Merci à tous et toutes pour l'accueil chaleureux que vous avez fait à cette fic ^^
Je n'ai pas donné le rythme de publication, parce que je n'en ai pas en fait. Je sais c'est moche, mais ça va vraiment être quand j'aurais le temps -_- Ecriture de roman et correction oblige, je ne touche pas terre des fois ^^"
Bisous tout plein et bonne lecture
RAR
Rippley44: J'espère que la suite te plaira tout autant ^^
Mathou56: J'avoue oui, Derek me fait aussi beaucoup de peine. Attend de savoir pourquoi il a fait ce qu'il a fait, tu vas avoir envie de l'enrouler dans une couverture et de le garder contre toi toute ta vie ;)
Guest : contente que ça te plaise ^^
Guest : Bien sûr que tu as le droit d'adorer, c'est même le but ^^ Mais non tu ne vas pas mourir, regarde la suite est là ;)
Plus tard, bien plus tard, Derek réalise qu'Erica Reyes est vraiment la dernière personne qu'il aurait dû contacter pour obtenir de la sympathie. Le problème, c'est que personne ne se propose. Isaac et Boyd ne sont pas ouverts, Lydia est toujours trop occupée, Jackson le regarderait comme s'il venait d'une autre planète. Et pour Scott et Allison, quand Derek a essayé d'aborder le sujet, Scot a dit : « Whoa, whoa, je ne vais pas parler de la vie sexuelle que Stiles a eu à l'université avec toi et ne me demande même pas pourquoi je n'ai jamais rien dit, parce que les mots 'absolument pas tes affaires' me viennent à l'esprit. »
Donc Derek appelle Erica, parce que merde, il doit en parler à quelqu'un et Erica commence immédiatement à se foutre de lui comme si c'était la chose la plus drôle qu'elle ait jamais entendu. « Comment tu peux ne pas savoir à quel point Stiles est devenu mignon en grandissant. », demande-t-elle. « T'as pas vu les photos du mariage de Scott et Allison ? »
Derek grimace et essaye de ne pas penser à Stiles en costume. « Non. Scott me les a envoyés par mail, mais je l'ai effacé sans l'ouvrir. »
« T'es un tel abruti. », dit Erica, riant toujours. « Sérieusement ? Tu ne réalises même pas à quel point t'es mordu ? »
« Erica, bordel », gronde Derek dans le téléphone. « Tu ne m'aides pas. Il a dit… » En dépit de tous ses efforts, la voix de Derek s'altère. « Il a carrément dit que je l'avais foutu en l'air. Qu'après ce que je lui ai fait, il a couché avec tous ceux qui voulaient bien le toucher. »
« Ouais. Et ? » demande Erica.
« Et ? », répète Derek. « J'ai besoin de trouver chacune de ces personnes et leur casser les doigts. »
« Calme-toi, rayon de soleil », dit Erica. « Oui, Stiles s'est un peu laissé emporter à l'université. Alors quoi ? A Beacon Hills, même avant de devenir ce séduisant badass qu'il est aujourd'hui, tout le monde était tellement habitué au Stiles empoté, maigre et au crâne rasé que personne n'a réalisé. Alors quand il est arrivé à l'université, il a été du genre 'Salut les filles'. Il a fait la même chose que moi après la morsure et je ne t'ai pas vu flipper à cause de ça. »
Derek ne sait pas trop quoi dire, parce qu'il est sûr que sa réponse instinctive 'Tu n'es pas Stiles' fera qu'Erica se moquera encore plus de lui. « T'as pas eu l'air foutu en l'air à cause de ça. »
« Ouais, pas plus que Stiles jusqu'à ce qu'il te revoie. Merde, Der, tu parles de Stiles ayant une vie sexuelle comme si c'était le dixième signe de l'apocalypse ou je ne sais quoi. Détends-toi. »
Derek se force à prendre une profonde inspiration. De nombreuses profondes inspirations. « C'est pas ma faute. C'est comme ça qu'il l'a dit. »
« Ouais, parce qu'il savait que ça t'ennuierait. Ce n'est pas comme s'il avait bu jusqu'à l'inconscience avant d'être passé à la ronde comme des bonbons. Il a eu du bon temps, c'est tout. Je veux dire, il n'a eu la Chlamydia qu'une – »
« Erica », gronde Derek.
« Quoi ? Tu voulais savoir. »
« Ouais, et bien, il n'a pas le droit d'être en colère contre moi. », craque Derek. « Ouais, j'ai refusé de sortir avec lui quand il avait seize ans. Il agit comme si c'était la fin du monde ! Si j'avais couché avec toi quand tu avais seize ans, j'aurais été ostracisé. Et arrêté. »
« Euh non, Derek, il est en colère contre toi parce que tu as été un trou du cul. Genre, un gigantesque trou du cul. Ils ne font pas de godes assez gros pour le trou du cul que tu étais. »
Derek lui raccroche au nez. Il fulmine pendant quelques minutes avant de la rappeler et embraye aussitôt. « Allez ! C'est de Stiles qu'on parle. Je devais être putain de clair ! Pour Stiles, oui veut dire oui, peut-être veut dire oui et non veut dire 'je vais sérieusement réfléchir à ta proposition'. Si je n'avais pas été un trou du cul complet, il n'aurait jamais arrêté d'essayer. »
« Oh et la réponse 'reviens quand tu auras dix-huit ans' aurait été teeeeeellement difficile pour toi », dit Erica.
