Merci à toutes et tous pour le super accueil que vous avez fait à cette fic :D
Ce chapitre est l'un de mes préférés, enfin la fin surtout. Vous verrez pourquoi ;)
RAR
Mathou56 Je te rassure, on a tous et toutes envie de leur hurler dessus comme ça ^^ Papa Stilinski est le meilleur ;)
Le problème avec avoir dit à Stiles 'habille toi bien', réalise rapidement Derek, c'est que maintenant, il doit bien s'habiller et ce n'est pas quelque chose qu'il fait facilement. Comme Carol l'a découvert peu de temps après l'arrivée de Stiles à Cedarville, tout ce que Derek possède, ce sont des t-shirts et des jeans, ainsi que quelques pulls et chemises à carreaux pour l'hiver. Même ainsi, elle est surprise lorsque Derek passe une bonne partie du jeudi après-midi à faire les cents pas avant de la rejoindre à l'accueil et de gronder : « J'ai besoin de vêtements. Emmène-moi faire du shopping. »
Carol le fixe un moment, avant d'éclater de rire. « Oh mon dieu », halète-t-elle. « Tu es vraiment mordu. »
« La ferme ! C'est toi qui t'es foutue de mes fringues ! »
« T'es adorable », lui dit-elle. « Ok. Willow arrive à 17h30 pour tenir l'accueil. On mangera un bout avant. »
Derek fait les cent pas dans la pièce commune pendant les quarante minutes qui suivent, jusqu'à ce que Carol soit prête à partir. A ce moment-là, chaque femme du ranch sait que le rendez-vous le rend nerveux et elles essayent de lui donner des conseils.
« Sois un gentleman », lui dit Willow. « Je veux dire, je sais que tu as un rendez-vous avec un homme, mais même, tiens-lui la porte, ce genre de choses. »
« Laisse-le décider quand il est temps de rentrer à la maison », dit Sally. « N'essaye pas de terminer trop tôt s'il s'amuse. Je te connais. »
« Pense à ce que tu vas dire pendant le trajet », lui dit Abigail, la fille de Sally. « Parce que sinon, vous allez juste être assis dans un silence inconfortable et ce n'est pas un bon début pour une soirée. Planifie avant. »
« Ne te rase pas », dit Willow. « Stiles pense que ta barbe est sexy. »
« Comment vous pouvez savoir ça ? », dit Derek en la regardant avec suspicion.
« Il l'a dit », dit Willow en lui souriant. « Il me l'a dit et la citation exacte est 'Willow, ne laissez pas Carol lui dire de se raser. Il n'a pas idée de ce que cette satanée barbe me fait' »
« Vous êtes sérieuse », dit Derek en la regardant avec suspicion.
« Croix de bois, croix de fer, si je mens, je vais en enfer », dit Willow.
Au moins, c'est un soulagement, il peut arrêter d'essayer de se souvenir de se raser. Oh, il peut ne pas la laisser pousser plus d'une semaine parce que, sinon, il a l'air négligé, mais essayer de se raser tous les jours est un vrai emmerdement.
« Où l'emmènes-tu ? » demande Carol alors qu'ils conduisent jusqu'au seul magasin de vêtements du centre-ville.
Hésitant, grimaçant presque au regard plein de jugement qui va certainement suivre, Derek dit : « Chez Bobby C's. C'est un bar à Jazz. »
« Oh, c'est une bonne idée ! » dit Carol et Derek soupire de soulagement. « Ambiance sympa, bonne musique et quelques boissons pour vous détendre tous les deux, parce que vous allez en avoir besoin. » Elle rit et ajoute : « Fais juste attention de ne pas trop boire pour pouvoir conduire pour le retour. Je suis presque sûre que notre adjoint fronce les sourcils quand on conduit sous l'influence de l'alcool. »
« Je ferais attention », dit Derek, sachant que ce ne sera pas un problème. Les loups-garous ne peuvent pas être bourrés, leur métabolisme est trop rapide.
