Partie 1

Chapitre 7

ALBUS DUMBLEDORE

Monsieur Granger retint un rire et prit la patience d'expliquer à Rogue qu'il fallait appuyer sur le bouton « sonnette ». Rogue demanda alors comment « sonnette » expliquait à ses propriétaires qui attendait devant la porte, Granger lui expliquait qu'en fait, les moldus vivaient dans cette ignorance depuis toujours et continueraient ainsi pendant un long moment sans que ça ne les dérange vraiment. Le professeur acariâtre ne voulu pas, devant tant d'enthousiasme à l'idée d'être ignorant, proposer à la famille Granger de leur poser un sortilège de détection lui-même.

Quand tous les adolescents -sauf Hermione, qui ne reviendrait que pour noël-, furent sortis de la maison, Rogue leur passa un savon magistral.

-Vous êtes en retard! Nous avions dit midi, êtes-vous conscients de la frayeur que vous nous avez faite?

-Il est midi moins le quart, professeur.

-Potter, je ne crois pas vous avoir demander quoique ce soit. On rentre, et plus vite que ça.

Il se mit à pleuvoir de plus belle et après le millième grognement de Rogue qui ne pouvait décemment pas transporter tout ce petit monde par transplanage, Avery sortit son parapluie trafiqué pour l'occasion.

-Tu ne penses décidément pas à grand chose, Severus. Se promener en plein hiver à Londres sans parapluie c'est de l'inconscience, le réprimanda Avery bien décidée à cacher qu'elle-même avait du en concevoir avec un vieux numéro du Times.

Après un sortilège d'élargissement, le parapluie pu servir à toute la petite bande. Face aux regards de certains moldus curieux face aux parapluies, Avery expliqua que c'était une invention japonaise pour les familles nombreuses. On la laissa tranquille et leur épopée sous la pluie prit fin sur le perron du square grimmaurd.

-Je ne te connaissais pas ce parapluie, s'exclama Rogue qui connaissait sur le bout des doigts toutes les affaires d'Avery.

Elle tapota l'objet du bout de la baguette pour qu'il se retransforme en vieux journal crado.

-J'avoue, moi non plus, puis elle allait le jeter dans la poubelle de la cuisine. (confessant ainsi son petit mensonge ce qui fit bondir Rogue mais en ce moment, il ne pouvait plus trop se laisser aller avec Lupin qui se laissait aller à reconnaître sa paternité)

Évidemment, tout le monde attendait le récit de son expédition au ministère. Et comme Avery ne voulait parler à personne d'autre des prophéties qu'à Dumbledore, elle passa sous silence le petit tour qu'elle avait fait au département des mystères se jurant de mettre Arthur dans la confidence pour éviter d'éventer son gros mensonge. Elle raconta par contre avec forces détails les modalités du changement de nom qu'elle avait du remplir, et bien sûr, inventa des anecdotes plausibles, histoire que les membres de l'ordre du phénix soient satisfaits et fassent taire leur curiosité.

-Donc, maintenant, tu t'appelles … Avery Lupin? Demanda Ron qui, malgré le récit détaillé n'avait pas suivit la moitié de ce qu'elle avait dit.

-Euh Oui. C'est beaucoup plus pratique, on ne m'identifiera plus immédiatement aux Prince et aux Holst.

-Ça t'aurait porté un si grand préjudice que ça? Demanda Harry curieux

-Oui. Déjà, Malefoy ne m'a pas à la bonne et je crois que ce bonhomme a de bien mauvaises fréquentations... on va éviter de chatouiller son caractère de philanthrope en agitant mon nom sous son nez. Oh bien sûr, là encore, le subterfuge ne mettra pas longtemps à tomber, mais tu sais, c'est déjà ça de pris.

-Ouais, je comprends. Moi aussi il y a des jours où j'aimerais m'appeler autrement que Potter...

-Bin quand tu seras majeur, t'auras qu'à demander le nom de ta mère, non?

-On verra le moment venu.

Mais sous ses airs de désintéressé par l'idée, Harry se faisait déjà son petit projet. Ne serait-ce pas un plaisir de s'appeler James Evans plus que Harry Potter?