« Il n'aurait pas attendu – »
« Tu te fous de ma gueule ? Le Stiles de seize ans aurait attendu jusqu'à ce que le soleil s'écrase sur terre si tu le lui avais demandé. Il était amoureux de toi à ce point-là. »
Derek grimace. « Il aurait dit qu'il attendrait, mais il aurait continué à me lancer ces, ces regards et je – »
« Oh, alors le problème, c'était que tu ne te faisais pas confiance. C'est bon à savoir. », dit Erica. « Tu es toujours le même magnifique idiot que tu as toujours été. » Et cette fois, c'est elle qui lui raccroche au nez.
Derek passe un certain temps à se taper la tête contre le mur, avant d'aller couper du bois. Il a besoin de bouger, de sortir le loup grondant de son système. Le bloc pour couper le bois se trouve à l'avant du ranch. (Avant, c'était à l'arrière, mais l'habitude de couper du bois qu'a Derek quand il est frustré attire des visiteurs.) Il y traine ce qui ressemble à un arbre entier et se met au travail. Plus tard, bien plus tard, il est enfin arrivé à assez s'épuiser pour se doucher et dormir.
Il se dit que ce n'est pas grave. Il doit tourner la page. Stiles ne va manifestement ni pardonner ni oublier, alors leur relation à partir de maintenant va quasiment être inexistante. Ce n'est pas comme s'il avait à faire avec les adjoints du shérif tous les jours. Il ne voyait Carnes qu'environ une fois par mois et encore. Il va juste prétendre que Stiles n'est même pas là et Stiles va être très content de prétendre que Derek est un étranger et ils n'auront pas à se voir.
Bien sûr, ça foire deux matins plus tard, lorsqu'il arrive après avoir terminé ses corvées matinales pour trouver Stiles au restaurant, pelletant une énorme assiette de steak et d'œufs. Il vérifie qu'il a bien vu, puis se glisse avec précaution dans la cuisine, espérant ne pas être remarqué. « Qu'est-ce qu'il fait là ? », demande-t-il à Sally.
« Il mange un petit déjeuner », répond Sally. « Ça ressemble à quoi ? »
« Ouais, mais pourquoi ? Pourquoi ici ? »
Sally hausse les sourcils. « Derek », dit-elle. « Combien de restaurants y a-t-il à Cedarville ? »
« Deux », marmonne Derek.
« Alors, si l'adjoint décide de s'offrir un petit déjeuner, quelles sont les chances qu'il atterrisse ici ? »
« Cinquante-cinquante », dit Derek, devenant plus amer les minutes passant.
« Bien. Maintenant que tu as appréhendé ce concept basique, est-ce que tu veux un petit déjeuner ? »
« Non », claque Derek et il sort de la cuisine.
Le problème, dans une petite ville comme Cedarville, c'est qu'il est virtuellement impossible d'y éviter quiconque. Il se cogne dans Stiles à la quincaillerie. Il doit passer à côté de lui au coin de Main et Cedar, où il se tient et discute avec quelques habitants. Ils se tiennent l'un à côté de l'autre dans la file d'attente à la caisse de la supérette. (Cedarville n'a pas de supermarché. Le plus proche est à Rock Springs qui est a plus de quarante-cinq minutes de route.)
Et chaque mardi matin, réglé comme une horloge, Stiles est au restaurant du ranch, mangeant son petit déjeuner. Derek ne peut s'empêcher de le regarder avec un certain amusement. Après avoir vu Stiles harceler tout le monde pour manger plus sainement, en particulier son père, il ne semble pas franchement concerné par son propre cholestérol. Il commande toujours le plat le moins sain du menu, que ce soit accompagné de pain perdu ou de saucisses et d'omelettes au fromage. Bien sûr, Stiles est jeune et en forme et peut s'en sortir, mais c'est quand même drôle.
Il mange en buvant deux tasses de café noir et ensuite, discute quelques minutes avec Hector, du temps, des affaires, du sport. Puis, il dit au revoir et s'en va. Derek se retrouve toujours de l'autre côté du restaurant, mangeant ostensiblement son propre repas, le visage dans le journal, mais vraiment, il regarde juste Stiles.
Ils n'ont pas échangé plus de deux mots jusqu'à ce que ça fasse un mois que Stiles soit en ville. Derek a toujours la Camaro et, parfois, il va conduire, tard le soir, juste pour se sortir de sa cabane pendant quelques temps. Les routes sont généralement vides et il peut brûler un peu d'énergie sans trop d'efforts. Il est sur le chemin du retour pendant l'une de ces virées quand il voit les lumières rouges et bleues de son rétroviseur. « Merde », marmonne-t-il et se met sur le bas-côté.
