Coucou tout le monde, voici la suite. :) Certes, le coeur de l'intrigue n'y est pas, mais on expose un peu la situation. Et on prend son temps. C'est bien de prendre son temps, pourquoi faudrait-il toujours se presser ? C'est les vacances, non mais !

- Billy ... tu diverges.

- Verge !

- ... Mais encore ?

- Hum hum ... Quoi qu'il en soit, avant de recommencer un nouveau chapitre (de torture pour les pauvres de l'histoire comme toujours) (m'en fout, il est hors de question que je leur laisse le droit de créer un syndicat. C'est la dictature ici !), certaines choses sont à clarifier :

Je remercie d'abord le certain Kay pour la review, qui fait toujours chaud au coeur. ;) (du fond du coeur merci) Je remercie aussi severine32 de suivre l'histoire, en espérant que la suite soit loin de te décevoir.

Je remercie également, dans une autre mesure, Sylvain, qui a déniché les incohérences et faux raccords en deux temps trois mouvements (une fois le début de l'histoire publiée, ce qui est un peu la catastrophe quand même). Je remercie encore plus Sans Reflet qui a réussi à me trouver une excuse potable pour pallier à la dite grosse incohérence ... pour un prochain chapitre ! :p

Enfin, je tiens à signaler que tout ce qui était présent dans le paratexte du précédent chapitre concernant l'avertissement et la propriété de JK Rowling est toujours valable et le restera jusqu'à la fin de l'histoire. Comme ça c'est fait. Sur ces entre faits, bonne lecture !


Des si et des mais

Chapitre 2

Sa tête cognait, son dos craquait de tous les côtés. On aurait dit qu'il avait dormi à même le sol. Il entendait des bruits pressants, des bruits d'embrassades. C'est ce qui le réveilla. En premier lieu, il vit le visage endormi de Ron, de Draco, puis celui de ses autres compagnons de beuverie. Tous dormaient à poing fermé sur les lattes pourris du premier étage de la cabane hurlante. Effectivement, ils avaient dormi à même le sol. Harry, dont la migraine affluante n'arrangeai pas son réveil, dut refermer les yeux. Quand il les rouvrit, il vit sa main, avec un petit détail en plus. Rien de bien grave, pas de doigt coupé, ni même de doigt surnuméraire, juste un anneau. Un très bel anneau, en or, sur l'annulaire de la main gauche. Là il commença à avoir peur. D'après ses souvenirs, il était loin de s'être pris une telle caisse. Les bruits continuaient dans le fond sonore, se faisaient de plus en plus pressant. Il referma et rouvrit les yeux. Au prix d'un effort évident, il dirigea son regard la source du bruit, et ce qu'il vit lui confirma l'impression d'avoir prit autre chose que de la bièreaubeurre. Il voyait en ce moment même son parrain et son ancien professeur de défense contre les forces du mal s'embrasser à en perdre le souffle.

Ok, il fallait que les champignons hallucinogènes soient vraiment dépassés de fraicheur pour faire de tels rêves. Déjà, il n'eut pas souvenir que Lupin ou Sirius eurent mentionné une certaine tension sexuelle entre eux deux, ensuite parce que ces deux êtres chers étaient tout simplement morts. Et que l'on soit sorcier ou non, à moins de s'appeler Voldemort et de disséminer des Horcrux un peu partout, la mort avait quand même un côté définitif. De nouveau mal à la tête, il avait gardé les yeux ouverts trop longtemps. Il les referma. C'était de nouveau le noir autour de lui, et il réfléchit. Qu'est ce qu'ils avaient bien pu faire hier soir pour réveiller les morts ? Il se souvenait avoir décapsulé une bouteille bizarre qui avait aussitôt crachée de la fumée, puis plus rien. 1 seconde … 2 secondes … 3 secondes ...

.

Il s'était rendormi, il avait gardé les yeux fermés trop longtemps. Quand il les rouvrit, il n'était plus allongé à même le sol mais délicatement posé sur le matelas défoncé du lit de la cabane. Il vit deux visages inquiets qu'il reconnaissait : un homme barbu et un autre aux traits tirés et à la fatigue évidente.

