Merci à tous pour vos commentaires, vous êtes adorables ! Je vous propose une suite, que j'ai adoré écrire et qui est bien plus sombre que je l'avais imaginé au départ. Pas d'inquiétude, la suite sera davantage centrée sur la relation entre Harry et Hermione. N'hésitez pas par ailleurs à me donner vos remarques sur ce chapitre. Bonne lecture à vous :d

Stupeur et tremblements

Harry observa avec lassitude son reflet blafard dans le miroir, son regard terne en disait long sur la nuit qui venait de s'écouler. Les cauchemars n'avaient cessés de resurgir depuis plusieurs nuits et le jeune sorcier ne parvenait plus à éloigner de son esprit le visage machiavélique du seigneur des ténèbres. Les palpitations de se cœur reprirent de plus belles quand Harry souleva une mèche de ses cheveux pour détailler sa cicatrice en forme d'éclair. La douleur était encore vive mais largement plus supportable que l'atmosphère étouffante de ces derniers jours.

C'est alors qu'une voix particulièrement familière le tira de ses pensées.

- Hey Harry, on doit y aller, le match débute dans une heure. La voix de Drago prit une toute autre intonation à la vue de son ami. Tu sais que tu as l'air d'un mort ?

Harry sourit pensant que cette affirmation n'était pas tout à fait fausse, en effet.

- Merci Dray de me remonter le moral, rétorqua Harry d'une voix glaciale avant de tourner le dos au Serpentard.

- Ton sommeil me parait bien mouvementé ces derniers temps…

Harry rumina dans sa barbe, les insinuations de Drago devenaient difficilement tolérables. Il n'avait pas idée que sa susceptibilité était mise à rude épreuve depuis que Voldemort venait hanter ses nuits.

- Arrête tout de suite tes sous-entendus où... Je ne suis pas d'humeur à plaisanter, reprit sèchement le jeune sorcier avant de se diriger vers la grande salle.

Certains élèves détournèrent les yeux sur son passage, personne n'osait réellement affronter son regard un jour comme celui-ci exception faite des Griffondors, qui eux, ne baissèrent nullement la tête. Les esprits étaient en ébullitions en ce jour de match mais Harry se sentait étrangement indifférent face à l'animosité ambiante. Il ne prit d'ailleurs même pas la peine de les provoquer en passant devant leur table.

En découvrant la grande salle Harry étouffa un rire moqueur, la cause ? La décoration excentrique de Dumbledore pour les fêtes de noël avait le don de le rendre nauséeux et c'est sans un bonjour à ses camarades que le sorcier s'installa à sa place habituelle.

- Dit, tu ramènes qui au bal cette année ? Officiellement, du moins… demanda Drago d'une voix indifférente, un peu trop au goût de Harry qui voyait là un moyen détourné de parler de Granger

- Je n'en sais rien, personne pour le moment, d'ailleurs je ne sais pas si je vais y aller… J'ai déjà couché avec la moitié des filles de cette école, la lassitude me guette tu sais. Harry s'étonna lui-même de faire preuve d'encore un peu d'ironie même après sa nuit exécrable.

- Il y en a bien une avec qui tu n'as pas couché Harry, d'ailleurs, je la trouve très en beauté aujourd'hui, tu ne trouves pas ? A cette remarque le Serpentard leva immédiatement les yeux et tomba sur le visage rieur de la jeune fille en question. En effet, elle avait un certain charme mais rien d'extraordinaire. Pour autant, le jeune homme ne pouvait se lasser de la regarder. Tout en elle respirait la douceur, l'intelligence, l'innocence… Et c'était ce dernier point qui avait rendu la proposition de Drago si intéressante.

- Tu sais, si tu veux abandonner moi je veux bien prendre la relève… Mon père me tuerait s'il l'apprenait mais plus je m'imagine être à ta place moins la situation me semble écœurante.

Harry manqua de s'étouffer avec son pudding, la voix lascive de Drago le rendit presque aussi malade que la vision des guirlandes de noël au dessus de sa tête.

- Elle doit te détester certainement encore plus que moi, tu n'arriverais même pas à lui décrocher un rictus qui pourrait te sembler être un sourire.

Harry essaya de contrôler l'intonation de sa voix mais la colère était là, indéchiffrable et bouillonnante au creux de sa poitrine.

