AUTEUR: Nahira

DISCLAIMER : Aucun des vidéastes présents dans cette fanfiction ne m'appartient et heureusement. Les SCPs sont une creepypasta dont on peut trouver chacune d'entre elle sur un site dédié à cet univers. Aucune entité m'appartient donc, même si certaines peuvent avoir un comportement et/ou une apparence légèrement modifié pour le bien de la fic.

RATTING : K (Pour le moment, les chapitres passeront très vite en T/M)

RESUME :

Hellooooo ! Voilà le premier chapitre de cette fanfiction !

Ca fait du bien d'enfin le sortir, ça fait tellement longtemps que je bosse dessus !

Donc voilà, je vais vous dire les petites infos importantes avant de vous laisser à votre lecture !

Déjà, je le redis ici même s'il est déjà écris dans le disclaimer, c'est un crossover Web Show/SCP. Donc c'est de l'horreur. Voila. Après si je le gère bien, ce sera à vous de juger x) Aussi, les SCP sont parfois modifiées pour le bien de la fic. D'ailleurs, je rappelle qu'il n'est aucunement nécessaire de connaître la creepypasta pour lire ma fic ! Elle est écrite de façon à ce qu'un débutant puisse tout comprendre ^^

Ensuite les points de vues alternes entre interne et externe, mais normalement ce n'est aucunement gênant dans la lecture, donc ça ne devrait pas être dérangeant pour vous. (je reste toujours à la troisième personne, sauf quand c'est indiqué autrement)

Ce chapitre 1 est coupé en deux parties. Voici la première, la secondes arrive dans quelques semaines. Aussi, à chaque chapitre, vous avez le point de vue de deux groupes différents (vous comprendrez de quoi je parle plus tard) et en tout il y a quatre groupe. Du coup, chapitre 1, point de vue des groupes 1 et 2, chapitre 2, pdv des groupes 3 et 4 et ainsi de suite.

Voilou, le reste des infos, je vous les donne à la fin o/ Bonne lecture !


Chapitre 1, partie 1:

PDV groupe 1

La première chose qu'il sentit fut le sol rendu tiède par la chaleur de son corps, lisse et inconfortable. Une lumière plutôt vive traversait la semi opacité de ses paupières, l'incitant à les ouvrir doucement pour ne pas agresser ses pupilles.

Sa vue brouillée par le probable long sommeil dont il venait de sortir reprit petit à petit de sa netteté et il put observer les alentours en se redressant. Il se trouvait dans une salle plus ou moins grande qui ressemblait fortement à un bureau. Les murs étaient teintés d'un gris froid, de même pour le sol, le béton n'étant visiblement recouvert nulle part. Un unique bureau et sa chaise meublait la salle, rien d'autre. Quelques objets qu'il ne pouvait pas reconnaître d'où il se trouvait reposaient sur celui-ci.

Son regard se posa ensuite sur le sol. Sept autres personnes y reposaient, encore inconscientes, bien que l'une d'elle commençait déjà à sortir de son sommeil.

Il commença à se poser des questions. Qu'est-ce qu'il faisait là ? Qu'est-ce qu'ILS faisaient là ? Il rechercha dans sa mémoire s'il pouvait trouver une quelconque information, mais il ne se souvenait plus de rien. Son manque de souvenir l'embarrassa très vite, et il se dépêcha de vérifier s'il savait qui il était.

« Je m'appelle Jérémy Avril, je suis un vidéaste sur youtube connu sous le nom de MisterJDay et j'ai pour partenaire Julien Curdy alias Monsieur Connard. »

Il soupira de soulagement. Il se souvenait au moins de l'essentiel, bien que ça ne l'avançait pas beaucoup dans sa situation.

Il fut tiré de ses pensées par la seconde personne qui émergeait de sa torpeur. Il se redressa dans un grognement, montrant enfin son visage. Jérémy le connaissait. Il n'avait jamais vraiment eu de contact avec lui, mais il le connaissait en tant que collègue youtube : Mathieu Sommet.

« Où est-ce qu'on est ?, murmura-t-il en se frottant la tête après avoir jeté un œil autour de lui.

