"Son regard est empli de haine. Lyne fait un pas en arrière, ne sachant pas ce qui allait s'en suivre."
x
Dhyn avance vers elle, pousse un soupir et la prend dans ses bras.
- Snow va nous le payer, dit-il simplement, en écrasant sa sœur contre lui.
- C'est ce que je m'apprêtais à faire avant que Cato ne m'en empêche.
Dhyn allait se détacher d'elle, mais il se ravise.
- Pour une fois, je suis bien content qu'il passe son temps à te regarder.
Le parfum musqué se mélange avec une odeur de fraise. Dhyn a toujours aimé les fraises, c'est son fruit préféré. Au printemps, il passe beaucoup de temps a en chercher dans les bois entourant le village. Lyne pose son nez contre la peau du cou de son frère, inspirant l'odeur familière du fruit rouge, et ferme les yeux. Les bras forts du garçon autour de sa taille la rassure. Elle ne veut plus le quitter. Elle ne veut plus se détacher de lui. Cette étreinte est tout ce qui lui reste de sa famille. Elle doit à tous prix le protéger, quoi qu'il lui en coûte. Elle se le promet. Dhyn sera le vainqueur des soixante-quatorzième Hunger Games.
Après une petite heure à l'extérieur, ils retournent avec les autres dans l'appartement. Ils commencent à s'impatienter. Lyne n'y prête pas attention et attrape la bouteille de bourbon, la débouche, et place le goulot entre ses lèvres pour finir l'alcool d'un seul coup. Son ventre proteste et sa vision se trouble. Elle croque dans un quartier d'orange pour accentuer les effets de l'alcool grâce au sucre, puis va augmenter le volume de la musique. Elle attrape la première personne qui est à proximité, et l'entraîne sur l'espace de danse. Elle danse avec, se fichant de savoir qui c'est ou si sa propre façon de danser est décente ou non. Elle tournoie, se colle à la personne, balance sa tête en tous sens, attrape les mains de la personne et la colle à elle. Les mains glissent sur Lyne. Des pressions fermes, des doigts épais, des mouvements désireux. Un garçon à coup sûr. Il ne la lâche plus. Lyne ferme les yeux et se laisse guider. Le garçon la maintient droite et l'empêche de tomber, trop saoul pour se rendre compte de la médiocrité de son équilibre. Son pouls tambourine dans ses oreilles et son visage brûle. Elle soulève ses cheveux pour dégager sa nuque afin de recevoir un peu d'air frais, et le garçon en profite pour y glisser des baisers. Elle se tourne face à lui, et reconnaît son nœud papillon beige et doré. Marvel. Ouch. Ça ne va pas plaire à Cato. Tant pis, il n'a qu'à venir prendre sa place. Elle continue à danser comme si de rien n'était, mais évite de lui exposer une parcelle nue de sa peau. Elle pensait sincèrement que c'était Cato qui allait intervenir, mais à sa plus grande surprise, c'est son frère qui s'oppose à cette proximité. Il attrape Lyne d'une main pour la tenir droite, et repousse Marvel de l'autre. Lyne ne voit pas son expression, gardant ses yeux baissés ou à hauteur d'homme, pas plus haut, étant trop saoul pour. Il écarte sa sœur des autres, la place face à lui, et la prend par les épaules.
- Tu es en état de remettre le boîtier à sa place, la questionne-t-il d'une voix douce.
Elle réfléchit et secoue la tête. Puis finalement elle change d'avis et hoche la tête.
- Oui ou non? S'impatiente son jumeau en haussant le ton.