- Tu sais que je peux facilement brûler les étapes, mon père m'a donné une potion une fois, très efficace pour ce genre de situation. Tu verses quelques gouttes dans le verre de la personne et celle-ci n'a plus aucune inhibition. De plus, les souvenirs disparaissent au bout de quelques heures… T'imagine le pied ? Mais je t'avoue que je ne l'ai jamais utilisé, pas besoin de sortilège pour savoir que je suis irrésistible.

Harry ne savait pas vraiment si son ami cherchait à le provoquer en espérant une réaction de sa part. Dans tout le cas, le regard malsain de Drago avait donné l'impression à Harry que la Miss-je-sais-tout était devenue une proie et lui, le traqueur.

- N'essaye même pas de faire cela avant que je termine notre pari, une fois que j'aurais gagné tu feras d'elle ce que tu veux et même ton joujou du samedi soir…

Le Serpentard aurait préféré rendre son déjeuner plutôt que de devoir à nouveau prononcer ces paroles. Ce qui le rendit furieux contre lui-même, après tout, qu'en avait-il à faire du sort de Granger ?

- Avec plaisir mon ami. Je file au vestiaire, ne traîne pas trop.

Drago jeta un dernier regard en direction de Granger avant de prendre le chemin le menant très certainement vers le stade de Quiddicth. Harry, lui, mit plusieurs minutes avant de reprendre son calme. Sa fureur n'avait aucun sens et encore moins le fait qu'il avait un indéniable besoin de croiser son regard à l'autre bout de la pièce.

Levant la tête ses vœux furent exhaussés. Elle était là, ses yeux noisette plantés dans les siens et il ne pût réprimer un sourire en la voyant ainsi, terriblement belle.

Et pour la première fois depuis deux jours, c'est ce visage insaisissable qui prit la place de celui de ses pires cauchemars.

***

Le vif d'or n'était plus qu'à un souffle, Harry aurait juré sentir les ailes dorées sous l'extrémité de ses doigts. Le froid lui brûlait le visage, il était seul, près à remporter ce match si important aux yeux de son équipe.

Ses pensées étaient tournées vers un seul but et Harry tendit davantage sa main avant qu'un cri déchirant ne s'éleva dans les airs. Les os de son bras venaient de se briser dans un bruit effroyable.

Il perdit le contrôle de son balai, cherchant à s'y agripper de toutes ses forces, imaginant le pire en cas de chute. Le vif d'or avait disparu. Quelque chose n'allait pas, quelque chose d'anormal qui fit perdre à Harry son assurance habituel. Il distingua alors une voix, un sifflement menaçant, provoquant un élancement insupportable à sa cicatrice avant de se propager le long de ses membres tétanisés par la douleur.

« Alors mon cher Harry, j'ai entendu dire que tu voudrais te venger de la mort de ta sang-de-bourbe de mère ? Oh, tu sais que c'est un très vilain de tuer, Harry ? Il me tarde de te revoir pour finir ce que j'aurais du faire et cela ne serait tarder… »

Harry ne pût contenir son gémissement, il avait l'impression que des lames chauffées à blancs lui transperçaient chaque partie infime de sa peau.

Sa vision se brouilla, son esprit s'échappa de son corps ne demandant qu'à sombrer dans les ténèbres.

Il allait mourir, là, et cette fois personne ne prendrait la peine de le sauver.

***

Hermione laissa éclater sa joie. Les Griffondors brandissaient le vif d'or au dessus de la foule qui était venue en nombre supporter l'équipe de Quiddicht. Hermione se prit à aimer cette ambiance, se sentant soudainement fière de cette victoire qui avait aujourd'hui plus que jamais un petit goût de revanche à l'égard d'un certain Potter.

Une seconde plus tard cependant, quelque chose d'inhabituelle sema une ambiance de terreur parmi les élèves. Un halo de lumière rouge se encercla le terrain, Dumbledore venait d'utiliser un sortilège et elle ne comprit que quelques instants plus tard qu'elle en était la raison. Les exclamations graves des élèves retentirent à ses tempes. Le silence qui suivit fut d'autant plus terrifiant.

A plusieurs dizaine de mètres dans les airs, le corps inerte d'Harry menaçait de s'écraser sur le sol.

Ses mains s'écrasèrent sur sa bouche pour retenir un cri d'effroi. Elle courut en direction de la sortie, bousculant sur son passage la moitié de ses camarades. Hermione dévala les marches de la tribune sud priant pour que cette vision ne soit que le fruit d'une imagination malsaine.

