AUTEUR: Nahira
DISCLAIMER : Aucun des vidéastes présents dans cette fanfiction ne m'appartient et heureusement. Les SCPs sont une creepypasta dont on peut trouver chacune d'entre elle sur un site dédié à cet univers. Aucune entité m'appartient donc, même si certaines peuvent avoir un comportement et/ou une apparence légèrement modifié pour le bien de la fic.
RATTING : T (les descriptions peuvent commencer à être rude, pas encore beaucoup ici, mais surtout sur la suite)
Ah que coucou ! Me voilà de retour pour la seconde partie du chapitre 2 !
Ouais, j'aurais dû le poster avant… J'avoue que j'ai eu du mal à trouver le courage x) surtout que le chapitre 3 n'avance pas le moins du monde ahah
Quoi qu'il en soit, j'espère que ce qui va suivre va vous plaire ! La commence les véritables emmerdes ! Bonne lecture !
PS : Je tiens à remercier du fond du cœur Milleseptcent pour m'avoir aidé à traduire certaines choses (vous comprendrez en lisant)
Chapitre 2, partie 2
Point de vue groupe 3
« Yéyé ?, appela Alexis, s'approchant doucement de lui.
- Qu'est-ce qu'il lui arrive ?, fit Mika, surpris.
- Il a l'air complètement ailleurs…, murmura Proxy. »
Le compositeur essaya de sortir son camarade de la torpeur en le secouant gentiment, en vain.
« Hé ho ! Yéyé ! »
Soudainement, l'interpellé sursauta et s'éloigna de l'autre, effrayé et l'air complètement perdu.
« Wer seid ihr ?! » (1)
Le changement de langue du brun surpris tout le monde.
« Ok… Yéyé, tu te sens bien ?, retenta le châtain.
- Wo sind wir ?! Seid ihr die Leute, die mich hier abgeführt habt ?! Was wollt ihr von mir?! »
Tout le monde se regarda, ne comprenant pas un traître mot de ce que le chanteur disait. Ils étaient tous abasourdis, se questionnant sur le pourquoi il avait soudainement changé d'attitude.
Brioche finit par faire le lien entre la relique et le comportement étrange de leur camarade.
« Les gars, surtout ne vous approchez pas du crâne ! Je crois que c'est l'une des SCP dont parlait la lettre.
- Une SCP qui fait parler allemand. Sérieusement ?, soupira Nyo.
- Je ne crois pas que ce soit son seul effet…
- Ihr diskutiert von meinem Schiksal, oder ?! Ihr könnt mich zwingen nichts zu machen ! Zuerst, müsst ihr versuchen, mich zu fangen und einsperren, Sau-Nazis ! »
Sur ces mots, Yéyé courra le plus vite possible jusqu'à la porte, surprenant tout le monde. Il s'engouffra dans le couloir, et commença courir tout le long, cherchant une quelconque sortie.
« Je m'en occupe ! Continuez à chercher une carte, je vais le rattraper !, dit Alexis avant de s'élancer à la poursuite de l'allemand chevelu. »
Il sortit donc à sa suite, courant comme il pouvait pour le rattraper.
Yéyé atteignit le fond du couloir et il tourna à droite, hésitant un peu, laissant ainsi son poursuivant reprendre du terrain.
Finalement, Alexis réussit à rattraper le créateur du Cabaret Noir alors qu'il ralentissait pour désorientation, et il le fit s'arrêter en l'attrapant par le bras.
« Yéyé arrête tes conneries !
- Lassen Sie mich in Ruhe !
- Bon d'accord… En espérant qu'il comprenne au moins l'anglais… Calm down ! I don't want hurt you ! It's me ! Alexis ! (Calme-toi ! Je ne veux pas te faire du mal ! C'est moi ! Alexis !)
- I don't know you, you prick. Leave me alone now ! (Je ne te connais pas, connard ! Laissez-moi seul !)
