6 septembre 1981
Max,
Je pense que c'est la fin. J'ai l'impression de ne plus être en sécurité.
V. sait où je me cache, j'en suis persuadée. Il attend le bon moment.
Je me suis préparée mais je ne me fais pas d'illusions. L'affrontement est inévitable et mes chances d'y survivre sont limitées.
Tu m'avais prévenu. Je connais les risques, mais ça en vaut la peine. L'arrestation de Gerald Mulciber est amplement suffisant pour me consoler de ma probable mort prochaine.
J'en suis consciente, c'est difficile pour toi, tu m'as pratiquement élevée. Mais j'accepte mon sort sans crainte. Tu n'y peux rien, et ça valait le coup.
Embrasse les enfants et Magdalen pour moi.
Ta petite sœur.