Elle hoche derechef la tête en ouvrant un peu plus les yeux et essayant de capter le regard de son frère. Elle voit le basculement vertical qu'effectue sa tête et sent sa main attraper son épaule pour l'amener jusqu'à l'ascenseur. Il la soulève jusqu'à la trappe, mais elle a plus de mal à s'y hisser. Elle fait comme elle peut, se soulevant jusqu'aux hanches pour se traîner jusqu'à ce que ses genoux atteignent la plate-forme. Elle se met sur les genoux et avance jusqu'au boîtier électrique. Elle a peut-être un peu surestimé ses capacités. Avec le taux d'alcool présent dans son sang, reconnaître l'endroit où poser ce fichu boîtier est une vraie bataille navale. Elle pose ses fesses sur ses talons et soupire longuement. Elle croasse quelques mots incompréhensible à son frère.
-Quoi? Lance la voix de Dhyn depuis l'ascenseur.
- Bouton, se contente-t-elle de répéter.
- Et?
- Appuis!
Il s'exécute et la diode s'éclaire. Elle plante lourdement son doigt dessus, et retrace la même ligne que précédemment, retombant sur les fils nus et débranchés témoignant de l'absence d'un composant. Elle replace le boîtier en tentant d'être délicate et précise, puis s'éloigne en reculant à quatre pattes. La descente risque d'être plus compliquée. Dhyn est peut-être fort, mais pas assez pour supporter la chute d'un poids mort ivre tel que Lyne. Lui-même le sait. Il serre la mâchoire et sort sa tête de l'encadrement des portes de l'ascenseur. Les oreilles de la fille sifflent, l'empêchant d'entendre ce que son jumeau dit, mais elle en a très vite une petite idée en voyant le Deux arriver. Il se place devant elle sous la trappe, et tend les bras devant lui, légèrement écarter pour permettre au corps athlétique de Lyne de s'y glisser entre. Elle a l'impression que sa tête a doublé de volume et que son ventre est entrain de se nouer. Elle balance ses jambes dans le vide et respire un bon coup. La chute risque d'être mauvaise pour son ventre. Elle s'appuie sur ses mains et fait glisser ses fesses hors de la plate-forme, sentant l'attraction faire son travail en la tractant vers le sol. Cato la rattrape un peu brusquement, pressant leurs ventres trop fort l'un contre l'autre. Elle se sent nauséeuse. Elle ferme les yeux et inspire profondément. Le garçon la repose au sol et la lâche doucement. Lyne ressort de l'ascenseur et commence à ranger l'appartement. Ce n'est pas très sale ou en désordre, mais elle ne peut pas laisser tout le travail aux Douze alors qu'elle est l'instigatrice de la soirée. Elle tangue régulièrement, mais fait un effort. Elle range les couverts, replace les chaises, ordonne le canapé, nettoie l'évier de la salle de bain, jette les débris qui traînent sur le sol. Peeta ne tarde pas à venir lui prêter main forte, ne supportant pas de la voir travailler seule alors que ce n'est pas son appartement et qu'elle n'est pas en état. Ce garçon est vraiment d'une bonté naturelle. Dommage qu'il soit tombé aux Jeux face à elle. Peu importe qu'il soit gentil ou beau, Lyne éliminera quiconque fera obstacle à la victoire de Dhyn. Et Peeta est sûrement un obstacle. Comme tous les autres dans cette pièce.
Une fois qu'elle a finit de ranger et que les tributs du Onze, Dix, et Neuf sont retournés à leurs appartements, Lyne s'adosse au mur en attendant que l'ascenseur remonte une nouvelle fois. Les tributs du Huit, Sept et Six sont en cours de descente. La fatigue se fait ressentir. Ses membres sont lourds, vides, engourdis. Elle serait capable de dormir à même le sol pour assouvir son sommeil. Elle voit une silhouette s'asseoir à côté d'elle. Son odeur le trahie.
- Tu ne comptes pas t'arrêter là, n'est-ce pas? À propos du Président, précise-t-il.
Il connaît déjà la réponse. Il demande juste pour confirmer.
- S'en prendre à moi est une chose, s'en prendre à ma famille en est une autre, répond-t-elle.
- Dois-je me sentir visé? S'amuse le garçon aux yeux océan.
- Ne t'en fais pas, ma lunette de tir est rivée sur Snow.
