser une question les filles ? demanda timidement Harry.
- Tu peux toujours tenter, l'encouragea Soledad avec un sourire.
- Qu'est-ce que ça fait d'avoir un double en permanence à côté de soi ? Cela doit vous faire bizarre, non ?
- Ça serait plus bizarre de ne pas avoir de double à côté de soi, répondirent-elles dans une parfaite synchronisation.
- Dans l'ensemble, c'est génial : pas besoin de parler à haute voix pour se comprendre, d'avoir un miroir à portée de main pour se coiffer, ou encore d'avoir à assumer des responsabilités seule, expliqua Soledad.
- Et le reste du temps ?
- Disons que ressentir tout ce que l'autre sent est parfois fatiguant et gênant...
- Cela n'existe pas, vous ne pouvez pas pensez et ressentir exactement la même chose en même temps sous prétexte que vous êtes jumelles, intervient Hermione avec son insupportable air de Miss-je-sais-tout. Des scientifiques l'ont prouvé à maintes reprises.
- Hermione, tu ne peux quand même pas continuer à croire ça après nous avoir rencontrées ! s'offusqua Soledad.
- Si vous finissez les phrases l'une de l'autre, c'est juste parce que vous faites tellement tout ensemble que vous avez l'impression d'être sur la même longueur d'onde en permanence, poursuivit Hermione imperturbable dans son raisonnement.
- Penses ce que tu veux Hermione, c'est difficile pour les gens comme toi d'imaginer ce que c'est d'être si proche d'une autre personne qu'on connait tout d'elle.
- Les gens comme moi ?
- Oui, je parle de ceux qui sont tellement aveuglés par le besoin de rationalité qu'ils en oublient le sens des sentiments plus primordiaux comme l'amour et l'amitié.
Extrêmement vexée par ces paroles, Hermione quitta la salle en courant.
- Tu abuses Sol ! la réprimanda sa sœur. Elle n'a que dix ans.
- Mais nous aussi, répliqua la jeune fille avec un demi-sourire. Tiens, c'est l'heure du courrier. Oula, faites de la place ! s'exclama-t-elle en voyant plusieurs chouettes qui transportaient un paquet allongé s'approcher à grande vitesse.
- On dirait que c'est pour toi Harry. Ouvre-le ! s'enthousiasma Ron en prenant les devants pour déballer le cadeau.
Le papier kraft protégeait un magnifique balai dont le nom « Nimbus 2000 » était finement gravé sur le manche, le meilleur sur le marché actuel selon Ron. Bien sûr, Malefoy et ses sbires trainaient dans le coin et s'étaient empressés de prévenir un professeur que Potter avait reçu un balai alors que le règlement stipulait que les premières années ne pouvaient pas posséder cet objet. Quelle ne fut son horreur quand il vit le Professeur Flitwick se lever pour aller féliciter Harry au lieu de lui supprimer son bien sous les regards hilares des Gryffondors !
- Tu as eu ta revanche Harry ! lui fit remarquer Soledad en désignant Malefoy d'un mouvement de tête.
- Tu devrais aller le ranger dans ta malle, le secteur n'est pas sûr, plaisanta Marie.
- Oui, j'y vais. Je vous rejoins en cours de sortilèges !
Ron le suivit, ravi de jouer les gardes du corps au nouvel attrapeur de Gryffondor.
- La poisse, sans baguettes, c'est impossible de tenter d'aller à ce cours.
- De toute façon, je comptais sécher. Je veux passer à Fondcombe avant l'épreuve pour voir si les éclaireurs sont revenus.
- Je viens avec toi.
- Seulement si tu me promets de ne pas chercher querelle...
- Merci de ta confiance chérie, cela me va droit au cœur !
Elles changèrent d'apparence à l'abri des regards indiscrets et franchirent le portail dimensionnel main dans la main.
Chanson : Mademoiselle Juliette d'Alizée
Je sais que des gens lisent cette fiction même si je n'ai pas de commentaires (*pleure dans son coin*).
Alors, merci pour vos passages ! Une petite review m'aiderait toutefois... ;)
Au fait, une idée de titre ?
A bientôt et joyeux 1er Mai !
