Coucou mes loulous ! Je vous retrouve pour cette deuxième partie que, je l'espère, vous allez apprécier ! Je ne vous en dit pas plus et vous laisse donc à la découverte de cette nouvelle partie !

Merci beaucoup pour toutes vos reviews ! Je vous adore !

Bonne lecture !

Kiss


Partie 2

Après s'être offert un repos bien mérité chez les défenseurs des ailes, les dragonniers étaient repartis chez eux, sur la Rive du dragon. Mala les avait bien accueillis néanmoins. Elle leur avait fait visiter l'île et leur avait révélé les origines de ses croyances. En effet, elle leur avait raconté qu'un jour, il y a fort longtemps, un œuf était apparu sur leur île au moment où le volcan de celle-ci était rentré en éruption pour la première fois. Un dragon avait dû le pondre ici et s'en aller. Que ne fut pas la surprise des habitants lorsqu'ils découvrirent cet œuf au petit matin. En raison des événements occurrents, ils trouvèrent tout naturel que cet objet ait été posé là pour calmer leurs maux. Ils y virent un signe des dieux. C'est pourquoi ils se mirent en tête de jeter l'œuf à l'intérieur du volcan, en guise d'offrande. Le peuple de l'île s'était alors rassemblé au sommet du volcan et après avoir prononcé des paroles rituelles, avait jeté le dit œuf au fond du volcan. Cependant, contrairement à ce qu'ils s'attendaient, il ne fondit pas dans la lave visqueuse et brûlante mais explosa et un petit bébé dragon en sortit. Sa peau semblait résistante à la lave puisqu'il se baignait dedans comme dans de l'eau claire. Mais c'est ce qu'il fit ensuite qui résolut le problème des habitants. En effet, le petit dragon, affamé, se mit à manger la lave environnante et stoppa ainsi l'éruption volcanique. C'est depuis ce jour que le peuple de Mala vénère les générations d'Eruptodon qui succédèrent à ce bébé dragon qui trouve son nom dans l'éruption qu'il a arrêté et qu'il continue de contenir.

Suite à cela, Harold lui avait raconté la façon dont il avait amené son peuple à ouvrir les yeux sur les dragons tout en réglant le malentendu sur la façon dont il avait rencontré Krokmou et comment il l'avait apprivoisé. De plus, ils leur avaient enseigné des techniques de combats qu'Ingrid et Astrid étaient impatientes de mettre en pratique. C'est d'ailleurs ce qu'elles avaient prévu de faire dès le lendemain de leur retour à la Rive. En attendant, à leur arrivée en fin d'après midi sur leur repère, elles avaient décidé de s'exercer à leur activité fétiche : le lancer de haches.

– J'arrive pas à croire que tu n'aies pas encore ta propre double hache depuis le temps ! s'exclama Ingrid.

Astrid hocha la tête en levant les yeux au ciel. Elle se mit à rire.

– C'est sûr que j'ai eu beaucoup de temps pour moi ces derniers temps ! ironisa-t-elle.

Ingrid s'approcha alors d'Astrid en lui posant une main sur l'épaule, riant de bon cœur.

– Aha c'est vrai... Mais Harold aurait pu te la faire ?

Le ton qu'Ingrid avait employé était lourd de sous-entendus. Astrid rougit légèrement.

– Non, Harold a des choses plus importantes à faire que de me fabriquer une hache...

– Hum hum... Où ça en est vous deux ? insista la brune.

La question l'avait troublée, surtout aux vues des événements récents. Elle hésitait à en parler à son amie, bien qu'elle soit au courant des sentiments de la jeune fille à l'égard du jeune viking. Face au silence de la blonde, Ingrid reprit :

– Tu me cacherais pas quelque chose ? dit-elle, les yeux plissés.

Astrid afficha une tête surprise mais au fond elle ne l'était pas tant que ça, Ingrid n'était pas sa meilleure amie pour rien.

– Bon ok… souffla-t-elle. Mais tu me promets que tu n'en parleras à personne ?

– Je le jure ! s'exclama la brune, une main levé et l'autre sur sa poitrine.

Astrid baissa alors la tête tout en fronçant les sourcils puis finit par relever la tête, le rouge aux joues.

– Harold et moi, on… On s'est embrassé…

La jeune Parenvrilles ne put se retenir de pousser un cri de joie.

– Mais c'est génial ! s'exclama Ingrid. Alors vous êtes ensemble maintenant ?

– Non…

– Comment ça non ? s'étrangla-t-elle presque.