Il espère, vraiment, vraiment, que ce n'est pas Stiles. Il y a quelques autres flics dans le coin et bien sûr, il y a la patrouille de l'autoroute. Mais c'est Stiles qui marche jusqu'à sa fenêtre, baisse les yeux sur Derek et dit d'un ton égal : « Permis et carte grise, s'il te plaît. »
Derek soupire et les tend. Stiles retourne à sa voiture de patrouille sans un mot. Derek fixe le plafond de la Camaro et essaye de ne pas penser à Stiles dans ce satané uniforme.
Stiles revient quelques minutes plus tard. « Alors », dit-il, « je suppose que tu sais pourquoi je t'ai fait te garer. »
« Allez Stiles », dit Derek, essayant de ne pas soupirer. « Ne sois pas comme ça. C'est le milieu de la nuit, la route est totalement vide. Tout le monde roule vite ici. »
Stiles le regarde durement pendant une minute. Il a dû s'entrainer pour avoir son visage de flic, parce que franchement, il est un peu intimidant. Il balade aussi le faisceau de sa lampe torche, illuminant l'arrière de la voiture et, allez, Derek sait qu'il a probablement été entraîné à le faire, mais c'est quand même putain d'insultant. « Preuve d'assurance », dit-il.
« Quoi ? Stiles – »
« Tu l'as ou pas ? »
Derek gronde, sort son portefeuille et en tire la carte. Stiles la prend et l'examine avec plus d'attention qu'il n'en a besoin. Quand Derek la reprend, il dit : « Tu vas enfin m'écrire cette putain d'amende et me laisser partir ? » Il y a une pause sans équivoque après ça. Puis, Stiles dit : « Sortez de la voiture, s'il vous plaît monsieur. »
« Quoi ? », répète Derek, se sentant stupide. « Bordel Stiles, c'est quoi ton problème ? »
« Je vais te demander de faire un test de sobriété, parce que tu dois être bourré ou planer pour penser que dire des trucs comme 'écrire cette putain d'amende' est une bonne idée. Sors de la voiture. »
« Je ne peux pas être bourré, tu le sais aussi bien que moi. »
« Est-ce que tu refuses de sortir de la voiture ? Parce que si c'est le cas, je vais être obligé de t'arrêter. »
Derek défait sa ceinture de sécurité et sort, claquant la porte si fort que le bruit le fait tressaillir. « Ecoute », dit-il. « Tu es furieux, je le comprends. J'ai de mon mieux pour t'éviter parce que c'est ce que tu voulais. Mais tu ne peux pas m'arrêter parce que je t'ai mis en colère quand tu étais ado. »
Stiles plisse les yeux. Puis, il prend une profonde inspiration. « Ok », dit-il. « Tu as probablement raison. Au moins sur le fait que je ne me soucie pas assez de t'arrêter pour risquer une enquête pour abus d'autorité quand je n'ai le job que depuis un mois. Mais je te colle quand même une amende. Tu allais à 130 sur une route limitée à 90km/h, bon dieu. Remonte dans ta voiture. »
Derek fait ce qu'il lui dit. Il fulmine et regarde droit devant lui jusqu'à ce que Stiles revienne avec l'amende, qu'il prend et fourre dans la boite à gants. Ensuite, comme pour rajouter du sel sur la plaie, Stiles dit : « Bonne soirée monsieur Hale. » et retourne à sa voiture de patrouille. Derek s'étouffe presque de rage, mais il arrive à la ravaler jusqu'à ce que Stiles redémarre et passe à côté de lui alors qu'il reste assis là.
Il rentre directement et appelle Scott, même s'il est 23 heures. « Tu dois lui parler. », gronde-t-il.
« Quoi ? », dit Scott clairement à moitié endormi. « A qui ? »
« Stiles ! », crie Derek. « Tu dois lui parler ! »
Scott gémit. « Non », dit-il. « Je ne dois vraiment pas. »
« Convaincs-le de déménager ailleurs. De prendre un autre job. »
« Ok, la dernière fois que j'ai convaincu Stiles de faire quelque chose, il avait huit ans et j'ai réussi à lui faire lécher une grenouille en lui disant que ça lui donnerait des supers pouvoirs. Il est plus têtu qu'une mule. Pourquoi tu ne l'évites pas ? »
« Je ne peux pas ! Tu ne comprends absolument pas à quel point cet endroit est petit. C'est genre le quart de la taille de Beacon Hills. Il est partout où je vais ! »
« Je suppose donc que 'le traiter comme un adulte' ne fonctionne pas ? », demande Scott en baillant, clairement pas aussi concerné qu'il devrait l'être. « Pourquoi tu n'essayes pas quelque chose de radical, comme t'excuser ? »
Derek gronde. « Je refuse de m'excuser pour avoir fait ce qu'il fallait. »
« Peut-être que tu pourrais t'excuser d'avoir fait ce qu'il fallait de la pire façon possible. », suggère Scott.
