Partie 6
Cynthia ou Chouppa:
Je poussais un énième soupir, ma main soutenant ma tête, puis je fermais mes yeux bleus pour éviter de regarder la correction d'un exercice. Manon et moi étions maintenant au lycée, dans notre classe de technologie et franchement, je m'ennuyais beaucoup. Je jetais quelques regards aux autres élèves et esquissais un sourire en voyant quelque uns qui dormaient, complètement avachi sur leurs tables.
-Ce cours est vraiment trop chiant ! Me dit Manon avec un ton las par télépathie.
Je tournais ma tête pour fixer mon amie qui baillait à s'en décrocher la mâchoire. Je souriais.
-Puis-je mettre un peu d'ambiance ? Demandais-je.
Son regard se figea dans le mien alors que dans ma tête résonnait sa réponse positive. Je fixais maintenant l'ordinateur principal de la classe, celui qui contrôlait chacun de ceux que l'on avait, un par groupe de deux.
Je levais un peu ma main droite, fermée et fermais mes yeux pour me concentrer un peu. Puis, quelques secondes plus tard, je les rouvris, mon œil changea de couleurs et déplia doucement ma main. Tous les ordinateurs et toutes les lumières de la salle s'éteignirent d'un coup, faisant sursauter le professeur pendant que des élèves criaient leur joie.
Le vidéoprojecteur, lié à l'ordinateur principal, s'alluma et transmit l'image de la page d'accueil de celui-ci.
Le professeur essayait avec peine de récupérer le contrôle, mais rien ne peut m'empêcher de faire ce que je veux. Je mis internet et allais sur Youtube. Une vidéo se mis en route et le générique de l'émission Salut les Geeks retentit dans la salle de classe. Tous ceux qui connaissaient le travail de ce cher Mathieu Sommet commencèrent à gueuler, pendant que les plus « matures » leurs demandèrent de se taire.
Je regardais la vidéo avec un sourire illuminant mon visage. J'adorais ce « Youtubeur », il faisait un merveilleux travaille et il était si beau !
Je secouais soudainement ma tête pour enlever cette idée saugrenue de mon esprit. C'était tellement impossible qu'il y ait quoique ce soit entre lui et moi. Il ne sait même pas que j'existe !
Je re-prêtais attention à la vidéo qui passait sur le grand écran en souriant et riant à chaque blague que Mathieu sortait. Manon me mit des coups de coudes dans les côtes pour attirer mon attention.
-Tu y es allée un peu fort, non ?
-Mais... Mais je ne l'ai pas encore vu celle-là ! Répondis-je à mon amie avec une moue triste.
Elle souriait en secouant la tête comme pour dire : « Tu ne changeras jamais »
La fin du cours arriva rapidement malgré le professeur qui n'arrivait pas à reprendre le dessus sur mon pouvoir.
Avec Manon, pour renter chez nous, nous avions pris le bus et pendant le trajet, nous parlions de l'événement qui allait arriver dans une semaine. Je parle bien sûr de la Polymanga ! Nous avions prévue, il y a longtemps, que nous irons un jour à cette convention et cette chance est enfin arrivée.
Nous y allons pour aller voir plusieurs Youtubeurs. Mathieu Sommet, Linksthesun et Antoine Daniel. Nous seront là-bas pendant trois jours car sur les trois, Antoine Daniel ne venait qu'une seule fois et comme Manon veut absolument aller le voir, nous avions réservé une chambre d'hôtel, pour deux.
On avait profité du fait que les médecins donnaient à Manon beaucoup de temps libre pour préparer tout cela. On avait tellement hâte d'y aller, mais une semaine à attendre c'est long !
Manon sortit du bus en jetant un regard remplit de joie dans ma direction.
-À dans une semaine, prépare bien tes affaires ! Lui disais-je par pensés.
Elle me sourit et se dirigea vers l'hôpital qui était sa maison. Je la regardais s'éloigner nostalgiquement en pensant que ma vie aurait vraiment été insupportable si je ne l'avais pas rencontrée.