« Harry, tu nous entends ? »

Bien, à l'évidence il n'était pas en plein bad trip ou retour d'acide, mais face à une impossible réalité. Etait-il lui même mort ?

« Harry, sais tu ce qui vient d'arriver ?, demanda Remus

- …

- Laisse le se réveiller, il est encore sous le choc, annonça Sirius. »

En le contemplant tranquillement, Sirius passa une main sur la nuque de son confrère, qu'il commença à masser délicatement. Harry crut faire un arrêt cardiaque. Sirius, le bourreau des coeurs, le dragueur invétéré, le tombeur de nenettes. Lupin, marié à Nymphadora, père du petit Ted. Y avait-il un bug dans la matrice ?

« Vous êtes vivants ?

- En effet, en chair et en os, étonnement.

- Vous êtes ensemble ?

- C'est compliqué.

- Vous vous rouliez une pelle il y a deux minutes ?

- Oui, on n'en avait pas eu l'occasion depuis un moment, figure toi.

- Vous êtes vivants ?

- Hum, il faudrait peut être le faire débuguer. Assieds toi Harry, on a quelque chose à te montrer.

- Où sont les autres ?

- Déjà réveillés, ou en train de se réveiller. Assied toi pour commencer. Sais tu ce qui signifie ce parchemin ? »

Une fois assis, il prit le bout de papier que lui tendait Lupin. Il y était inscrit en lettre d'imprimerie ''Nous vous remercions d'avoir choisi la compagnie MAERD. Si vous rencontrez un soucis majeur de type mort subite des proches ou invasion de créatures magiques, veuillez joindre notre attaché de contrat. Dans le cas où la communication serait impossible, veuillez joindre notre service après vente au 04 66 60 13 13 666 ou par hibou à l'adresse ''666, chemin de traverse, Londres''. Que vos souhaits soient exaucés !''. C'était quoi ce délire ? Sceptique, notre héros leva la tête vers ses compagnons de réveil, tout aussi abasourdis, puis vers son ancien professeur, en quête d'une réponse.

« Apparement, vous avez contacté un génie, qui vous a exaucé des souhaits. L'un d'entre vous a surement voulu nous revoir, ou nous voir revivre. Surement Harry. Est ce que l'un d'entre vous se souvient de cette nuit ?

- Pas au delà du cinquième verre, exprima Pansy, et jusque là rien d'anormal.

- La dernière bouteille ! S'exclama Draco; J'ai lancé une bouteille à Harry, elle avait une forme et une couleur bizarre. De la fumée en est sorti lorsqu'il l'a décapsulé. Puis … puis …

L'héritier Malefoy ferma les yeux, fouilla dans sa mémoire. Au bout de trente secondes d'intense réflexion, il déclara :

- Je ne m'en souviens plus. Après, tout est vague.

- Pareil, opina Nevil.

- Aucun d'entre vous ne se souvient de ce qui s'est passé ? Demanda Sirius, devant la confusion des jeunes adultes. »

Il échangea un regard avec son confrère et prit le parchemin des mains d'Harry et le relit consciencieusement.

« Le chemin de traverse, évidemment. L'un d'entre vous s'y est rendu avant de venir ?

Tous les regards se tournèrent vers Draco et Pansy.

- Non. Il faut avouer que c'aurait été tentant si l'article acheté ne nous aurait pas effacé la mémoire de suite après.

- Oui mais il aurait suffi que vous vous laissiez un mot dans une poche par exemple, Lupin plissa les yeux vers Pansy

- Vous croyez qu'on n'avait que ça à faire ? Que l'unique but de notre luxueuse vie est de jouer de sales tours aux petits gryffondors ?! Que c'est pas comme si de temps en temps, je dis bien de temps en temps, on en avait plus rien à foutre ? Qu'on voulait juste retrouver de vieux amis de collège et échanger sur nos problèmes ? ; vociféra la brune

- De toute façon, les bouteilles de génies appartiennent aux objets magiques dangereux de classe A. Si le ministère apprenait la présence de l'une d'entre elle ici, tous les témoins seraient prévis de magie pendant 3 mois minimum, suivi d'une amende de plusieurs gallions. Ce serait trop bête à tenter …

Tout le monde tourna la tête vers Ron, avant de se remémorer que son stage se déroulait justement au ministère de la magie, et qu'il avait Percy pour frère. Par contre, voir Ron défendre des serpentards, voilà un fait inexplicable, pour ne pas dire impossible. Y aurait-il une faille dans l'espace temps ? Le docteur va-t-il venir aider nos héros à capturer le génie maléfique tout en choisissant d'embarquer Mac Gonagall pour ses prochaines aventures ? La suite la semaine prochaine !

