Partie 12
Réponses aux commentaires:
Era12:
Chouppa:Bienvenue parmi nous, et bonne lecture!
Bibi: Bienvenue! ^^
Shitada:
Chouppa: Aaaah~! C'est vrai que la scène yaoi était un peu bizarre et j'avoue que moi aussi j'aurai bien voulu voir la tête qu'ils tireraient! Merci pour tes commentaires et bonne lecture!
Bibi: Je suis fière de moi pour cette scène! Bonne lecture et merci pour les commentaires!
Celeste'GoddessOfDarkness:
Chouppa: Oui, mais je n'avais pas vraiment envie de le dire comme ça... ^^'. Mais breef, bonne lecture!
Bibi: Merci pour ton commentaire!
Cynthia ou Chouppa:
La conférence dura bien toute l'heure. Pendant toute cette durée, nous étions restées inactives mais même malgré ça, je sentais leurs regards sur nous. J'avais peur de la suite, ce qui se passera plus tard. Mais malheureusement, la conférence passa trop vite à mon gout. Je me haïssais d'avoir accepté et Manon le savait parfaitement. Elle tentait de me rassurer sur le fait qu'elle leur effacerait la mémoire, mais je me sentais coupable.
La conférence finit finalement. Leurs regards dès leurs sorties m'avaient complétement paralysée. Toutes les personnes sortirent de la salle tel des moutons sortant de la bergerie pour aller brouter.
Manon essayait de me faire revenir à moi en me secouant l'épaule, mais je ne réagissais pas, je me sentais tellement idiote, et énormément faible. Faible, car je n'arrivais pas contrôler mon pouvoir en face de Mathieu, et qu'il posera des questions. Manon devra leur effacer la mémoire pour nous protéger.
C'est de ma faute...
C'est de ma faute...
C'est de ma faute...
S'il nous arrivait quelques choses, je ne me le pardonnerais jamais...
Je me déteste...
Je me déteste...
Je me déteste...
Je me...
-Cynthia ?
J'arrêtais ma « torture mentale » pendant quelques secondes pour regarder d'où venait cette voix. Je levais mon regard pour croiser des yeux bleus, comme moi, mouchetés de gris. Mathieu se trouvait devant moi, et me fixait.
Pendant une fraction de seconde, je pensais qu'il me regardait comme les autres, avec un air dégouté. C'était pour cela que je réfléchissais à un moyen de m'enfuir, loin de lui et de ma bêtise.
Je sursautais quand Mathieu me prit par le bras pour que je me lève. Je m'apprêtais à retirer mon bras d'un geste sec, apeurée, mais je croisais à nouveau son regard bleuté – qui malgré ce que je pensais – ne contenait ni dégout, ni haine mais beaucoup de compréhension et de douceur.
-Viens, me murmura-t-il en me tirant lentement en direction des loges.
Toute sa douceur de ses gestes et de ses paroles firent fondre lentement, mais surement, ma peur et mes craintes. Sans un mot, les yeux baissés, je le suivis d'un pas lent mais plus assuré qu'il y a quelques instants.
Arrivés devant les « loges », enfin ce n'était juste qu'une salle de repos, pour calmer les personnes avant de monter sur scène. J'entendis Manon gueuler sur Links.
-Tu aurais dû me laisser avec elle ! Il n'arrivera jamais à la ramener, je suis la seule qui puisse...
-Laisse une chance à Mathieu, ce n'est pas comme si il lui voulait du mal. Tient en parlant du loup, répondit Links en nous regardant entrer dans la pièce.
Manon me sauta littéralement dessus. Elle me regarda en mettant ces deux mains autour de mon visage pour mieux m'inspecter sous toutes les coutures. Elle avait l'air angoissée et je fronçais les sourcils car je ne comprenais pas pourquoi elle se mettait dans cet état-là. De plus ses mains étaient froides.
