_ Après la disparition de mon père. Ma mère m'a harceler nuit et jour pour que j'aille sur place. Ce que j'ai fait. J'avouerais avoir été intrigué par cette histoire. Mon père, s'évanouir en pleine nature comme ça… C'était tout sauf normal. Un militaire ne se perd jamais. C'est lui qui me disait ça. Et il connaissait les environs comme ça poche. Lui et son ami allant pêcher sur le lac mainte et mainte fois.
Je me suis donc rendu dans ce petit village, entre la périphérie et la campagne, il y a une grande différence. Je me serais cru dans une époque médiévale. Je suis allé voir le patriarche et lui ai exposé ma situation. Il connaissait bien mon père et son ami. Il m'a donc aidé avec joie… Mais c'était plus une réticence feinte en joie. Je sentais bien que quelque chose clochait… Qu'il était gêné par ma présence et le village était anormalement calme… Jusqu'à cette nuit…

Flash back :

House tenta en vain de croiser les jambes mais la douleur lui tira une grimace. Il lança un regard plein d'excuses à l'assemblée et bu le verre de saké. Le vieil homme lui sourit et fit signe à sa femme de lui servir un autre verre.
_ Je ne voudrais pas déranger… commença House.
L'homme secoua la tête et lui fit signe de boire. Après le quatrième verre, House commença à dodeliner de la tête.
_ Je… Mon père… John était allé sur le lac et pouf ! Disparu ! Bon alors moi j'aimerais comprendre hein, parce que leur barque a disparu avec eux ! Y'a pas franchement de typhon sur un lac si ?
La vieille femme lui servit un autre verre de saké. Le diagnosticien fut prit d'un fou rire.
_ Vous voulez me saouler ou quoi ?
L'homme lui sourit et lui fit signe de boire. Six verres plus tard, House s'écroula sur le sol, ivre mort.
_ Il ressemble beaucoup à son père. nota la femme en se penchant au dessus de lui.
_ Malheureusement, il va subir le même sort.
_ Il n'y a rien d'autre à faire ?
_ Grégory House est un homme intelligent. Au moment où il a mis son pied dans ce village, il s'est mis en danger. Il est tout à fait capable de tout découvrir.
_ Mais…
_ Je dois d'abord penser au bien du village.
La femme hocha la tête et s'éloigna.
_ Mon père a découvert quelque chose qu'il ne fallait pas ?
Le patriarche sursauta. House se redressa et planta son regard dans le sien.
_ Je ne veux vous créer aucun problème. Je veux juste savoir où il est.
_ Toujours aussi espiègle.
_ Toujours.
L'homme se leva et lui fit signe de le suivre.
Ils sortirent du village et empruntèrent un sentier vers les hauteurs. Ils entrèrent alors dans une clairière.
_ Qu'est-ce que… commença House.
_ Tu t'en doutais bien non ?
Ils marchèrent jusqu'à un amoncèlement de pierres. Deux tas, l'un à côté de l'autre étaient disposés au centre de la clairière.
_ Voilà ton fils John. déclara le patriarche.
House sentit son souffle se raréfier alors que son rythme cardiaque s'amplifiait.
_ Que s'est-il passé ? réussit-il enfin à prononcer.
_ Je suis désolé.
_ J'ai toujours haït mon père… Mais je n'ai jamais souhaité sa mort.
_ Personne ne souhaite la mort d'un proche même si son amertume envers lui est profonde. Tu aimais ton père. C'est tout à fait normal.
_ Non !
_ Tu t'es persuadé pendant toutes ses années que tu le détestais… Mais c'est faux.
_ Qui lui a fait ça ?
_ Ils ont voulu porter secours à la petite Zimi.
_ Qui est-ce ?
Une larme perla au coin de l'œil du patriarche.
_ Zimi est une enfant perdue.
_ Le trafique existe toujours ?
_ Fuis pendant qu'il en est encore temps. Tu en sais beaucoup trop !
_ Je croyais que l'armée chinoise avait mis un terme au trafic d'enfants dans la région…
_ Grégory. Ton père est mort pour ses convictions, ne finit pas comme lui. Ce combat est voué à l'échec !
_ Je n'en ai rien à foutre moi du bordel qui se trame dans ce pays ! Je veux juste savoir qui a tué mon père !
_ Tu es en colère, c'est normal…
_ Et ne commence pas à te la jouer sage du village ou je te fous mon poing dans la gueule !
_ Calme toi. Cette colère va te ronger et t'aveugler…
House leva le poing puis étouffa un cri de rage. Il passa devant l'homme en prenant bien soin de le bousculer.
_ Où vas-tu ?