- You have no chance to on your own ! We're all in the same boat ! If you stay with us, it'll be easier for you to find the exit. » (Vous n'avez aucune chance seul ! Nous sommes tous dans le même bateau ! Si vous restez avec nous, vous aurez plus de chance de trouver la sortie.)
Le brun sembla jauger du regard son interlocuteur, cherchant à savoir s'il lui mentait ou non. Finalement, il se détendit et répondit.
« So. I will stay with you then, but if you're with the Nazis, I… (Bon. Je vais rester, mais si vous êtes du camps des Nazis, je-)
- No, we hate them too. » (Non, nous les haïssons tout autant.)
Alexis lâcha le plus jeune, soulagé de l'avoir calmé. C'était assez étrange de parler des nazis de cette façon, comme s'ils étaient à leur trace de façon sérieuse et convaincante… S'en était même déstabilisant. Il ne savait pas ce qui lui arrivait, mais il espérait que ce ne soit pas irréversible. Parler avec un mec qui se croyait encore dans les années 40, ce n'était pas forcément des plus agréables… Surtout quand ce mec était un pote.
Ils revinrent sur leurs pas, rejoignant le groupe qui était à présent sortis de la salle, les attendant patiemment. Alexis gardait un œil constant sur son ami, l'air inquiet.
« T'as réussi à le ramener à la raison ?, demanda Fonky.
- Nope, mais au moins, il s'est calmé et il accepte de nous suivre. Et vous, vous avez trouvé quelque chose ?
- Nan, à part une carte rouge, rien d'intéressant.
- Génial…
- Bon, suivant. »
L'assemblée s'avança dans le couloir jusqu'à rejoindre une porte avec l'inscription ''4.-1''. Ils l'ouvrirent rapidement et visitèrent la nouvelle salle, mais celle-ci était complètement vide, que ce soit niveau meuble ou niveau carte. Seule une chose retient leur attention.
Assis contre le mur au fond de la salle se trouvait un petit ourson, les observant de ses yeux en bouton. Il avait une fourrure beige et dense, le rendant moelleux et doux. Il ne bougeait pas, se contentant d'être assis à observer l'entrée de la salle.
« Qu'est-ce qu'une peluche fout ici ?, se demanda Angel. »
Ils s'approchèrent pour la voir de plus près, mais ils eurent un mouvement de recule alors que le petit ourson tourna la tête pour mieux les voir.
« What the… »
La peluche se leva, tétanisant les muscles des membres du groupe d'effrois et se précipita vers Proxy, courant très vite, les bras étendus. Celle-ci eut un mouvement de recul en lâchant un petit cri effrayé, avant de prendre une expression surprise.
Aucune douleur ne se manifesta, ni aucune autre sensation indésirable. Juste de la douceur.
Le petit ourson était en train de câliner le mollet de la jeune femme.
« Ooh ! Il est trop chou !, fondit celle-ci en se penchant pour lui caresser la tête.
- C'est surtout une putain de peluche qui marche ! S'exclama Nyo.
- Kann jemand erklären, was passiert ?
- Et l'autre qui ramène sa fraise…
- Moi je me méfie de cette chose… Elle va peut-être nous sauter à la gorge dès notre dos tourné !, grogna Mikaël.
- T'es parano Grim…, répondit Greg.
- Bref, on ne va pas resté indéfiniment, il n'y a rien pour nous ici. On y va !, s'imposa Lucas. »
Tout le monde acquiesça et sortit de la salle à sa suite. Même le petit ourson les accompagna, appréciant visiblement la compagnie et rendant le sourire à chaque membre de la troupe, amenant un peu d'innocence et de douceur.
Ils avancèrent dans le couloir, le pas léger et discutant un peu entre eux, déstressé par cette petite rencontre. Cependant, pendant leur marche, Yéyé retient leur attention. Celui-ci se tenait la tête, gémissant de douleur, à la limite de hurler, son corps plié en deux sous la souffrance.
Alexis s'approcha de lui, complètement effrayé et s'accroupis devant lui.
« Yéyé ! Qu'est-ce qu'il t'arrive ?! Tell me something ! » (Dis-moi quelque chose !)
