Chapitre 4 : Hôpital Sainte Mangouste


Harry ouvrit difficilement les yeux. Sa vision était trop trouble pour voir où il était. Il se frotta les yeux et les rouvrit.

Il était dans une chambre de Sainte Mangouste, une chambre pour deux.

Harry reconnut les cheveux blonds de Draco dans le deuxième lit.

Il se souvint enfin de la raison pour laquelle il était allongé dans ce lit de Sainte Mangouste.

Il essaya de se lever mais ses jambes flanchèrent.

« Oh ! Harry, non reste couché, s'écria Mme Weasley qui venait d'entrer dans la chambre. »

Elle l'aida à se recoucher.

« Mme Weasley comment vont Ron, Hermione et Ginny ? lança t-il, Où sont-ils ?

Ils sont à la maison. Ils étaient très inquiets, ils sont venus te rendre visite tous les jours mais tu …

- Attendez, comment ça tous les jours ? Ça fait combien de temps que je suis là ?

- 3 jours, Harry !

- 3 jours !? J'ai dormi pendant 3 jours !?

- Oui, c'est exact. Ah je n'aurais jamais dû vous laissez aller seul sur le Chemin de Traverse pendant tout ce temps.

- Non, Mme Weasley, c'est ma faute, répliqua t-il, je n'avais pas vu que j'étais sorti des limites du Chemin de Traverse. »

Dumbledore entra dans la chambre et lança :

« Tu es enfin réveillé, Harry. Comment te sens-tu ?

- …

- Je vois que tu es toujours fâché contre …

- Mais vous ne comprenez pas que je ne vous pardonnerais jamais, coupa t-il sèchement

- Harry !!! Il est en état de choc, il ne sait plus ce qu'il dit, intervint Mme Weasley

- Je sais très bien ce que je dis, répliqua t-il

- Harry, ça suffit, s'indigna t-elle

- Ce n'est rien Molly, dit Dumbledore d'une voix toujours aussi calme que Harry trouvait des plus agaçante. Harry, je peux comprendre que tu ne veuilles pas me parler mais il faut que tu me racontes exactement tout ce qu'il s'est passé.

- Pourquoi vous ne demandez pas à Malfoy ? marmonna t-il

- Harry, soupira t-il d'une voix lasse et fatiguée. »

Harry se décida à lui raconter tout ce dont il se rappelait dans les moindres détails sans oublier sa soudaine complicité avec Draco Malfoy qui semblait intéresser Dumbledore.

« Merci Harry, repose-toi maintenant, dit Dumbledore

- Où est Voldemort ? demanda t-il sans faire attention au frisson de Mme Weasley

- Ca, je ne sais …

- Suis-je bête ? Pourquoi je pose cette question même si vous le saviez vous ne me le direz pas ?

- … Ton doloris était très puissant, dit-il malgré tout, mais il ne faut pas en prendre l'habitude, Harry. C'est ton deuxième doloris et tu n'as que 16 ans… Bon tu dois être fatigué nous en parlerons après t'être reposé.

- Mme Weasley vous pouvez prévenir Ron, Hermione et Ginny que je suis réveillé, demanda t-il trouvant cela bizarre qu'elle ne l'ai pas encore fait.

- Il faut que tu te reposes, Harry, répondit Dumbledore, tu les verras plus tard, d'accord. »

Il partit en compagnie de Mme Weasley.

« Mais bien sûr, Dumbledore a du dire à Mme Weasley de ne pas prévenir les autres pour que je me repose, se dit-il, et peut-être même pour autre chose. Il programme si bien les choses. »

Harry poussa un grognement et envoya son oreiller qui atterrit dans le dos de Draco.

« Eh du calme Potter !, s'exclama t-il attrapant l'oreiller d'Harry, Pour une fois, je suis d'accord avec le vieux fou, tu ne veux tout de même pas que ces débiles reviennent ici. Je les ai déjà supporté les autres jours : un vrai supplice. »

En disant cela, Draco avait ouvert l'oreiller rempli de plumes à l'aide d'un sort. Il l'envoya à Harry qui n'eut pas le temps de répliquer. Des centaines de plumes volaient autour d'Harry qui essayait de les repousser. Harry se prit au jeu, il attrapa sa baguette et murmura : Wingardium Leviosa. Il fit léviter un verre d'eau au-dessus de la tête de Draco qui le vit mais ne fut pas assez rapide. D'ailleurs en essayant de l'éviter il n'avait fait que mieux se placer en dessous lorsque Harry fit tourner brusquement le verre d'eau. Harry éclata de rire :

« Tu n'étais même pas bien en dessous. »

Draco se leva et se sécha dans la petite salle de bain de la chambre.

« Tu peux te lever, toi ? demanda Harry

- Comme tu le vois, répondit-il simplement

- J'y arrive pas, moi

- Toi, tu ne t'es réveillé qu'aujourd'hui, expliqua t-il, Moi, je me suis réveillé le lendemain de notre arrivée.

- Pourquoi ai-je dormi si longtemps alors que, toi, tu t'es réveillé presque tout de suite ? dit-il plus pour lui-même que pour Draco, Je suis si faible que ça ?!

- Mais, non, tu n'es pas faible, répliqua t-il, Toi, tu as réussi à résister à l'Imperium du Seigneur des Ténèbres et tu lui as même envoyé un puissant doloris. Moi, je n'ai rien fait, je t'ai juste gêné. Je n'ai servi à rien.

- C'est faux, tu ne m'as pas gêné, au contraire, tu m'as beaucoup aidé. Sans toi, je n'y serai pas arrivé, dit-il sincèrement regardant Draco droit dans les yeux. »

Là, c'en était un peu trop pour Draco. Il préféra détourner les yeux.