- Je me posais la même question…, répondit JDay. »

Mathieu se releva, ses jambes un peu engourdies et décida de réveiller les autres endormis. Le barbu fit de même, prenant un peu de temps pour éviter que sa tête ne lui tourne.

Bien vite, huit personnes se retrouvèrent à se dévisager dans cette salle froide et sans saveur. Personne ne se souvenait de comment ils étaient arrivés là, ou même pourquoi. Tout était flou, comme si on leur avait délibérément retiré la mémoire.

Instinctivement, les personnes qui se connaissaient et se fréquentaient se rejoignirent, leur sentiment de malaise s'amenuisant légèrement en sentant quelqu'un de familier à leurs côtés. Ils décidèrent par la même occasion de faire de rapides présentations pour ceux qui ne se connaissaient pas, ou peu. Il y avait donc Mathieu entouré d'Antoine Daniel, son meilleur ami et de ses proches collègues : Frédéric Molas et Sébastien Rassiat alias Les Joueurs du Grenier ; Jérémy en compagnie de Julien et, plus loin et isolés, se trouvaient Guillaume Herrmann connu sous le pseudo de JayKill, ainsi que Lucas Hauchard alias Squeezie.

« Bon… Il n'y a vraiment personne qui sait où on se trouve ?, demanda Seb. »

L'unanimité lui répondit à la négative. Ils n'étaient pas bien avancés.

Guillaume décida de s'approcher du bureau alors que son regard s'était posé sur les objets le surmontant. Le reste du groupe décida de suivre son mouvement, curieux et n'ayant de toute manière pas grand-chose d'autre à faire.

S'y trouvait donc une enveloppe bleutée soigneusement scellée, une carte d'identification bleue et quelques fruits à peine mûrs. Guillaume prit l'initiative d'ouvrir l'enveloppe qui leur était probablement destinée, bien qu'aucune écriture sur le dessus du papier n'argumentait cette hypothèse.

La lettre à l'intérieur avait toujours une teinte légèrement bleutée, si bien que la plupart des vidéastes comprirent que cette couleur avait une signification à leur égard, même s'ils ne savaient pas encore laquelle. L'écriture était imprimée, impersonnelle.

JayKill prit la parole, lisant le contenu des lignes pour ses camarades d'infortune.

« Bienvenue dans SCP Containement. Pourquoi vous êtes ici ? Peu importe. Tout ce dont vous devez vous préoccuper c'est : Comment vous pouvez sortir d'ici. Parce que ce ne sera pas une mince affaire. Croyez-moi.

Déjà, sachez que la sortie se trouve au rez-de-chaussée. Votre but est donc de rejoindre cet étage avec tout ce qu'il vous faut pour atteindre l'ultime porte. Simple, mais difficile.

Pour se faire, vous allez devoir vous déplacer entre les étages, récupérant des cartes de couleurs qui vous permettront d'ouvrir certaines portes. Sachez que vous êtes « l'équipe » bleue. En toute logique, vous ne pourrez prendre que les cartes de votre couleur. Si vous tentez de prendre une carte qui n'est pas la vôtre, celle-ci se téléportera automatiquement à sa place. Aucune « triche » ne sera donc possible.

Cela étant dit, toutes les cartes ne sont pas mauvaises ou inutiles à prendre. Les blanches et les noires peuvent être récupérées par tout le monde. Les noirs étant des clés pour des salles particulières qui peuvent contenir de la nourriture, ce qui ne vous avance pas plus dans votre périple mais peut vous donner un certain confort (ou non). Les blanches ne sont pas des cartes électroniques mais indicatives. Sur elles, vous trouverez des informations sans doute très intéressantes si vous souhaitez survivre plus facilement. Je reviendrais là-dessus un peu plus tard. Sachez que ces deux sortes de cartes se téléporteront à leur place dès le changement d'étage suivant. De même pour les objets que vous pourriez trouver et récupérer, à l'exception de la nourriture.