Son ami ne lui répondit pas, trop occupé à plus ou moins gérer sa douleur. Tout le monde restait paralysé en observant la scène, ne sachant pas comment réagir, le chanteur châtain essayant tant bien que mal de comprendre ce qu'il lui arrivait et de l'aider.
Finalement, au bout de quelque temps, les gémissements du space-cowboy s'estompèrent avec la douleur.
« Bordel de merde…, murmura-t-il.
- Tu es revenu à toi !
- Comment tu te sens ?, demanda Angel.
- Bizarre…
- Etonnant. »
Le brun se redressa, la douleur ayant complètement disparu.
« Si vous saviez ce que j'ai vu… »
Il frissonna.
« Qu'est-ce qu'il t'ait arrivé ?, demanda Proxy, un peu fébrile.
- J'en sais rien… Mais j'ai l'impression d'avoir tous les souvenirs d'une autre vie… C'est beaucoup trop bizarre… Je me souviens de trucs que je n'ai jamais vécus…
- Comme quoi ?
- Vous ne voulez surtout pas savoir… Juste pensez à ce que pouvait vivre un juif en Allemagne durant la seconde guerre mondiale et vous aurez une idée. »
Tout le monde le regarda sans vraiment comprendre ce qu'il pouvait ressentir, mais son expression en disait long. Il avait l'air sinistre, triste… changé… Ce n'était plus le Yéyé qu'ils connaissaient ou que le monde écoutait. Sa voix elle-même semblait avoir muée… Un peu plus grave, et plus aucune once de d'enthousiasme ou de joie de vivre ne l'accompagnait.
Le silence régna alors pendant quelques secondes encore, les pensées s'assombrissant de plus en plus. Ils commençaient enfin à réaliser qu'ils n'étaient pas dans un lieu propice aux rires, et à la détente, mais plutôt un lieu où les souffrances et même peut-être la mort régnaient.
Et c'était Yéyé qui en payait le prix en premier.
Personne ne s'en rendait forcément compte, mais il était brisé de l'intérieur. Les souvenirs de l'homme qu'il avait incarné pendant quelques temps repassaient sans cesse devant ses yeux. Du sang qui se déverse par litre sur le sol… Des cris si nombreux qu'on pouvait en perdre la tête… Des hommes étouffant dans les chambres à gaz… D'autres encore, torturés pour le simple plaisir des SS… Des coups de feu… Et… Ce moment… Le dernier que le premier détenteur de ces souvenirs ait pu vivre… Cette sensation d'étouffer, entouré de dizaines d'autres juifs… Cette sensation de brûlure dans la poitrine… Les jambes qui lâchent… Suivit des poumons… Et du cœur… Plus d'un homme aurait perdu la raison avec de tels souvenirs en mémoire…
Point de vue du groupe 4
Dans un commun accord silencieux, chaque membre de l'équipe se mit l'un derrière l'autre, se tenant par les épaules ou la taille, afin d'éviter de se perdre dans l'obscurité de cette nouvelle salle. Siphano gardait sa présence en tête et commença à avancer, suivit de la queue derrière lui. Ils longèrent le mur en partant sur la gauche, bien décidé à trouver une sortie.
Tout le long de leur marche, aucun membre n'osa prendre la parole, de peur de déclencher un quelconque cataclysme. Les pas résonnaient dans la grande salle qu'ils occupaient, et leur souffle semblait pour eux bien trop bruyants.
Le silence qui les entourait semblait leur vriller les tympans. Aucun d'eux ne se sentait à l'aise. Aucun d'eux ne se sentait en sécurité.
Et bien que le silence les effrayait bien plus qu'à l'habitude, lorsqu'un grognement se manifesta non loin d'eux, personne ne sut garder son calme.
Le silence effraye et le bruit achève.
C'est alors que le groupe commença à courir en essayant de ne perdre aucun de leur membre. Ils coururent le plus vite possible en longeant les murs alors qu'ils se lâchaient afin de gagner plus de vitesse. Ils rencontrèrent bien vite le coin de la salle, et ils continuèrent à suivre la paroi de béton en prenant un angle de 90°.
