- Ichigo ! L'apostropha t-on violemment. Il leva les yeux et vit Tatsuki le visage contracté par la rage. Ichigo se leva lentement conscient de ce qui allait suivre. Une fois debout se fut sans attendre que la jeune fille lui enfonça sans merci son poing dans l'estomac,son corps se courba aussitôt sous la douleur lancinante infligée par sa camarade. Le jeune homme restait silencieux alors que la douleur sombrait pour laisser place à une détermination inébranlable. Il se releva finalement et fixa son assaillante ce qui ne fit qu'alimenter les feux de la colère de cette dernière.
- Qu'est ce qui te prend Ichigo ! Répond imbécile! fulmina-t-elle son torse se soulevant violemment alors que l'adrénaline se libérait dans son sang bouillonnant. Aucune réponse. Elle serra le poing.
- Répond ! Donne moi une raison d'excuser ce comportement si indigne de toi ! continua-t-elle de plus bel, pourtant l'interpellé ne faillit pas à sa résolution à tel point que lorsqu' il vit le poing de sa camarade fendre l'air à nouveau cette fois en direction de sa mâchoire il n'essaya nullement de l'éviter. La violence de l'attaque le fit tituber furtivement.
-Ichigo répéta-t-elle la voix blanche tandis que leur regard se croisèrent. L'éclat fugace qui parcourut son iris la paralysa. Il semblait déterminer à être violenté de la sorte. Tatsuki en eût le cœur briser.
- Qu'est ce qui ne va pas chez toi ? souffla t-elle.
- Je l'ai mérité.
- Essayes-tu de me dire que tu es conscient d'avoir blessé Inoue?
- Oui…
- J'ai du mal à croire que j'ai pu me tromper sur toi pendant toutes ces années. Je savais que tu étais un idiot obstiné concéda-t-elle la bouche se tordant en un rictus amer. « Mais jamais je n'aurais pu imaginer que tu étais un tel salaud lui» asséna-t-elle. Ses derniers mots furent bien plus douloureux que n'importe quel de ces coups de poings. Blessé il n'osa plus soutenir son regard emplit de mépris envers lui.
- Je suis désolé,fut tout ce qu'il put lui répondre.
-C'est à elle que tu devrais le dire et non à moins j'en ai rien à foutre de tes excuses ! Elle t'aime tellement et toi…! Commença-t-elle avant d'être soudainement coupée.
-Je suis indigne de son amour je sais ! S'écria t-il brusquement en renouant le contact visuel. La jeune fille était déconcertée. Elle ne pouvait croire ce qu'elle venait d'entendre.
-Indigne ?
-C'est ce que je viens de dire.
- Et c'est pour ça que tu l'as fait autant souffrir à cause d'un stupide complexe d'infériorité ? interrogea-t-elle cette fois en le dévisageant longuement. Ichigo fut pour le moins surprit par l'utilisation de ce terme, il ne qualifierait pas cela comme un complexe d'infériorité mais plutôt comme du bon sens. Orihime n'était bien entendu pas parfaite, même si selon lui elle se rapprochait du terme. Par «bon sens» il entendait que quelqu'un comme elle ne pouvait être à sa portée,non pas qu'il se pensait mauvais ou autre mais sa bonté n'égalait certainement pas la sienne,encore moins sa patience, sa politesse, ou encore son amabilité envers le premier venu. Elle méritait mieux surtout qu'il ignorait encore ce qu'il ressentait.
-Ce n'est pas un complexe commença-t-il agacé.
-Alors comment l'appellerais-tu ? Parce quelqu'un qui se soucie de son bien être,qui la surprotège,qui était prêt à livrer seul une bataille qui semblait perdue d'avance dans le seul but de la récupérer ou encore le dernier mais pas des moindres,qui est revenu à la vie pour tenir sa promesse,ce quelqu'un est tout sauf indigne.
