Ndla : Pour Tite Griffy Déplumée, merci encore de tes reviews, qui me font toujours autant plaisir. En ce qui concerne Drago et Harry, je dois avouer que je n'y ai pas vmt pensé, surtout parce que j'avais l'impression que leur relation allait de soi, qu'on pouvait facilement les imaginer se lancer des piques en cours ou autre, et que ce n'était donc pas la peine de le préciser, mais si tu trouves que ça manque, alors je promets d'y faire plus attention uu.

Pour Caro, merci beaucoup pour cette review d'encouragement, ça me permet d'avancer un peu plus

Sinon, je dois préciser que je serai beaucoup moins rapide à partir de ce chapitre-ci, et ce en raison de mes examens, qui finissent dans deux semaines… Entre-temps, j'espère pouvoir revenir une fois de temps à autres, mais je ne sais pas si je serai très dispo'.

Sur ce, la suite des aventures de Belle ) J'espère que ce chapitre ne vous décevra pas, j'ai eu l'impression de bâcler un peu trop le passage de la course, mais en même temps j'aurais trouvé ça illogique que le sabotage mette trop de temps à se déclencher. Bonne lecture !

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Chapitre cinquième : la sorcière et le dossier scolaire.

« Albus, voyons... Ne serait-il pas plus raisonnable d'arrêter ce combat immédiatement ? Vous vous rendez compte que cela ne fait que renforcer l'inimitié Serpentard-Gryffondor ? »

Le directeur regardait la pelouse sombre avec amusement. Minerva McGonagall soupira.

« Ne vous inquiétez pas, Minerva. Rusard sera prévenu bien à temps. Entre-temps, j'aimerais beaucoup profiter du spectacle. J'ai beaucoup entendu parler des prouesses de cette jeune Belléropha, de la part de son ancienne directrice.

- Vous parlez de son dossier scolaire ? J'ai entendu dire qu'elle avait entamé le troisième classeur avant de la renvoyer…

- Je parlais de ses capacités en vol. Minerva, savez-vous à quoi ce renvoi est-il du ? »

La directrice des rouges et ors ne répondit pas, mais il était clair qu'elle l'ignorait. Elle attendait simplement que son supérieur réponde à cette fausse question lui-même.

« Vous allez trouver cela passionnant, Minerva. »

Elle n'en était pas si sûre.

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« Alors Potter, on a la frousse ? »

Le jeune garçon ne répondit pas aux provocations des Serpentards et tapa à son tour du pied. Belle était déjà devant le lac, en hauteur, sur un Nimbus 2001. Il était certain de pouvoir la battre avec son éclair de feu. Il arriva à ses côtés et elle lui lança un sourire. Un sourire de défi, mais un sourire amusé. Harry fronça les sourcils. Qu'est-ce qui pouvait bien la mettre de si bonne humeur ? Elle allait se faire battre à plate couture et ne trouvait rien de mieux que de sourire ?

Le coup de sifflet retentit. Les deux balais démarrèrent au quart de tour, quasiment en même temps. Et Belle cria de joie. Un grand 'Wouhouu', que personne d'autre n'aurait pu entendre avec tout ce vent. Ils volaient au-dessus du lac, et devaient en faire le tour. C'était la première partie. Vitesse. La deuxième, elle aurait pu l'appeler 'souplesse', et la troisième, 'prouesse' (allez savoir pourquoi). Seulement, quiconque connaissait bien la jeune sorcière aurait aisément deviné qu'elle ne se battait même plus contre Potter. Elle prenait un immense plaisir à tout simplement voler.