Un autre bruit se manifesta, les effrayant bien plus, mais seul Alexis sut quel était le problème : Charlotte était tombée en un cri qui se voulait le moins bruyant, sa cheville lui ayant fait des siennes.
« Charlotte !, chuchota-t-il en panique. »
Il la retrouva assez vite et l'aida à se relever et à continuer de marcher. Bien heureusement pour eux, les autres s'étaient arrêtés alors qu'ils avaient trouvés quelque chose de très important, celle-ci étant légèrement éclairée par une faible lumière.
« L'ascenseur !, s'écria bien qu'avec modération Julien.
- Appuyez sur le bouton !, ordonna David.
- Y en a pas ! Il faut une carte !
- Quoi ?! Bordel…
- Il faut retourner en arrière !
- On l'aurait vu si on était passé dessus non ?, demanda Norman.
- Ou pas, vu comment on a détalés comme des lapins…
- Bon… De toute façon on a encore rien exploré de l'étage, avec un peu de chance la carte n'est pas loin et on aura pas à refaire le tour de la salle…, espéra Charlotte.
- Avec de la chance oui…, soupira Alexis. »
Ils décidèrent alors de reprendre leur position initiale maintenant qu'ils se sentaient plus en sécurité, et d'avancer davantage à la recherche de leur carte.
Point de vue groupe 3
Fonky brisa le silence au bout de quelques temps, prenant les devants. Il incita les autres à se remettre de leurs émotions et de continuer leur marche jusqu'à la prochaine porte. Celle-ci renfermait la salle 3 de l'étage.
Ils entrèrent avec hâte, reprenant leurs recherches de carte de couleur jaune. La salle dans laquelle ils venaient de pénétrer était assez lumineuse, regroupant de nombreux meubles de rangement bien qu'ils soient vides. C'était presque à penser que ses meubles n'étaient là que pour rendre la pièce un peu moins triste. Mais ça ne faisait que la rendre plus glauque encore…
Ils en firent rapidement le tour, mais le sourire leur fut rendu lorsqu'ils trouvèrent une carte de leur couleur, indiquant le numéro du prochaine étage qu'ils allaient devoir visiter : Niveau 1. Ils avançaient enfin dans leur parcours. Plus qu'à espérer qu'ils ne fassent aucune rencontre désagréable, comme celle qu'ils avaient vécu avec la relique…
Cependant, avant de partir, ils terminèrent leurs recherches avec une autre bonne nouvelle : De la nourriture. Dans l'un des meubles qui semblaient vide, se trouvaient quelques fruits et trois bouteilles d'eau. Leurs sourires s'agrandirent. Voilà de quoi raviver les cœurs.
Ils prirent la majorité des denrées proposées, mais ils décidèrent d'en laisser un peu, au cas où un autre groupe en ait besoin. Ce fut le cœur léger qu'ils purent reprendre leur route.
Ils sortirent de la salle, et s'avancèrent à pas rapide vers l'ascenseur. Ils avaient de la nourriture, et de quoi changer d'étage et avancer dans leur périple, ils ne voulaient pas s'attarder ici.
Le trajet se fit en silence, quittant le couloir principal pour en rejoindre un autre qui remontait vers la droite, puis en trouver un dernier qui portait l'ascenseur.
Plus personne n'osait parler. Seuls leurs pas se répercutaient sur les murs… Mais des bruits étranges s'invitaient parfois pour parvenir à leurs tympans. Des grincements… Des craquements… Parfois même des bruits de pas. La sueur froide s'écoulait sur leurs dos. Surtout dans celui de Yéyé. Il avait sincèrement du mal à se remettre de l'épreuve qu'il avait vécu, les bruits alentours ne l'aidant le moins du monde. Il restait à l'arrière du groupe, recherchant du regard le moindre mouvement dans les couloirs et au niveau des portes.