La jeune Hofferson ne répondit rien, gênée. La jolie brune se ravisa alors et décida qu'elle s'y prendrait autrement pour savoir ce qui se tramait réellement entre ses deux amis.

– D'accord, acquiesça-t-elle. Allons plutôt préparer nos entraînements, tu veux ?

Astrid hocha la tête avec approbation et elles repartirent en direction des quartiers communs.

Bientôt vint le soir et les dragonniers rejoignirent leurs huttes respectives. Ingrid avait pris congé dans la hutte d'Astrid où elle passait désormais ses nuits.

Ainsi, les jours se succédèrent sur la Rive du dragon. Les journées étant rythmées par les patrouilles de l'île et les vols, mais c'étaient surtout les entraînements des filles qui les occupaient le plus clair de leur temps. D'ailleurs, celles-ci se passaient le rôle pour mener les exercices.

Ce jour là, c'était Ingrid qui dirigeait les opérations. Cela faisait déjà plus de deux semaines que les dragonniers pratiquaient ces exercices alors ils étaient habitués à cette routine quotidienne. La jeune femme se positionna devant l'ensemble du groupe, prête à donner ses instructions.

– Aujourd'hui : travail d'équipe. J'ai envie de vous faire travailler en coopération et ce, peu importe votre partenaire...

– On peut choisir les équipes ? demanda Varek.

La brune le considéra avec un air las puis un sourire se forma sur son visage.

– Bien sûr que non, sinon ce ne serait pas drôle... répondit-elle narquoisement.

Varek baissa la tête, déçu. Astrid lança un regard interrogateur à son amie, méfiante.

– Alors... Toi Rustik, tu iras avec Kranedur, quand à toi Varek , ce sera avec Kognedur... Ce qui signifie qu'Harold et Astrid, vous travaillerez ensemble ! s'exclama Ingrid.

La jeune femme arborait un sourire satisfait au plus grand dam de la jolie blonde. Astrid était loin de trouver ça drôle et lança un regard noir à l'intéressée. Aucun doute, elle en avait fait exprès.

– Il y a un problème Astrid ?

La jeune viking tiqua au pic adressé par la sœur de Dagur. Elle ne s'attendait pas à ce qu'elle lui pose la question. Harold posa une main sur son épaule.

– Je peux faire équipe avec Varek si tu préfères, lui proposa le jeune homme.

Astrid rougit légèrement et hocha la tête négativement, elle leva les yeux vers Ingrid.

– Il n'y a aucun problème, dit-elle posément.

Harold haussa les épaules. Ingrid reprit alors la parole, satisfaite de son coup.

– Bon alors maintenant que les équipes sont faites, je vais pouvoir vous expliquez en quoi cet entraînement va consister. Alors...

Elle marqua une pause et s'accroupit pour prendre quelque chose sur le sol, il s'agissait de cordes.

– Je vais prendre ces cordes pour vous attachez ensemble et à partir de ce moment là, vous devrez réaliser tous les exercices ensemble et en aucun cas vous ne devrez vous détacher, c'est compris ? déclara la jeune Parenvrilles.

– C'est une blague j'espère ?! s'indigna Kognedur.

– Pas le moins du monde et tu ferais mieux de t'y faire dès maintenant, ma belle, siffla Ingrid.

Harold et Astrid se lancèrent un regard, attendant la suite.

– Alors voilà comment ça va se passer : vous réaliserez un parcours élaboré par mes soins dans les bois, ici même sur la Rive. Ensuite, vous prendrez un de vos dragons pour vous dirigez vers l'île des ailes de la mort. Une fois là-bas, vous devrez passer inaperçus et ne faire plus qu'un avec la nature. Vous dormirez là-bas et vous devrez vous construire un abri. Au passage, j'ai caché une hache sur l'île... L'équipe gagnante sera celle qui me ramènera cette hache ! déclara-t-elle avec enthousiasme, un sourire en coin.

– Ah ça devient intéressant... lâcha Astrid.

– Rêve pas trop Astrid, t'as aucune chance contre l'équipe Rusdur ! rétorqua Rustik.

– C'est ce qu'on verra Rustik... répliqua Astrid.

– Stop ! On se calme, c'est pas une compétition ! s'exclama Harold.

– En vérité, tu es loin du compte Harold, très loin... pouffa Ingrid.

Le jeune viking émit un soupir avant de se frapper volontairement la tempe.

Les explications ayant été promulguées, la dite compétition pouvait commencer. Ils suivirent Ingrid dans les bois à dos de dragons. Une fois là-bas, elle invita chaque équipe à s'attacher par les pieds et à s'avancer vers le parcours.