Faudrait voir.

En attendant, Rémus et Tonks arrivèrent au QG juste au moment du dessert. Sirius expliqua à Rémus que sa fille venait de bouder le nom des Holst au profit de celui des Lupin. Rémus ne fut pas peu fier de la nouvelle. Et regarda sa fille avec des yeux pleins de bonheur pendant un très long moment.

-Tu sais ce que je pense, Rémus? Lança Sirius quand il aperçut son regardèrent

-Non, quoi?

-Qu'il ne manque plus que James.

La remarque alourdit l'ambiance comme une ceinture de plomb un plongeur. Sirius posa ses yeux sur Avery. Sans être un legilimens, il parut évident Avery que Sirius avait saisi qu'il s'était passé quelque chose au ministère qu'elle n'avait pas dit. Et que, manifestement Sirius savait précisément de quoi il s'agissait. Elle décida de ne pas tenir compte de la remarque et sortit sa canette de coca cola vide de son sac.

-Regardez ce que les parents d'Hermione m'ont offert! Une... Kénette.

-Une canette, corrigea Harry.

-Voilà, comme il a dit. Ça s'ouvre qu'une fois, et ça peut pas se fermer, et quand ça s'ouvre ça fait un drôle de bruit. Ça doit être pratique pour mettre les potions dedans, non?

-Voilà un esprit forgé par Rogue, se mit à rire Lupin

-Mais c'est pas des conneries, c'est super pratique. Nos bouchons ne sont pas reconnus pour être tout ce qu'il y a de plus étanches.

Sur un débat philosophique d'une telle ampleur s'acheva le diner. C'était donc l'heure convenue pour la sortie de Rémus et d'Avery. … et l'heure idéale pour une conversation entre Harry et son parrain sur...

-Les femmes sont vraiment des animaux étranges, tu sais, Harry.

Heureusement qu'Hermione n'était pas dans les parages, ça aurait pu coûter cher au maraudeur, une parole comme celle-là.

-C'est vrai. Elles ne … elles sont différentes.

Ils montèrent dans le vieux salon, au premier étage.

-Tu es amoureux de la fille de Lupin, non?

-Ça se voit tant que ça?

-Et bien plus encore.

-...Je vois...

-Tu crois qu'elle est amoureuse de toi?

-Je ne sais pas. Mais elle ne mange pas de nourriture chinoise, en tout cas.

-Quoi?

-Euh bin...Quand je lui ai dis que je l'aimais c'est ce qu'elle a dit. Elle avait un peu bu et moi aussi mais... enfin tu vois, quoi.

-Elle n'a pas répondu.

-Exactement.

-En même temps, Harry, croyais-tu qu'avec la nièce de Rogue ça allait être si simple?

-Je l'espérais, bêtement, peut-être, mais c'est ce que j'espérais.

-Alors, puisque tu ne peux pas l'avoir simplement... on va ruser! Lança le maraudeur sourire aux lèvres

Et ils planifièrent un plan presque « diabolique » tout l'après-midi durant. Le soir, assez tôt, juste après le thé, Rémus et Avery repassèrent le seuil de la porte, l'air particulièrement heureux. Rogue, lui, dans le salon paraissait encore plus morne et plus agressif qu'à son habitude. L'air de rien, Rémus et Avery avaient fais des achats de noëls. Ceux de Rémus, ils les avaient envoyés chez lui, et ceux d'Avery étaient soigneusement rangés dans son précieux sac (qui avait bien du subir deux ou trois sortilège d'élargissement invisibles).

Un peu fatiguée de sa journée, Avery montait s'enfermer dans sa chambre pour cacher ses cadeaux, comme une môme, et se détendre un peu en racontant les moindres détails du moment passé avec son père à son Elfe.

Alors qu'elle avait enfilé un Jogging, une vieille paire de baskets, qu'elle s'était décoiffée et qu'elle comptait bien faire une sieste, quelqu'un frappa à sa porte.

-Euh...bin...Entrez.

Elle déverrouilla sa porte d'un geste de baguette à partir de son lit sans en bouger et Harry entra.