Elle arriva sur le terrain et le vit au milieu des autres joueurs et des professeurs. Son cœur s'arrêta de battre et elle resta là, le corps pétrifié devant ce spectacle insoutenable. Etait-il encore vivant?

Mais avant qu'elle ne puisse faire un pas de plus en sa direction c'est la stupeur qui la saisit de plein fouet. Une main froide venait d'entourer sa bouche et son corps fut plaquer contre celui de l'inconnu. Celui-ci mit peu de temps à l'attirer sous la tribune, là où personne ne penserait à venir la chercher.

- On dirait que la petite Griffondor s'inquiète du sort de notre cher et tendre Potter, je n'ai pas raison Granger ?

Elle reconnue immédiatement la voix nonchalante du Serpentard qui l'obligea malgré ses réticences à lui faire face. L'expression de son visage était inquiétante, bien plus que dans ses précédents souvenirs.

- Lâche-moi immédiatement Malefoy ! Hermione s'efforça de garder un ton rude. Elle ne devait en aucun cas montrer que la présence du Serpentard l'avait mise au bord de la crise d'angoisse.

- Tu crois que je vais te faire du mal ? Sérieusement Granger, tu sais que mon atout principal relève plutôt de l'intimidation et d'ailleurs je dois avouer que de ce point de vue tu te défends plutôt bien. Ta force réside dans ta combativité, tu aurais fait une excellente Serpentard…

Malefoy s'approcha davantage de la jeune fille, attendant avec impatience une réaction de sa part.

- C'est toi qui as fait ça à Harry ? Hermione en était certaine, le Serpentard avait quelque chose à voir avec cet incident.

- Hum, et si je te disais oui, tu n'as aucune preuve et évidement que Harry ne croira jamais à cette hypothèse. Hypothèse venant de la part d'une fille dont l'objectif principal est de se faire baiser par la personne en question. Ne me regarde pas de cette manière, tu n'imaginais tout de même pas qu'Harry pouvait s'intéresser à une sang-de-bourbe comme toi ?

Hermione ne pouvait croire ce qu'elle venait d'entendre. Elle aurait du partir, rendre les armes à Drago et oublier sa relation destructrice avec Potter. Oublier le souvenir brûlant de leur baiser en haut de la tour d'astronomie.

- Ne t'inquiète pas pour moi, tu n'es pas le seul à disposer d'un certain secret qu'il serait imprudent de dévoiler, n'est-ce pas Malefoy ? Mais oublions cela, nous serions quitte le jour où je te verrais croupir en prison où au mieux pourrir entre quatre planches en bois.

Le visage de Drago perdit le reste de ses couleurs. Hermione, quant à elle, craignait que ses jambes ne se dérobent sous son poids. Le silence était d'autant plus pesant que la distance entre les deux ennemis n'avait cessée de se réduire. Les secondes qui s'écoulèrent furent interminables et Hermione du retenir un soupir de soulagement quand Drago fit un pas en arrière.

- C'est ce qu'on appelle passer aux choses sérieuse Granger mais garde l'œil ouvert, les incidents peuvent vite arriver. Lança t-il, un rictus mauvais aux lèvres. Et au fait, pour Potter, je te déconseille vivement de lui parler de notre petite discussion si tu ne veux pas que je me charge à sa place de relever le défi te concernant.

Hermione encaissa en silence, retenant ses larmes devant Malefoy qui se délectait de la terreur dans ses yeux. Mais une fois seule c'est les dernières paroles menaçantes du Serpentard qu'elle ne put retenir de porter. Elle s'agenouilla sur le sol, un haut-le-cœur lui saisissant le corps, brouillant son esprit d'images intenables.

***

Harry ouvrit difficilement les yeux, la clarté était inhabituelle mais les murs de l'infirmerie lui étaient parfaitement reconnaissables.

- Comment te sens-tu Harry ?

Le jeune sorcier dirigea son regard en direction de la personne assise à sa droite. Un sourire bienveillant illuminait son visage mutin.

- J'ai connu mieux, les médicaments sont puissants toutefois, c'est à peine si je sens mon corps.

L'homme étouffa un rire mais la lueur d'inquiétude derrière ses lunettes ne trahissait personne, et surtout pas Harry.

