Une nouvelle série de drabbles mais liés cette fois ! (ou trois petits chapitres du même OS si vous préférez)
Encore merci à tout ceux et celles qui ont osé lire cette fic si... Particulière ? XD Donc merci à vous barjy02, Alamane-kun, Jenyfael09, Yakusokuyumi et kaara1 !
Pimpiericky, toi c'est surtout un énorme merci pour la correction ;) mais aussi pour ne pas hésiter à reviewer derrière quand tu aimes ! (la pauvre supporte mes délires en avant-première ;))
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L'accident
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Gabriel et Sam regardaient paisiblement la route depuis le perron pendant que Dean faisait un petit tour de garde. Gabriel n'aurait pas cru qu'appartenir à nouveau à un maître pouvait être aussi plaisant. Nourri, logé, lavé, papouillé et gratouillé régulièrement, il découvrait un bonheur aussi agréable qu'inattendu. Il avait aimé son précédent maître mais ce dernier était... Bizarre parfois. Il lui demandait des choses désagréables telles que d'attaquer un mannequin en toile de jute ou ses frères. C'était Lucifer le plus doué à ça. Son côté doberman qui ressortait. Michel lui était très doué pour obéir et rester en position de garde très longtemps ! Raphaël n'était doué ni pour l'attaque ni pour la garde mais en prime il avait des gémissements plaintifs qui énervaient le maître. Gabriel lui, ne voyant pas d'intérêt à rester assis au soleil sans rien faire, se carapatait toujours à la première occasion et esquivait les cours d'attaque avec la même habileté. Son côté rusé pour échapper aux corvées avait plu au maître au début. Au début. Puis il s'était réveillé accroché à un arbre après avoir mangé des croquettes au goût étrange.
Il avait pleuré, déprimé, cherché son maître mais il était loin. C'était visible. Il était très loin de chez lui. Les odeurs, les arbres, la terre, tout était différent de chez lui. Il avait alors commencé sa nouvelle petite vie, d'abord par dépit avant de découvrir qu'il ne détestait pas ! Puis il avait rencontré Sam, il avait intégré un nouveau foyer et maintenant il était bien même si ses pensées revenaient parfois à l'ancien maître.
Comme s'il s'apercevait de ses pensées un peu tristes, Sam se colla à lui et lui lécha l'oreille. Gabriel se laissa faire avec reconnaissance et s'affala à plat ventre sur le sol, sans aucune grâce.
Dean revint alors et eut un halètement moqueur.
- Tiens, le maître a acheté un nouveau paillasson ?
- Fallait bien, apparemment ton pelage est trop mité même pour lui !
- Tu vas voir sac à puces...
Mais Gabriel ne vit rien. Un boucan de tous les diables retentit dans la maison. Les trois chiens se précipitèrent à l'intérieur et découvrirent le maître, assommé et à moitié enterré sous une énorme bibliothèque renversée. Ils se pressèrent aussitôt autour de lui pour tenter de le réveiller mais sans succès.
La situation était très inquiétante. Dean essayait de s'aplatir pour passer sous la bibliothèque et jouer les crics canins pendant que Sam allait de long en large en cherchant quoi faire.
- Sam, aboya soudain Gabriel, va chez les humains ! Trouve un policier et ramène-le ici !
Sam hocha la tête avec soulagement et se précipita à l'extérieur. Il courut jusqu'au parc et chercha un de ces humains. Il y en avait toujours un comme ça dans le parc ! Toujours ! Il fallait juste qu'il le trouve !
Il parcourut les allées, alla d'une entrée à une autre aussi vite qu'il le pouvait avant de finalement en trouver un à côté d'une humaine. Ni une ni deux, il courut vers lui et aboya de toutes ses forces en essayant de le convaincre de le suivre.
- Qu'est-ce qu'il me veut ce chien, soupira l'humain. Et où est son maître ? Il n'a pas le droit d'être ici sans laisse !
- C'est vraiment un beau chien, affirma l'humaine. On dirait presque qu'il veut nous parler !
Sam changea de méthode et fit plusieurs allers-retours entre l'humain et la direction approximative de chez lui sans plus de succès. Pressé par l'urgence, il finit par attraper le bas de son pantalon pour essayer de l'entraîner.
- J'ai l'impression qu'il veut que vous le suiviez, indiqua l'humaine, dubitative.
Sam aboya plusieurs fois son accord en réponse. Il y arrivait enfin ! L'humain finit par le suivre et Sam réussit même à le faire courir derrière lui jusqu'à la maison. Il se faufila dans la chatière pour retrouver Dean et Gabriel qui n'essayaient plus de dégager le meuble mais tenaient chaud au maître. Un violent coup apprit à Sam que la porte d'entrée venait d'être proprement défoncée après plusieurs appels sans réponse. L'humain entra, vit leur maître et fit aussitôt un appel sur sa radio.