-Salut, dit-il en rougissant jusqu'aux bouts des oreilles

-On s'est déjà vus, Harry.

-Enfin je voulais dire... tu vas bien?

-Oui... je suis contente d'avoir passé un peu de temps avec Rémus.

-D'accord...Je peux fermer la porte derrière moi?

-Oui. M'enfin, pourquoi?

-Il faudrait qu'on parle. Sirius m'a proposé de te faire boire avant mais euh, je ne suis pas trop d'accord, tu vois...

-Qu'on parle?

-Tu sais que je suis amoureux de toi, hein?

-Oui.

-Et toi, tu es amoureuse de moi?

-Euh...bin c'est à dire que...je n'y ai jamais réfléchit.

-Alors non parce que vraiment, l'amour c'est pas quelque chose qu'on réfléchit, tu vois? Enfin je veux dire, personnellement j'ai réfléchis à rien.

-Non, tu as juste comploté avec ton parrain.

-Voilà, j'ai pas réfléchis...quand j'étais tout seul, je veux dire. Tu en as parlé à Severus, toi?

-Severus et les sentiments, si c'est de l'humour c'est même pas drôle.

-Il faut...Il faut quand même qu'on voit si... si on est apte à former un couple ou pas...Parce que je peux pas rester comme ça. Je suis pas amoureux souvent mais quand ça m'arrive je passe toujours pour le pire des bouffons et c'est embarrassant, tu comprends? Parce que je m'occupe de l'armée de Dumbledore et si … et si je passe pour un idiot ou si … si...je suis plus bon à rien... c'est pas génial.

-Oui, je comprends.

-Tu n'as pas aimé quand je t'ai embrassée l'autre jour, hein?

-Ah ce jour là … Ce fameux jour où tes lèvres s'apparentaient plus au goulot d'une bouteille de whiskey qu'à des lèvres humaines?

-Oui.

-Non, je n'ai pas aimé.

Harry s'assit sur le lit et il y eut un silence durant lequel le cœur de Harry fit trois débuts de crises cardiaques et ses membres l'abandonnèrent complètement.

-Je peux savoir ce que tu attends, Harry?

-Ah bien sûr... oui, je te laisse, je m'en vais.

Il se levait immédiatement, comme monté sur un ressort et s'éloignait du lit le plus rapidement possible. Elle se leva à son tour mais il ne l'entendit pas. Pourtant, quand il posa la main sur la poignet de la porte, il sentit Avery se blottir dans son dos et passer ses bras sur son dos.

-Je voulais que tu m'embrasses.

-Quoi?

-Je voulais que tu m'embrasses. Quand je t'ai dit « qu'est-ce que tu attends? » c'était pour que tu m'embrasses. Je pensais pas que tu voulais me quitter si vite. Mais, si tu veux partir, vas-t-en.

Avery se hissa sur la pointe des pieds et déposa un baiser qui fait du bruit sur la nuque de Harry.

Il y a des moments, dans la vie, où, si le choix est possible entre un baiser et un Doloris, on prend le Doloris. Comment ne pas perdre sa raison quand l'adolescente qui vous plait depuis plus d'un mois vous embrasse dans le cou, quand ses cheveux tombent sur vos bras et quand sa respiration caresse votre épaule? Le Survivant fit un tour sur lui même plus lentement que jamais pour vraiment ne rien casser du magique de l'instant. Et il baissa son visage très doucement vers celui d'Avery pour l'embrasser avec toute la douceur dont il pouvait faire preuve : sans jamais avoir embrassé de sa vie.

Mais ça, c'était pas bien grave parce que même si Avery l'avait remarquée, elle ne dirait rien et elle apprécierait quand même. Tellement, d'ailleurs, qu'elle glissa ses bras autour du cou de Harry pour l'empêcher d'arrêter, et que lui, juste après ça, attrapa les hanches d'Avery pour la rapprocher de lui.