-Tatsuki…
-Quoi ? C'est quoi ton excuse maintenant ! Vous vous valez bien tous les deux, votre relation est si particulière vous vous tenez tant en estime que vous perdez de vue votre propre valeur lorsque ça vous concerne. Ichigo était perplexe. Il était vrai qu'il voyait Orihime un tant soit peu différemment de ses autres camarades. Cela il pouvait le lui accorder. Mais le fait qu'Inoue se pense indigne de lui était inconcevable.
- Tatsuki qu'est ce que tu veux que je te dise je ne sais même pas ce que je ressens.
-Vraiment ?
- Oui.
- Pourquoi agis-tu aussi différemment avec elle ?
-Comment ça ?
-Imbécile ne répond pas par une autre question ! S'emporta-t-elle.
-Ok ! Ok ! C'est parce qu'elle est plus sensible enfin j'en sais rien lança-t-il avec nonchalance.
-Neliel dont j'ai souvent entendu parler pleure souvent et pourtant ça ne t'empêche pas de lui crier dessus. Tu n'as jamais élevé la voix sur Orihime,révéla-t-elle le ton plus adoucit. Ichigo ne réalisa qu'en cet instant la profondeur des paroles de son amie. Il traitait Orihime bel et bien différemment.
- Peut-être,fit-il en levant les épaules, puis il se tut quelques secondes. «C'est juste que quand son regard rencontre le mien et qu'elle me sourit … je sais pas,c'est comme si le temps se figeait. Et que plus rien n'avait d'importance. C'est comme si une voix résonnait en mois et me disait à quoi bon s'énerver» lui confia-t-il. Ichigo n'en revenait pas que ses mots d'une mièvrerie absolue aient pu sortir de sa propre bouche avec autant de facilité. Il était mal à l'aise, il n'aimait guère exposer ses sentiments de la sorte.
-Comment l'expliques-tu alors ? Questionna-t-elle le sourire en coin. Le jeune homme détourna les yeux de son regard narquois car au fond de lui il s'en doutait. Une petit étincelle encore faible jusqu'alors semblait jaillir au fur et à mesure du fin fond de son être. La nuit dernière tandis qu'il embrassait Inoue son éclat semblait être alimenter par chacune des caresses et des gémissements de la jeune fille,allant jusqu'à lui réchauffer les entrailles. C'était une sensation indicible qui le plongeait dans une euphorie inconditionnel. Orihime était la source de son bonheur. Un souvenir fugace mais brute lui traversa l'esprit, le regard apeuré de la jeune fille devant son masque de Hollow,cette crainte devant ce visage déformé par la peur semblant le drainer violemment de ses forces alors qu'il plongeait petit à petit dans les ténèbres de son désespoir. Puis soudain une voix encourageante entrecoupée par les sanglots le tirait tendrement à la surface. Le regard qui l'affaiblissait plus tôt le requinquait pleinement à présent. C'était comme si en cet instant précis le rejet d'Orihime avait éteint cette étincelle qui était là depuis bien plus longtemps qu'il ne l'eût soupçonné. Il l' l'aimait tant qu'il pouvait mourir pour elle,non,lui qui mettait sans cesse sa vie en danger la signification en était amoindrie. Il l'aimait tellement qu'il voulait vivre pour elle quitte à en défier la mort elle-même. Elle était sa motivation,et c'était ce qui l'avait permis de vaincre Grimmjow. Alors qu'il mettait enfin un peu de clarté sur ses sentiments et qu'il était prêt à les assumer pleinement en allant retrouver sa belle son badge de Shinigami se déclencha soudainement lui indiquant qu'un Hollow était à proximité. La cloche retentit au même moment. Le jeune Kurosaki râla mais alla tout de même accomplir sa fonction. L'heure de cours de déroulait sous l'œil d'Orihime le regard alors fixé sur le bureau vide du Shinigami. Elle était inquiète,Tatsuki avait refusée de lui dire ce qu'il c'était passé entre eux. Cette dernière avait pourtant le visage resplendissant, la jeune fille aux courbes alléchantes ne pouvait s'empêcher d'interpréter ce fait comme un mauvais signe. L'heure de cours enfin terminé Orihime qui allait prendre ses chaussures dans son casier aperçue un bout de papier déchiré enfouie dans la paire droit de sa chaussure.