« Mais pourquoi je lui ai dit ça ? Je pouvais m'en vanter, non, j'ai choisi de le consoler. Bon sang, j'ai vraiment changé. Mais qu'est-ce qui m'arrive ? se dit-il. »

Il se sentit abattu et alla se recoucher.

Il se sentit encore plus mal lorsqu'il remarqua que ce qu'avait dit Harry lui avait fait plaisir.

Il n'osait le regarder de peur de recroiser son regard perçant. Il avait l'impression qu'Harry pouvait lire dans ses pensées ce que quelques rares personnes arrivaient à faire. Et Harry avait tellement de dons différents que Draco préférait ne pas le regardait dans les yeux trop longtemps. D'ailleurs, il en savait beaucoup sur le sujet, il avait essayé avec son père d'apprendre à lire dans les pensées; sans succès.

Harry regarda Draco, il aurait voulu continuer cette petite bagarre.

Soudain, la porte de leur chambre s'ouvrit à la volée et une jeune fille entra, vêtue de l'habituel accoutrement de l'hôpital. Ce fameux accoutrement ressemblait plus à un tablier qu'autre chose. Il était blanc rayé de noir et - Draco s'en rendit très vite compte - il ne cachait que le devant de la personne. Il n'était attaché que d'une ficelle autour du cou et autour de la taille, laissant le dos, les jambes et les sous-vêtements de la jeune fille bien visibles.

Cette jeune fille, d'ailleurs, semblait on ne peut plus perdue.

« Wewelle ?... Wewelle, t'es oùùùù ?... Oh, mais tu es Harry Potter ! »

Sans d'autres préavis, la jeune fille sauta sur Harry et s'accrocha à son cou.

« WEWEEELLE, VIENS VITE, J'AI CAPTURE HARRY POTTEEEER !!! »

Harry, lui, tentait vainement de récupérer son cou.

« Malfoy !!! Tu pourrais m'aider, non ?! »

Draco, lui, admirait, à sa guise, la magnifique chute de reins de la jeune fille.

« MALFOY !!! »

Harry était outré. Comment pouvait-il décemment se permettre de reluquer cette fille qui allait sûrement lui arracher la tête au lieu de l'aider.

Draco sursauta et reprit ses esprits :

« Quoi, Potter ? Qu'est-ce que tu veux que je fasse ? C'est ta célébrité, pas la mienne ! Et puis quoi, tu peux survivre au Seigneur des Ténèbres mais pas à une folle - aux jambes sublimes – de l'hôpital – avec une superbe chute de reins, des cuisses fines, des fesses bien rondes et…

- Malfoy, tu t'égares !!!

- Hein, quoi, qu'est-ce que je disais ?

- Espèce d'inutile !!!

- Ca va, c'est bon, je t'aide. Si on peut même plus fantasmer tranquillement !

- Idiot ! »

Sur ce, Draco attrapa sa baguette et stupéfixa la jeune fille.

« N'empêche, elle est vachement belle, souligna Draco

- La ferme !

- Oh, arrête, ne me dis pas qu't'es pas d'accord avec moi ! répliqua Draco, faisant léviter la jeune fille jusqu'au couloir. Eho, excusez-moi, vous n'auriez pas perdu quelque chose ? »

Draco rendait la jeune fille au médicomage soulagé et quelque peu honteux tandis qu'Harry ruminait encore dans la chambre. Lorsque Draco revint, il retrouva un Harry légèrement agacé dans son lit.

Celui-ci était énervé, la raison ne lui était pas très claire, après tout il n'avait rien. Cette fille ne l'avait pas blessé ou quoique ce soit mais il était énervé, Draco ne l'avait même pas aidé.

Il entendit soudain des talons de femmes venant du couloir, en entendant cela Draco sourit à pleines dents. Quelques secondes plus tard, la porte s'ouvrit sur une femme aux mêmes cheveux blonds que ceux de Draco. Elle n'accorda pas un regard à Harry.

« Bonjour chéri, s'exclama t-elle toute aussi souriante que Draco

- Bjour' M'man, murmura celui-ci mais pas assez doucement pour qu'Harry n'entende pas. »

La voix de Draco avait totalement changé. Ils commencèrent à discuter. Harry se sentit mal : l'Amour d'une mère, il ne se souvenait pas de cette sensation. Même Draco Malfoy l'avait, mais lui, cet amour l'avait d'une certaine manière quitté à seulement un an. Ses yeux commencèrent à le piquer. Il rassembla toutes ses forces pour se lever et aller dans la salle de bain. Harry dut passer devant le lit de Draco pour s'y rendre et Draco eut le temps de remarquer ses yeux remplis de larmes qui n'allaient pas tarder à couler.

Une fois dans la salle de bain, Harry s'adossa au mur et s'y laissa glisser. Il reconnut qu'il était vraiment fatigué : il n'arrivait plus à tenir debout et il pleurait en voyant une mère et son fils discuter...


Voilà

Et comme vous avez pu le constater, il y a dans ce chapitre une ''petite'' dédicace à Wewelle une auteuse de slash dont j'aime beaucoup les fics. Malheureusement je ne suis même pas sûre qu'elle ait eu le temps de lire cette dédicace…

Enfin je remercie chaleureusement tous ceux qui m'ont reviewé :

Touraz : Et voilà le réveil à Sainte-Mangouste, comme tu l'attendais Touraz. J'espère qu'il t'a plu ; )

Kem-Liu : Ravie que ça t'ait plu d'avantage

Zelda-sama : Décidément avec moi, tu peux t'attendre à tout'

A dans une semaine

Gros bisous

Surtout que le 14 juillet, je pars, jusqu'au 15 août à Marseille. Alors je sais pas si je pourrais updater…