Et comme bien sûr, les histoires d'amour du Survivant ne sont jamais tranquilles, en plein baiser, la porte (qui s'ouvrait vers l'extérieur, la traitresse) s'ouvrit sur Severus Rogue. L'effet fut immédiat. Harry lâcha Avery qui retomba de quelques centimètres, du coup, elle lâcha Harry aussi et quand elle percuta qu'il s'agissait bel et bien de son oncle, elle s'écarta du Survivant d'un bon mètre.

-Je vois que vous avez trouvé des...loisirs intéressants. Désolé de vous couper en pleine activité, vraiment... lâcha-t-il le ton mauvais et parfaitement ironique, mais il se trouve qu'Avery a des responsabilités que ce cher Potter n'a pas encore et qu'il faudrait qu'elle descende au salon s'entretenir de quelque chose avec son grand-père...

-J'arrive dans deux minutes.

-Bien. Nous t'attendrons.

Il repartit, bien décidé à lui faire la morale dans la soirée, et elle embrassa Harry encore une fois, bien décidée à faire enrager son oncle s'il l'apprenait. Ensuite, elle attrapa son sac et descendit au salon en quatrième vitesse. Elle s'assit dans le fauteuil en face de son grand père au milieu des membres de l'Ordre du Phénix.

On ferma la porte et on veilla à l'absence d'oreilles à rallonges avant d'ouvrir la séance.

-Gideon et Prewett sont tombés dans une embuscade.

-Et alors?

-Morts.

Ils discutèrent de choses et d'autres jusqu'à ce qu'Avery pose une question.

-Quand une personne concernée par une prophétie meure...la prophétie disparaît, non?

-Oui.

-Ah. Et aucune exception possible?

-Aucune.

-Parce qu'en allant au ministère j'ai trouvé ça.

Elle sortit la boule de cristal noire de son sac. -C'était au nom de James Potter alors j'ai pu la prendre. Par contre, j'en ai rien tiré. Ça n'a rien voulu me dire et … j'ai pas eu le temps de chercher sur place.

-Tu as trouvé quelque chose d'autre?

-Ouais.

Cependant, elle ne sortit pas la prophétie qui la concernait et recentra les regards sur celle qu'elle avait déjà fait l'effort de poser sur la table.

Dumbledore lança un sort en une langue qui n'était ni du latin ni de l'anglais basique. Ce devait être des runes anciennes et la voix soufflée inquiétante fit son grand retour aux oreilles d'Avery qui eut un réflexe de recul immédiat.

-Vivre après sa mort, le rêve de beaucoup...pour déstabiliser le mal...le mettre en face de son passé et le faire chuter, aidé par la lionne, il reviendra avec compagne et compagnons pour aider l'Elu dans sa mission...

-Tu as idée de ce que ça veut dire, Avery? Demanda doucement le vieil homme.

-Non.

Il y eut un silence.

-Bon...en fait... si. Mais ça ne veut rien dire. Aucun sortilège ne ramène à la vie et pourquoi moi ça serait moi, la lionne ? Beaucoup de gens ont pour animagi un lion.

-Un lion, Avery. Et on parle, d'une lionne.

-Oui enfin, c'est une analyse très contestable.

-Qu'est-ce qui est contestable? Tu dois aller chercher James, Lily et ceux qui sont tombés pour aider Harry à tuer Voldemort! S'exclama Sirius

-Et comment est-ce que je ferais un tel miracle? Même si je le voulais bien, je pourrais pas. Ils sont morts il va peut être falloir l'admettre un de ces jours.

-La pierre.

-Quoi?

-La pierre philosophale, ça peut les ramener.

-Oui bien sûr, je vais me risquer dans la magie noire, la baguette dans la main droite et un caillou dans la gauche parce que mon animagi est une lionne! Vous avez d'autres conseils pour mon avenir?

-...Avery c'est la prophétie.

-Ouais bien, si ça se trouve c'est même pas de moi qu'on parle alors laissez moi tranquille maintenant.

Elle commença à rougir de honte de mentir ainsi.

-Qu'est-ce qu'il se passe, Avery? Demanda Rogue qui ne l'avait jamais vraiment vue embarrassée jusqu'à maintenant.