-Tu étais dans un était très inquiétant ! Tu ne réagissais plus quand je te parlais et quand je te secouais. Je n'arrivais plus à aller dans tes esprits et je ne pouvais plus rien te transmettre. Tu m'as fait si peur ! Déballait-elle rapidement, comme si ces mots voulaient sortir de leurs propre chef.
Je me sentis coupable de l'avoir mise dans cet état et je ne pus m'empêcher de la serrer dans mes bras pour lui monter que tout allait bien.
-Je suis désolée ! Lui transmettais-je par télépathie.
-J'avais compris tes craintes, mais tu m'as fait si peur, parla-t-elle doucement dans mes pensées. Arrête de croire que c'est uniquement de ta faute !
Elle me serra encore plus dans ses bras et je la laissais faire. Je sais bien ce qu'on ressent qu'on on perd quelque chose de cher à nos yeux. J'avais tellement perdu depuis que j'ai eu mon pouvoir. Elle, elle n'a jamais eu d'amis, à par moi et j'étais sa seule famille. De plus, j'étais bien placée pour comprendre ce qu'elle ressentait en ce moment même. De la tristesse de ne pouvoir rien faire, de la colère contre nous-même et contre l'autre qui ne comprenait pas qu'il/elle n'était et ne saura jamais seul(e). De la peur de perdre un être cher et des craintes, ensuite des remords. Elle m'envoya une image, très belle et qui m'apaisa.
-Excuse-moi, fis-je mentalement.
Elle desserra son étreinte et me sourit, je le lui rendis. Elle vint à mes côtés et me tenait la main, consciente que si on se confrontait à quelque chose, nous le ferions ensemble !
Manon ou Bibi:
Quand la salle se vida petit à petit, Cynthia eut son tic de manger sa lèvre inférieure. Cela voulait dire qu'elle cogitait beaucoup ou qu'elle stressait. Je lisais dans sa tête qu'elle s'en voulait et je voulais lui répondre que non. Que je pourrais leur effacer leur mémoire et de repartir sur une nouvelle base. Mais elle ne réagissait pas. Pas un mot, pas un geste, la communication se coupa aussi sec. J'eus mal pendant un instant, comme si je prenais une porte en pleine face.
J'essayais de la pousser pour qu'elle réagisse mais, elle regarda ses mains, comme si c'était la pire chose sur terre. Son aura devenait noire et à défauts de lire dans ses pensées, je tentais de décoder chaque tic nerveux qui la prenait. Un froncement de sourcils signifiait que quelque chose la taraudait. Une lèvre inférieur assaillit par ses dents montrait qu'elle était en plein débat intérieur.
Je ne supportais pas de la voir comme cela. De la voir aussi perdue dans ses pensées. Je sentis une main se poser sur mon épaule et je sursautais, c'était Alexis. Son ami s'approcha de Cynthia et l'appela par son prénom.
-Cynthia ?
Elle leva la tête vers lui, ses mains serrées l'une contre l'autre, preuve qu'elle se sentait mal à l'aise. Je me projetai dans son cerveau mais je me pris un mur invisible et ma tête tourna.
Je me relevai comme si une mouche m'avait piqué. Le dos de ma main collé à ma bouche, je me mordis le plus fort possible, suffisamment pour qu'une marque de morsure imprègne ma peau. Je savais que Cynthia détesta que je fasse ça, mais cela me soulageais un peu.
Je voulais venir vers eux mais Alexis me stoppa dans mon avancé et m'emmena presque avec force jusqu'aux loges. Je fronçai mes sourcils et mon tic d'étirer le côté gauche de ma bouche revint.
J'essayais de me connecter à mon amie encore et encore et finalement je dus m'assoir, la tête dans les mains. Je devais faire quoi ? J'étais complétement paumé ! Et mon bracelet glissa le long de mon avant-bras.
J'avais peur, peur pour Cynthia et peur de la futur réaction des Youtubeurs.