- Pour l'instant.
- À toi de faire en sorte de rester hors de mon champs de tir.
Un silence lui répond. Elle sent son regard peser sur elle. Elle aimerait vraiment qu'il ôte cette idée de sa tête, comme ça, elle n'aurait pas à le tuer elle-même. Du moins, pas tant qu'elle n'y sera pas forcée. L'ascenseur arrive. Lyne s'y glisse et s'appuie contre la paroi du fond, plongeant son regard sur la ville aux lumières stellaires. Une fois au quatrième, elle embrasse son frère sur la joue, et va directement dans sa chambre. Apparemment Finnick et Noomi sont couchés. Tant mieux, elle n'a pas envie d'un sermon. Elle va à la salle de bain se démaquiller, puis retire sa robe et enfile sa nuisette. Elle s'allonge dans son lit, et sent la pièce tanguer au gré de la mer agitée. Son corps se fait ballotter dans son lit, virant à bâbord ou tribord, la berçant. Elle s'endort comme dans son enfance.
x
L'arme blanche entre ses mains lui paraît naturelle, familière. La place de la personne face à elle lui semble appropriée: plus bas qu'elle. Elle est à l'aise, dans son élément. Puis, se matérialise une autre personne en face d'elle. Cato. À genoux lui aussi. Le Président se tient derrière lui, avec la même arme blanche qu'elle. Il la regarde en souriant, une fierté émane de lui.
- Tu sais ce qu'il te reste à faire Lyne, lance le Président.
Il enlève la sécurité de son arme et pointe cette dernière sur Cato. Non.
- Trois, ...
Elle ne réfléchit pas plus et retire la sécurité avant de braquer l'arme sur l'individu et de tirer. De toute façon, cela lui paraît naturel. Alors autant se donner l'excuse de Cato pour couvrir son acte.
- Dévoile son visage, reprend le Président.
Pourquoi donc? Peu importe, c'est un visage commun dont le nom lui échappe, alors elle peut bien faire ça si ça peut lui faire plaisir. Elle ôte le tissu de la tête de l'individu et pousse un hurlement. Peter. Elle a tué Peter. Des larmes ruissellent sur son visage. Non! Un rire moqueur empli ses oreilles, décuplé par ses propres hurlements. Cato a disparut. Elle baisse de nouveau les yeux sur Peter, un trou dans le front, une traînée rouge écarlate sinuant depuis son front jusqu'à son sourcil en continuant sur son nez pour virer sur sa pommette droite et goutter sur le sol immaculé. Ses grands yeux verts émeraude la toisent.
- Lyne! Lyne, réveille toi!
Quelqu'un la secoue comme un seau de moules. Elle ouvre les yeux et se redresse, sentant son cœur faire des bonds dans sa cage thoracique.
- Non mais tu es malade de faire ça toi! S'exclame la fille sans même savoir à qui elle parle.
Une fois sa phrase terminée, elle regarde son persécuteur et trouve évidemment Finnick. Il a l'air remonté. Très remonté même.
- Et c'est toi qui me dit ça? On en parle de ta superbe démonstration d'entortillement de langues d'hier soir peut-être?
Et mince. Elle va l'avoir son sermon. Même plus que ça apparemment. Il est vraiment furax.
- Non mais qu'est-ce qu'il t'a prit de faire ça? Je peux savoir à quoi tu pensais au juste?
- Moi? À faire payer Snow.
- Et tu penses avoir réussi? Non, parce-que pour moi, la mort d'un de mes frères ne me semble pas très victorieuse, mais bon après, peut-être que toi tu es satisfaite de ta représentation.
- Finnick ça suffit.
- Ça suffit? Est-ce que tu te rends compte du merdier dans lequel tu t'es mise? S'écrie-t-il en la fusillant du regard.
- Ce n'est pas toi qui y est dedans à ce que je sache, non? Alors garde tes commentaires pour toi. Toi tu resteras en vie après ces Jeux, alors ne commence pas à jouer les mentors concernés, crache-t-elle.
