NdT: Merci...

Chapitre 53 - Interférence

« Que veut Cam? »

« Elle veut parler. »

« A propos de quoi? »

« Aucune idée. »

Elle avait posé sa tête sur sa poitrine et il faisait courir ses doigts sur son dos.

« Que penses-tu qu'elle voulait ? »

« Je ne sais pas, Bones. »

Il vit la peur apparaître dans ses yeux.

« Qu'est-ce qu'il y a, Bones ? »

« Si elle… elle sait… et qu'elle est en colère ? Elle peut nous séparer, Seeley. »

« Je ne la laisserai pas faire, Bones. Tu ne travailles pas au FBI et je ne travaille pas au Jeffersonian. On ne brise aucune règle. »

« Alors… quoi ? »

Ses yeux étaient pleins de tristesse et il la vit regarder sa main gauche.

« Oh… Bones, non. Jamais. Ca n'arrivera jamais. »

« Ca ne m'empêche pas de m'inquiéter. »

« Peut-être que ça t'aidera. »

Il la prit dans ses bras et l'embrassa tendrement, avec tout son amour.

« Je t'aime, Temperance. Tellement que je ne sais pas quoi faire. Je me sens en perte de contrôle et j'aime ça. Je veux passer le reste de ma vie avec toi. »

Elle soupira et se blottit dans ses bras.

« Convaincue ? »

« Ouais. »

Le matin suivant le téléphone de Booth le réveilla d'un profond sommeil. Il sourit à la forme encore endormie de Bones et emmena son téléphone dans le living-room.

« Booth. »

« Agent Booth, le Directeur Cullen veut vous voir à son bureau à 9h30. »

« Hum… bien sûr. Je serai là. »

Il jeta un œil à la pendule, qui indiquait 9h. Raccrochant, il entra dans la chambre et commença à s'habiller en silence.

« Mmmm… où tu vas ? »

Il se tourna pour la voir s'asseoir, encore à demi-endormie. Ses paupières étaient encore lourdes et sa voix rauque.

« Cullen veut me voir dans 1/2h. »

« Tout va bien ? »

« Je suis sûr que oui, Bones… rendors-toi. »

Il l'embrassa doucement.

« Je te vois pour déjeuner, OK ? »

« Mm… OK. »

Le trajet vers le Hoover fut plein de questions sur ce que Cullen voulait.

En se dirigeant vers le bureau de son boss, le nœud dans son estomac grossit, mais il ne savait pas pourquoi.

« Monsieur ? »

Cullen leva les yeux de son bureau, son expression indéchiffrable.

« Asseyez-vous, Booth. Savez-vous pourquoi vous êtes là ? »

« Non, monsieur. »

« J'ai reçu un appel intéressant ce matin. Quelqu'un au Jeffersonian a exprimé une certaine inquiétude que la relation que vous et le Dr Brennan avaient entamée pose des problèmes pour le FBI et le Jeffersonian. Est-ce vrai ? Est-ce que vous avez une relation ? »

« Hum… oui, monsieur. C'est vrai. »

« Et vous êtes fiancés. »

« Oui, monsieur. »

« Eh bien, tout ce que je peux dire, c'est… pourquoi ça vous a pris autant de temps ? »

« Monsieur ? »

« Vraiment, Booth, je ne sais pas ce qui vous a retenu. C'était flagrant ce que vous ressentiez pour elle depuis la première fois que vous l'avez défendue dans ce bureau. Et c'était il y a presque 2 ans. »

« Eh bien, monsieur. J'avais peur de la perdre. »

« Bien, au moins la tension a disparu, enfin j'espère. Je crois que vous êtes tous deux plus que capables de garder votre professionnalisme au travail. Mais je vous avertis, si quelque chose devait déborder je prendrais des mesures. Elle est toujours une civile. »

« Oui, monsieur. »

« C'est tout, Booth. Et félicitations, j'attendrai une invitation pour le mariage. »

« Oui, monsieur. Merci, monsieur. »

Alors qu'il regardait Booth quittait son bureau, le Directeur du FBI Cullen prit son téléphone pour passer un important coup de fil.

« Miss Montenegro… je crois qu'il est temps de collecter mes gains dans un certain pari. »

Le sourire de Booth comptait au moins 1000 watt alors qu'il quittait le bâtiment. Arrivé à mi-chemin du Jeffersonian, une question s'insinua dans son esprit.

Qui a appelé Cullen ?

Le temps que Booth arrive au labo il croyait avoir la réponse. Et il était furieux.

« Booth ? Seeley ? »

Il tourna la tête pour voir Bones le regarder, perplexe.

« Qu'est-ce qui ne va pas ? »

« Je te le dirai quand je le saurai. »

Il avait un but et un plan en entrant dans le bureau de son ex. Il ouvrit violemment la porte et la ferma de la même manière derrière lui.

« Tu as appelé Cullen. »

Elle leva les yeux vers lui, le visage en un masque figé.

« Oui. »

« Pourquoi ? »

« J'étais inquiète. »

« Tu étais jalouse. »

« C'est mon travail de m'assurer que ce labo tourna normalement et cette 'relation' pourrait causer des problèmes. »

« Très drôle. Tu n'étais pas aussi inquiète quand c'était toi et moi. »

« C'était différent. »

« Ouais… pour toi et moi ce n'était rien de plus que du sexe. »

« Tu sais que ce n'est pas vrai. »

« Si, je sais que c'est vrai parce que je l'ai aimée depuis le premier jour, donc ça n'a pas pu être plus entre nous. »

« Je t'aime. »

« Eh bien, je suis désolé mais tu savais dans quoi tu t'engageais quand on a commencé. »

« Elle ne peut pas te rendre heureux. »

« Elle me rend plus heureux que personne. Je l'aime et je vais l'épouser et peu importe ce que tu feras, rien ne changeras ça. »

« Tu en es sûr ? »

« Tu n'as pas idée à quel point. »

Il se tourna et sortit du bureau vers la plate-forme.

Il l'entendit derrière lui mais ne s'arrêta pas. Il scanna sa carte et se dirigea vers sa Bones. Elle était dos à lui et parlait à Angela.

Il l'attrapa par la taille et la fit tourner dans ses bras, l'attira et l'embrassa profondément. Elle hésita une demi-seconde avant d'enlacer son cou. Le sourire d'Angela était énorme et le visage de Cam furieux, alors qu'elle voyait tout d'en haut.

Il se redressa et lui sourit.

« C'était pour quoi ? »

« Tu m'as manqué. »

« Tu m'as manqué aussi. Tout va bien? »

« Qu'est-ce que voulait Cullen ce matin? »

Ses yeux se posèrent su Cam et il vit un sourire diabolique apparaître sur son visage.

« Il a dit 'félicitations' et veut une invitation pour la mariage. »

Il vit sa bouche s'ouvrir, mais détourna le regard vers la femme souriante dans ses bras.

« C'est d'accord ? »

« Complètement. »

« Qu'est-ce que tu penses de partir? Nous n'avons pas d'affaire et je suis sûr que tout le reste peut attendre. On peut parler de notre mariage. »

« Je suppose que ça me va. »

Il prit son téléphone et son pager de la poche de Brennan et les tendit à Angela, en même temps que les siens.

« Nous serons injoignables pour les prochaines heures, Ange. Gardez,-les pour nous, OK ? »

« Bien sûr, G-man. Prenez-soin d'elle. »

« Hum… salut… 'elle' est là. »

« On sait, Bones. »

Il sourit et l'attira vers lui, murmurant à son oreille.

« Maintenant, sortons et 'parlons'. »