Alors que l'ascenseur était visible par tous, ils s'arrêtèrent soudainement d'effrois, regardant partout autour d'eux avec une expression effrayée.
Un énorme cri humain venait de résonner, provenant de l'étage inférieur. Un cri d'homme.
Quelque chose ne tournait pas rond…
Point de vue Groupe 4
Ils s'avancèrent sans bruit dans le noir, en l'écho à leurs premiers pas dans cette salle. Plus ils avançaient, plus ils entendaient des chuchotements, mais personne ne voulut en parler, de peur d'empirer les choses.
Certains entendaient des genres de « Qui va là ? » et d'autre entendaient des « hello ? ». La voix semblait être celui d'un homme, apeuré visiblement. Il semblait aller et venir dans la salle, peut-être en courant ?
Mais, bien que cette voix semblait appartenir à quelqu'un qui avait besoin d'aide, personne ne semblait décidé à aller l'aider. Tous étaient bien trop terrifiés pour oser s'écarter du mur et du groupe. Tous étaient bien trop terrifiés pour croire à ces paroles, allant jusqu'à croire à des hallucinations que leur faisait leur cerveau engourdit par les ténèbres ambiants.
Au bout de quelques instants, la voix s'évanouit définitivement au loin, entraînant une vague de soupires de soulagement dans le groupe. Personne ne releva que si c'était bien une hallucination, alors c'était une hallucination collective, ce qui était fort rare…
Quelques secondes plus tard, Julien percuta quelque chose qui était calé contre le mur, lui soutirant un petit « Aïe » qui fit sursauter ses camarades.
« Qu'est-ce qu'il se passe ?, chuchota Frigiel, inquiet.
- Je crois que je viens de percuter une table…
- Une table ? »
Alex s'empressa de répondre silencieusement aux questions des personnes qui attendaient derrière lui, pendant que son ami passait ses mains sur le meuble qui l'avait stoppé dans sa progression. Il y trouva une carte, et seulement une carte. Mais comment déterminer sa couleur… ?
« J'ai trouvé une carte !, reprit-il.
- Ouais, mais on fait comment pour savoir si c'est la notre ?
- Si la lettre dit vrai, si elle n'est pas rouge, elle se téléportera hors de ma main… Retournons près de l'ascenseur. »
Il prévient alors les autres membres du groupe et la troupe commença alors à se rebrousser chemin, avec bien plus de hâte cette fois-ci. Et visiblement, le morceau de plastique ne se décida pas à s'extraire des mains du chef.
Très vite, ils rejoignirent pour la seconde fois à l'ascenseur, et ils profitèrent de sa lumière pour lire les inscriptions sur la carte qui était effectivement rouge.
« Cette carte amène directement au rez-de-chaussée !, s'exclama Julien alors qu'il s'empressait de passer l'objet dans le boitier de l'ascenseur prévu à cet effet.
- Sérieux ?! Mais c'est génial !, s'exclama Charlotte, un peu plus enthousiaste à l'idée de ne pas repartir dans cette obscurité. »
Tout le monde fut soulagé, et davantage lorsque les portes de l'ascenseur s'ouvrirent.
Cependant, lorsque tout le monde fut dans la cabine, avec un léger sourire sur leurs lèvres, un cri d'effrois se fit entendre… Dans la salle devant eux.
Ce fut alors qu'à l'instant, qu'ils se rendirent compte que Cyprien n'était plus parmi eux.
Point de vue groupe 3
« Putain, c'était quoi ça ?!, paniqua Grim.
- Je crois qu'un groupe à un problème…, supposa Grégoire.
- Bordel… Vous croyez qu'il y a déjà un mort…?, frissonna Proxy. »
La seule femme du groupe avait blêmi, perdant toute sa confiance en elle. Elle avait terriblement peur que ce cri venait de quelqu'un à qui elle tenait. JayKill était son petit ami depuis une année déjà, et elle craignait qu'il soit dans la même galère qu'elle et qu'elle le perde prématurément dans ce bâtiment. Ce cri avait réveillé sa terreur, elle ne se sentait pas bien du tout.