Le diagnosticien fit volte face et planta son regard orageux dans celui inquiet de l'homme.
_ Vous avez vendu mon père…
_ Dans les intérêts du village…
_ L'homme que j'ai connu, étant petit, serait mort pour ce village.
_ Les choses ont changé !
_ Non ! Vous avez changé !
_ Toujours aussi téméraire Grégory.
_ Toujours ! lui lança-t-il avant de tourner les talons.
_ Ton père y était presque…
House se figea.
_ Presque ?
_ Il était sur le point de la sauver. C'est pendant leur fuite qu'il s'est fait prendre…
_ Où pourrais-je la trouver ?
_ C'est une mauvaise idée.
_ Si je retrouve cette gosse, je trouverais celui qui a fait ça.
_ Et alors ? Qu'est-ce que tu feras ?
_ J'y réfléchirais quand je serais face à lui.
_ Ne plonge pas dans une vengeance froide et aveugle. Porte le deuil de ton père et accompagne ta mère dans la douleur…
_ La ferme !
Cette fois-ci, House se retourna pour de bon. Il tomba alors nez à nez avec un homme, vêtu de vêtements militaires. A son dos était accrochée une mitraillette et il tenait un semi automatique en main. Il s'adressa alors au vieil homme dans un dialecte que le diagnosticien ne connaissait pas. Le ton monta très vite. Le militaire brandit subitement son arme à feu et tira un coup. La balle alla se loger dans le crâne du patriarche qui s'écroula, une expression de peur figée sur son visage. Il n'en fallu pas plus à House pour réagir. A l'aide de sa canne, il frappa violemment le meurtrier et boita le plus rapidement possible vers la sortit de la clairière. L'homme se ressaisit rapidement et lui sauta dessus. Ils roulèrent à terre jusqu'à ce que l'homme frappe House à l'aide de sa mitraillette. A demi-inconscient, il vit l'homme se relever et lui faire un sourire narquois.
_ Tel père tel fils hein ! Tu es là pour Zimi toi aussi ? Je vous comprends. Elle est si douce et délicate. Une vraie petite perle.
Il prononça ces derniers mots en se passant la langue avec outrance sur ses lèvres. House sentit une vague de dégoût lui monter à la gorge.
_ Salaud…
_ Hé hé hé ! A huit ans, leur peau est si juteuse !
House prit une poignée de poussière et la lui jeta au visage.
_ Argh !
Il lui sauta dessus et le rua de coups.
_ Et mon poing à moi ! Il est doux et délicat ?!
L'homme tâta son pantalon tout en se débattant mais la rage de House coulait le long de ses veines et chaque coup était tout aussi violent que le précédent. La cadence ne faiblissant pas. Le nez du militaire commença à se craqueler, son visage à se déformer sous l'impact des poings de House. L'homme réussit enfin à attraper un révolver dans l'une des poches cachées de son bas. Il le tendit vers le diagnosticien qui se jeta dessus et usa de toute sa force pour retourner l'arme contre son propriétaire. Petit à petit, le militaire perdait du terrain jusqu'à ce que le coup parte. House lâcha vivement la main de l'homme et s'éloigna rapidement du corps inerte de l'homme. Il tenta tant bien que mal à se relever, ramassa sa canne et s'élança vers la sortit. Mais le coup de feu avait résonné dans les montagnes et les autres militaires furent vite sur place. House se retrouva alors piégé. Quand ils virent au loin le corps de leur collègue, ils attrapèrent House et le ruèrent de coups. Ils le ligotèrent et le mirent à l'arrière de leur camion. Il constata alors qu'il n'était pas tout seule. Une petite fille d'environ huit ans se rapprocha de lui et lui lança un regard suppliant.
_ Zimi ? articula-t-il avec peine.
Elle hocha la tête et s'assit en tailleur à ses côtés.
_ Je suis désolé… souffla-t-il.
Elle posa une main compatissante sur sa joue et lui fit un triste sourire.
_ Personne ne peut plus rien. Un gentil monsieur à rejoint mes parents en voulant m'aider. Je ne veux plus qu'on essaie, je veux que les autres vivent.
House lui lança un regard embué de larmes. Cette fille parlait comme une vielle femme sage. Ces hommes lui avaient volé sa vertu et sa jeunesse… Et il ne pouvait rien faire… Elle était déjà morte depuis longtemps.
_ Je suis désolé. répéta-il de sa voix brisée.

Fin du flash back

_ Le lendemain, je me suis réveillée dans l'une des cellules de cette prison. Je ne me rappelle plus de ce qui s'est passé entre temps…

TBC...