Quelques minutes plus tard, ce fut le chaos. Des tas d'humains entrèrent dans la maison pour soulever le meuble. D'autres prirent en charge leur maître, le palpant et l'examinant avant de l'emmener dès que possible sur un brancard.
Sam, Dean et Gabriel tentèrent de le suivre mais ils furent retenus par les policiers. Dean en devint hargneux, presque méchant.
- Qu'est-ce qu'on fait des chiens ? demanda un humain à son collègue.
- J'ai appelé la protection des animaux. Ils s'occuperont d'eux en attendant que leur maître aille mieux. Ils ne devraient plus tarder maintenant.
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Le refuge
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La première chose que constatèrent les trois chiens en sortant de la camionnette, c'est qu'ils n'avaient pas du tout été emmenés auprès de leur maître. La deuxième chose, c'est qu'il y avait plein d'autres chiens.
- Que se passe-t-il ? gronda Dean inquiet, le poil hérissé.
- C'est un lieu pour nous je dirais, constata Gabriel en reniflant autour de lui. Les humains nous ont emmenés là en attendant que le maître revienne.
- Pourquoi ils ne nous ont pas laissé à la maison ? aboya nerveusement Dean.
- Tu sais te servir dans le paquet de croquettes ? Dis-le-moi parce que dans ce cas, j'aurais deux-trois trucs à te demander, se moqua le blond.
- Il va aller mieux vous pensez ? interrogea Sam en baissant tristement la tête.
- On le saura très vite si non, fit Gabriel avec fatalité. Bon, on va voir ce qu'il y a par là ?
Prenant la tête du petit groupe et sous le regard encourageant d'un humain, Gabriel s'engagea sur le terrain verdoyant et alla rejoindre les autres chiens. Il n'essaya pas particulièrement de faire ami-ami avec les autres, il voulait juste s'assurer qu'il ne risquait pas de se faire égorger durant la nuit. Certes, il avait deux gardes du corps tout en muscles et en crocs mais deux précautions valaient mieux qu'une !
Au final, ne voyant rien d'inquiétant, il alla s'allonger sur un coin plus calme de la terrasse, vite rejoint par Sam qui faufila son museau sur ses pattes, juste sous sa tête et Dean qui s'assit à côté l'air de rien, comme maître de la situation alors que tout lui échappait.
Ils étaient tous les trois inquiets pour le maître et n'avaient pas envie de jouer avec les autres, ils passèrent donc la journée à attendre.
L'heure de la gamelle fut l'occasion d'un allègement de l'humeur. Ils étaient dans un foyer. Les humains les nourrissaient à la chaîne avec un seul type de croquettes, à la viande. Sam pigna pendant un moment devant sa gamelle en la regardant avec tristesse.
- Pour une fois ça va pas te tuer, soupira Gabriel en roulant des yeux.
- Tu pourrais même découvrir que tu aimes ça, se moqua Dean.
Sam ne répondit pas et s'allongea devant sa gamelle sans y toucher et en faisant des yeux tristes. Un éducateur vint rapidement le voir et s'inquiéta de ne pas le voir attaquer son repas. Sam renforça son attaque « yeux mouillés » avec des petits gémissements plaintifs.
- Tu n'aimes pas ? On a vérifié ta puce et ton carnet de santé, il n'y a pas marqué que tu as des intolérances ou du diabète. Tu vas devoir te contenter de ça mon beau, expliqua l'humain en lui caressant le dos.
- Arrête de faire ton cocker Sam et mange, râla Dean.
- Elles sont pas si mauvaises tu sais, j'ai eu l'occasion d'en manger des bien pires, essaya de l'encourager Gabriel.
- Allez, essaye un peu de manger. Regarde ! Tes copains ont déjà tout fini, l'encouragea l'humain.
Sam gémit encore un peu, se releva et regarda tristement sa gamelle. Il finit par manger, mollement, sans envie et encore plus déprimé. Si le maître avait été là, il aurait eu ses croquettes à lui...
Voyant l'état dans lequel se mettait le brun, Gabriel se colla contre lui et posa sa gueule sur son dos en signe de réconfort. Ce petit séjour allait être plus dur que prévu... Au moins on ne tenta de les séparer pour la nuit, en tout cas pas longtemps. Les cages étaient suffisamment grandes et de toute façon, les grognements menaçants de Dean dès qu'on voulait les mettre dans des cages à part étaient relativement dissuasifs. Le genre de son de gorge qui ressemblait à des tambours de guerre.
Le lendemain s'annonça aussi morose que la journée précédente. Ils allèrent de nouveau se réfugier dans un coin tranquille en attendant que le temps passe, jusqu'à ce que Gabriel ne soit alerté par sa truffe.
Pas loin, un humain avait sorti une boite de friandises et s'en servait pour récompenser quelques chiens. Pour Gabriel, c'était une aberration ! Les friandises, c'étaient pour lui et uniquement pour lui ! Ça avait été créé à son intention !