« T'es putain d'inutile », dit Derek et il raccroche. Ça le travaille toujours le lendemain matin quand il va au restaurant et que – bien sûr – Stiles est là, mangeant les célèbres œufs brouillés-bacon de Sally. Puisqu'être rationnel et mature ne lui a rien apporté, il marche droit sur Stiles et dit : « Pourquoi tu continues à venir ici ? »
« La nourriture est bonne », dit Stiles. « C'est un pays libre, non ? »
« Est-ce que tu le fais pour m'emmerder ? », demande Derek. « Est-ce que t'es un putain de harceleur ? »
« Je le fais parce que la nourriture est bonne », dit Stiles. « Et parce que c'est mon travail de vérifier que tout va bien. Pourquoi tu es là ? Je sais que normalement tu ne manges pas ici. Tu manges chez toi. Sally me l'a dit. Mais chaque mardi, réglé comme une horloge, tu es là, à me regarder manger mon petit déjeuner. Alors, qui harcèle qui ? »
Derek rougit parce que Stiles a absolument raison. Son idée du petit déjeuner est normalement quelques toasts ou Pop Tarts, qu'il mange dans sa cabane avant de sortir faire ses corvées matinales. Merde, il se lève à 5h, parfois plus tôt, soit 1h30 avant l'ouverture du restaurant. Au moment où Sally sert le petit déjeuner, il travaille aux écuries depuis une heure ou deux. Il a seulement commencé à venir manger au restaurant quand il a réalisé que Stiles était là.
Il prend une profonde inspiration et essaye de se souvenir du conseil que Scott et Erica lui ont donné. « Ecoute », dit-il. « Nous devons parler. C'est stupide. Si nous vivons tous les deux dans cette ville, nous devons au moins être capable d'être aimable l'un envers l'autre. »
« Je suis aimable », dit Stiles. « C'est toi qui a un problème. »
Derek serre les mâchoires. « Tu sais ce que je veux dire. »
« Ouais, tu veux dire que tu ne veux pas que je sois 'aimable', tu veux que je sois amical et que j'agisse comme si rien de ce qui s'est passé n'était arrivé. Ce qui, pour être honnête, n'arrivera pas. »
« Bon dieu, Stiles », dit Derek. « Pourquoi tu as pris ce putain de travail ? Tu ne peux pas dire que ce n'est pas à cause de moi ! »
« Oh, je ne peux pas ? », gronde Stiles et Derek le voit venir, mais ça fait quand même un mal de chien. « Ce. N'était. Pas. A. Cause. De toi ! »
Stiles se lève avec tellement de violence que sa chaise frappe le mur et il quitte le restaurant, laissant son assiette à moitié pleine. Derek la fixe, puis sort lentement son portefeuille et laisse tomber un billet de vingt pour couvrir le repas puisque dans sa fureur, Stiles est parti sans payer. Ensuite, Derek va trouver Hector. Il a l'impression de se mouvoir à travers une brume.
Hector, le propriétaire et manager du ranch est dans le champ, pansant l'un des chevaux. « Qu'as-tu en tête, fiston ? »
« Je… » Derek tend la main et caresse la crinière du cheval. « Vous savez que j'adore être ici, pas vrai ? »
« Sûr », dit Hector, surpris. « Je le sais. »
« Alors… » Derek déglutit. « Je suis vraiment désolée de faire ça, mais euh, je dois partir. »
Hector ne le regarde pas, continuant de démêler les nœuds de la crinière du cheval. « A cause du bel adjoint, hm ? »
« Seigneur », dit Derek. « Est-ce qu'il y a une personne dans cette ville qui ne sait pas ? »
« Ragots de petites villes », dit Hector en haussant les épaules. Derek suppose qu'il est plus chanceux que d'autres. La bigoterie règne souvent dans les petites villes, mais il n'y a rien de tel ici. La boulangerie du centre est tenue par un couple gay et tout le monde les traite avec respect et gentillesse. « Tu sais comment ça se passe. Mais je pense que partir en courant serait une erreur. »
« Oh non, je suis quasi sûr que me barrer en courant serait la chose la plus intelligente que j'aurais jamais faite. », dit Derek. « Certaines choses… ne peuvent pas être arrangées, vous savez ? Et je suis quasi sûr que ce que je lui ai fait en fait partie. »
« Ecoute, je ne veux pas les détails », dit Hector, « mais il est évident que tu es toujours dingue de lui. Crois-moi. Je suis un vieil homme maintenant et j'ai fait ma part d'erreurs. » Ses yeux pétillent un peu. « Peut-être que tu as juste besoin de lui laisser un peu de temps. Le laisser retomber sur ses pieds. Je vais te dire. Reste cet hiver. Si rien n'a changé au printemps, tourne la page. »
Derek se renfrogne et dit : « Si j'essaye de partir au printemps, vous allez dire 'tu ne peux pas partir maintenant, c'est le début de la saison touristique'. »
Hector lui sourit. « Tu ne peux pas m'en vouloir de ne pas vouloir perdre le meilleur ouvrier que j'ai jamais eu. »
Derek se renfrogne un peu plus. « Bien. », dit-il. « Je reste cet hiver, mais si les choses craignent toujours en Avril, je pars que vous le vouliez ou non. »
« D'accord », dit Hector.