-Bin...euh...je voulais pas vous le dire à la base mais …

Elle sortit la prophétie qui la concernait et la voix qui sortait de nulle part fit son grand retour : la fille dérobée à son père par la malédiction, devra braver les ténèbres pour retrouver ceux séparés de la vie par la mauvaise magie... Venue au monde d'un bienfaiteur maudit et d'une prodige meurtrière elle se verra remettre l'importante mission par son aïeul vénérable... Braver la mort pour braver le temps... sans l'accomplissement de cette mission, la guerre contre le seigneur des ténèbres sera abrégée par la chute du bien.

-Alors, t'es toujours sûre qu'on parle pas de toi, là? Grinça Sirius

-Vous, je vais finir par vous hacher menu avant de vous faire bouffer par mon chat, menaça-t-elle sérieusement

-Non mais sérieusement, où est-ce que cette gosse a été élevée?

Severus gronda.

Au bout de 10 bonnes minutes d'engueulades plus ou moins sérieuses, on entreprit de redevenir calmes et de se concentrer de nouveau sur la fameuse mission dictée par la... fameuse prophétie.

-Et si on la cassait?

-Quoi?

-Si on cassait la prophétie, les effets seraient peut-être...

-N'importe quoi. Et c'est ça la meilleure élève de Poudlard?

-Tenez le que je le bouffe, grogna Avery hors d'elle

-On te demande d'accomplir une mission pour laquelle tu es destinée !

Avery se rassit mais elle était à proprement hors de ses gongs, elle n'écoutait pas grand chose des voix qui bourdonnaient autour d'elles jusqu'à ce qu'un un moment, moment où tous les regards se focalisèrent sur elle dans l'attente de sa réponse.

-Je n'irais que si j'ai le droit de ramener Cédric Diggory.

-Ce n'est pas ordonné par la prophétie, ça.

-Alors j'irais pas.

La réunion prit fin sur ces mots et c'était à la grande déception de beaucoup de monde et en plus, Avery fit la gueule tout le repas. La vraie gueule. Celle qui faisait qu'elle ressemblait plus à Severus Rogue qu'à Rémus. Rémus était d'ailleurs parti avant la tombée du jour... la faute de la lune, sans aucun doute.

Avant même d'avoir fini de manger elle se leva de table et allait se coucher sans détour. Mais, elle avait même pas fini de se glisser sous sa couette quand Harry entrait à sa suite dans la chambre.

-Avery?

-Hm?

-Qu'est-ce qu'il y a?

-J'ai pas le droit de te le dire.

-Bon...

Allongée sur le côté, elle ne pouvait pas voir Harry. Loin d'être découragé, il déposa un baiser sur sa tempe, puis juste au dessus de son oreille, et dans son cou avant d'y loger son nez.

-Tu veux dormir avec moi?

Sans répondre, il se glissa sous les draps et continuait à embrasser ses cheveux délicatement.

-J'avais jamais vu que tes cheveux étaient aussi épais, s'étonna-t-il

-La lune est pleine.

-Ah oui...c'est vrai.

Il s'allongea sur le dos, glissant son bras sous la tête d'Avery.

-J'ai une idée, murmura-t-elle enjouée

-Laquelle?

Elle se releva pour venir enjamber Harry.

-Ah. C'est bon, j'ai compris.

Leur nuit fut longue. Au matin, ils n'avaient pas pris la bonne initiative de se rhabiller et fermement enlacés, mais nus, sous la couette, mais pas totalement, ils furent surpris par... Rémus Lupin, qui, revenu de sa nuit de torture à l'aube avait rejoint le QG immédiatement pour voir sa fille.

-Harry, nous... nous n'avions pas fermée la porte?

-Visiblement non.

-Il faut vraiment qu'on apprenne à fermer cette porte.

-Je vous dérange? Demanda Lupin

-C'est pas comme si on faisait quelque chose d'interdit...

-Mais vous dérangez un peu quand même professeur.

-Ah. Euh... Molly vous fait dire que les œufs, le bacon et le cake sont servis et n'attendent que vous.

-Tu entends ça, Harry? Ils n'attendent que nous.

-Oui.