Ensuite, les cartes ne peuvent être prises seulement par une seule et même personne dans un groupe. Celle-ci étant considérée comme « le chef » du groupe. Si une personne d'un groupe qui n'est pas le chef tente de prendre une carte de sa couleur, celle-ci se téléportera automatiquement.

Je tiens à bien préciser que tout le monde sans exception peut prendre une carte blanche, ou noire.

Pour déterminer qui est le chef de votre groupe, vous pouvez vous concerter pour savoir qui prend la carte ci-jointe. Le premier qui la touche et la prend sera devenu votre « chef ». D'ailleurs, si un chef meurt durant votre escapade, il perd son statut de chef et celui-ci peut être récupéré par une autre personne (qui n'est pas déjà chef d'un autre groupe bien sûr). Il lui suffit de récupérer sa carte d'origine (qui ne peut en aucun cas être récupéré si le chef la portant est toujours vivant)

Maintenant que vous savez tout ça, je souhaite vous avertir. Votre visite du bâtiment ne sera pas une partie de plaisir. Des choses vous attendent. Des SCPs. Ce sont des entités plus ou moins mauvaises ou bonnes, qui appartiennent à plusieurs classes : Safe (qui peut être facilement confiné et est peu dangereux si les mesures de sécurité sont respectées), Euclide (qui est encore mystérieux, pouvant être dangeureux) et enfin Keter (qui est dangereux et qui est nuisible pour l'homme et l'humanité). Certaines chercheront donc par tous les moyens de vous tuer… Ou vous obligera à le faire de vous-même. Ou d'autre auront un impact bénéfique. A vous de voir ce qui est bon pour vous ou non. Certaines sont fixes, d'autres bougent dans leur étage, et d'autres encore se déplacent d'étages en étages. Vous n'êtes en sécurité nulle part. Je reviens d'ailleurs aux cartes blanches : les informations qu'elles contiennent sont sur ces SCPs. Lisez les attentivement.

Encore quelques informations et je vous laisse vous débrouiller :

Lorsque vous déverrouillez une porte avec une carte bleue ou une carte noire, lorsque vous ressortez de la salle ou du couloir verrouillé, la porte se refermera à clé instantanément derrière vous.

La nourriture est une denrée rare ici, de même pour l'eau. Gardez là précieusement et essayez d'explorer le plus de salle possible pour trouver de quoi vous sustenter. C'est important. Aussi, dès que vous pensez trouver une salle plus ou moins calme et sécure, installez-vous pour vous reposer. Le temps n'a pas d'impact ici. Vous pouvez vous fatiguer très vite comme lentement. Et vous aurez besoin de toutes vos forces pour utiliser vos jambes aux moments venus.

Gardez espoir. Certains voir beaucoup d'entre vous mourront dans d'atroces souffrances, mais la vie est une chose importante à laquelle il faut tenir. Garder espoir est la meilleure façon de faire.

Et puis…

La chute ne sera que plus brutale si vous faites partie de ceux qui ne survivront pas…

Bon séjour. »

La lecture terminé, Guillaume releva la tête, une expression effrayée sur le visage. Il n'ajouta rien, visiblement chamboulé par tout ce qu'il venait de lire.

Le reste du groupe le regardait avec cette même expression.

JDay ne savait pas quoi penser de tout cela. Visiblement, tout ce qu'il leur arrivait n'était pas le fruit du hasard. Cette personne qui avait écrit cette lettre savait absolument tout sur ce qui les entourait… C'était sûrement elle qui les avait amenés ici… Mais pourquoi ? Dans quel but ? Est-ce qu'elle disait vrai concernant les morts potentiels… ? Ne pas avoir de réponse à ces questions le frustrait et l'inquiétait. Il avait même un mauvais pressentiment concernant la suite des évènements…

Il fut tiré de ses réflexions par les cris de son meilleur ami. Visiblement, Julien n'avait pas su garder la tête froide…

« MAIS ILS NOUS PRENNENT POUR QUOI ?! DES JOUETS ?!

- Ju' écoute…

- SI JE LES RETROUVE CES FILS DE PUTE !

- Julien.