Manon ou Bibi:
Quand je sortis du bus et que je me dirigeai vers ma « maison », je ramenais ma main gauche et je lis l'adresse de mon amie. On avait décidé d'aller à la Polymanga, toutes seules, enfin à deux.
Je regardais toujours ma main et ne vit pas la porte vitrée, ne s'actionnant pas. Je me la pris en pleine face. Le personnel se dirigea vers moi et ouvrit les portes pour que je puisse rentrer.
-Tu n'es pas douée ! On t'a dit qu'on ferme les portes à 17h15, dit un médecin découragé.
-Oui, je sais...
-Manon ! Cria un autre, ne laisse pas ton manteau dans le hall ! C'est un hôpital !
-Range-le alors, moi j'ai la dalle ! Lui répondis-je en partant.
Le personnel me hurla dessus en me disant qu'ils n'étaient pas des boniches et tout le touin-touin habituel...
Je me dirigeais vers le réfectoire, puant le désinfectant et les produits ménager, et passa de l'autre côté du comptoir. Le truc bien quand on vit dans un hôpital, on a, enfin moi, j'ai à manger gratuitement.
Je pris un paquet de gâteaux et montais dans ma chambre. Je bénis l'inventeur des ascenseurs. Arrivée à mon palier, en l'occurrence le dernier, je sortis de la cage de fer et me dirigeais tout droit. Des personnes se trouvaient dans le « hall de regroupements », que je traversais. Je connaissais tout le monde et soudainement, une main osseuse me prit le poignet, je me retournais.
-Bonsoir Monsieur Macgreeve, avez-vous passé une bonne journée ?
-Ils m'ont faits prendre des médicaments... Répondit-il hagard.
-Je sais... Pouvez-vous me lâcher ? Attendez ! Mais vous avez fait une rechute !?
Il hocha la tête, penaud. Je pouvais voir sa main trembler avec ses ongles rongés jusqu'au sang et ses yeux à l'affût du moindre bruit. Ses yeux regardaient partout et quelques touffes de cheveux blancs s'éparpillaient autour de sa chaise.
-Je vous ai déjà dit d'arrêter de prendre tout le monde, surtout les infirmiers, comme vos ennemis. La guerre est terminée depuis longtemps.
Le vieil homme me lâcha et me promit, une nouvelle fois, qu'il arrêterait de lancer toute sorte d'objets sur les infirmiers. J'étais devenu un peu une mère pour les patients et eux, ils me considéraient comme tel et comme une sauveuse. Je les comprenais et j'essayais de trouver des solutions pour améliorer notre milieu de vie.
Je posai mon paquet de gâteau, encore fermé, sur la table de sa chambre.
Je partais dans ma chambre, qui était la seule avec une porte blindé et un digicode. Je tapai le code et allais m'affaler sur mon lit. « Regard de Fouine » arriva et s'assit sur MA chaise roulante.
-Alors ta journée ? Demanda-t-il gentiment.
-Elle était bien jusqu'à ce que je te vois... Maugréais-je.
-Moi aussi je suis content de te voir !
Je lui balançais une paire de ciseaux qui rata, de peu, sa cible. Il me sourit et me balança une feuille.
-Tient, c'est pour dire que tu peux partir pendant deux mois de cette hôpital et ensuite revenir au moins deux semaines ici... Jusqu'à ce que tu trouve un travail bien sûr.
Chouppa: Et voilà, le contexte de l'histoire est placé, les deux personnages vont s'en aller voir leurs youtubeurs préférés et il va se passer beaucoup, BEAUCOUP de choses après tout ça!
Je suis contente, je suis contente! Notre fiction avance bien et j'espère franchement qu'elle vous plait parce que moi, je l'adore! :3
Bibi: Bon notre fiction avance et notre santé mentale décline, mais ce n'est pas grave :3 Enfin je pense... J'espère que vous aimez bien cette partie 6, vous pouvez nous laissez un commentaire pour savoir ce que vous avez aimé ou non. Sinon je vous dis à bientôt ! Bisouille !
Chouppa : Folles et fieres de l'être ! Bisous !
