NdT: pour les 13 reviews d'aujourd'hui...

Chapitre 44 – Je n'en peux plus

« Tu es sûr que tu ne veux pas venir avec nous, Seeley ? »

« Pour la dernière fois, frangine… je vais bien. Sortez… passez un bon moment. »

Elle approcha et s'assit à côté de son frère.

« Seeley… tu es resté là tout le week-end… tu as à peine bougé et tu as à peine dormi. »

« Vivi… je te promets… je vais bien. Dis simplement à Zach de conduire prudemment, d'accord ? La pluie est mauvaise. »

Elle se leva et posa un baiser sur sa tête.

« Je t'aime, grand frère. »

« Moi aussi, frangine. »

Elle soupira en fermant la porte. Elle lui avait dit 'je t'aime' plusieurs fois depuis vendredi soir mais au lieu de l'habituel 'je t'aime aussi' elle avait eu d'autres réponses… omettant toutes le mot 'aimer'.

A la sortie du bâtiment elle fut rejointe par Zach qui avait un parapluie.

« Salut. »

« Salut » dit-elle avec un sourire triste.

« Tout va bien ? »

« Non… il est encore… il est bouleversé… je déteste le voir comme ça. »

« On n'est pas obligés de sortir ce soir, tu sais. »

« Je sais… mais j'en ai envie. »

Elle se pencha et l'embrassa doucement ; il lui sourit en retour.

Il passait de chaîne en chaîne, sans but. Ne se fixant sur rien et ne restant sur chaque chaîne que quelques secondes.

Ses jours avaient été troubles depuis vendredi soir et maintenant on était… dimanche et il n'avait pas eu de nouvelles de Max ou de Bo… Temperance…

Vivian avait raison. Il avait à peine dormi, parce que quand il le faisait il rêvait d'elle et cela le déchirait. Il se retrouvé à tout moment à mi-chemin de la porte, prêt à aller chez elle et à frapper à sa porte jusqu'à ce qu'elle l'ouvre et qu'il puisse la prendre de nouveau dans ses bras. Il s'était toujours arrêté… convaincu que cela ne lui ferait que plus de mal. Max avait dit qu'il ferait ce qu'il pourrait pour réparer. Est-ce qu'il avait raté ?

Il n'en pouvait plus de rester assis là. Ne pas entendre le son de sa voix était douloureux. Ne pas la voir pendant 2 jours était insupportable. Ne pas pouvoir la tenir et l'embrasser était une torture.

Il se leva du canapé, attrapa son manteau et ouvrit la porte.

Elle était allongée sur son lit, regardant le plafond. Elle se focalisa dessus et vit les motifs au-dessus d'elle.

« Chérie… »

« Oui, papa ? »

« Tu as faim? »

Elle se tourna vers la porte pour voir son père tenant un mug et une assiette et elle lui lança un regard interrogatif.

« Fromage grillé et soupe au poulet. Ca s'imposait avec le climat, je suppose. »

Il s'assit à côté d'elle et elle prit l'assiette avec un sourire forcé.

« Merci… »

« De rien, ma chérie. »

Plusieurs longues minutes de silence suivirent avant que Temperance ne ressente le besoin de le briser.

« Papa… »

« Oui, chérie ? »

« Ce n'est pas… de ta faute… ou celle de maman ou celle de Russ. Vous êtes partis parce que vous le deviez. D'autres gens n'étaient pas obligés. D'autres hommes. Des amis. Les gens restent trop longtemps avec moi et réalisent ce à quoi ils doivent s'attendre avec moi dans leur vie. »

« Alors ils ne te connaissaient pas vraiment, chérie. »

« Comment le sais-tu ? »

« Parce que Booth te connaît vraiment. Comme personne. Et il veut passer le reste de sa vie avec toi. Et tes rats de labo. Ils t'aiment aussi. »

« Mais pour combien de temps… à la fin… »

« Ils seront toujours là pour toi. »

« Je … ne sais pas. »

« Chérie, tu dois aller lui parler. Parle-lui et vois par toi-même. »

« Je ne pense pas que je puisse… »

Il lui posa un baiser sur la tête et se leva.

« Réfléchis-y un peu. Ne rationalise pas. Ca va te sembler banal, ma chérie, mais fais ce que te dit ton coeur cette fois. Je t'aime, chérie. »

« Tu t'en vas ? »

« Je vais surveiller, ma chérie. Comme toujours. Si jamais tu as besoin de moi, je serais là. Et puis, j'ai laissé un numéro sur ton frigo, que tu peux appeler pour me contacter. N'oublie pas ce que je t'ai dit. »

Et il était parti.

Elle se rappuya sur ses oreiller et se fixa de nouveau sur son plafond. Cette fois, au lieu de dessins indiscernables, le visage de Booth apparut devant elle. Elle laissa les souvenirs d'eux la submerger. Leurs 'guy hugs'. Leurs taquineries. Leurs trajets vers Wong Foo's ou le Royal diner. Elle revit ses yeux quand elle lui avait dit qu'elle l'aimait. Elle revit ses yeux quand il lui avait demandé de l'épouser.

Ses yeux s'ouvrirent.

« Oh, non… »

Elle attrapa le téléphone à côté de son lit. Elle sentit son cœur tomber quand elle n'entendit pas de sonnerie, mais simplement une voix automatique lui disant que les lignes étaient coupées.

Elle sauta de son lit et se rua vers la porte, s'arrêtant seulement pour attraper une veste et sauter dans ses baskets. Elle était trempée 30 secondes après avoir passé la porte.

Elle courut en direction de son appartement, même si elle savait que ça lui prendrait un bon 25 minutes à pieds. Elle avait besoin de le voir. Elle avait besoin d'être dans ses bras. Maintenant.

Son besoin de le voir avait dû la booster. Elle arriva en 15 minutes.

Elle monta les escaliers quatre à quatre et atteignit sa porte en moins d'une minute. Elle s'arrêta et la peur la submerge. Et s'il était vraiment aussi blessé que son père l'avait dit? Et s'il ne voulait pas lui parler ?

Peu importe… je n'en peux plus.

Elle leva la main pour frapper juste au moment où la porte s'ouvrait.

Ils se regardèrent, aucun de faisant le moindre mouvement. Elle à l'extérieur, trempée jusqu'aux os. Et lui à l'intérieur, pâle à cause du manque de sommeil.

La vue était bouleversante. C'était comme si elle avait été affamée sans lui, et maintenant, avec lui en face d'elle, elle pouvait à peine se contenir.

A la voir devant lui, la peau détrempée, il ressentit l'écrasant désir de la prendre dans ses bras et de l'embrasser jusqu'à ce qu'ils n'en puissent plus.

Apparemment, ils décidèrent la même chose au même moment.

Elle attrapa ses épaules alors qu'il la prenait par la taille et ils se rencontrèrent au milieu.

NdT:... et parce que j'aime les happy ends