« Hum, le code vestimentaire est plutôt… élégance décontracté », dit Carol en réfléchissant. « Allons-y ». Elle le pousse hors de la voiture et jusque dans le magasin. « Pas de manches courtes. Je me fiche qu'on soit en été, tu aurais l'air d'un comptable. Des manches longues roulées sur les avant-bras. Ça t'ira bien. »
Elle passe presque quarante minutes à essayer de décider quelle couleur lui ira le mieux, avec l'aide de ce qui ressemble à toutes les femmes âgées entre vingt et quarante ans qui vivent en ville (plus quelques plus âgées et quelques plus jeunes) et qui sont justement dans le magasin ce jour-là. Elle l'aime bien avec une chemise grise et un pantalon noire avec une cravate, mais Derek ne veut pas avoir l'air morbide, alors il la fait choisir autre chose. « Le noir est élégant », dit-elle, mais se plie à sa demande. Finalement, il finit avec une chemise vert forêt avec le même pantalon noire. (Carol lui a fait essayer huit 'styles' différents qui lui paraissaient tous identiques, mais elle arrive à ses fins en lui disant à quel point Stiles fixe ses fesses quand il pense que personne ne le regarde.) et une cravate grise avec une brillance argentée. Elle ajuste les manches et défait le premier bouton de la chemise, puis il ébouriffe les cheveux selon l'angle le plus séduisant.
« Voilà, tu es parfait », décide-t-elle finalement. « Assieds-toi sur cette chaise et ne bouge pas jusqu'à 6h demain. »
Ça montre à quel point Derek veut désespérément que le rendez-vous se passe bien quand il hoche la tête et dit : « ok. » et Carol se moque de lui.
« Je plaisante. Je viendrais m'assurer que tu es bien avant tu ailles le chercher demain. Pas trop d'eau de Cologne ! Vous serez en voiture ensemble. »
« Avec les fenêtres ouvertes. »
« Et s'il pleut ? En plus, si tu conduis les fenêtres ouvertes, vous ne pourrez pas vous parler. »
« Tu dis ça comme si c'était une mauvaise chose. »
Carol lève les yeux au ciel. « Pas trop d'eau de Cologne. »
« Ok, très bien », dit Derek. Fidèle à sa parole, elle vient à sa cabane le jour suivant à 5h30 et s'assure qu'il est épatant. Il est trop nerveux pour manger, mais force quand même un sandwich, parce que le bar à Jazz ne sert pas vraiment ce qu'on peut appeler de la nourriture et qu'un estomac grondant serait embrassant. Ensuite, il monte dans la Camaro et conduit jusqu'à la maison de Stiles à Aspen.
Il n'est jamais allé à la maison de l'adjoint avant. C'est une jolie petite maison d'un étage juste à la périphérie de la ville, avec un grand jardin bien entretenu. Derek prend une profonde inspiration, ou trois, et va ensuite sonner. Cass aboie, mais seulement une fois pour avertir son maître de la présence de quelqu'un et ensuite, Stiles ouvre la porte. Il porte une chemise terre de sienne avec une veste noire et une fine cravate noire. Chaque ligne du costume semble avoir été créé pour accentuer la forme naturelle de son corps.
« Salut, euh, salut », dit Derek. « Tu euh, tu es beau. Très beau. » Très beau comme dans 'laisse-moi te plaquer au mur et frotter mon odeur partout sur toi', mais Derek se souvient à la dernière minute qu'il ne devrait probablement pas dire des choses comme ça.
« Tu es pas mal non plus », dit Stiles en fermant la porte et en la verrouillant.