«Rejoins moi sur le toit» était-il écrit signé des initiales «I.K» à la vue de ces deux dernières lettres les battements du cœur de l'auburn s'accentuèrent dangereusement allant jusqu'à l'étourdir pendant une fraction de que cela soit étrange. Kurosaki-kun était-il le genre de personne à signer de ses initiales? Elle l'ignorait,et avait l'impression que le doute qui se formait lentement dans son esprit était simplement lié à l'appréhension de cette rencontre imminente. Elle cherchait une excuse pour éviter d'affronter la réalité, peut-être n'était-ce pas si mal que d'être ignoré par celui qu'elle aimait pensa-t-elle ça l'était certainement,comment pourrait-elle garder la face lors de son rejet ? L'idée même lui semblait des plus insensées. Elle ne voulait certainement pas pleurer pathétiquement devant lui. Les sentiments ne se forçaient pas et c'était un fait,peu importe à quelle point le flot de larme inonderait son visage les sentiments du jeune seraient immuables. La meilleure amie de Tatsuki se ressaisit finalement,son amour était peut-être sujet à une non-réciprocité mais leur amitié était toujours là, et ô Kami-sama qu'est ce qu'elle la chérissait. Non sans une point d'anxiété elle consentit à aller au lieu du rendez-vous. Il se faisait tard et le ciel s'assombrissait grièvement, le décor sinistre qui s'offrait à elle la fit frissonner. A cette heure de la journée le toit faisant office de lieu de détente pour bon nombre d'étudiant dans l'après midi, était en cet instant des plus lugubre une fois qu'il semblait dépossédé de ces rires entretenus par les ragots et les blagues du bas de l'alphabet des étudiants. La jeune fille eut un mauvais pressentiment et tenta un geste de recul lorsqu'une silhouette habillée de la noirceur se manifesta.
-Kurosaki-kun appela-t-elle avec hésitation.
-Non fit la voix étrangement familière alors qu'elle s'avançait avec une lenteur qui lui parut exagérément lente.
- Qui êtes-vous ? s'enquit-elle. L'homme s'extirpa alors complètement de la noirceur.
-Vous ? Souffla-t-elle.
- Ne t'inquiète je ne te ferais pas de mal, cela fait longtemps que je t'observe tu sais. Quand je suis arrivé dans ce lycée et que tout le monde me traitait comme un chien ou ne daignait m'accorder un regard,toi tu m'as souri et salué avec chaleur sous les regards interrogateurs de tes camarades. Mais même si tu voulais bien faire cela restait douloureux...car je savais que tu aurais beau m'illuminer de ton sourire tu restais hors d' ne me regarderais jamais comme tu le regardais déblatéra-t-il en haussant brusquement le ton. Alors j'ai voulu attirer ton attention évidemment. J'avais accès au vestiaire et l'idée m'est venu naturellement. J'ai commencé à emprunter des petites choses par-ci par là, c'était censé être bon enfant l'idée que je puisse indirectement occupé ne serait ce qu'un centième de tes pensées m'apportait une jouissance démesurée,pour la première fois depuis des mois j'étais heureux. Mais tu continuais à le regarder à ne voir que lui j'étais transparent constata-il avec amertume alors j'allais de plus en plus loin un jour ou l'autre tu m'aurais forcément remarquer, je voulais t'affecter d'une manière ou d'une autre mais c'était comme si tu t'en fichais tu ne t'ai jamais plainte. C'était étrange. Orihime-chan laisse moi te poser une question. Me hais-tu ? fit en reculant au fur et à mesure que l'enveloppe nocturne de la nuit tentait de le recouvrit à nouveau, mais les faisceaux lunaires semblaient persistant à ne pas la laisser faire,ainsi la jeune fille put voir qu'il se tenait au bord du toit. Elle déglutit lorsqu'elle vit son regard sans vie certes elle pouvait toujours faire appel à son bouclier pour le retenir mais sauver quelqu'un qui n'avait pas envie de vivre était superflue. Elle devait l'empêcher d'abandonner tout espoir.