Pardon, je me suis un peu emballé. Si nous reprenions là où nous étions ?

- Se serait trop bête à tenter, même pour des serpentards !

Ouf ! Ron reste Ron, l'honneur est sauf ! Dommage, j'aurai bien aimé voir David Tenant se battre contre un génie démoniaque aux côtés d'Harry Potter.

Bref ! Laissons la parole à un serpentard blondinet de très mauvais foi (si vous me passez la blague) (saviez vous qu'écrire tard dans la nuit peut engendrer soit des chefs d'oeuvre, soit ça ?! ):

- Les serpentards au moins n'auront jamais l'idée de fouiller tout l'étage des réquisitions pour chercher de l'huile de coude dont a besoin le maître de stage.

- HEY ! …

- STOP ! Ca suffit !, iructa le loup garou, on laisse nos différents de côté et il ne nous reste qu'à vérifier si d'autres voeux ont été souhaités.

- Et si c'est le cas ?

- S'ils sont graves, on appelle ce service après vente ou le ministère de la magie.

- QUOI ?!, crièrent ils tous en coeur contre Lupin, Sirius compris.

- Roh ça va ! Vous êtes grands, vous êtes capables de survivre trois mois sans baguette, tant pis pour vos réputations ! Vous n'aurez qu'à prétendre avoir attrapé la liquovariole et ça passera.

- Tu tiens tant que ça à repartir ?, quémanda Harry, penaud

- Pas tellement, mais je ne sais pas si tu te rends compte que ranimer des morts est prodigieux mais surtout dangereux. Qui sait, si ça se trouve moi et Sirius sommes devenus des vampires. Ou bien nous sommes des zombies frais et nous allons nous décomposer et commencer à vous manger un à un dans quelques heures. »

.

Il se tut, cachant dans ses yeux d'autres inquiétudes, pire qu'une fringale de cadavre fraichement ressuscité. Sirius et lui étaient apparus en même temps, il n'avait aucun souvenir entre sa mort et cet incident. Il conservait juste une légère nausée depuis qu'il s'était réveillé, roulé en position foetale dans cet endroit trop connu. A vrai dire, ce qui l'inquiétait dans l'immédiat, plus qu'une descente du ministère de la magie pour activité anormale, c'était la date. A en juger la taille de son ancien élève, il devait avoir passé l'arme à gauche depuis à peu près deux ou trois ans. Au fond, peu importe. Par contre ne pas savoir le mois ni le jour l'affolait bien plus, car la mort avait un humour bien à elle en ce qu'il s'agissait de la vie des loups garous, surtout les nuits de pleine lune. Il jeta un regard en coin vers Sirius qui, comme à son habitude, devina ses pensées en un seul regard. Il aurait aimé réglé cette affaire maintenant.

Interrompant ce bref échange de regard, Harry, qui réfléchissait depuis tout ce temps (que c'est dur !) (j'adore taquiner les personnages), commenta :

« Ne le prenez pas mal vous deux, mais si j'avais pu ressusciter quelqu'un, j'aurais d'abord essayé avec mes parents.

- Ce qui est normal, consenti Sirius à l'aide d'un petit sourire compatissant

- L'ennui avec toutes les formes de magie noire du chemin de traverse, c'est qu'elles sont déréglées. Tu as surement voulu revoir des proches pour t'aider, te conseiller, ou tout simplement pour les revoir, mais tu n'as pas précisé et l'esprit a pris les premiers proches qu'il avait pu voir dans ton esprit. Ou il a intentionnellement évité certains proches, qui sait !