Derek lui ouvre la portière ce qui lui vaut un petit sourire amusé, mais Stiles ne proteste pas. Ensuite, Derek monte et se met en route. Il n'a pas parlé à Stiles depuis leur dernière rencontre au restaurant, alors heureusement, il y a un ou deux sujets qui sont parfaitement naturel. « Comment va ton père ? »
« Bien », dit Stiles. « Vraiment bien. Madame McCall va rester avec lui pendant un moment, comme une sorte d'infirmière à domicile, le temps qu'il se remette. Il se plaint déjà de sa cuisine. Je lui ai dit que les trucs verts étaient des légumes, mais il continue de proclamer que ce sont des aliens… »
Les silences inconfortables qui inquiétaient Derek n'arrivent jamais. Stiles commence à parler et ne s'arrête pas une seule fois pendant les quarante minutes du trajet. Comme s'il avait désespérément retenu tout ça en lui, ne voulant pas être lui-même quand Derek était dans le coin. Et maintenant, il ne peut littéralement pas s'arrêter. Il parle sans cesse de plein de choses qui intéresse ou non Derek : du niveau de mignonnité des filles de Scott et Allison contre celui de l'enfant de Lydia et Jackson, de Boyd qui va se marier le mois suivant, mais qu'il ne doit pas se sentir mal de ne pas avoir été invité pace qu'ils vont juste avoir une cérémonie civile pour ne pas dépenser trop d'argent, mais est-ce que Derek veut se mettre avec lui pour leur acheter un cadeau, parce qu'il a repéré un super accessoire de cuisine, mais ça dépasse un peu son budget, à quel point il est excité par le nouveau film Star Wars et toutes les différentes raisons qui font qu'il espère que ça ne va pas craindre, qu'il pense qu'il est un peu foutu parce qu'il a plus pleuré à la fin de Marley et moi qu'à la fin de Brokeback Mountain, comment Erica est arrivée à battre un incube à son propre jeu, genre sérieusement, elle a couché avec un démon sexuel jusqu'à ce qu'il soit fatigué et continue et continue et continue. Derek reste juste assis là à écouter et pose parfois une question, mais surtout, il écoute et en aime chaque seconde.
« Seigneur que j'ai soif », dit Stiles alors que Derek se gare à l'extérieur du bar et Derek ne peut pas s'en empêcher, il appuie sa tête sur le volant et rit. « Quoi ? Pourquoi tu ris ? Connard, tu te fous de moi – »
« Viens », dit Derek et ils vont à l'intérieur. Il commande leurs boissons et ils s'installent à une table à l'arrière. Le genou de Stiles cogne contre le sien et il saute presque jusqu'au plafond.
« Ok, dis-moi la vérité », dit Stiles. « Est-ce que tu as choisi cet endroit parce que c'est l'endroit le plus adulte auquel tu as pu penser ? »
Derek fronce les sourcils. « Tu n'aimes pas ? »
« Si, c'est chouette, la musique est vraiment sympa », dit Stiles. « Mais c'est ce que tu as pensé ? »
« J'ai choisi cet endroit parce que je l'aime bien », dit Derek. « Et parce que c'est l'endroit le plus adulte auquel j'ai pu penser. »
Stiles lui sourit. « OK, juste pour être d'accord. »
Ils boivent quelques verres, mangent des amuses gueules et Derek essaye vraiment très fort de ne pas regarder les mains de Stiles parce qu'elles sont incroyables, sérieusement, comment ça se fait qu'il n'ait remarqué avant à quel point les mains de Stiles étaient incroyables ? Après un moment, Derek explique à Stiles comment il a eu le travail au ranch, comment il a rencontré Hector et Willow et pourquoi il est resté alors qu'il a quitté tellement d'endroit avant, parce qu'ils en l'ont jamais poussé à donner plus que ce qu'il pouvait.
A 11h, Stiles est un peu pompette, mais Derek est sobre, alors il les ramène à la maison. Stiles s'appuie contre le siège et fixe Derek dans la nuit. « Alors… Tu n'as pas de meute », dit-il.
« Non », acquiesce Derek. « Je suis un Omega. »
« Scott est un Alpha maintenant. Tu l'savais ? »
« Ouais, il me l'a dit il y a un moment », dit Derek. Scott et Allison ont déménagé au Nouveau Mexique peu de temps après la naissance d'Annie. Allison enseigne le tir à l'art et chasse les chupacabras. Scott, qui a ramassé quelques Omégas en cours de route, parce qu'il est comme ça, a pris le contrôle de la meute locale qui était abusée par son Alpha. C'est difficile d'imaginer Scott tuant quelqu'un, même dans l'intérêt de tout le monde. Derek suppose que Stiles n'est pas le seul à avoir grandi.
