Partie 1: Présentation des deux personnages.
Cynthia ou Chouppa:
Mon passé n'est pas forcément émouvant en soit, c'est juste que moi, je ne supporte pas ce que je suis... Je me déteste... J'ai peur de ce que je pourrais faire avec ce pouvoir.
Je revenais de l'école, les pieds qui trainaient par terre. J'avais de bonnes notes, certes, mais ce n'était pas pour cela que j'étais mal. Les lumières des lampadaires, sur ma route, se mirent à clignoter par ma simple présence. J'essayais de me concentrer, au moins un peu et les lumières s'éteignirent, je soupirais. Ma maison était en vue, mais je n'osais pas m'approcher
*Pourquoi ça m'arrivait à moi ?*
Mes parents sont branchés sur l'informatique, ils avaient beaucoup de choses en rapport avec cela dans la maison. On avait au moins trois télévisions et deux wifi réparties sur les différents étages. Mais, malgré cela, ma présence causait certains problèmes...
Je sentais mes membres s'engourdir à cause de la fraicheur de cette nuit et je m'avançais vers la porte d'entrée, mal à l'aise. Je posais ma main sur la poignée et l'ouvris doucement, pour ensuite passer le pas de la porte. La radio était allumée ainsi que la télévision du bas. Mes parents étaient sur le canapé juste devant, mais étaient complètement occupés par leurs tablettes.
-Je suis rentrée... murmurais-je timidement.
Je fis un pas dans l'entrée, et tout à recommencé... La radio changea plusieurs fois de chaine, la télé zappait d'un documentaire aux informations toutes les deux secondes et les tablettes de mes parents se mirent à planter. A la vue de ce qu'il se passait, je ne bougeais plus, trop effrayée... Ma mère se massait les tempes, au bord de la crise, et mon père leva un regard dur dans ma direction puis me dit sur un ton froid.
-Monte immédiatement dans ta chambre.
Je fis ce qu'il m'ordonna sans protester et montais les escaliers quatre à quatre pour éviter qu'ils ne commencent à me gueuler dessus. Quand je fus arrivée à l'ancien emplacement du grenier, j'ouvris la porte qui avait été doublée et la referma aussitôt derrière moi.
Moi, Cynthia, uniquement âgée de sept ans, avait une particularité spéciale pour un humain. J'étais capable d'interagir avec les ondes des appareils électroniques. Ça faisait depuis un an complet que cela avait commencé et que mes parents, qui en avaient assez, m'avaient installée dans le grenier, la pièce la plus éloignée de tout appareil électronique se trouvant dans la maison. Ils avaient même pensé à doubler la largeur des murs, de la porte et de la seule fenêtre de la pièce.
Je restais debout pendant quelques minutes en fixant une énième fois l'intérieur de ma chambre. Je baissais la tête et posais mes affaires en repensant à la journée. Personne ne m'approchait à l'école, me trouvant soit bizarre, sois parce que leur appareil comme un MP3 ou leur téléphone portable se mettaient à planter ou à faire n'importe quoi.
Au début, je n'arrivais pas à le supporter, mais plus le temps passait et que mes anciennes amies me quittaient, plus je sentais que j'allais faire une merveilleuse rencontre, et je l'attendais avec impatience.
Mais quatre années passèrent sans aucune rencontre à l'horizon. J'avais emprunté une vieille radio à mes parents que j'utilisais chaque jour dans ma chambre pour contrôler mon pouvoir. J'y arrivais un peu, mais il était toujours en activité, j'en étais sure, car mon œil droit est, depuis le jour où ce pouvoir c'est déclenché, coloré d'une partie bleu clair et d'une autre partie bleue foncé d'où une ligne verte se détachait sur chacune de ces parties.
En contrôlant mon pouvoir, juste un peu, je voyais mon œil redevenir normal, d'une couleur bleu-gris presque commune. Mais ce changement n'était jamais très long et il redevenait de cette couleur si bizarre. Peut-être n'étais-je pas encore assez forte pour le maintenir en entier...
Aujourd'hui, ma mère veut, pour la première fois, que l'on soit ensemble pour faire les courses. J'étais si heureuse ! Mais je ne savais pas que j'allais enfin faire cette rencontre, sans vraiment m'en apercevoir...
Manon ou Bibi :
Je suis ce que les humains appellent, un monstre, une erreur de la nature... Ils ont trouvé cela très drôle de montrer cette différence rien quant prononçant ce surnom, d'un air hautain. Depuis mes six ans, ma vie avait radicalement changé. J'ai la capacité de lire dans le cerveau d'un humain. Ce « pouvoir », « don », enfin ce que vous voulez, m'a enlevée tout l'amour de mes parents et changé la sympathie des amis en dégout.
Je me retrouvais alors, assise par terre dans ma chambre, ma tête cataloguant la vie des autres. J'avais une migraine monstre, quel ironie, et je voulais me frappé la tête contre le mur. Cela ne s'arrêtait pas et des mots, des images défilèrent devant mes yeux. Je ne me sentais plus chez moi, dans la maison familiale. Ma mère et mon père ne s'occupaient plus de moi, ils ne regardaient pas leurs fille de sept ans grandir et mûrir trop vite.