- C'est l'une des raisons pour lesquelles les génies sont interdits de vente; marmonna Draco; … trop instables. Tu leur demandes un dessert, ils peuvent t'offrir une pomme tout autant qu'une montagne de glace. Tu veux de la force ? Tu pourras soit soulever un gramme de plus, soit cinq tonnes. Le tout va dépendre de la manière dont tu formules tes voeux et dont le génie va les interpréter. Parce que bizarrement, passer toute une vie enfermée dans une lampe à huile à attendre que le prochain gredin qui ramasse la babiole fasse un voeu, ça les rend assez farceurs.

- Ce sont des attrapes cons ?, renchérit Pansy, qui commençait à sortir du brouillard de sa gueule de bois.

- Tout à fait, lui confirma Sirius, le dernier en date a failli faire exploser le ministre de la magie devant la reine d'Angleterre après que celui ci ait souhaité « avoir de quoi bomber le torse devant sa majesté ».

- Ah oui quand même … ; Pansy ricana aigrement

- Dans tous les cas, il faut contacter que l'un d'entre nous contacte le service après vente pour annuler le voire les possibles voeux. ; continua Harry

Sirius se racla la gorge.

- Il serait peut être bon de d'abord faire un tour pour laisser tout le monde décuver et constater les possibles dégâts avant de prendre une décision.

Tout le monde regarda Sirius, sidéré par une opinion aussi réfléchie et sensée par une personne connue pour son insouciance. Lupin émit quand même une objection, pour la forme :

- Il serait quand même assez dangereux de courir de partout si jamais l'un d'entre vous aurait souhaité, je ne sais pas, ''écraser son patron sous la charge de travail'', ''réduire son lieu de travail / conjoint / ex / maison / ancien foyer à l'état de cendre'', ce genre de choses.

- De toute façon, l'interrompit Nevil, le ministère de la magie sera là d'une minute à l'autre, mieux vaut ne pas être présent lorsqu'ils arriveront, même s'ils pensent l'endroit hanté. »

Tout le monde opina du chef. Les jeunes adultes sortirent en premier, histoire de laisser le temps aux anciens de se mettre d'accord sur la démarche à suivre.

.

Ce ne fut qu'une fois seuls et les bruits de pas estompés que Lupin sentit les lèvres chaudes de Sirius plaquées contre les siennes. Qu'est-ce qu'il lui avait manqué ! Le baiser s'approfondit, la langue de Sirius vint titiller celle de son confrère pour se mouvoir en un balai sensuel. Brusquement, le lycan arrêta le baiser. Il attendit le grognement de frustration de Sirius pour enfin lui demander :

« Pourquoi tu leur a suggéré de partir ? Tu sais très bien qu'il aurait mieux valu couvrir nos traces et tout annuler le plus vite possible avant qu'il ne se passe quoi que ce soit de grave. Et ne va pas me dire que c'est uniquement pour passer du temps avec moi.

- Mmmmh Moony, pourquoi réfléchis tu autant ?

- Padfoot … je te déconseille d'éviter la question, souffla ''Moony'' dans l'oreille de l'animagus tandis qu'il défaisait les boutons de la chemise de son amant, laissant ses mains frôler le tissu et la peau au grès de ses envies.

- Si tu insistes. Déjà je voulais passer du temps avec toi, et ensuite je voulais régler certains détails quant à la vie sentimentale et professionnelle de mon filleul. Je ne sais pas si tu as remarqué à quel point son regard fuyait celui de Draco ! Et merde alors, depuis quand porte-il un anneau de mariage ? »


Qu'en pensez vous ? Le chapitre n'était pas assez bon pour vous ? Si c'est le cas, en ce qui concerne une littérature un peu plus ''classique'' sur l'amnésie et le suspense, il y a toujours ''Piège pour Cendrillon'' de Sébastien Japrisot. Sincèrement, rien que la quatrième de couverture est intriguante en elle même.

Ah ! Et oui je compte donner des références de livres à chaque fin de chapitre, pas pour me la péter (je n'ai pas besoin de livres pour émettre des gazs, juste de flageolets) mais pour proposer à ceux qui s'ennuient, qui n'auront pas tout le temps accès à internet ces vacances, ou même simplement pour les curieux de quoi se mettre sous la dent. ;) A la prochaine !