S'échappant de la masse de fourrure qu'il formait avec Dean et Sam, il rejoignit l'assemblée de chiens qui réclamait au pied de l'éducateur. Sauf que lui n'avait pas l'intention de réclamer. Absolument pas !
L'humain semblait être habitué à camper sur ses pieds mais en jouant bien, en appuyant juste derrière le genou au bon moment, il n'avait plus qu'à sauter pour faire tomber le paquet et enfouir son nez dedans pour se régaler. En plus c'étaient des sticks croustillants ! Si ça c'était pas estampillé Trickster, il voulait bien se raser la fourrure !
Les bonnes choses ayant toujours une fin, l'humain se releva en grognant et lui piqua son paquet de friandises. Il eut beau lui faire ses meilleurs yeux mouillés, rien n'y fit ! Voleur insensible...
Il retourna auprès de Sam et Dean qui n'avaient pas bougé d'un pouce et attendit avec eux la gamelle du soir. L'épreuve fut encore plus rude pour Sam qui se mit rapidement à pleurer.
- Pour des croquettes Sam, pour des croquettes, se désola Dean.
- C'est pas ça, renifla Sam. Tu n'y comprends rien, ça n'a rien à voir. Je m'en fiche de ces croquettes c'est juste que... Que...
- Ce sont pas celles que le maître te donne, finit doucement Gabriel pour lui. Pas celles qu'il achète pour toi. Parce qu'il n'est pas là.
Sam eut un glapissement de détresse et s'allongea, les pattes sur la gueule. Gabriel lâcha sa propre gamelle et frotta son museau contre son cou. Dean aussi abandonna ses croquettes avec tristesse pour réconforter son frère. Les éducateurs ne purent rien faire ce soir-là.
Il y eut une nouvelle nuit, plus triste.
Gabriel passa son temps à lécher le museau de Sam pour le rassurer et à lui gémir des mots réconfortants, les adressant aussi à Dean qui jouait encore les fier à côté. Il espérait sincèrement que le maître allait vite se remettre ou Sam allait leur faire une vraie belle dépression, sans parler de Dean ou même de lui qui commençait à ressentir le manque aussi mine de rien.
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Le retour
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Ils entamèrent leur troisième jour en refuge et cela leur pesa fortement. Mais s'il y avait bien une chose qui faisait tout oublier à Gabriel, c'étaient les friandises. Ce coup-ci, l'éducateur ne fit pas la même erreur que la dernière fois et se méfia tout particulièrement de lui. Gabriel décida donc de changer sa stratégie et lui offrit sa meilleure performance ! Tête baissée, légèrement penchée, les oreilles bien basses et les gémissements les plus larmoyants qu'il pouvait sortir.
L'éducateur le regarda avec beaucoup d'amusement avant de finalement céder et de lui lancer un stick.
Gabriel le rattrapa sans difficulté et alla rapidement rejoindre ses deux gardes du corps pour le croquer. Sam avait le regard vide mais Dean lui montra bien à quel point son attitude était désolante et déshonorante. Mais Gabriel n'en avait strictement rien à faire. Il commençait à croquer son stick avec bonheur quand Dean et Sam se dressèrent soudain et s'éloignèrent en aboyant joyeusement. Gabriel leva une oreille distraite et reconnut le ronchonnement du maître au loin. Sauf qu'il avait un stick. Il aimait le maître bien sûr mais... C'était sa friandise. Mais en même temps c'était le maître ! Mais un stick quoi...
Finalement, il coupa la poire en deux. Il cala le stick dans sa gueule et rejoignit les deux autres. Ils étaient déjà en train de faire la fête au maître, ce dernier les caressant à tour de bras quand Gabriel arriva. Bobby ouvrit de grands yeux surpris en le voyant arriver avec sa friandise entre les crocs.
- Je comprends mieux pourquoi tu n'es pas venu tout de suite, s'amusa Bobby. Ça m'étonne même que tu n'aies pas fini ça avant de venir. C'est que tu dois bien m'aimer en fin de compte.
Gabriel ne fit aucun commentaire et alla calmement réclamer ses caresses tout en continuant de mâchouiller son stick croustillant. Fallait savoir prioriser dans la vie !
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Et voilà ! C'était beaucoup centré sur Gabriel je sais p Mais actuellement les idées que j'ai sont toutes sur les conneries qu'il pourrait faire XD
N'hésitez pas à me le dire si vous voyez bien Sam, Dean ou Gabriel faire un truc en particulier ! Sachez juste que même si je prends beaucoup de liberté sur le comportement et la biologie canine, ils ne mangeront jamais de chocolat et ne peindront pas comme Michel-Ange p Et aussi, Castiel arrive, non pas dans le drabble suivant, mais dans celui d'après ;)