- JE VAIS TELLEMENT LEUR TARTINER LA GUEULE QUE-

- JULIEN ! »

Le ton ferme, presque en colère de JDay arrêta net son ami dans son élan. Il élevait très rarement la voix dans la vraie vie, bien que son émission sur internet puisse dire le contraire, aussi, Julien n'était donc pas habitué à l'entendre avec autant de force.

JDay reprit calmement, content que le châtain se soit calmé.

« On est tous dans une même galère. On n'a pas besoin de t'entendre crier en plus. On va déjà sortir d'ici calmement et après on verra pour s'énerver contre les gens qui nous ont enfermés ici. »

Tout le monde regardait les deux amis sans vouloir intervenir. A vrai dire, ils comprenaient sa réaction. Ils pensaient à peu près tous la même chose, mais ils avaient su garder leur sang-froid contrairement à Julien.

Celui-ci baissa un peu les yeux, se rendant compte de son comportement et se calmant par la même occasion. Le silence retomba entre les jeunes (et plus vieux) hommes. Rien à part leurs respirations ne pouvait se laisser percevoir par leurs oreilles. Pas même un craquement ou le moindre signe de vie. Ils se regardèrent quelques temps, ne sachant quoi faire, puis Antoine se permit se briser le silence inconfortable.

« Bon. On ne va pas rester planter là… Qui veut prendre la directive du groupe ? »

Les regards se croisèrent, mais aucune voix ne se manifesta. Jérémy était perplexe. Il aurait aimé se proposer, mais il prenait les dires de la lettre au sérieux. S'il devenait chef de groupe, il ne pourra jamais changer « d'équipe » s'ils en rencontrent une autre déjà bien avancée dans le parcours. Il préférait avoir toutes les chances de son côté.

Devant le silence de ses coéquipiers, Antoine finit par soupirer et ajouter :

« Bon, je m'en occupe. »

Il s'approcha un peu plus du bureau et récupéra la carte bleue en la mettant dans sa poche. Instantanément et sans que personne ne puisse l'expliquer, un bandeau de la même couleur de la carte apparut sur le bras du chevelu, le différenciant des autres. Il récupéra les quelques fruits et les mis dans les poches de sa vestes, puis il se retourna sur les autres. Le groupe était prêt pour le début de leur exploration.


PDV groupe 2

Une secousse. Puis une deuxième. Jusqu'à ce que son corps soit complètement secoué par quelque chose qui lui était encore inconnu. Il ouvrit les yeux dans un lourd grognement, prêt à frapper la personne qui osait le sortir de sa torpeur.

« Hé ben. Quand tu dors Victor, c'est pour de bon. »

Il vit le visage de celui qui venait de parler, qui n'était autre que François Theurel, l'un de ses bons amis. Il sourit un peu avant de vite grimacer, sa tête l'élançant soudainement.

« Fais gaffe, tu t'es pris un sacré coup sur la tête.

- Qu'est-ce qu'il s'est passé… ? »

C'est en disant ses mots qu'il regarda enfin autour de lui et comprit qu'il y avait quelque chose qui clochait. Il était dans une salle sobre et sans décoration, avec seulement un bureau au milieu de la pièce. Aussi, il vit que François et lui étaient loin d'être les seuls dans la pièce. D'autres observaient encore leur environnement pendant que certains réveillaient les derniers inconscients. Aussi pu-t-il voir six autres hommes dans la salle : Tom, alias Gydias ; Bruce Benamran, ou E-penser ; Gabriel Chevillard connu sous le nom de Fanta ; Bob Lennon, Jérémy Breut et Patrick Baud.

Il leva la main pour poser ses doigts sur son front mais il la retira aussitôt en lâchant un faible "aïe". Une blessure ensanglantée le marquait. Il ne se souvenait pas de s'être battu pourtant...

« Disons… En fait, personne ne sait comment on est arrivé là et pourquoi, répondit le Fossoyeur.

- Wow. Ok, ça commence bien. »

Le créateur d'Unknown Movie se leva, non sans difficulté, sa tête l'élançant avec force. Il aurait bien aimé trouver un miroir pour apercevoir la blessure, mais le lieu n'était visiblement pas du genre à renfermer ce genre d'objet. Il s'approcha du mur le plus proche et s'adossa contre celui-ci, voulant observer la salle dans sa totalité et éviter le plus possible le tournis qui le menaçait.