Après ça, il n'essaye pas de parler à Stiles. Il le laisse s'installer, se dit-il. Bien sûr. Ça a plus de sens que tous les autres conseils qu'il a eus. Alors quand ils se croisent, il hoche simplement la tête et dit : « Adjoint » et Stiles hoche également la tête, mais ne dit pas un mot. Il y a différents degrés de gêne suivant qui est là et ce que porte Stiles, mais heureusement l'hiver arrive, alors il a tendance à porter plus de vêtements. Derek doit toujours écraser cette impulsion de sauter sur Stiles chaque fois qu'il le voit pour mettre son odeur partout sur lui. Ça n'a aucun sens. Il n'avait pas cette impulsion avec les autres membres de la meute. Ça concerne juste Stiles.
A sa grande surprise, Hector a raison. Ça devient mieux. C'est douloureux, terriblement lent, mais aussi longtemps qu'il ne pousse pas les choses, ça s'améliore.
Il tourne à un coin de la quincaillerie quand il voit Stiles froncer les sourcils devant des tuyaux et demande : « Tu as besoin d'aide ? »
« Ouais, euh… On est supposé avoir les premiers froids cette nuit. Quelqu'un a dit qu'il fallait que je sois sûr que mes tuyaux soient bien isolés. » Stiles hausse les épaules. « Pas un problème qu'on avait en Californie. »
« Prend juste du ruban isolant », dit Derek. « Enroule-le sur tout ce que tu vois. »
« Ruban quoi ? » demande Stiles.
« Viens, je vais te montrer », dit Derek et l'emmène dans la bonne partie du magasin. Bobby, le responsable, arrive et commence à expliquer à Stiles comment l'utiliser et Derek dit : « Euh, à plus tard adjoint. » et Stiles hoche la tête et lui fait un signe de la main. C'est leur première conversation en Derek ne sait pas combien d'années qui ne lui donne pas envie de se rouler en position fœtale.
Une semaine et demie plus tard, ils ont la première chute de neige. Plus de 20 cm en une seule nuit. Derek, comme à son habitude, passe avec sa pelle à neige pour aider les autres résidents. Il n'est même pas surpris de voir que Stiles fait la même chose. La veuve Swanson les invite à boire un cidre chaud et leur parle de ses chats. Ils passent vingt minutes sans se détester.
Quelques temps après ça, la livraison de la supérette est repoussée à cause du temps et Stiles rationne les produits comme l'eau et les pommes de terre parce que sinon, les gens commencent à se disputer. Derek finit par rester pour donner un coup de main et quand lui et Stiles vont prendre le dernier filet d'oranges en même temps, leurs mains se touchent. Derek se recule comme s'il venait de se brûler et dit : « Prends-le ». Ils ont une de ces conversations 'non toi', 'non toi', jusqu'à ce que Stiles dise : « Partageons. » et c'est ce qu'ils font. Trois oranges chacun.
Pendant les vacances de Noël, Stiles rentre à Beacon Hills pour voir son père et décide de laisser son chien au ranch pour la semaine. Derek avait vu un berger allemand avec lui, mais n'avait pas réalisé que le chien lui appartenait. Son nom est Cass, parce que, pour citer Stiles 'C'est ce qu'elle fait, elle casse les choses'. Elle est plutôt prudente envers Derek, mais ils apprennent à s'entendre. Hector prend soin d'elle la plupart du temps, mais c'est Derek qui est là quand Stiles revient la chercher, le soir du réveillon du jour de l'an. Cass lui saute dessus et Stiles rit. Ils s'engagent ensuite dans un combat de lutte impromptu.
« Elle ne vous a pas embêté, j'espère ? », dit Stiles, frottant vigoureusement son chien derrière les oreilles.
« Non, elle a été gentille. », dit Derek. « Tu devrais la ramener plus souvent. Je crois qu'elle aime courir après les chats de la grange. »
« Le cercle de la vie », dit Stiles, amusé. Il voit la bannière pour la nouvelle année derrière le bureau et dit : « Alors, il arrive quelque chose d'excitant pour le réveillon du jour de l'an ? »
« Ouais, je reste debout jusqu'à 9h30 au lieu de 9h », dit Derek. « Et je bois un verre de ginger ale dans une flute en plastique. »
Stiles rit. « La vie nocturne du Wyoming, hein ? »
« Ouais, t'es pas venu au bon endroit si tu cherchais un endroit excitant. »
« C'est bien », dit Stiles. « Ginger ale et au lit à 9h30 me vont. »
« Bien, je vais euh… te voir plus tard, alors », dit Derek.