– Bon, maintenant que vous êtes tous attachés à votre partenaire, on va pouvoir passer aux choses sérieuses…

Elle pointa le parcours du doigt.

– Je vais vous donner des sacs de grains que vous allez devoir transporter avec vous durant toute la durée du parcours. La course de vitesse commence maintenant, placez vous dans un couloir.

Elle déposa deux sacs devant chaque équipe et recula.

– A vos marques… débuta-t-elle.

– Je le sens pas… lâcha Harold.

– Ça va aller… tenta de le rassurer Astrid avec un sourire.

– Prêts ?

– On va vous explosez ! s'écria Kranedur.

– Dis pas de bêtises ! rétorqua sa sœur.

– Partez ! s'exclama Ingrid.

Ils s'élancèrent tous en même temps sur le parcours. Heureusement qu'ils étaient assez écartés les uns des autres pour ne pas se toucher sinon ça aurait été un carnage… Très vite, Kranedur et Rustik se retrouvèrent loin devant, suivis de près par Harold et Astrid qui avaient néanmoins du mal à les rattraper en raison de la jambe du jeune homme qui leur faisait défaut, d'autant plus qu'ils étaient accrochés au niveau des pieds.

– Je suis désolée Astrid, je peux difficilement aller plus vite… dit-il en désignant son pied métallique.

– T'inquiète pas Harold, on les rattrapera plus tard… Aide-moi plutôt à grimper, là, voilà.

Les deux amis s'entraidaient tant bien que mal, heureusement pour eux, Kognedur et Varek étaient encore loin derrière eux en raison de quelques différents…

– Dépêche-toi Varek ! T'avance à rien là ! Allez ! s'exclama la jumelle.

– Je fais ce que je peux… répondit-il tout essoufflé.

Le pauvre Varek avait du mal à soutenir la cadence imposée par le parcours d'Ingrid qui était un peu trop physique pour lui.

Harold et Astrid parvinrent enfin à la fin du parcours, après avoir grimpé dans des arbres, par-dessus des rondins de bois, sous des tunnels fait de terre et même après avoir rampé dans la boue, leurs deux sacs en main. Ils avaient pris un peu de retard mais ils pourraient le rattraper dans les airs. Ils déposèrent leurs sacs devant Ingrid puis Harold siffla Krokmou qui débarqua illico.

Ils l'enfourchèrent tous les deux et s'envolèrent à toute vitesse dans la direction de l'île des ailes de la mort.

– Ici ça me parait pas mal comme endroit, constata Astrid.

Ils étaient arrivés sur l'île et choisissaient un endroit pour établir leur campement.

– C'est parfait Astrid. On peut aller se baigner dans la rivière maintenant ?

La blonde pouffa de rire, ils étaient vraiment ridicules avec toute cette boue sur eux. A tel point qu'ils en perdaient toute crédibilité. Le jeune homme se mit alors à rire à son tour, il baissa la tête en la secouant, amusé.

– Allez viens, déclara-t-il en la relevant.

– Aha très drôle…

Le jeune homme se frappa de nouveau la tête, se rendant compte de ce qu'il venait de dire.

– Pardon, j'avais oublié…

Ils rirent de plus belle et coururent vers le ruisseau pour enfin sauter dedans. Ils s'y lavèrent même si la baignade devint très vite un jeu pour eux, d'abord à qui s'éclabousserait le plus puis à se noyer mutuellement, pendant un cours temps bien sûr. Après s'être bien amusés dans l'eau et à présent trempés jusqu'aux os, ils partirent chercher du bois pour faire du feu. Ils n'eurent aucun mal à en trouver.

Ils étaient maintenant assis, l'un à côté de l'autre, sur un tronc d'arbre, à essayer de faire du feu.

– Souffle dessus ! Voilà comme ça, émit Astrid.

La flamme avait pris, ils allaient pouvoir se sécher et se réchauffer auprès du feu ainsi que cuire les poissons qu'ils avaient tout de même réussi à prendre lors de leurs petits jeux aquatiques.

– Elle a quand même de drôles d'idées Ingrid… souffla Harold.

– C'est clair… Nous enchaîner comme ça, pour qu'elle soit sûre qu'on travaille en équipe, j'y aurais jamais pensé… Surtout que c'est assez handicapant, répondit la jeune fille.

– Désolé d'être un boulet…

– Mais non… je dis ça dans le sens où ça rend l'épreuve encore plus compliquée ! s'exclama-t-elle.

Le jeune homme se tourna alors vers elle.

