Partie 7


Cynthia ou Chouppa:

Quelques jours plus tard.

J'étais devant chez moi, mon sac remplit d'affaires pour la Polymanga, j'attendais que Manon se ramène pour que l'on puisse se diriger vers la gare.

Je tapais du pied nerveusement en restant connectée sur mon portable pour savoir l'heure. Quand je vis, enfin, la silhouette de mon amie, je me dirigeais vers elle avec un air un peu coléreux.

-Tu es en retard !

-Désolé, mais je ne trouvais plus mon sac, et tu ne devineras jamais ! Disait-elle avec un énorme sourire. Il me libère pendant deux mois jusqu'à ce que je trouve un travail !

Elle me mettait une feuille sous le nez et je la lisais avec attention.

-C'est super ! M'exclamais-je.

Elle me répondit à nouveau avec un sourire, me prit par la main et me tira en direction de la gare.

-Je sais ce que tu vas dire : « Je peux très bien marcher toute seule... » Me dit-elle par pensé sans remarquer mon air blasé.

-C'est pour ça que je ne l'ai pas dit ! Répondis-je par télépathie.

Après un trajet de deux heures en train à écouter de la musique à fond, enfin, les musiques de SLG, nous étions arrivées à Montreux. Nous descendions lentement du train, passant devant plusieurs personnes témoins de nos hochements réguliers en accord avec la musique, et nous sortons de la gare. Manon attendait à côté de moi en scrutant mon esprit pendant que je me connectais à un téléphone pour regarder la carte. Je réussis à localiser notre hôtel et nous arrivons finalement à trouver notre chemin jusqu'à celui-ci.

Nous avons récupéré notre clé à l'accueil et nous étions rentrées dans l'ascenseur, que je faisais monter un peu plus vite grâce à mon don.

Manon avait pris un malin plaisir à me piquer les clés des mains pour pouvoir rentrer la première dans la chambre. Elle laissa d'ailleurs son sac et toutes ses affaires devant la porte pour pouvoir avoir le plaisir de sauter sur le lit en premier. C'était donc en soupirant que je rentrais ses affaires.

Nous nous étions bien installées, la Polymangacommençant demain, je pris toutes les informations nécessaires pour y aller sans encombre. Manon profita de son pouvoir pour contrôler les serveurs du restaurant, pour qu'ils nous donnent plus à manger. J'avais désapprouvé cette action, mais elle ne m'écoutait pas.

Nous étions remontées le soir dans notre chambre pour nous préparer et pour aller dormir.

Juste avant que je m'endorme, Manon me dit quelque chose que j'oubliais rapidement, malheureusement.

-Je vais bien m'amuser demain ! Avait-elle dit sur un ton qui laissait le doute sur ses intensions.


Manon ou Bibi:

-Bordel ! Qui m'a piqué mon sac !

Voilà comment je réveillais absolument tout l'hôpital. Je cherchais partout, en dessous du lit, sur l'armoire poussiéreuse, partout !

-Je vais l'exterminer ! Vous savez que j'ai horreur d'être en retard !

Une vieille dame, aux cheveux gris mais à la peau étrangement lisse, malgré ses mains fripés, me regardait bouger dans tous les sens avec ses yeux aveugles. Je m'approchai d'elle.

-Bonjour Madame Letro, excusez-moi, avez-vous « senti » une personne rentrer dans ma chambre ?

-Non, c'était le calme plat. As-tu cherché sous ta pile de vêtement ?

-Heu... non. Merci ! Bonne journée.

Je partis en courant et jeter tous mes habits dans les quatre coins de la pièce et là, mon sac s'y trouvait. Je le pris et fis un gros bisou à la femme et elle me sourit. Je la considérais comme ma grand-mère, elle était si gentille.

Je partis comme une furie et descendis les escaliers quatre à quatre, même en glissant sur la rampe, et courus en saluant le personnel. Et je me pris les portes vitrées.

-Pas douée...

-Ouvre ! Il faut que je parte !

Il ouvrit les portes sous les rires des deux femmes de ménages et je courus à en perdre haleine. Je pris à la volé mon vélo et pédalais vite. Il était sept heures dix et je me mordis la lèvre. Elle va me faire le regard de la mort.

Arrivée près de chez elle, j'ai eu raison. Ses yeux bleus-gris me fusillaient sur place et je commençais à prier pour devenir aussi petite qu'une souris, malgré nos dix centimètres d'écart.

-Tu es en retard !

-Désolée, mais je ne trouvais plus mon sac, et tu ne devineras jamais ! Fis-je en montrant ma feuille. Il me libère pendant deux mois jusqu'à ce que je trouve un travail !

Je souris éclatant et son regard s'adoucit, heureusement pour moi.

Le trajet durait deux heurs et on écoutait en boucles toutes les musiques de SLG. Quand le train s'arrêta, on se leva d'un seul mouvement et je pris mes sacs. Nous descendions et Cynthia me fit un petit sourire du genre : « Ne t'en fais pas, il n'y a pas beaucoup de monde ».

-C'est ça ! Et je suis la reine d'Angleterre ! C'est blindé... Rouspétais-je par penser.

-C'est normal ! Ceci est une gare... G-A-R-E !

-Bla Bla Bla...

Je boudais, enfin façon de parler, j'avais un énorme sourire collé sur mon visage. Pas du tout discret.

Cynthia me prit la main mais pas pour que je me perdre, j'avais un bon sens d'orientation. Elle ne voulait pas que j'agresse, en tout sympathique, des personnes.

Arrivées devant l'hôtel, plutôt chic, nous rentrions dedans. Le hall était juste magnifique. Grand, sophistiqué et on se sentait bien.

Je montais dans l'ascenseur en attendant que Cynthia ait l'amabiliter de bouger son cul plus vite !

-Si tu me dis ça, essaye de ne pas HURLER dans ma tête, répliqua-t-elle mentalement.

-Oups, erreur de manipulation, toussais-je avec un grand sourire idiot sur la face.

J'ouvris la porte de notre chambre, avec les clés que j'avais piquées à Cynthia et m'affala, comme une loque, sur le lit.


Chouppa: Bizarrement, j'ai la grosse impression que nous usons de nos pouvoirs beaucoup trop souvent et pour des raisons personnelles en plus de ça!

Mais ce qui peut être effrayant, c'est le fait que nous pourrions très bien user de nos pouvoirs pour contrôler le monde. Manon contrôlerait les gens et moi tout appareil électronique. Il manquerait juste quelques petits trucs... D'autres "pouvoirs"... Mais bref, passons, ça vous plait toujours autant? ^^

Bibi : Le monde est à moi ! *s'étouffe* Bon, pas encore j'ai des petits progrès à faire... J'avoue qu'on utilise un peu trop nos pouvoirs mais les gens "normaux" ne le voient pas donc ça va, ça passe.

Vous pouvez voir mon petit quotidien avec l'hôpital (saletés de portes automatiques !). J'espère que vous avez aimé, si oui je vous dis à plus tard et un énorme Bisouille !

(La reine du monde héhéhé...)

Chouppa: Nous sommes des putains de ninjas! (Bibi, tu me comprends, et non, nous ne vous dirons rien! ^^)

(les reines du monde ma GRANDE! =_=)

Ah! Ces portes d'hôpital, j'irai les voir pour leurs dire merci un jour! :3

Bibi : Bien sûr que je comprends ^^

Chouppa: Bref, j'espère que vous continuerez à nous suivre dans notre "délire" (c'est parfaitement le mot.)