Il y a un redoux inattendu à la mi-février et Derek décide de marcher jusqu'en ville pour prendre son déjeuner. A la moitié du chemin, il voit la voiture de patrouille de Stiles garée sur le bas-côté, le long d'autres voitures. Stiles est en train d'en sortir lorsqu'il le rejoint. « Qu'est-ce qui se passe ? » demande Derek, mais la réponse devient vite évidente quand il voit la maitresse de primaire Mia Coughlin, pleurant. Derek lève la tête et voit sa fille s'accrocher à la moitié d'une tour de lignes à haute tension. « Oh merde. »
« Elle essayait d'attraper son ballon », dit Mia en pleurant. « Il lui échapper des mains et elle a cru qu'elle pouvait l'atteindre. »
« Ok, ça va aller », dit Stiles, rassurant, en posant la main sur la tour.
« Stiles, attend » laisse échapper Derek, avant de pouvoir penser à une meilleure idée. Quand Stiles hausse un sourcil, il dit : « Est-ce qu'on ne devrait pas appeler les pompiers ? »
« Ils n'arriveront pas avant 20 minutes, au mieux. Elle pourrait tomber. », dit Stiles.
Derek se souvient soudain des combats contre le Kanima, des loups-garous sauvages et des Alphas en colère, toutes ces choses qu'il a laissées derrière lui et du fait que Stiles n'a jamais reculé devant le danger. « Laisse-moi y aller », dit-il.
Le message sous-jacent est clair 'parce que si je tombe, je ne ferais pas mal alors que toi, oui.' Stiles plisse les yeux en regardant Derek pendant un long moment avant de dire : « Qui est le flic ici ? » avant de commencer à grimper. Derek fait les cent pas en petits cercles serrés, les yeux rivés sur Stiles alors qu'il monte. Au moment où il atteint la petite fille, Derek est à bout de nerfs. Stiles reste là presque cinq minutes, la calmant et la convaincant de se tenir à lui, il va la faire descendre, ça va aller. Puis, quand la gamine s'accroche à son torse, il redescend. Quand les pieds de Stiles touchent le sol, Derek relâche le souffle qu'il n'avait même pas conscience de retenir.
Mia pleure et attrape sa fille, et ça demande tout son self-control à Derek pour ne pas faire la même chose à Stiles. Stiles voit la façon dont il le fixe et lui jette un regard qui veut dire 'tu te fous de moi ?' Derek se détourne et reprend sa route. Mais cette nuit-là, dans le secret de sa cabane, il appelle Stiles et engage la conversation pour la première fois depuis le désastre du restaurant.
« Ne fais plus des trucs pareils », le salut-il.
« Bonjour à toi aussi », dit Stiles, ce qui est du sarcasme, ce qui est incroyable. Derek en pleure presque.
« Je suis sérieux », dit-il. « J'étais juste là. Si quelque chose de dangereux doit être fait, laisse-moi le faire. »
« Derek, tu ne réfléchis pas assez », dit Stiles. « Et si tu étais tombé ? Qu'est-ce que tu aurais dit quand tes voisins auraient regardé tes os brisés guérir ? »
« Que je suis un bâtard chanceux ? », dit Derek.
Stiles ricane. « Je suis flic, Derek. Tu ne peux pas me transformer en quelque chose que je ne suis pas et tu ne le feras jamais. »
« Je le sais. Je sais qu'aider est important pour toi, mais juste – pas en risquant ta vie. »
« Mec, sois heureux d'avoir manqué le vol de la banque », dit Stiles de façon décontractée et raccroche, laissant Derek bafouiller.
L'un dans l'autre, les choses s'arrangent, mais alors que l'hiver s'attarde en Mars, Derek pense toujours à partir. Les choses ne sont plus agonisantes, mais elles ne sont pas exactement géniales non plus. Chaque fois qu'il voit Stiles, c'est toujours un métaphorique coup de poing dans les couilles. Il ne peut pas expliquer pourquoi il veut Stiles comme il le fait, ne peut pas le comprendre, ne peut pas le changer. C'est juste ce qu'il fait.
Et parfois, il en veut à Stiles, veut l'attraper pour le secouer et lui dire 'je t'ai repoussé pour ton bien, pourquoi es-tu toujours en colère contre moi ?' Il y a une part de lui qui pense que Stiles comprendrait maintenant, il est plus vieux, il devrait pardonner le fait que Derek l'ait repoussé. Mais il ne le fait pas et Derek ne peut pas comprendre pourquoi. La solution lui semblait pourtant tellement simple à ce moment-là.
Mais il ne veut pas amener le sujet, ne veut rien dire, parce qu'il est quasi sûr qu'aussitôt qu'il le ferait, Stiles recommencerait à être un con. Alors il fait avec, essaye de rester en dehors du chemin de Stiles et pense à aller dans le Montana ou l'Idaho ou peut-être dans le sud. Il en a marre de l'hiver de toute façon.
