Chapitre 59 – Bonheur parfait
Après que Seeley soit parti, Vivian se dirigea vers la chambre, elle s'arrêta sur le seul, regardant Zach toujours endormi.
Il est vraiment mignon quand il dort.
Elle s'approcha du lit. Il avait l'air incroyablement paisible.
Je ne veux pas qu'il parte. Jamais.
Elle fut surprise par sa pensée. Elle n'avait jamais vraiment pensé que quelqu'un s'attacherait à elle, c'est pour cela qu'elle essayait autant de rester détachée. Mais il y avait de beau garçon… homme, c'est vrai, mais c'était toujours un garçon… qu'elle n'était pas prête à laisser partir.
Elle le vit poser sa main de l'autre côté du lit dans son sommeil et le vit froncer les sourcils quand il ne toucha que le lit. Ses yeux s'ouvrirent doucement, et il la vit assise à côté de lui.
« Hey… » dit-il, à moitié endormi.
« Hey. Tu sais que tu dors comme un mort ? »
« Quoi ? »
« Seeley était là… on a eu en quelque sorte une discussion pleine d'émotions… des cris, des pleurs. Tu as dormi tout ce temps. »
« Oh, non. Je suis désolé. »
« Non, non, c'est bon. Lui et moi avions besoin de parler seul à seul. »
« Tu vas bien ? »
Elle sourit et lui toucha la joue, faisant courir son pouce sur sa peau.
« Je pense que je vais enfin l'être. »
Seeley parcourait lentement le labo. Il voyait Angela à son bureau avec Hodgins près d'elle, tous deux dos à lui. Il se dirigea vers le bureau de sa fiancée, où elle était assise sur son canapé, regardant un bloc-notes. Il s'arrêta sur le seuil pour la regarder.
Elle est tellement adorable quand elle est concentrée.
Il s'avança derrière elle et se pencha. Ses cheveux étaient relevés, rendant son prochain mouvement plus facile. Il posa un doux baiser sur son épaule. Elle sursauta mais avant qu'elle puisse se retourner il l'embrassa encore. Elle se détendit et posa sa tête en arrière sur son épaule.
« Hummm… je devrais te faire du mal pour me surprendre comme ça… »
« Désolée… je n'ai pas pu m'en empêcher… »
Elle tourna la tête pour le regarda et fronça les sourcils.
« Quoi ? »
« Tu as l'air… bizarre. »
Il était surpris. Pour quelqu'un qui disait qu'elle ne savait pas lire les gens, elle s'améliorait.
« Je vais bien, Bones. »
« Tu es sûr ? Tu veux en parler ? »
Il sourit et attrapa sa nuque pour l'approcher et l'embrasser.
« Ca va aller. Je t'en parlerai plus tard… pour l'instant je voulais juste être avec toi. »
Elle sourit et posa le bloc.
« Alors, viens t'asseoir. »
Il obéit volontiers et elle s'appuya contre lui.
« Sur quoi tu travailles ? »
« Quelques petites choses pour le mariage. »
« Vraiment ? »
« Ouais. »
« Comme quoi ? »
« Eh bien, le directeur m'a donné quelques dates où les jardins seront ouverts. Je voulais être sûre qu'il n'y avait rien d'autre de prévu. »
« Bon plan, des dates te conviennent ? »
« Quelques-unes, une en particulier. »
« Laquelle ? »
« Le 3 juin. »
« Bones… c'est dans 2 semaines. »
« Je sais. »
« Ce n'est pas un peu rapide ? »
« Je ne pense pas. La plupart des préparatifs sont faits. »
« Vraiment ? Et la réception ? »
Elle lui sourit.
« Je m'en suis occupée. Le musée a des tables et des chaises qu'ils vont nous prêter et Hodgins nous achète un set de porcelaine comme cadeau de fiançailles. »
« Wow. Merci, Hodgins. Et pour la nourriture ? »
« Fait aussi. J'ai passé quelques appels. J'ai retrouvé un de nos amis qui serait plus qu'heureux de participer. »
« Qui ? »
« Sid. J'ai pensé que c'était bien. »
Il pencha la tête et l'embrassa longuement.
« Très bien. Notre premier repas ensemble était au Wong Fu. »
« Exactement. »
« Tu as pensé à tout. »
« C'est ce que je fais en général. Tu es d'accord avec tout ? »
« Très d'accord. Et encore plus amoureux de toi maintenant que quand je suis arrivé, et c'est pas peu de le dire. Tu es incroyable. »
« Je sais. »
Après que Zach soit parti, Vivian s'étala sur son canapé, fatiguée de sa recherche de chanson. Elle se détendait devant une rediffusion de 'Angel' à la télé quand quelqu'un frappa à la porte. Elle jeta un œil dévasté à la télévision.
« Dieu… le meilleur moment de l'épisode… et il a un smoking… c'est juste ça ? »
Elle ouvrit la porte et sourit.