« Isaac s'est trouvé un travail là-bas. Alors maintenant, il fait partie de la meute de Scott. »
« Mm hm », dit Derek. Ça ne le surprend pas. Isaac et Scott ont toujours été proche et Isaac n'est pas fait pour être un Oméga, pas comme Derek.
« La meute de Boyd est sympa. J'les ai rencontré y a deux ans. J'avais un entretien pour un travail. M'a laissé dormir sur son canapé pendant deux semaines. Des gens gentils », baille Stiles. « Pas aussi gentil que toi. »
« Je ne suis pas gentil », dit Derek, amusé.
« Tu es super gentil. Tu ne le montres pas, mais… Tu es doux et mou à l'intérieur. »
« Mou. » Derek hausse un sourcil. « Combien de verre tu as bu ? »
« Ça t'embête ? »
« Que tu aies trop bu ? »
« Non. » Stiles agite la main dans sa direction. « De ne pas avoir de meute. »
« Probablement pas autant que ça devrait », dit Derek.
« Erica m'a envoyé un mail », dit Stiles.
Derek cligne des yeux, essayant de suivre le raisonnement d'un Stiles qui a trop bu. « Ok. Elle m'en a envoyé un aussi. » Il n'a pas parlé de sa réconciliation avec Stiles au reste de l'équipe de Beacon Hills, mais apparemment Stiles l'a fait parce que le lendemain, il a reçu un mail d'Erica qui disait, tout en majuscule 'Il était putain de temps, magnifique idiot'. Il n'a pas daigné répondre.
« Elle m'a insulté. »
Derek laisse échapper un éclat de rire.
« Elle ne serait pas Erica sinon. »
« Tu leur manques, tu sais », dit Stiles.
« Ouais, bien sûr », dit Derek et il rit à nouveau, mais ce n'est pas vraiment un rire joyeux.
« Ne sois pas comme ça. C'est vrai. T'étais peut-être pas le meilleur des Alphas, mais ça ne veut pas dire que tu n'étais pas une bonne personne. »
« Et c'est toi qui dis ça ? », demande Derek en haussant un sourcil.
« La ferme. Je viens seulement de te rencontrer, tu te souviens ? »
« Ah oui, c'est vrai ? Désolé. »
« And this is crazy », chante stiles.
« Non », dit Derek.
Le rire de Stiles ressemble à un hennissement. « C'était vraiment de très bonnes boissons », dit-il. « Tu vas m'embrasser sur le pas de ma porte ? Comme dans les films ? »
Derek déglutit. « Si tu veux. »
« Je veux absolument que tu m'embrasses sur le pas de ma porte », dit Stiles.
« Ok, alors je vais le faire. »
« C'est comme ça que tu sais qu'un premier rendez-vous s'est bien passé. Grace au baiser sur le pas de la porte. Et je pense que ce rendez-vous s'est bien passé. » Les yeux de Stiles se ferment et sa voix se fait traînante. « Trèèès bien. Ne m'envoie pas de message demain. Trop tôt. Attend dimanche. Tu dois me dire que tu as passé un bon moment. C'est la règle. Je te le dis parce que tu ne le sais probablement pas. Tu peux m'envoyer un message à partir de dimanche, mais tu ne dois pas m'appeler avant lundi. Tu veux pas avoir l'air d'un mec flippant. Ok ? »
« Ok. », dit Derek, amusé malgré lui.
« OK », dit Stiles avant de se mettre à somnoler. Derek respect la limitation de vitesse de 90km/h, juste pour que le trajet soit plus long. Quand il se gare devant la maison de Stiles, il le secoue gentiment. Stiles a l'air plus sobre et sort de la voiture sans aide et en taguant seulement un peu.
« Je euh… J'ai vraiment passé une bonne soirée », dit Derek, alors qu'ils sont sur le pas de la porte.
Stiles lui sourit. « Moi aussi. »
Derek se penche et l'embrasse sur la bouche. C'est doux, gentil et complètement différent de celui qu'ils ont désespérément échangé au restaurant plus tôt dans la semaine, mais il est persistant et c'est chouette. « Bonne nuit Stiles », dit-il.