Deux ans passèrent d'une lenteur effrayante et ma mère appelaient un hôpital psychiatrique, en pensant que je ne les voyais pas. Quand elle raccrocha, je m'enfuiais dans ma chambre, et je pleurais des larmes amères dans mon oreiller. Mes parents sont venus et m'ont emmenée, de force, dans un endroit blanc, sentant les médicaments. L'enfer commença.
Mes parents partirent, me laissant seule dans une pièce remplie uniquement d'une table, de deux chaises et d'une caméra. Un homme en blouse blanche, s'assit sur un des sièges en plastique. Il portait des petites lunettes en acier lui donnant un regard de fouine. Je ne l'aimais pas, voilà ma première impression.
Il commença à poser des tas et des tas de questions auxquelles je répondais vaguement. J'essayais de faire le tri dans ma tête, sa vie remplissait chaque parcelle de mon cerveau. Il était marié et n'avait qu'un fils, qui a mal tourné. Quand il était jeune, il adorait boire et se droguer avec ses amis mais restait le plus intelligent de cette bande. Malheureusement, un accident lui coutait la vie de sa bien-aimée et il ne s'en est jamais remis de cette mort. J'étais presque triste pour lui. D'un coup, il plaqua ses mains sur sa table, le néon grésillait, il me postillonnait dessus.
-On fera des expériences sur toi, plus précisément sur ton cerveau ! Tu ne verras plus le soleil pendant un bon bout de temps.
Rectification, de un l'enfer serait beaucoup mieux et de deux je ne serais jamais compatissante envers lui.
Deux jours s'écoulèrent, on m'avait enfilé une chemise beaucoup trop grande, aux manches longues. J'étais assis, par terre dans un coin, la tête regardant par la petite fenêtre. Deux jours dans cette salle, blanche, uniquement meublée d'un lit aux draps incolores et d'un bureau. La seule ouverture vers la liberté donnait sur les cerisiers en fleurs, dans le jardin. Deux jours à me morfondre et a jeter des regards noirs aux personnels trop gentils.
La porte métallique, blanche, s'ouvrit sur le regard de fouine. Il me fit lever et attacha mes manches derrière moi. Il m'emmena dans une salle, remplie de machines grises clair. Des infirmiers vinrent vers moi et m'attachèrent, encore, solidement au lit avec des lanières de cuir. Ils me placèrent des électrodes sur le front et je leurs crachais dessus. Regard de Fouine me dévisageait avec mépris, alors avec un sourire sadique je lui balançais.
-Je sais pour votre femme... Dommage que les meilleurs partent en premiers...
Sa bouche se tordit et une lueur de peur et de regret brillait dans son regard. Il activa lui-même le levier et la décharge électrique se rependit dans tout mon corps. Mes yeux se révulsèrent et ma bouche s'ouvrit sur un cri de douleur muet. Cela à duré quelques minutes, mais chaque jour je rentrais dans cette salle. Ce n'était pas pour me « guérir » mais pour me rendre folle.
Deux ans plus tard, un médecin, habillé en civil, me demanda de sortir avec lui pour que je prenne l'air. Un pressentiment me tordit les entrailles. Je déglutis, ayant peur de dehors et je m'habillais de vêtements avec de drôles de couleurs. Un T-shirt couleurs ciel, appelé bleu, un jean ténèbres, noir et des chaussures terre, marrons. En deux ans, j'avais presque oublié la totalité des couleurs, ma fenêtre n'existait plus. Quand je mis un pied en dehors de l'établissement, je respirais une bouffée d'air neuf et non saturé de médicaments. J'étais émerveillée par le paysage mais non par les... gens. Ils me regardèrent bizarrement en emmenant leurs enfants loin de moi et parlaient dans mon dos. Je baissais la tête et marchais, regardant le bitume gris. Le pressentiment de rencontrer une personne particulière me faisait émettre des signaux d'alerte dans ma tête. Les rues étaient bombées et cela me faisait peur, je n'en avais pas vu autant depuis longtemps. Le médecin devait me prendre par la manche, un air de dégoût sur son visage, pour que je le suive.
Vivre dans une cage blanche est pire que l'enfer alors en sortir et ne connaissant pas le monde extérieur, il faut en avoir du courage. Et ça, je n'en ai pas, jusqu'à ce que mes yeux se posent sur elle.
Elle ! La fille aux ondes.
Chouppa: Et voilà pour la première partie, ce ne sera pas des chapitre pour cette fiction car... ben... on ne peut pas vraiment couper avec des chapitres, voilà tout! J'espère que cela vous à plus Bisous!
Bibi : Donc... Ce n'est pas très joyeux mais c'est le début, on pose les bases. Effectivement il n'y aura pas de chapitre, mais bon, c'est pas grave. J'espère que vous avez bien aimé et bisous !