Mais le plaisir ne dura pas. Des 'oooh' retentirent dans son dos, parmi la foule rassemblée autour du lac. Belle se retourna juste à temps pour voir Potter, un peu en retrait, mal à l'aise sur son balai. Son balai qui commençait à perdre de l'altitude. Son balai qui tombait en piquée, avec lui dessus. Vers le lac. Comme ça, 'fiouuu'. Voilà ce que Malefoy essayait vainement de lui dire, avant qu'elle ne descende vers les lieux du duel. Les mots 'balai' et 'Potter' se collèrent ensemble, cimentés par le verbe 'saboter'. Le balai de Potter avait aussi été saboté. Et maintenant, il chutait vers lac. Elle entendit Hermione Granger et Ron Weasley, ses deux meilleurs amis, crier le nom de Harry, juste avant qu'il ne percute l'eau. Et, apparemment, Granger et elle eurent la même réaction, le même réflexe de sortir sa baguette au même moment, et de gueuler comme des tarées d'une même voix :

« Levicorpus ! »

Le corps de Harry fut projeté dans les airs et atterrit mollement sur la pelouse. Mais au même instant, un sombre crétin de rouquin avait pointé sa baguette vers Belle pour lui lancer un bon p'tit 'Expelliarmus'. La jeune fille perdit aussitôt l'équilibre et tomba du balai de Drago, qu'elle agrippa de toutes ses forces. Sa main se crispa lorsqu'elle sentit un froid glacial monter à son cerveau, probablement pour geler le peu de neurones qui lui restait. Sur la banquise, pardon, sur la pelouse, la panique et l'incompréhension se mêlèrent. Hermione criait sur Ron tout en s'activant à relever Harry.

« Mais qu'est-ce qui t'as pris ? Elle est dans l'eau, maintenant, et à cause de toi je suis tellement en colère que je n'arrive même pas à penser à un sort pour la remonter !

- Mais je… elle avait sorti sa baguette, et Harry venait de se faire projeter dans les airs… Et tu as bien vu son balai, je suis sûr que c'est elle qui l'a saboté !

- Crétin ! Si c'était elle qui l'avait endommagé, tu ne crois pas qu'elle l'aurait laissé couler plutôt que de lancer un Levicorpus en même temps que moi ??

- Ah parce que c'était un levico…

- Accio Nimbus 2001 ! »

Tout le monde se retourna pour voir un Drago Malefoy essoufflé, qui venait de courir comme un malade pour rattraper la Serpentarde, et qui était cette fois occupé à pointer sa baguette vers les profondeurs du lac. Une expression étrange était figée sur son beau visage froid. Etait-ce de l'inquiétude ? Pour son balai, ou pour sa comparse ? Le corps de celle-ci ressortit si soudainement de l'eau que toute l'assemblée sursauta dans un unique mouvement effrayé. Harry était à présent debout près de ses amis, et observait la scène avec curiosité. Ils virent Drago se pencher vers la vert et argent, sa figure toujours impassible. Il défit lentement l'étreinte du poignet de Belle sur son balai, puis il la retourna sur le dos. Elle était devenue plus pâle que lui-même. Et lorsqu'il toucha sa joue, elle était glacée…

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« Mon Dieu, Albus, il faut faire quelque chose !

- Calmez-vous, Minerva. Alors, cette histoire vous a-t-elle divertie ?

- Je me fous de cette histoire ! Regardez ces enfants inconscients ! Et cette petite qui vient de se faire sortir de l'eau, regardez, Albus, elle ne bouge pas ! »

Mais le directeur excentrique de Poudlard n'écoutait pas les inquiétudes de la femme à ses côtés. Il préférait penser tout haut, marmonnant quelques paroles incompréhensibles.

« C'est tout de même étonnant que BeauxBâtons l'ait renvoyée pour si peu…

- Pour si peu ? La situation était dramatique, oui !

- Ce renvoi n'en est pas pour autant justifié.

- Cette élève était turbulente, ils avaient besoin d'une bonne raison pour s'en débarrasser, c'est tout. Cet 'accident' s'est trouvé sur son chemin au mauvais moment.

- Vous pensez qu'il s'agissait d'un accident ? J'aurais plutôt parié sur la légitime défense, mais certainement pas accidentelle…

- Tout cela n'est qu'une histoire de réputation, Albus, et j'ai bien peur que la directrice de BeauxBâtons soit plus intéressée par le nom qu'elle s'est fait que par un quelconque souci de justice. Mais où sont-ils passé ??