Une fois tout le monde éveillé, Patrick s'approcha du bureau au centre de la salle et pris l'enveloppe verte qui y trônait pour l'ouvrir et commencer à lire ce qu'elle contenait. (1)

Une fois la lecture terminée, des discussions inquiètes s'engagèrent. Enfin… Plutôt ce qu'on pourrait appeler des « monologues croisés ». Personne ne s'écoutait vraiment, chacun exprimant soit sa panique, soit son inquiétude, soit son anxiété. Aussi, une question revenait le plus souvent dans les paroles de chacun : Qui deviendrait le chef de leur groupe soi-disant vert ? Personne n'avait l'air de vouloir se proposer…

Victor soupira. Il aurait préféré ne pas le faire, mais il s'approcha de la table, et, sans que personne ne le voie, il prit la carte émeraude tant redoutée. Un bandeau de la même couleur apparut sur son avant-bras. Il se retourna ensuite vers les autre, et dit d'une voix forte :

« Bon, vous allez arrêter de vous chamailler ? »

Le groupe se tourna vers lui, un peu surpris de voir cette prise de décision, mais aussi un peu soulagé.

« Vic… Tu sais dans quoi tu t'embarques là…?, demanda faiblement Tom.

- Oui, je suis pas stupide. J'ai entendu ce que disait Patrick autant que vous. »

Le silence lui répondit.

« Bon, on ne va pas rester planter là. Maintenant que ça c'est réglé, je vous propose de commencer à sortir et ''visiter'' ? »

Ses collègues acquiescèrent et se dirigèrent vers la sortie, après que chacun ait pris un peu des vivres qui leur étaient offerts.


PDV groupe 1

Dans un commun accord silencieux, JDay décida d'ouvrir la porte de quelques centimètres, histoire de pouvoir voir ce qu'il y avait de l'autre côté. Rien à part un couloir sobre et aussi froid que leur salle ne se laissait voir. Il termina donc d'ouvrir la cloison métallique et il entra dans le couloir.

Les murs, le sol et le plafond étaient à l'image de la salle qu'il venait de quitter. Sur sa droite se trouvait un tournant, leur permettant de tourner une nouvelle fois à droite, et à gauche continuait sur plusieurs dizaines de mètres le couloir gris. Les murs donnaient sur plusieurs portes, amenant sur des salles encore inconnues au groupe. Ils étaient éclairés par des néons puissants, pendants du plafond.

Aucun mouvement ne se manifestait aux alentours, ainsi, Jérémy dit quelques mots, incitant les autres à le suivre.

Une fois tout le groupe dans le couloir, observant leur environnement, Antoine prit la parole :

« Je propose qu'on explore tout le couloir avant de le quitter, histoire d'explorer un maximum pour trouver une carte. »

Tout le groupe acquiesça les paroles de son chef puis il commença sa marche vers le fond de couloir, afin d'atteindre la porte la plus lointaine.

Leurs pas résonnaient entre les murs, même s'ils essayaient d'être un minimum discret. Leurs regards ne faisaient qu'observer autours d'eux, essayant de détecter le moindre danger dont parlait la lettre, mais plus ils avançaient sans rien rencontrer d'étrange ou d'effrayant, plus ils gagnaient de confiance en eux. C'était en tout cas le cas pour Seb. Peut-être que tout n'était pas si horrible que ça… Il l'espérait de tout cœur. Ils allaient peut-être tous ressortir indemne. D'ailleurs, il repensa à une phrase de la lettre. Ils étaient l'équipe bleue et il y avait d'autre couleur en ligne. Qui faisait partie de ces autres groupes ? Allaient-ils les croiser ? Combien étaient-ils dans ce bâtiment ? Tant de questions se bousculaient dans sa tête sans pouvoir trouver une quelconque réponse. Dans tous les cas, il espérait vraiment que chaque personne ici, qu'elle soit dans son groupe ou non, trouve la sortie sans rencontrer réel danger.