« B'nuit Derek. »
OoOoO
Derek arrive à se retenir jusqu'à 13h le dimanche, avant de finalement craquer et d'envoyer un message à Stiles. « J'ai passé une très bonne soirée vendredi. » Puis, il essaye vaillamment de ne pas vérifier son téléphone toutes les quarante secondes, ce qui est virtuellement impossible. Il n'a toujours pas eu de réponse au moment où il sort avec le groupe de promenade de l'après-midi, ce qui l'emmène dans un endroit où il n'y a pas de réseau. Toutes les promenades ont deux guides et cette fois, c'est Willow qui se joint à lui. Il mène et elle reste avec les retardataires, mais lorsqu'ils sont une pause au milieu, permettant à tout le monde de descendre de cheval pendant dix minutes et d'admirer la vue sur le lac, elle le rejoint et le voit fixer son téléphone. « A ce point-là, hein ? »
« Il a dit qu'il avait passé un bon moment », gronde Derek. « Pourquoi il ne répond pas à mon message ? »
« Eh bien, deux solutions », dit Willow. « Ou bien, il ne veut pas paraitre trop enthousiaste, ou bien il est occupé. »
Derek soupire. « Pas comme si je savais quoi faire s'il répond de toute façon. A quel moment je peux l'inviter à nouveau ? Je peux le faire maintenant ? »
Willow se retient de sourire. « Peut-être mieux d'attendre quelques jours. »
« Très bien », grommelle Derek. « Mais même comme ça, je ne sais pas où l'emmener. »
« Vous en êtes au début », dit Willow, « alors rien de trop intime ou privé. Cinéma, restaurant, concert etc. ça fait un moment que je n'ai pas eu de rendez-vous, mais tu sembles vouloir aller lentement. Ce qui veut dire que tu devrais probablement attendre un mois avant de l'inviter chez toi. Tu pourrais lui cuisiner quelque chose. »
« Je sais pas cuisiner », dit Derek.
« Va jusqu'à la ville la plus proche où se trouve un restaurant chinois », dit Willow. » Ramène la nourriture à la maison, mets là au four et réchauffe là avant qu'il arrive. Il ne verra pas la différence. »
Derek en doute, mais la promenade reprend alors il n'a pas le temps d'argumenter. Il essaye de ne pas penser à Stiles sur le chemin du retour, à comme il serait bon de le rejoindre à la cabane, bon et confortable. Ils pourraient s'allonger ensemble sur le canapé et regarder un bon film, comme ça, il pourrait enfin, enfin coller son visage dans le cou de Stiles et mélanger leurs odeurs.
Rêvasser l'occupe tout le long du trajet de retour au ranch, où il saute sur son téléphone pour voir qu'il a reçu un message de Stiles. Plusieurs en fait. Le premier dit : 'Moi aussi J'. Le second : 'J'ai des billets pour aller voir les Cowboys samedi prochain.' Et le troisième : 'T'as envie d'y aller ?'
Derek se précipite pour répondre un 'Sûr, ça a l'air sympa' décontracté, avant de se tourner vers Willow et de dire : « C'est quoi les Cowboys ? » et elle se moque de lui pendant environ dix minutes.
Il s'avère que les Cowboys sont une équipe de baseball. Derek n'est pas fan de sports, mais c'est le genre de rendez-vous que Willow a suggéré – publique – et Stiles a envie d'y aller. Carol et Sally sont toutes les deux d'accord pour dire que ça doit être sympa d'être gay, quand les deux personnes dans une relation peuvent suggérer des sorties et prendre les choses en main sans que ça soit bizarre. Derek est plus qu'heureux de laisser les rênes à Stiles qui en sait clairement plus que lui sur l'art des rendez-vous.
Evidemment, dans une petite ville comme Cedarville, il n'y a pas beaucoup d'options de 'rendez-vous'. Il n'y a même pas de cinéma. Alors presque chaque rendez-vous inclus au moins une heure de voiture. Mais Derek s'en fiche. Ça leur donne la chance de discuter, de rattraper le temps sans que ce soit trop étrange. Derek pense à proposer à Stiles d'aller monter à cheval avec lui, mais décide ensuite que c'est trop privé – tous les deux dans la nature, seuls – mais ils vont faire une randonnée avec Willow, Hector, Carol et son mari, Jim et ils vont au lac pendant les derniers jours d'été.