-Non je ne vous hais pas dit-elle sincèrement. Il rigola de l'absurdité de la réponse. Cela faisait des semaines qu'il la tourmentait et elle avait l'audace de penser qu'il croirait ce mensonge ? C'était impossible.
-Tu te trompe si tu penses que me dire ce que je veux entendre m'empêchera de sauter. Donne moi une seule bonne raison de te croire ! s'écria-t-il.
- Tout est dans votre regard confessa-t-elle, je peux voir à quel point vous vous haïssez. Comme pourrais-je détester quelqu'un qui a un si fort dégoût de lui même ? Ça m'est inimaginable de ne serait-ce que de frapper un homme qui est déjà à terre. S'il vous plaît ressaisissez-vous, même instant Ichigo qui avait été retenu tout l'après-midi par la manifestation de plusieurs Hollow plutôt coriaces sentit subitement un légère vacillement de la part d'un réiatsu qui ne lui était pas étranger. Inquiet il se précipita jusqu'au lycée. Quelques minutes plus tard alors qu'il arrivait sur le toit la scène qu'il vit le cloua sur place.
-Kurosaki-kun,commença-t-elle en percevant à son tour son réiastu, laisse moi m'en occuper somma-t-elle avec la même détermination qu'elle avait eu face à Ginjo. Il s'exécuta. Il n'était plus qu'un simple spectateur.
-Kojima-san fit-elle à l'adresse de l'agent d'entretien remplaçant. Même si vous pensez que tout va mal que vous avez le moral au plus bas sachez que cela peut finir par s'arranger...si vous sautez maintenant vous n'aurez jamais cette chance. Il écoutait calmement ce qu'elle avait à dire et ses mots prenaient sens dans son esprit mais cette sempiternelle sensation de chute qu'il ressentait depuis maintenant quelques mois le dissuadait d'écouter ce discours. Vivre et se battre quitte à ne jamais trouver ne serait-ce qu'une once de bonne heure? Sans façon pensa-t-il. Mourir et ne plus jamais avoir à souffrir? Pourquoi pas. Il semblait s'être fait une raison mais son corps ne le suivait point il fut paralysé alors qu'il l'entendit sangloté. Il semblait dérouté par ce jeu d'acteur. Oui,car cela ne pouvait être autre chose pourquoi cette jeune fille qu'il avait humilié pleurerait pour lui ? Foutaises.
- J'ai pris des dégradantes photos de ton intimité,je t'ai tourmenté...tout cela n'a aucun sens constata-t-il la voix brisée par l'émotion. Ichigo qui comprit finalement ce qu'il ce passait et qui était cet homme,se voyait impuissant regarder celle qui bouleversait son être pleurer à chaude larme,il aurait voulu la réconforter de ces bras puissants et lui dire que cet homme ne valait pas une perle de ses pleurs,mais il avait compris que c'était son combat. Il était conscient qu'elle pouvait le secourir à tout moment lui également mais sa nature bienveillante ne pouvait souffrir de voir le malheur chez les autres,elle voulait aider cette homme misérable et il respectait son choix.
- C'est peut-être vrai je ne sais même pas pourquoi je pleure… mais je sais une chose si vous sautez maintenant je n'arrêterait pas de sitôt sourit-elle tristement. Il n'avait ni famille,ni ami s'il sautait il ne manquerait à personne,mais à cette jeune fille à qui il avait fait tant de mal. C'était donc ce qu'on appelait l'ironie de la vie? Certainement. Qu'une jeune fille avec un aussi grand cœur puisse pleurer pour lui était un fait assez parlant se disait-il intérieurement,peut être qu'un jour...non. Aussi grand soit-il son cœur était détenu par ce jeune homme. Il devait trouver sa place dans le cœur d'une autre personne. Une personne qui puisse l'écouter ou peut-être même l'aimer.