Ils atteignirent l'une des portes du fond au bout de… Ils ne sauraient le dire… La lettre disait que le temps n'aurait plus aucune incidence… Et il semblerait qu'elle disait vrai. Personne ne semblait ressentir l'impact du temps de la même façon que son voisin. C'était… Très étrange.

Quoi qu'il en soit, ils observèrent la porte qui leur faisait à présent face. Une petite plaque dorée contrastait avec le gris du métal, indiquant ''1.1''. Squeezie fit vite remarquer que la porte en face possédait la même chose mais avec l'inscription ''2.1''. Ils comprirent vite que le premier chiffre indiquait le numéro de la salle et le second très probablement le numéro de l'étage.

Mathieu s'approcha de la cloison. En plus de la petite pancarte se trouvait une poignée de la même couleur. Il la tourna et poussa la porte, ouvrant sur une salle similaire à celle qu'ils avaient quittée.

La lumière était beaucoup plus tamisée, laissant la salle dans une semi-obscurité peu rassurante. Cette salle, en comparaison avec la première était un peu plus joviale, avec plus de meubles remplissant l'espace, comme pouvait l'être un bureau, mais les accessoires intéressant en moins. Cette fois-ci, les murs étaient tapissés de papier peint probablement jaune or (le peu de lumière n'aidait pas à déterminer avec précision les couleurs de la pièce).

Mathieu rentra dans la salle non sans crainte par ce que l'obscurité pouvait cacher, vite suivit par Antoine puis Fred. Les autres restèrent à l'extérieur pour leur laisser suffisamment d'espace pour explorer, Jérémy à la porte pour observer ce qu'il se passait à l'intérieur.

Il put voir les trois hommes faire le tour de la salle en silence, plus ou moins méfiants de leur environnement et attentifs, mais visiblement, personne ne trouva la moindre carte. Ainsi, ils revinrent bredouilles à la porte.

« Il y a rien ici, commença Mathieu.

- Vous êtes sûr ?, demanda Seb.

- Certain. »

Ils ressortirent de la salle, n'ayant rien à y faire, puis ils traversèrent le couloir pour s'attarder devant la porte d'en face qu'avait montré Squeezie plus tôt. A la différence de la première, celle-ci ne possédait aucune poignée. Une petite fenêtre surplombait la pancarte dorée permettant une vue de l'intérieur et un petit appareil électrique demandant le passage d'une carte électronique se trouvait sur le mur au côté de la porte. Elle semblait être faite d'acier.

JDay s'approcha un peu pour regarder à travers la vitre.

Il put y voir une grande salle, grise, semblant être tapissée de toute part en acier comme la porte.

En son centre, un établit était posé, supportant un genre de chevalet en bois qui maintenait en hauteur un masque de théâtre blanc. Celui-ci n'avait rien de particulier, il représentait simplement le masque tragique des pièces de théâtres d'antan, comme l'on pouvait en trouver lors de représentation de très vielle scènes pouvant dater de la Grèce Antique.

Autours du chevalet et sur le sol, Jérémy put voir des débris de verres plutôt épais, comme si on avait délibérément brisé un genre de cube de verre.

« Qu'est-ce que tu vois ?, demanda Julien.

- Rien de bien rassurant…

- Comme s'il y avait quelque chose de rassurant ici !, ricana Guillaume.

- Ouais, t'as pas tort.

- Bon alors, il y a quoi dedans ?

- Un masque.

- Fais voir. »

Mr Connard poussa un peu son ami pour regarder à son tour.

« Il fait un peu la gueule.

- Il te ressemble un peu, taquina JDay.

- Hey !

- Vous ressemblez à un vieux couple, railla Lucas.

- Si on est shippé par nos propres collègues, on n'est pas dans la merde.

- Bon, loin de moi d'aimer vous ramener à une triste réalité, mais on était en train de parler d'une salle glauque avec un masque chelou dedans, s'imposa Mathieu.

- Je préfèrerai parler de ship, soupira JDay.