A l'automne, il y a des films et des matches et Derek essaye le coup de la nourriture chinoise, ce qui est à la fois un énorme succès et un échec spectaculaire, parce que Stiles ne croit pas une seconde que c'est lui qui a cuisiné, mais l'adore et demande à ce que Derek l'emmène au restaurant, parce qu'il n'a pas mangé de bonne nourriture chinoise depuis qu'il a quitté New York. A Halloween, Derek se déguise en policier et Stiles en cowboy et ils vont à la fête du ranch où ils sont accueillis par des éclats de rire. Beaucoup de photos sont prises. Derek envoie même par mail quelques-unes des meilleures à Scott, Erica, Isaac et Boyd.
Erica lui répond le lendemain : 'C'est putain d'injuste. C'est bizarre de me branler sur une photo de toi, tu sais.' Derek décide ne plus jamais lui envoyer de photos.
L'hiver revient se venger peu de temps après ça et Stiles est occupé avec des accidents, le temps qui cause des problèmes sur la route ou avec les livraisons ou encore, aux écoles. Mais il trouve toujours le temps de s'arrêter au ranch dans la soirée, ce qu'il fait presque tout le temps maintenant. Lui et Derek s'asseyent dans la pièce commune et discutent ou jouent aux échecs, ou s'installent simplement devant la cheminée et lisent. C'est moins intime qu'être dans l'une de leurs maisons, mais ça leur donne quand même la chance d'être ensemble.
C'est parfois bizarre et douloureusement hésitant d'autres fois, mais Derek sait de première main qu'ils reconstruisent une amitié. Tous deux ont changé, alors d'une certaine façon, ils doivent réapprendre à se connaître. Et plus il le voit, plus il réalise que le Stiles de vingt-sept ans est comme le Stiles de seize ans, avec juste quelques couches en plus. Il est toujours absolument ridicule, exaspérant, intéressant, imprévisible, irrésistible, incroyable.
Alors il ne pousse pas, même si souvent, tout ce dont il a envie, c'est attraper Stiles par la taille et l'embrasser jusqu'à ce qu'il soit pantelant, coller leurs corps ensemble et finalement donner à Stiles ce qu'il ne pouvait pas lui donner quand ils étaient plus jeunes. Tout de lui. Et parfois, il pense que Stiles en a aussi envie, mais il se retient toujours.
Derek apprend à Stiles à faire du patin à glace et il se casse presque le cou ils vont faire de la luge ensemble, comme des gosses et rentrent ensuite ave le nez rouge et supplient Sally de leur faire du chocolat chaud. Stiles s'endort devant la cheminée dans la cabane de Derek, le visage dans le cou de Derek et le loup reste juste allongé là, à l'écouter respirer et se fiche que Stiles lui bave un peu dessus.
Il y a beaucoup de neige cette année et dans les derniers jours de Mars, la pluie s'abat sur eux, inondant la moitié de la ville. Derek passe des jours sur le terrain avec Stiles, empilant des sacs de sable, secourant les voyageurs piégés dans leurs voitures quand ils sont assez stupides pour braver les routes inondées et pleines de boue. A la fin de chaque journée, ils s'écroulent de fatigue dans la maison la plus proche. La première fois que Derek se réveille chez Stiles, il est seul et un mot lui dit : 'J'ai dû partir tôt, pas voulu te réveiller il y a du café, fais comme chez toi, ferme en partant.' Ce n'est pas vraiment romantique, mais c'est confortable et ça donne à Derek l'opportunité de rouler dans le lit de Stiles pour laisser son odeur. Les matins après ça, ils se réveillent ensemble et il y a des câlins, mais Stiles sort toujours du lit avant que Derek puisse commencer quoique ce soit.