- Je … bégaya-t-il alors qu'il fut vivement coupé.
- Vous êtes un enfoiré et mon poing meurt d'envie de vous fracasser le visage,mais Inoue...Inoue a pleuré pour vous et rien que pour ça je ne vous ferait rien. Mais si à l'avenir vous recommencez, ce nouveau départ que vous semblez avoir pris aura une fin prématurée! lança-t-il des éclairs dans les yeux. Celui qui avait tenté de mettre fin à ses jours plus tôt le salua et continua son chemin. L'emploi que le jeune Kurosaki de nom avait utilisé était d'une pertinence déroutante «un nouveau départ» et il allait s'y afférer en commençant par donner sa démission dès le lendemain . C'était le moins qu'il puisse faire pour elle. Ichigo raccompagna Orihime chez elle, le chemin se fit inhabituellement en silence elle était toujours bouleversée et le jeune homme voulait lui laisser du temps, cette fois il allait faire les choses correctement. Il arrivèrent devant sa porte d'entrée. L'atmosphère était étrangement tendue.
- Arigato Kurosaki-kun! Chantonna-t-elle la voix fatiguée par les pleurs.
- De rien,Inoue.
- Ano… Kurosaki-kun,je suis désolée fit-elle timidement le regard fuyant. Le visage intrigué du beau jeune homme l'encouragea a poursuivre.«Je suis désolée d'avoir imposer mes sentiments à Kurosaki-kun,je me suis déjà déclarée et je ne peux pas défaire ce qui a été dit mais j'espère qu'une petite part en Kurosaki-kun continuera à vouloir de moi comme amie » dit-elle à voix basse. Ichigo regardait la jeune fille alors qu'un rayon de lune vint l'éclairer ses yeux ambres moites brillaient de mille feux sous le clair de lune et ses joues ne cessaient de rosirent au fur et à mesure que ses iris qui fuyaient maladroitement les siens se faisaient attraper par ceux couleurs café.
-Inoue tu n'as pas à t'excuser, mais malheureusement je ne veux pas qu'on reste amis souffla-t-il dans la fraîcheur de la nuit. «Oh.»fit-elle déconcertée par la brutalité de la réponse. C'était fini. Elle avait tout gâchée. Elle se retenait de fondre à nouveau en larme alors qu'elle sentait toujours le regard pesant d'Ichigo sur elle. Qu'il arrête. Qu'il mette fin à son supplice et cesse de la regarder du moins pas de cette façon. Il était vrai qu'en cet instant précis Ichigo la dévorait du regard. Il voyait sa belle tourmentée mais persistait néanmoins dans sa contemplation.
-Kurosaki-kun...s'il te plaît arrête gémit-elle.
-Arrêter quoi Inoue ? Fit-il en se rapprochant doucement d'elle alors qu'elle reculait jusqu'à ce que son dos heurte un obstacle. La porte d'entrée.
- De me tourmenter ainsi génie-t-elle alors qu'elle tentait en vain de détourner le visage de ce regard enflammé.
-Comment ça ?
-Le regard de Kurosaki-kun...
- 'est ce qu'il a ? questionna-t-il en rapprochant son visage du sien.
- Il me fait mal au cœur.
- Pardon ? Fit Ichigo tout à coup désarçonné.
- Il me fait mal au cœur parce que ce que j'y vois n'est qu'une illusion.
- En es-tu vraiment sure,Inoue ?