- Pardon?
Il se lève et l'empoigne par la gorge pour la plaquer contre un mur. Il s'approche d'elle et plonge ses sublimes yeux verts clairs dans ceux de Lyne.
- Tu crois peut-être qu'être mentor c'est facile? Tu crois peut-être que parce-que j'ai gagné il y a dix ans, maintenant je ne crains plus rien? Eh bien tu te trompes! Je paie le prix de ma victoire chaque jours depuis que j'ai atteins l'âge de seize ans, et je le paierai jusqu'à ce que Snow décide que je ne vaux plus rien. Et je te rappelle qu'un tribu est toujours associé à son mentor, alors si toi tu fais une connerie, j'en paie aussi le prix! Alors ne me redis plus jamais ça! Surtout que tu es bien celle avec qui je suis le plus concerné.
Lyne ne répond rien, ne sachant pas quoi répondre. Elle se sent mal à l'aise. Mais que voulait-il dire par « Je paie le prix de ma victoire chaque jours depuis que j'ai atteins l'âge de seize ans » ? Il la relâche et se détourne pour s'en aller, mais elle l'interpelle.
- Finnick. Qu'est-ce que..., commence-t-elle. Quel est ce prix? Finit-elle par lâcher.
Il se retourne vers elle, et toute colère a disparue. Elle n'arrive pas à lire son expression. Un mélange de tristesse, de honte, d'hésitation, mais aussi une grande réflexion.
Il reste un long moment sans lui répondre. Elle se demande même s'il ne s'est pas perdu dans ses rêveries. Mais ses yeux la toisent toujours, naviguant de son visage à son corps. Puis après plusieurs longues minutes, il prend une inspiration. Il paraît hésiter un dernier instant, mais il la balai d'un secouement de tête.
- Je ne suis pas autorisé à te le dire, mais peu importe. Si tu gagnes tu le découvrira par toi-même étant donné l'image que tu te donnes, et si tu perds, tu ne pourras le dire à personne.
Elle ne comprend pas tout à fait le rapport avec l'image qu'elle renvoi, mais elle le laisse poursuivre sans l'interrompre.
- Après les Jeux, le Capitole, ou plus particulièrement Snow, exploite les vainqueurs.
Il marque une pause trop longue au goût de Lyne.
- De quelle façon?
- Il offre les services des vainqueurs en échange d'une rémunération, dit-il en crispant sa mâchoire.
- Quel genre de rémunération?
- N'importe. Argent, bijoux. Comme le vainqueur souhaite.
- Et... quel genre de service?
Le visage de Finnick s'affaisse. Lyne prend soudain conscience d'une facette de son mentor qu'elle n'a jamais soupçonné. C'est un homme qui a souffert. Pas physiquement, mais psychologiquement.
- Le même genre que celui que te demande le tribut du Deux, répond-t-il finalement.
Elle écarquille les yeux et entrouvre la bouche. Elle n'arrive pas à le croire. Snow prostitue les vainqueurs? Et Finnick... c'est donc pour cela toute cette hystérie autour de lui. Elle veut bien reconnaître qu'il est beau, mais au point d'en faire un malaise lorsqu'il passe près d'elle, non. Depuis ses seize ans? Mais c'est immonde.
- Et pourquoi vous ne refusez pas?
- Si on refuse il tue un membre de notre famille, explique-t-il.
- Quel monstre, lâche-t-elle.
En plus d'envoyer des enfants se battre à mort dans une arène, il les force à se prostituer par la suite. Mais quel genre d'homme peut faire ça? C'est inhumain.
- Alors, si je ressors gagnante, il n'y aura aucun doutes que cela m'arrive aussi, n'est-ce pas?
Elle comprend désormais mieux la référence à son image. Lyam l'a rendue plus que désirable avec cette robe lors de la parade, et la scène avec Cato n'a pas arrangé les choses, bien au contraire. Elle comprend peut-être un peu plus la colère de son mentor.