Il fallut se lever, se doucher, s'habiller et descendre parce qu'ils étaient attendus. Quand Avy vit Rémus Lupin, elle lui sauta au cou.

-J'ai toujours beaucoup de mal à y croire.

-Moi j'ai attendu ça depuis tellement longtemps.

Quant à Harry...

-Tu sais quoi, mon filleul adoré?

-Non.

-Votre sommier fait beaucoup, mais alors beaucoup de bruit.

Toutes les personnes présentent dans la cuisine explosèrent de rire. Ok, pour cette fois, ils s'étaient fait grillés.

Dumbledore entra dans la pièce et posa les yeux sur Avery d'un air inquiet.

-Je vais y aller. Je vais le faire.

-Quoi donc? Demanda Harry qu'on avait pas mis au courant

-Je vais … accomplir une mission pour l'ordre du phénix.

Elle finit d'avaler son thé très rapidement, attrapa son père, Tonks et Dumbledore par la main.

-Où est-ce que tu nous emmènes ? Demanda Lupin curieux

-J'ai réfléchis une bonne partie de la nuit et je sais comment on va s'arranger. Mais nous allons voir tout ça dans ma chambre.

Sirius jeta un coup d'œil amusé à Harry.

-Elle a réfléchis une bonne partie de la nuit.

-Et alors?

-C'est pas grave Harry, tu peux tout me dire...c'est la faute au manque d'expérience tu ne dois pas t'en vouloir.

L'assemblée était hilare mais ce n'était pas sincère. Qu'est-ce qu'elle pouvait bien mijoter? Le père, le papy et la future belle-mère restèrent enfermés là haut toute la matinée et une grande partie de l'après-midi sans en sortir pour manger. Aussi, quand Tonks, Dumbledore, et Lupin redescendirent tous les trois, sans Avery, un espèce de vent de panique s'instaura 12 Square Grimmaurd. Elle n'avait pas pu bouger, on ne pouvait pas transplaner, mais en même temps, difficile de savoir ce qui était possible de ce qui ne l'était pas avec Avery et Dumbledore dans le coup en même temps.

Lupin semblait plus anxieux que jamais, ses cheveux avaient l'air plus blancs que blancs et son teint était pale, cireux.

-Qu'est-ce que vous avez décidé? Demanda Sirius

-Elle part demain à la première heure, dit Tonks d'une voix blanche.

Ce fut tout ce que les membres de l'ordre du phénix, de l'AD purent apprendre.

-Ça veut dire qu'elle ne fêtera pas noël avec nous?

-Entre autres.

Avery ne sortit pas de sa chambre et quand Harry vint aux nouvelles, elle le ficha dehors comme un malpropre de manière agressive et parfaitement froide. Harry ne sut pas vraiment comment réagir. Mais Dumbledore, qui était sur haut de l'escalier à ce moment là eut l'air particulièrement sombre.

-Elle n'est pas pour toi, Harry. Il y a encore quelques heures, ça aurait été possible mais dorénavant...Oublie-la. Vraiment. Je sais que ça va être dur mais, il faut que tu passes à autre chose.

-Pourquoi?

-...C'est une longue histoire.

Le lendemain matin, à l'aube, Harry avait entendu du bruit dans les escaliers, quand il vit Avery de dos, dans l'encadrement de la porte orienté plein est, il pensa qu'il ne l'avait jamais vu aussi belle. Les effets du sort esthétique avaient disparus, les cheveux d'Avery étaient redevenus raide. Quand elle se retourna vers lui, lèvres peintes au rouge sang, les yeux cendrés au kohl, et bien sur la robe blanche de velours, empiècement de soie rouge, laçages fins, nombreux, noirs. La large capuche doublée des deux couleurs, les manches tombantes largement sur ses jambes.

-Les moldus vont te reconnaître, comme ça.

-On transplane, Harry.

Quand elle s'était retournée, Harry avait vu son sac en bandoulière, et l'épée de godric gryffondor glissée dans sa ceinture. Rémus glissa la main sur la taille de sa fille et ils disparurent.

On transplane, Harry.

Et personne ne revit Avery.