Le dernier jour de Mars, Derek arrive dans le Hall pour aller diner seulement pour tomber sur le chaos. « Qu'est-ce qui se passe ? » demande-t-il à Carol.
« Il faut aller au lac ! » Crie-t-elle. « Viens avec moi ! »
Il court derrière elle et monte dans son vieux pick up avec elle. Il s'avère qu'une famille est allé pécher sur la glace et s'est retrouvée coincée quand une partie de la glace a cédée. Ils vont bien pour l'instant, mais tout le monde sait que la glace sous eux peut lâcher à tout moment. Carol roule pied au plancher jusqu'au lac et Derek sait déjà ce qu'il va voir quand ils vont arriver. Evidemment, Stiles se tient au plus près du bord de la glace, encourageant la famille à passer les plus jeunes. Ils ont fait une chaine jusqu'à la plage et se passent les enfants.
Derek veut y aller, mais Hector l'en empêche. « Tu es trop lourd. », dit-il et Derek sait qu'il a raison. La plupart des personnes sur la glace sont des femmes et des jeunes adultes. Il surpasse Stiles de vingt bons kilos et c'est lui le plus lourd sur la glace. Tout le monde est prêt avec des cordes, des couvertures et du chocolat chaud. Derek déteste ça, déteste se tenir là à attendre, mais les choses se passent en douceur et dès que le père passe le dernier enfant, il commence même à se détendre. Puis, une portion entière de la glace cède, envoyant une douzaine de personnes à l'eau, y compris Stiles.
Derek bouge sans réfléchir. Il court juste, enlevant son manteau en même temps et plonge dans l'eau d'un noir d'encre. Ses mains attrapent du tissu, tirant quelqu'un hors de l'eau et ramenant cette personne là où la glace se termine. D'autres personnes sont là maintenant, allongées sur le ventre pour répartir leurs poids plus efficacement, et ils attrapent la personne qu'il a tiré et la mette en sécurité. Derek retourne chercher Stiles. Il trouve la mère et la hisse sur la glace, puis le père, mais il ne trouve pas Stiles, il ne voit le jeune homme nulle part. Il n'est pas aussi méchamment affecté par le froid qu'un humain, mais il est affecté. Il ne sent plus ses mains et ses articulations commencent à se verrouiller, mais il repêche personne après personne et toujours pas de Stiles.
« Derek, Derek, je suis là ! », crie quelqu'un et Derek bataille pour se tourner et voit Stiles sur le bord de la glace, agenouillé et les bras tendus. Il est trempé et ses lèvres sont bleues, ses cheveux plaqués sur son front, mais il est là, il est en sécurité. Quelqu'un d'autre a dû le sortir. Derek le rejoint et attrape ses mains et Stiles le tire sur la glace.
Il arrive à peine à se remettre sur ses pieds, mais il y arrive, le loup en lui envoyant le sang chaud dans ses veines, combattant les dégâts. Stiles passe un bras autour de sa taille, alors même qu'il tremble tout autant. « Tout le monde est là ? », crie-t-il.
« Tout le monde est là, adjoint », répond quelqu'un d'autre et ils trébuchant jusqu'à la rive.
« V-Vire tes fringues mouillées », dit Stiles, ses dents claquant, ses mains tripotant inutilement la ceinture de Derek et c'est une très bonne chose qu'il vienne de faire un plongeon dans une eau à zéro degré ou ça lui ferait probablement des choses horribles. Plusieurs personnes se précipitent pour les aider, les mains se tendant pour sortir Derek de ses vêtements avec tellement d'efficacité que ça ne l'ennuie même pas. En moins d'une minute, il est complètement nu et enroulé dans une épaisse couverture, assis sur le pare-chocs du pick up de Carol alors qu'elle porte un mug de café chaud à ses lèvres.
« S-S-Stiles ? », dit-il.
« Par-là, il va bien », dit Carol de façon rassurante. Derek se tourne pour regarder et voit que Stiles a reçu un traitement similaire et est emmitouflé dans des couvertures.
Le Ranch est plus proche, alors c'est là que tout le monde va. Derek est complètement remis le temps qu'ils y arrivent, mais il ne peut pas le montrer, alors il se laisse être poussé devant le feu que Sally a allumé dans la pièce commune du ranch. Dehors, la neige commence à tomber, épaisse et rapide. Stiles est sur pied, toujours enroulé dans sa couverture, mais demandant au père comment vont ses enfants, s'assurant que tout le monde est revenu du lac.
Hector se dépêche de distribuer des vêtements à tous ceux qui sont tombés à l'eau et il ne faut pas longtemps pour que tout le monde soit habillé, même si Stiles est toujours emmitouflé dans sa couverture. Derek découvre qu'apparemment, il a passé autant de temps dans l'eau que lui, parce que comme Derek, il aidait les autres à rejoindre la rive. Il a été l'avant dernière personne à sortir.