- Et beaucoup voudront que tu sortes vivante, et feront tout pour que ça arrive.
Déjà qu'elle n'a pas beaucoup espoir de ressortir de cette arène, mais là il vient d'anéantir le moindre doute quant à sa fin.
- Alors j'imagine que demain soir ça sera plus un repose en paix qu'un au revoir.
Il ferme les yeux et soupire longuement.
- Finnick, dis-moi sincèrement si ça vaut le coup de gagner. Dans ma situation, est-ce que gagner me servirai à quelque chose?
- Je ne te dirai jamais que la mort dans les Jeux est préférable à une vie dans le Quatre, même avec les contraintes que ça engendre.
- Les contraintes? On parle de prostitution là! J'ai déjà tué un membre de ma famille, si je dois envisager cette contrainte c'est qu'un second sera mort. Crois-tu vraiment que je serai capable de laisser la mort rôder autour de ma maison à nouveau? Ce que j'ai fais hier soir, pourquoi crois-tu que c'était? Si c'était seulement pour s'amuser, rien de tout ça n'aurait été diffusé.
- Je sais très bien ce qu'a engendré ces images de vous tous réunis, la coupe-t-il. Mais ce n'était pas très brillant.
- Je n'ai jamais dit ça. Mais je voulais, et je veux toujours, prouver à chacun qu'on est capable de bien plus que seulement attendre chaque Moisson pour se dire que le système de Panem est injuste. Et hier on a fait quelque chose qui peut permettre de tout bouleverser si quelqu'un poursuit sur cette voie.
- Mais qui? Tout le monde a bien trop peur pour être le visage d'un soulèvement, moi le premier. Je ne veux pas mettre les gens que j'aime en danger.
- Pourquoi faut-il que le visage du soulèvement soit vivant?
- Un martyr? Et tu penses que les Districts suivraient un pauvre gamin inconscient qui est mort dans les Jeux?
- Non. Un pauvre gamin innocent qui a été assassiné par le Président durant ses stupides Jeux, oui.
- Ça revient au même.
- Non, la nuance est que la faute revient au Président, pas aux joueurs. Si personne ne joue, que peut-il faire? Bombarder l'arène? Exécuter chaque familles? Bombarder chaque Districts? Créer une famine? On est déjà habitué à tout ça. Il suffit que tous les Districts voient une action de rébellion et la machine se met en place.
- Tu penses que c'est aussi facile que ça de créer un soulèvement?
- Ça l'est si on le fait! Jamais personne n'a rien fait.
- Et le treize, il ont fait quoi à ton avis? Dormit pendant leur tour de garde de la centrale nucléaire?
- Ils ont donné un exemple que personne n'a eu le courage de suivre.
- Ça suffit. J'ai entendu assez d'idioties pour la journée.
Finnick se détourne et s'éloigne réellement cette fois-ci.
- Je trouverais un moyen Finnick, peu importe lequel, mais je serais l'hypocentre du soulèvement.
- Mais il te faut un épicentre, rétorque-t-il sans s'arrêter.
- Je m'assurerais qu'il y en ait un. Je le ferais, crois-moi. Je ferais payer Snow pour ce qu'il a fait à Peter, pour ce qu'il t'a fait Finnick.
Elle le voit tourner la tête et ralentir le pas, mais il poursuit son chemin. Elle le fera. Elle ne sait pas encore comment, mais elle trouvera un moyen.
x
Hello everyone! Le petit dernier est en ligne. J'espère que ça vous a plut, dîtes-m'en des nouvelles :). Que pensez-vous que Lyne fera pour se venger de Snow? La douleur de sa perte est-elle assez présente? Et que pensez-vous de la réaction de Dhyn? Bon, je vous revoir bientôt pour le nouveau chapitre, en attendant, je suis présente pour vous répondre ;). Bon weekend! C.