« C'est juste que je ne comprends pas », se plaint Derek à Erica, parce qu'en dépit de ses blagues, elle est la seule personne à qui il puise parler de sa vie sexuelle, ou plutôt de son manque. « On… est ami maintenant, on est à l'aise l'un avec l'autre comme on ne l'a jamais été, tu sais, à Beacon Hills. Mais… Physiquement, c'est comme s'il ne voulait aller nulle part. »
« Oh, il veut aller quelque part », dit Erica. « Il veut aller partout. Il veut faire le tour du monde des activités sexuelles. »
Derek plisse les yeux. « Est-ce que tu le sais parce qu'il te l'a dit ? Parce que si c'est le cas, tu violes sa vie privée. Tu lui dis tout ce que je te raconte ? »
« Non, bon dieu », dit Erica en roulant des yeux. « Je suis une tombe. Je sais qu'il a envie de toi, parce qu'il a eu envie de toi la moitié de sa vie. Mais est-ce que tu ne t'es jamais dit qu'il se retenait par égard pour toi ? »
« Quoi ? » demande Derek, abasourdi.
« Ecoute », dit Erica, « Il ne m'a pas donné beaucoup de détails et je n'ai pas posé de questions, parce qu'aussi choquant que ça paraisse, je sais quand me mêler de mes affaires, mais il a dit qu'il t'avait pardonné parce que tu lui avais prouvé que tu avais une très bonne raison de faire ce que tu as fait. Ajoute à ça tous les indices que tu as donnés sur ta culpabilité que tu ressens pour l'incendie – ce qui est stupide, au fait – et j'ai reconstitué le puzzle. Kate et toi, pas vrai ? Et c'est ce que tu as dit à Stiles. »
Derek crispe sa mâchoire, mais il n'est pas en colère. Erica n'est pas académiquement intelligente, mais elle a beaucoup de jugeote sur certaines choses et les relations humaines en sont une. « Ouais. Et ? »
« Et ? Derek, tu lui as quasiment dit avoir été sexuellement abusé quand tu étais gamin. Ne commence pas ! » Dit-elle alors qu'il ouvre la bouche pour protester. « Je sais que c'est pas comme ça que tu vois les choses, mais c'est comme ça que lui l'interprète. Il a des raisons de penser que tu pourrais hésiter à initier le moindre contact sexuel avec lui. Merde, ça doit le tuer de ne pas avoir eu ta queue dans sa bouche. »
« Erica », gronde Derek, « arrête de parler de ma queue et dis-moi comment arranger ça. »
« Pfff, tu pourrais essayer quelque chose de nouveau, comme lui en parler », dit Erica. Le roulement de ses yeux est parfaitement audible.
« Je… Je ne saurais pas quoi dire. Et s'il n'en a vraiment pas envie ? Ce serait comme si j'essayais de le culpabiliser. »
Erica pousse un énorme soupire. « Ok. Attrape un crayon. »
« Euh… Ok. » Derek fouille jusqu'à en trouver. « Ok, je l'ai. »
« Je veux que tu dises exactement ça. Fais-toi des fiches s'il le faut. 'Stiles, nous sommes ensemble depuis un moment maintenant et j'ai vraiment envie que notre relation passe à l'étape supérieure.' »
« Ralentis », dit Derek en écrivant.
Erica le fait gentiment. « 'J'ai l'impression que tu te retiens par égard pour moi et je veux que tu saches que tu n'as aucune raison de le faire. Si tu n'es pas prêt, c'est totalement ok. Je veux juste que tu saches que moi je le suis.' » Elle marque une pause. « 'Maintenant, est-ce qu'on peut baiser comme des lapins ?' »
« Erica ! » gronde Derek et elle éclate de rire. « Garce », dit-il.
« Tu m'en dois une », dit-elle. « Tu n'auras même pas besoin de dire la dernière phrase, c'est lui qui va le faire. Il va se liquéfier dans tes bras comme du chocolat au soleil et ensuite, il va dire 'Oh mon dieu, Derek, on peut baiser maintenant ?' »
« Non, il ne le fera pas », dit Derek.
« 50 Billets qu'il le fera. »
« Tenu. »
Alors, elle est pas top cette fin de chapitre ? Je suis fan perso ^^
Je tiens quand même à rappeler que je ne suis que la traductrice et pas l'auteur, ok? Je ne choisis pas les coupures lol
La suite arrive aussi rapidement que possible :D