Fonky se permit de la prendre dans ses bras, simplement pour la rassurer. Etant son ami et celui de Guillaume, il comprenait ce qu'elle pouvait ressentir.
« Espérons que ce ne soit pas le cas…, soupira Nyo. »
Ils reprirent leur chemin jusqu'à l'ascenseur, mais ils furent surpris par un changement de comportement chez le petit ourson qui les accompagnait toujours. Celui-ci couru jusqu'au bout du couloir, l'air content. Et ils le virent. Un second ourson avait fait son apparition, qui fut rejoint par son congénère. Il lui ressemblait comme deux gouttes d'eau, et tout autant câlin que lui, le duo s'enlaçant amicalement. Cela aurait été attendrissant si la seconde peluche ne leur avait pas envoyé un regard malfaisant.
Leur inquiétude leur dictant leurs gestes, ils s'avancèrent plus rapidement vers leur moyen de sortie.
Mais une fois celui-ci atteint et la carte pour l'appeler passée, les deux oursons s'approchèrent d'eux d'un pas menaçant, et le deuxième ouvrit grand sa bouche de mousse, et il cria si fort que le hurlement se répercuta dans tout l'étage, voir même dans une bonne partie du bâtiment.
Il était aigu, devenant insupportable dès la première seconde d'écoute. C'était comme si un bébé était torturé, malmené… Un bébé à qui on faisait subir les pires souffrances… Et ce son produit aurait été amplifié par dix. Personne au monde ne pourrait supporter cela.
Chaque membre du groupe plaqua ses mains sur ses oreilles et couru jusqu'à l'ascenseur, frappant sur les portes mainte et mainte fois pour qu'elles s'ouvrent plus vite. Mais il semblerait que la cabine devait encore les atteindre.
Ils paniquèrent. Les oursons avançaient, menaçant, dangereux… Le cri montait à leur tête comme si une dizaine de migraines s'étaient déclenchées en même temps dans chacun d'eux.
Puis finalement, l'ascenseur arriva, et ils montèrent dedans, avec le soulagement du cri qui s'arrêta par la même occasion.
Ils étaient essoufflés. Pas par une quelconque course, simplement par effort mental qu'ils avaient fait pour résister à la douleur. Leurs tympans étaient salement malmenés, si bien qu'ils mirent du temps avant de pouvoir à nouveau entendre quoi que ce soit.
Mais tout cela n'était pas le pire, loin de là.
Les cris de terreur s'enchaînèrent dans l'ascenseur.
Ils se bousculèrent, tous horrifiés par ce qu'ils voyaient.
Certains se frappèrent, sans même s'en rendre compte sous la panique.
Un peu partout sur leurs corps… Se trouvaient… Des genres d'excroissances en forme d'oreille… Parsemant çà et là leur peau.
Du sang s'en écoulait parfois, lorsque la peau était percée par ces choses infectes.
Alexis eut même un problème respiratoire.
Les oreilles pouvaient « pousser » dans le système respiratoire ? C'était sûrement le cas… Il fut le premier à se calmer, devant ralentir sa respiration pour pouvoir au mieux récupérer son souffle, maintenant qu'il se faisait beaucoup trop court.
Bien vite, le reste de l'équipe suivit son exemple, se dévisageant toujours avec terreur. Ils ne préféraient pas parler de cette horreur, la vision en disant déjà bien assez.
Les horreurs commençaient déjà. Et c'était loin d'être terminé.
(1) Oui c'est de l'allemand, et oui c'est normal que je ne traduise pas ce qui est écrit :3 L'anglais qui suit cependant sera traduit.
Et voilà ! J'espère que ça vous a plu ! Alors, qu'est-ce que vous en pensez ? Que va-t-il arriver à Cyprien ? Je vous laisse me donner vos hypothèses dans les reviews :3
Je ne donne toujours pas de date, en sachant qu'en ce moment j'ai beaucoup de projets et du coup je mets plus de temps pour écrire x)
A la prochaine~