- Tu as chuté de ton balai, j'ai pu intervenir à temps pour limiter les dégâts… Tu dois me parler Harry, ta survie et celle de la majorité des élèves de cette école en dépendent.

Dumbledore avait tendance à dramatiser les situations, du moins, c'est ce qu'Harry pensait avant que le visage et la voix de Voldemort ne lui apparaissent clairement dans ses rêves ou dans la réalité.

- Le seigneur des ténèbres cherche à percer mes pensées et malgré l'épisode de l'année dernière… Je ne parviens pas à fermer mon esprit, il est plus fort et chaque jour sa puissance s'agrandit. J'ai entendu sa voix me dire que nous allions bientôt nous retrouver… ce n'est qu'une question de temps.

La voix d'Harry se brisa laissant place à un silence reposant. Le jeune sorcier n'avait pas pour habitude de dévoiler ce visage, bien plus humain qu'à l'ordinaire.

- Je suis là pour te protéger Harry, j'ai toujours eu un œil sur toi malgré le rejet de toute forme d'aide venant de ma part. J'ai besoin de toi Harry, que tu restes avec nous. Voldemort cherchera à te récupérer, à te rallier à sa cause malgré ses menaces... Vivant tu vaux bien plus que n'importe lequel de ses disciples, reprit le sorcier d'un ton grave. Seulement, tu n'es pas comme lui Harry, tu ne l'as jamais été malgré ton appartenance à Serpentard. Tu n'as pas le cœur sombre. Cependant, le seigneur des ténèbres est persuadé du contraire comme certain de tes proches…

Harry m'y plusieurs secondes à assimiler les paroles de Dumbledore. L'incompréhension était totale, voilà que ce vieux sorcier le remettre dans le droit chemin. Hilarant.

- Vous avez tort, vous ne me connaissez absolument pas.

Le ton froid d'Harry ne parut pas ébranler le magicien, au contraire, cela semblait l'amuser.

- J'aurais du me douter qu'après une chute de cette hauteur ton cerveau serait légèrement perturbé. Viens me voir quant tu te sentiras mieux, on parlera de la pluie et du beau temps si ca te dit, finit-il pas décréter en se levant de son siège.

Vieux fou, pensa Harry un sourire timide aux lèvres en voyant le sorcier quitter la pièce en sifflotant.

***

Harry eu la permission de sortir de l'infirmerie les deux jours suivirent la visite énigmatique de Dumbledore. C'était le dernier vendredi avant les vacances de noël cela ne l'arrangeait pas franchement, vu que le bal de fin d'année était prévu pour ce soir et qu'il n'avait aucune cavalière. Pas pour longtemps, pensa t'il en dévoilant un sourire charmeur à l'attention d'une séduisante Serdaigle qu'il croisa dans le couloir le menant à son derniers cours de la journée.

Le Serpentard avait repris une existence normale, évitant de répondre aux questions de ses camarades. Ses cauchemars avaient cessés depuis l'incident du match de Quiddicht. Seul Drago semblait étrange depuis son retour d'entre les morts.

- Qu'est-ce que tu as Dray ? S'enquit de savoir le jeune homme une fois installé dans le cachot du professeur Rogue.

- Rien de spéciale, j'ai juste une folle envie de rentrer chez moi demain pour les vacances ! lança Drago d'une voix ironique. Tu as bien de la chance de rester à Poudlard pendant deux semaines, seul et avec personne pour te dire quoi faire à longueur de journée.

- Seul, c'est un peu le problème, qui vais-je bien torturer pendant deux semaines pour passer le temps ?

Drago retenu son rire, ce qui n'échappa au professeur Rogue qui fut dans l'obligation de le rappeler à l'ordre pour la énième fois.

- Si vous voulez nous faire partager vos impressions M. Malefoy c'est avec plaisir que nous vous écoutons. Les yeux de Rogue auraient pu lancer des éclairs mais cela n'empêcha aucunement le Serpentard de répliquer avec insolence.

- Excusez-moi, je disais juste à mon ami Harry que définitivement, les Griffondors n'excellaient pas dans la préparation des potions. Le Serpentard jeta un regard amusé à Londubat, apparemment perdu dans le choix des ingrédients.

- Merci M. Malefoy pour votre sens aiguisé de l'observation mais cela suffit pour aujourd'hui.

De nombreux Griffondors s'étaient retournés pour le fusiller du regard sauf une personne, ce qui frustra Harry au plus au point.