- Kurosaki-kun vient de …
-Inoue je ne suis pas quelqu'un de romantique la coupa-t-il,je suis même plutôt brusque et peut-être parfois impatient reconnu-t-il finalement.«Je ne te comparerai jamais à la lune aux fleurs ou des trucs du genre. Mais si tu trouves que mon regard te fait mal au cœur sache que t'as présence même me torture » confessa-t-il. A ses mots la jeune fille autorisèrent enfin leur regard à se croiser. Ses iris marrons semblaient vouloir consumer son être tant elles étaient infernales.
-Kurosaki-kun vient de dire qu'il ne voulait pas qu'on soit amis dit-elle désorientée. Le destin s'acharnait-il à lui faire croire ce qu'elle voulait entendre? Peut-être. Sans doute. Indéniablement. Ses lèvres tremblèrent sous l'émotion son cœur était au bord de l'explosion,tout ce qu'elle voulait c'était qu'il l'aime. Et pourtant le monde entier semblait se délecter de ses malheurs et d'injustice. Elle voulait pouvoir aimer paisiblement sans être sujette au machination sordide d'une force supérieure.
-Je t'aime avoua Ichigo sans rompre le contact visuel les joues légèrement rouges.
-Non dit-elle en secouant la tête de droit à gauche comme si elle cherchait à chasser cette confession imaginaire qu'elle associait à son désespoir.
- Oui répondit-il amusé mais touché.
- Non…Kurosaki-kun est…
- Orihime l'appela-t-il soudainement. Elle frissonna violemment et ne réalisa que quelque seconde plus tard qu'Ichigo avait posé ses lèvres sur les siennes. Crispée au premier abord elle se détendit au fur et à mesure que le baiser se fit plus intense. Ichigo la plaqua contre la porte d'entrée une véritable bataille érotique entre leurs langues se déroulait alors qu'il s'embrassait toujours comme s'ils avaient vécus des mois dans le désert et que soudain un oasis était apparu. Ils avaient soifs de l'un comme de l'autre. Orihime débordait de joie alors que son shinigami suçait avidement sa langue la faisant gémir de plaisir tandis que ses mains se baladaient dans sa longue chevelure auburn son parfum lui embaumant les narines. Les poumons douloureux ils mirent machinalement fin au baiser non sans une once de regret à la seconde ou le filet de salive formé entre eux disparu lamentablement. Ichigo enfouit sa tête dans le cou de celle qu'il aimait.
-Dis le moi susurra-t-il alors que son souffle chaud lui caressait les clavicules.
- J'aime Kurosaki-kun chuchota-t-elle. Il embrassa son cou,la sensation de ses lèvres douces sur sa peau lui donnèrent la chair de poule.
-Ichigo corrigea-t-il. Il traça un chemin de baiser jusqu'à son menton puis jusqu'à son front. Ses yeux féroces de désir la fixait amplement. Elle déglutit.
-Ichi… commença-t-elle avec hésitation sous le regard encourageant du jeune homme. «Ichigo-kun, je t'aime» déclara-t-elle avec un sourire timoré éblouissant dont elle seule avait le secret le visage incroyablement rouge. Une décharge électrique parcourut fugacement le corps du jeune Kurosaki. Il était heureux. Elle le rendait heureux. Il aimait tout chez-elle elle semblait forgée de ses désirs les capricieux,et pourtant, elle était là et se tenait debout devant lui les yeux débordant d'amour. Pour lui et lui seul. C'était un sentiment étrange que d'être aimé aussi intensément,c'était effrayant mais c'était une émotion qui transcendait toutes celles qu'il avait connues jusqu'alors. Il vivait un rêve éveillé.
-Oh ! s'exclama Orihime l'extirpant de ce fait brusquement de ses pensées,elle sortit précipitamment ses clés de son sac. «J'ai laissé le vilain lutin qui me pique sans arrêt mes clefs dans le placard» avoua-t-elle en faisant la moue. Ichigo ne peut s'empêcher de sourire devant sa mimique attendrissante. C'était bien mieux qu'un rêve éveillé. C'était la réalité.