« Hey, Tempe ! »
« Bonjour, Vivian. Je ne te dérange pas ? »
« Nan, je regardais juste 'Angel'. Qu'est-ce qui se passe ? »
« Seeley a dit que tu allais chanter quelques chansons au mariage. »
« Oui. Je ne sais pas pourquoi il l'a demandé mais… je suis heureuse de le faire. »
« Tu chantes bien, Vivian. Je pense que c'est une très bonne idée que tu chantes au mariage. »
« Merci, Tempe. Vous aviez une chanson en tête ? »
« Une. Je l'ai entendue il y a un moment et je ne sais pas pourquoi je l'ai toujours associée à lui. Elle dit tout ce que j'aurais voulu avoir le courage de dire… il y a longtemps. Peut-être que nous n'aurions pas gâché autant de temps. »
« Aww… ce n'était pas gâché, Tempe. Ce temps vous a aidé à construire cette confiance qui vous rend si incroyables ensemble. Ce que vous et Seeley avez c'est ce bonheur parfait qui n'arrive qu'une fois. Et qui est rare. Quatre-vingt dix-neuf virgule neuf neuf neuf pour cent des relations du monde entier ont dû faire avec un bonheur acceptable. Vous avez droit au 0.001%. C'est vraiment excitant ! »
L'enthousiasme de Vivian était contagieux et Temperance se retrouva à sourire largement.
« Alors, c'est quelle chanson ? »
« C'est 'Amazed'… c'est une chanson country, Seeley a dit que tu aimais. C'est de… »
« Lonestar ! J'adore Lonestar ! Dieu, cette chanson est parfaite. Comment j'ai pu la manquer ? J'ai regardé tout ça pendant des heures… »
Temperance rit.
« Alors, tu vas la chanter ? »
« J'en serais heureuse. Qu'est-ce que vous faites ce soir, vous et Seeley ? »
« Rien, il a de la paperasse à faire, alors j'allais juste retourner au labo et finir ce que j'ai à faire. »
« Oh… eh bien, si vous voulez, je fais à dîner. Ce soir il y a un marathon 'Angel' aussi. On pourrait parler et regarder et simplement… se détendre ? »
Elle sourit à sa future belle-sœur.
« Ca semble bien. Peut-être que tu pourrais me donner quelques astuces pour la cuisine. Seeley a dit que tu lui avais appris. »
« Eh bien… il a cuisiné pour moi quand on était plus jeunes, mais ce n'était pas des choses originales… ce que je fais. Mais absolument, j'aimerais transmettre un peu de ma sagesse à quelqu'un qui le mérite. »
Elles échangèrent un rire alors que Vivian fermait la porte, toutes deux excitées par les prochaines heures de découverte de la sororité.
« Oh mon Dieu… ça doit être l'un des meilleurs épisodes… »
« Je vois pourquoi. Un vampire habituellement grand, fort et plein de pouvoir soudain réduit au statut d'une marionnette ? Je ne regardais pas beaucoup la télé étant petite mais je dois admettre que c'était bien. J'aime bien cette fille, Fred. Très maligne. Un peu bizarre de temps en temps mais les hommes semblent la respecter. »
« Oh, absolument. Sans parler de Wesley qui est dingue d'elle. Un peu comme Seeley pour vous. »
« Lui et moi étions un peu nuls, hein ? »
« Après certaines conversations téléphoniques avec lui, je dirais oui. »
« Je vois ce que tu veux dire concernant la ressemblance entre Seeley et l'acteur qui joue Angel. Structure osseuse très similaire. »
« Je le vois aussi. Sans parler de la personnalité. Ils ont tous les deux tout le poids du monde sur leurs épaules. Bien sûr… Seeley n'a pas la menace d'une malédiction au-dessus de la tête. »
« C'est vrai. »
Elles venaient de finir leur septième épisode de 'Angel' et pendant qu'elles cuisinaient Vivian lui avait expliqué les bases de la série. Temperance s'était étonnamment rapidement prise au jeu et était elle-même surprise de s'amuser.
Elles avaient partagé un dîner de fettucini alfredo avec du poulet. Vivian avait parlé de la recette à Temperance et lui avait donné quelques idées à essayer avec la promesse qu'elle lui ferait goûter.
« Alors vous avez laissé un message à Seeley lui disant où nous étions ? »
« Oui. Il devrait bientôt en avoir terminé. »
Sa phrase fut suivie d'un bruit à la porte.
« En parlant du loup… »
« Quoi ? »
« C'est une expression, Tempe. »
« Oh. »
« La porte est ouvert, frangin ! Entre ! »
Elles entendirent la porte s'ouvrir et des pas dans le couloir.
« On est dans le living-room ! »
« Je sais. »
Les 2 femmes se figèrent.
Ce n'était définitivement pas la voix de Seeley.