Depuis toutes petites, moi et Cynthia avions été regardées de différentes manières. Le plus souvent, les gens « normaux » étaient dégoutés et nous considéraient comme des monstres, des créatures du Diable. J'avais été enfermée dans un asile et Cynthia restait dans la haine de ses parents. Nos vie n'étaient qu'enchainements de malheurs et parfois, des moments de bonheur, certes minimes, illuminaient nos vies. Pendant longtemps je crus que j'étais réellement une erreur de la nature et grâce à Cynthia, elle m'avait réappris le goût de la vie. Je la considérais bien plus qu'une amie, je la voyais comme une sœur. Et je refusais de la perde !
Je fis ce qui me semblait correcte, j'explosais de colère.
-Tu aurais dû me laisser avec elle ! Il n'arrivera jamais à la ramener, je suis la seule qui puisse...
-Laisse une chance à Mathieu, ce n'est pas comme si il lui voulait du mal. Tient en parlant du loup, me coupa Links.
Je lui lançai des éclairs meurtriers, à lui et à Mathieu qui venait d'apparaitre avec mon amie. Je lui sautais dessus et elle me prit dans ses bras. J'essayais de ne pas décharger toute ma pression en pleurs, sinon ça durera presque deux heures. Je lui déballais tout, essayant d'avoir une voix qui ne tremblait pas.
- Tu étais dans un était très inquiétant ! Tu ne réagissais plus quand je te parlais et quand je te secouais. Je n'arrivais plus à aller dans tes esprits et je ne pouvais plus rien te transmettre. Tu m'as fait si peur !
Je ne devais pas craquer, pas encore, pas tout de suite. Je respirais en grand coup, contente de savoir que l'aura sombre de mon amie avec disparue.
-Je suis désolée, dit-elle mentalement.
- J'avais compris tes craintes, mais tu m'as fait si peur, Lui dis-je doucement dans ses pensées. Arrête de croire que c'est uniquement de ta faute !
Je savais que ce n'était pas le bon moment de lui faire des reproches. Je ne voulais pas qu'elle s'en fasse encore et qu'elle croit que tout était véritablement de sa faute. J'allais craquer, alors je l'étouffais dans mes bras comme un doudou. Je lui envoyais une image qui la fit sourire. Une image apaisante qui la calma un peu plus.
-Excuse-moi...
Je la lâchai, pour qu'elle puisse respirer à nouveau, mais aussi pour planter mon regard dans le sien, puis dans celui de Mathieu, pour le défier et je finis par poser mon regard sur Alexis. Je ne lâchai pas la main de Cynthia et c'était avec une voix sèche que je leurs dis.
-On vous dégoûte ? Vous nous trouvez tellement différentes de vous que vous allez nous regarder haineusement, nous injurier et dire qu'on est des monstres ?
Je sentis Cynthia se tendre. Elle me serra la main un peu plus fortement, plantant ses ongles dans ma chair, je ne disais rien. À la place, je foudroyais du regard les deux Youtubeurs, prête à leur effacer leur mémoire.
-Nous ne sommes pas comme ça, commença Mathieu doucement.
Je déglutis et le regardai un peu plus. Ses yeux montraient qu'il disait la vérité et sa posture décontractée prouvait qu'il ne voulait pas s'enfuir en courant. Je pris soudainement compte que je leur avais mal parlé, très mal parlé. Je me sentais bête et je baissais la tête.
-Je suis désolée... Je me suis emportée...
-Ce n'est pas grave, répondit Alexis avec un sourire doux.
Ne pas craquer, rester forte. Je lui souris, les yeux légèrement mouillés et mon regard méchant se mua en un regard doux, presque serein.
Chouppa: Trop... Plein... d'émotion! Alors, j'espère que cette partie vous à plus. Je ne sais pas quoi dire... Si, une petite chose!
Si il y a des gens qui veulent poster des commentaires, nous poser des questions (toutes sortes de questions), ou autre, allez y, nous ne mordons pas! Enfin, je ne pense pas en tout cas! ^^
Bibi:Bon, je n'ai absolument rien à ajouter ^^