- Bon, je propose qu'on continue à avancer. De toute manière, on ne peut pas ouvrir la salle, on s'en fout un peu de ce qu'il y a dedans, intervint Antoine.

- Pas très curieux le chevelu, répliqua Mathieu.

- Gnagnagna. »

Sur cette réplique cinglante, le groupe repartit dans le couloir, atteignant une nouvelle porte. Elle était identique à la première.

Cette fois, ce fut Lucas qui ouvrit la porte. La salle qui leur faisait à présent face était un peu plus grande que la précédente, mais toujours dans la même disposition.

Squeezie s'avança, suivit par ses camarades qui pouvaient tous tenir dans la salle sans être à l'étroit, et ils commencèrent leurs recherches.

Au bout de quelques instants, Fred brisa le silence qui s'était installé, ayant trouvé quelque chose.

« J'ai trouvé une carte !

- Sérieux ?, répondit Lucas.

- Ah merde, elle est rouge… »

Le brun avait pris la carte dans sa main, mais celle-ci se téléporta immédiatement à sa place initiale.

« Wow, la lettre n'avait pas mentis…

- Bordel, depuis quand les cartes ça se téléporte ?, fit la voix de Mathieu.

- Je ne sais pas… C'est vraiment bizarre comme endroit…, dit Guillaume.

- Les filles, j'ai trouvé de la bouffe, s'imposa Julien. »

Il récupéra dans une armoire quelques barres chocolatées, d'autres fruits ainsi que quatre bouteilles d'eau.

« Bon, c'est déjà ça, fit Fred.

- On devrait en laisser un peu ici, pour les autres groupes, ajouta Jérémy.

- J'voudrais pas faire mon connard, mais avec ce qu'on a là maintenant, on ne tient pas deux jours, alors je ne sais pas si c'est une bonne idée, reprit Julien.

- On se rationnera. Jérémy à raison, on ne va pas commencer à faire nos salauds maintenant, s'affirma Antoine.

- Mmff…

- Prend la moitié, ça suffira. »

Julien reposa la moitié des rations et donna le reste à Antoine qui les mit dans ses poches, à présent pleines.

Le groupe ressortit quelques temps plus tard, toujours sans carte en leur possession. Il traversa une nouvelle fois le couloir pour essayer d'ouvrir une nouvelle porte, mais il s'arrêta dans son élan.

« Hihihi, hellooo ! »

Une voix féminine provenant de la porte qu'ils souhaitaient franchir manifesta sa présence. Elle était quelque peu aiguë et semblait moqueuse, ou même joueuse… Son ton n'était pas des plus rassurants, bien au contraire. C'était comme si la femme derrière la porte voulait toutes les pires choses du monde au groupe.

Tout le monde était figé, ne sachant pas comment réagir, évitant de faire le moindre bruit. Leur respiration se faisait courte et silencieuse, et leurs regards étaient braqués sur la porte.

« Qu'est-ce que c'est que cette merde ?! » se dit Jérémy et surement tout les autres.

Soudainement, ils entendirent des grattements sur la porte, puissants et effrayants, provoquant un sursaut chez tout le monde.

« Etrangler… Courrez bande de petits lapins, avant que je ne vous brise la nuque hihihi, chuchota la voix. »

Cette fois, la voix semblait complètement dérangée, emplit de folie et de haine. Elle en devenait même tremblante, glaçant le sang de chacun des protagonistes.

Si un son ou une voix pouvait tuer, le groupe serait déjà mort.

Et ce fut le déclic. Les cœurs s'accélérèrent, les respirations s'emballèrent, et les muscles se crispèrent.

Et les jambes s'animèrent.

Ils coururent le plus vite possible loin de cette porte et de cette voix, complètement effrayé par le ton affamé qu'ils venaient d'entendre. Ils coururent le long du couloir, sans s'arrêter, bifurquant une fois le bout atteint et rentrant dans un nouveau couloir similaire au premier.