« Tu as l'air d'aller bien », dit Carol.
« Je suppose que j'ai le sang chaud », réplique Derek. Il essaye de ne pas regarder Stiles qui est adorable, nageant dans les vêtements d'Hector, parce qu'Hector fait presque deux mètres et porte presque 115 kilos de muscles. Il essaye de ne pas penser à Stiles, à la panique qui lui a serré le cœur quand il l'a vu disparaitre dans l'eau.
Sally passe des sandwiches et des pommes alors que le neige s'accumule et ils réalisent qu'ils sont là pour un moment. L'atmosphère tourne en une fête imprévue, avec tout le monde qui parle et rit, un peu étourdi par le drame qui a failli se jouer. Hector se lève et tape une cuillère sur le mug de café qu'il tient. « Hey tout le monde », dit-il, « je voulais juste que vous sachiez que le ranch est à votre disposition jusqu'à ce que le neige s'arrête… Et j'aimerais également proposer un toast. Au premier sauvetage dans la glace de notre nouvel adjoint ! »
« Un discours ! Un discours ! », crie plusieurs personnes et Stiles est propulsé devant la foule. Il rougit et se frotte l'arrière du crâne, clairement embarrassé.
« Euh, vous savez… Nous avons tous travaillé ensemble, nous avons réussi, tout est parfait, même si je n'ai aucune d'idée du lieu où se trouve mon pantalon. », dit Stiles et tout le monde rit. « Mais si nous portons des toasts, j'aimerais en proposer un moi-même. C'était vraiment génial de voir tout le monde travailler ensemble aujourd'hui, mais quand les choses sont devenues vraiment moches, un gars s'est interposé et a risqué sa vie pour en sauver d'autres. Alors. A Derek Hale. »
Il y a beaucoup d'applaudissements et de tapes dans le dos, mais Derek n'y prête pas attention, il s'en fiche, parce que Stiles, Stiles est là, à le remercier, le reconnaitre, peut-être qu'il n'est pas une horrible personne après tout et c'est mieux que tout ce qui a jamais été. Il regarde Stiles et le voit légèrement lever son verre, puis prendre une gorgée. Derek fait la même chose et il se retrouve à sourire.
La nuit tombe et les employés du ranch ont amenés toutes les couvertures et tous les matelas qu'ils ont pu trouver comme s'ils allaient tout faire une soirée pyjama dans la pièce commune. Derek donne un coup de main et il y a des jeux pour amuser les enfants et de la bière pour amuser les adultes. Presque une heure se passe avant qu'il ne voie Stiles assis devant le feu, toujours enroulé dans sa couverture. Il le rejoint et s'assoit sur le sol à côté de lui. « Comment tu te sens ? »
« Froid », dit Stiles avec un sourire narquois. « Un peu flippé aussi. »
Derek bouge sans réfléchir. S'il s'était arrêté pour penser, il aurait réalisé que c'était une terrible idée. Mais il ne pense pas, il attire juste Stiles dans ses bras, contre son torse. Stiles se fige pendant quelques instants, avant de se détendre, s'appuyant contre lui. Derek enroule ses bras autour de lui, laissant la chaleur de son corps imprégner celui du jeune homme. Stiles laisse échapper un petit soupir de contentements et se rapproche encore. « Tu es vraiment chaud », marmonne-t-il.
« Loup-garou », murmure Derek en retour.
« Mm », fait Stiles, appuyant sa joue contre l'épaule de Derek. « Tu as été un idiot aujourd'hui. »
« Je sais », dit Derek. « Quand je t'ai vu tombé dans l'eau, je… J'ai paniqué. » Ses bras se resserrent autour de Stiles. « Bon dieu Stiles, est-ce que tu as une idée de ce que ça me ferait si je te perdais ? »
« Non », dit Stiles. « Aucune. Tu n'as jamais rien dit d'approchant avant. »
Derek ferme les yeux et repose son front contre le haut de la tête de Stiles. « Tu n'avais pas l'air de vouloir l'entendre avant. »
Stiles reste silencieux un moment. « C'est pas facile de pardonner quelque chose comme ce que tu as fait. »
« Je sais », dit Derek. « Bon dieu, Stiles, je sais, mais… Mais ne vois-tu pas pourquoi je devais le faire ? »
Stiles bouge un peu, comme s'il allait s'écarter et Derek grimace, mais ensuite, il se réinstalle. « Arrêtons de parler de ça », dit Stiles. « Je passe un peu un bon moment et je n'ai pas envie de me lever pour t'en coller une. »
« Ok », dit Derek. Puis, plus doucement : « Ok. »
Ils restent assis en silence et éventuellement, Derek réalise que Stiles s'est endormi. Avoir Stiles endormi dans ses bras pour la première fois ne ressemble pas à ce qu'il avait imaginé, mais quelque part, c'est plus que ce qu'il aurait pu espérer.
Une fin douce -amère