- Je suppose à l'infirmerie. Pom-Pom s'en occupera bien, ne vous inquiétez pas, Minerva. »

Et justement, elle s'inquiétait.

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La sensation de froid s'estompait peu à peu. Enfin, pas tout à fait. Au moins, sa peau ne la brûlait plus tant elle était congelée, et elle tentait vainement de cesser de trembloter et de frissonner, mais en son fort intérieur, elle avait vraiment froid. Vraiment très froid. Elle sentait presque la tempête de neige tourbillonner dans son cœur, et cette impression ne semblait pas prête de s'arrêter. D'ailleurs, tout était blanc comme la neige autour d'elle. Elle ne voyait que ça, du blanc partout, qui l'aveuglait par sa pureté. Blanc, blanc blanc. Noir. Comment ? Noir ? Elle regarda la tache foncée, tombée comme une goutte d'encre de chine, s'étendre sur le fond blanc, gagner en taille petite à petit. Et cette tache, cette ombre, cette part de ténèbre l'effraya. Elle sentait ses battements de cœur accélérer en rythme avec la souillure qui grandissait, grandissait jusqu'à atteindre la taille d'un être humain. Des contours plus nets se dessinèrent, et la silhouette parut plus claire : un homme, étendu sur le sol immaculé. Elle savait. Elle savait qui il était. Seulement, elle ne parvenait pas à s'en souvenir. Il y avait tout ce blanc, dans sa mémoire…

« Belle ?

- Chut, laisse-la se réveiller à son aise.

- Comme si tu savais quoi faire. Genre.

- J't'emmerde.

- C'est bien pour toi.

- Regarde ! Elle ouvre les yeux.

- Vos gueules, les filles.

- Toi-même, Kershaw.

- Mais oh mon dieu, quand même quoi ! Drago Malefoy !

- Si elle était pas à moitié morte, je la tuerais pour prendre sa place.

- N'importe quoi, Iris.

- Oh, Cassie, mais t'as vu comment il est resté là tout le temps ?

- Les filles, Drago n'a même pas attendu qu'elle se réveille, et je vous rappelle qu'entre eux deux c'est la guerre. Arrêtez avec vos fantasmes à la guimauve, ça dégouline de partout.

- Kershaw, je te rappelle que Malefoy avait des obligations, c'est pour ça qu'il est parti.

- C'est aussi pour ça qu'il est resté !

- Il était inquiet !

- Inquiet pour son casier scolaire, ouais !

- Bvos gveeuuules…

- Heureuse de te retrouver aussi, Belle… »

La jeune fille cligna des paupières. Il y avait toujours beaucoup de blanc, mais c'était un blanc qui lui était bien plus agréable. L'infirmerie de Poudlard.

« Alors comme ça, Malefoy est venu me rendre visite ?

- Il t'a carrément portée jusqu'ici ! »

Elle sourit devant l'air enthousiasmé de sa colocataire aux cheveux noirs. Iris possédait des origines asiatiques, et cela ne la rendait que plus belle. Il n'empêche qu'avec Cassandra, elles formaient une belle paire de pipelettes. Cassandra Thoms était aussi blonde que Iris Deline était brune, mais elles avaient toutes les deux des yeux hésitant entre le vert et le bleu.

Dehors, l'orage gronda, et un éclair zébra dans le ciel. Elle avait dormit une journée entière, et le soir était à nouveau tombé. L'heure des visites allait bientôt prendre fin.

« Les filles… Vous savez quelque chose au sujet des sortilèges d'amnésie ? »

Les trois adolescentes se regardèrent, perplexes, mais aucune ne su que répondre à cette question pour le moins étrange de la part d'une blessée.

« J'ai comme l'impression que… Non, ce n'est rien. », finit-elle dans un soupir.