D'ordinaire, peu de gens auraient fuis en entendant une voix comme celle-ci aussi effrayante soit-elle alors qu'ils étaient en groupe de huit. Mais l'ambiance du lieu, l'angoisse qu'ils ressentaient depuis leur réveil en partie par leurs trous de mémoire et ce que leur avait indiqué la lettre les avaient tellement tendus qu'un rien pouvait les faire paniquer.

Finalement, ils s'arrêtèrent en plein milieu de ce couloir, plus épuisés qu'ils ne le devraient.

Jérémy était plié en deux, essoufflé, les muscles légèrement tremblants, et il semblerait que le reste du groupe soit dans le même état. Ils n'avaient pourtant pas courus beaucoup de distance…

Le bâtiment les rendait-il plus facilement fatigable ? Après tout, s'il rendait le temps incalculable, pourquoi pas… JDay s'inquiétait de plus en plus.

« Putain, c'était quoi ça ?!, paniqua Lucas.

- C'était peut-être l'une des SCP dont nous parlait la lettre…, proposa Guillaume.

- En tout cas, c'était pas une gentille mamie qui nous propose des cookies…, marmonna Mathieu.

- Parle pas de cookie, tu vas me donner faim, ricana Fred. »

Le groupe prit un peu de temps pour retrouver son souffle puis pour observer le nouveau couloir. Il était très étiré en longueur, et donnait sur deux autre couloirs, dont celui qu'ils venaient de quitter. Il y avait aussi une porte métallique, semblable à celle qui cachait le masque de théâtre avec une plaque électronique pour laisser passer un passe. Le tout était disponible sur l'un des côtés du couloir, l'autre étant vierge de toute porte. Seul un ascenseur était accessible.

Un ascenseur !

Frédéric et Sébastien s'avancèrent rapidement vers lui, espérant pouvoir l'ouvrir. Cependant, ils avaient beau appuyer sur le bouton pour appeler l'ascenseur, il ne venait pas. Une fois de plus, un boitier pour laisser passer une carte se trouvait sur le mur.

« On aura essayé…, murmura avec déception l'ingénieur du son. »

Ils revinrent aux côtés de leur groupe, penaud.

« Bon, on fait quoi maintenant ?, demanda le critique de pub.

- Je préfère éviter de retourner auprès de l'autre tarée si ça ne vous dérange pas, dit Mathieu non sans une pointe d'insistance dans la voix.

- On essaye l'autre couloir ?, proposa Lucas, De toute façon c'est pas comme si on avait trente-mille solution…

- Ouais… Bon bah tant pis pour l'exploration intégrale, plus qu'à espérer qu'il n'y avait rien pour nous derrière, soupira Antoine.

- Parle pas de malheur… »

Les vidéastes avancèrent donc vers le second couloir, non sans une prudence plus avancée. L'allée était identique à la première, à l'exception que les portes n'était présente que sur le côté gauche. Ils s'approchèrent donc de la première, prêt à l'ouvrir.


(1) Je précise que c'est exactement la même que celle qu'a lu le groupe 1 ^^


Voilou pour cette première partie du chapitre 1 ^^

Si vous trouvez qu'il y a des incohérences niveau réalisme ou ce genre de chose, sachez que c'est amplement volontaire et que vous aurez un jour réponse à vos questions ^^

Bon bah voilà… J'espère que ça vous plaît comme début ^^ Au moins, ça annonce un peu la couleur :3 Certes, le groupe 2 est moins présenté que le 1er, mais c'est parce que j'explique à peu près tout dans ce premier groupe, du coup, j'ai beaucoup moins à dire dans le second. Voilà voilà

J'ai essayé de faire un réel effort d'écriture niveau style, avec beaucoup de description etc… J'espère que ça plait et que c'est agréable à lire ^^'

Vous aurez la suite des « aventures » des deux premiers groupe au prochain chapitre ! (je ne vous donne pas de date. Il est déjà écrit, mais je souhaite toujours avoir un peu d'avance donc voilààà…)

N'oubliez pas la review s'il vous plaaaaaaaaaiiiiit, c'est ce qui me permet de m'améliorer et de me récompenser de tout le travail que j'ai donné pour écrire tout ceci !

Cookies pour ceux qui m'en laissent !

A la prochaine ! o/