Hermione n'avait même pas bougée d'un millimètre depuis le début du cours et pourtant, c'était le genre de remarque qui avait tendance à la mettre hors d'elle.

- Mlle Granger, on est bien silencieuse aujourd'hui ? Murmura Harry suffisamment fort en se penchant en avant, se plaçant stratégiquement derrière sa nuque pour que le son de sa voix ne soit perçut que par elle.

Elle tressaillit sur sa chaise et le visage d'Harry s'illumina. Le petit jeu du chat et de la souris pouvait reprendre là où il s'était arrêté, c'est-à-dire à un baiser fiévreux un soir de décembre et cela avait fini par rendre les choses beaucoup plus excitantes. La sonnerie résonna dans la pièce signalant la fin du cours. Hermione se leva précipitamment, évitant de croiser le regard du Serpentard. Harry ne pouvait nier l'évidence, elle le fuyait comme la peste.

- Je crois que la partie est définitivement close mon cher ami. Lança Drago d'une voix enjouée.

- C'est étrange ce comportement mais il est hors de question que j'abandonne… Harry s'excusa auprès de Drago et quitta à son tour le cachot sombre du professeur Rogue.

Les élèves décrivaient avec enthousiasme les deux semaines qui s'offraient à eux pour les vacances et Harry se sentit soudainement abattu, la solitude était à l'origine de nombreuses insomnies. Cette constatation était difficile à accepter, depuis quand était-il une personne fragile et sensible de surcroît ?

Au loin, il reconnut l'uniforme de la jeune Griffondor. Harry jeta un œil derrière lui, vérifiant que personne n'avait remarqué sa filature. Elle était à plusieurs mètres devant lui, serrant son livre contre elle, marchant d'un pas rapide. Harry fut étonné de voir qu'elle prenait la direction du bureau de Dumbledore et non pas de la bibliothèque comme il l'avait imaginé.

Harry réduisit la distance et la jeune fille s'arrêta au milieu du couloir.

- Pourquoi cherches-tu à m'éviter ? Demanda Harry d'une voix glaciale.

Hermione se retourna lentement, s'efforçant à garder un certain détachement. On aurait dit qu'elle se battait contre elle-même pour ne pas s'effondrer d'une seconde à l'autre.

- Je n'ai pas de compte à te rendre Potter, il serait mieux pour nous deux que tu me laisses, la partie est terminée. Hermione le fusilla du regard, ses mots n'avaient rien d'anodin et Harry ne pouvait se retenir de penser que cette fille était tout simplement fascinante.

Le sorcier détailla la pureté de ses traits. Elle n'abordait que très peu de maquillage si ce n'est qu'un peu de mascara et de fard à paupières dans le ton de ses yeux noisettes. Sa peau était d'une couleur pêche, ses cheveux étaient librement détachés sur ses épaules.

Parfaite. C'était le mot qui convenait pour la décrire en cet instant.

A son grand étonnement, c'est d'abord elle qui s'approcha de lui en posant une main sur son épaule meurtris par l'accident.

- Tu souffres toujours ? Demanda-t-elle, saisissante de sincérité.

Cette question bouleversa le Serpentard comme s'il venait de recevoir un sortilège d'endoloris en plein visage.

- Ce n'est rien comparé au fait que tu m'évites, Hermione.

Harry chercha à contenir les battements irréguliers au creux de sa poitrine. Il était devenu fou, pensait-il vraiment ce qu'il venait de dire ?

La jeune fille elle, avait littéralement arrêté de respirer. Harry aurait voulu connaître ses pensées tant son silence était insoutenable. Elle déposa alors un baiser sur sa joue et sans un mot pour apaiser ses tremblements elle s'éloigna de lui, disparaissant de sa vision au détour d'un couloir.

I see you there, don't know where you come from

Je te vois là, ne sachant pas d'où tu viens

Unaware but you're still from someone

Ignorant tout mise à part le fait que tu sois quelqu'un

Don't Appear to care that I saw you, and I want you

Tu ne semble pas te soucier du fait que je t'ai regardé, pourtant je te désire

What's your name? Cause I have to know it

Quel est ton nom ? Parce que j'ai besoin de le savoir

You let me in and begin to show it

Tu me laisse là et commence à me le montrer

I'm terrified cause you're headed straight for it, might Get it

Je suis terrifié parce que tu te dirige directement vers lui, prend le