– Alors ça ne dérange pas de te retrouver avec moi ?

Il avait dit ça en prenant un air sérieux.

– Quoi ? Non bien sûr que non. Pourquoi ça me dérangerait ? s'étonna la jeune femme.

– Je sais pas… Tu étais assez distante ces derniers temps.

– C'est vrai que j'ai été beaucoup prise par les entraînements à élaborer pour enseigner les techniques des défenseurs des ailes au groupe… Alors c'est peut-être pour ça que tu as eu cette impression…

– Je ne parle pas de ça Astrid… dit-il en se grattant l'arrière de la tête, rougissant légèrement.

Elle avait compris où il voulait en venir mais elle n'eut pas le temps de répondre qu'il reprenait déjà :

– Je veux parler de ce qui s'est passé chez les défenseurs des ailes…

Les joues d'Astrid prirent subitement une teinte rosée.

– Harold… commença-t-elle.

– Je sais bien que t'as pas envie d'en parler mais s'il te plaît Astrid, j'ai besoin de comprendre… pourquoi tu as réagi comme ça… Je veux dire, toi et moi on…

– Harold, je t'en pris, tu le sais très bien, je n'aime pas parler de ce genre de choses…

– Mais il le faut Astrid ! J'ai besoin de savoir ce que tu ressens de ton côté !

– Mais notre relation me plaît très bien telle qu'elle est maintenant…

– De quoi t'as peur ? s'étonna-t-il.

La jeune femme sortit de ses gonds à cette attaque personnelle, les Hofferson n'avaient peur de rien.

– Moi peur ? Je n'ai peur ni de rien ni de personne ! s'exclama-t-elle.

– Si, tu as peur, sinon tu parlerais.

– Mais enfin Harold, tu comprends pas que si je te dis ce que je ressens pour toi ça changera à jamais notre relation ?!

C'était sorti tout seul, Harold arbora un joli sourire en coin.

– Ça veut dire que tu ressens quelque chose pour moi ?

La blonde n'eut d'autre choix que d'approuver ce qu'il disait.

– Bien sûr que je ressens quelque chose pour toi, abruti.

Il sourit de plus belle et lui prit la main.

– Alors explique-moi en quoi c'est un problème si je te dis que je ressens exactement la même chose que toi ?

Les yeux d'Astrid s'écarquillèrent de surprise à la révélation du jeune homme.

– J'ai peur de la réaction des autres, avoua finalement Astrid.

En effet, la jeune fille était terrifiée par ce que la bande allait penser d'eux mais en particulier d'elle-même, elle n'avait pas envie de passer pour une sentimentale.

– Mais on n'est pas obligé de leur dire, du moins pour l'instant, sourit le jeune garçon.

Astrid sourit à cette remarque, cette perspective lui plaisait bien. Ils allaient pouvoir vivre leur amour pleinement sans le regard des autres posé sur eux.

– D'accord, approuva-t-elle.

Ils se contemplèrent alors, les yeux dans les yeux, plongeant au plus profond de leurs âmes. Ils se dévoraient littéralement du regard l'un et l'autre. Leurs visages se rapprochèrent avant même qu'ils ne s'en rendent compte. Leurs mains se retrouvèrent accrochées au corps de l'autre bien avant qu'ils ne pensent à le faire. Ils fermèrent leurs yeux et leurs lèvres se frôlèrent puis se caressèrent pour finalement se trouver dans un baiser mutuel. Ils continuèrent de jouer avec leurs lèvres encore un petit moment avant de se regarder à nouveau. Ils se sourirent encore mais amoureusement cette fois.

La soirée se poursuivit ainsi et ils finirent par manger les poissons qu'ils avaient pêchés plus tôt dans la journée tout en discutant. Puis vint le moment d'aller se coucher, ils s'allongèrent sur l'herbe fraîche et Harold invita Astrid à venir se coller à lui. Elle s'endormit alors, la tête posée sur son torse avec lui l'entourant de son bras, après avoir prononcé très distinctement un « Je t'aime » à son intention. Ce à quoi il avait répondu : « Moi aussi je t'aime » en l'embrassant sur le front.

A leur réveil, ils avaient presque oublié l'entraînement dans lequel ils se trouvaient.

– Gente dame, bonjour, lança Harold à l'intention de la blonde lorsque celle-ci ouvrit les yeux.

– 'jour… émit Astrid, à demi-réveillée.

– Bon c'est pas tout ça mais faudrait peut-être qu'on aille chercher cette hache, qu'est-ce t'en pense ?

La jeune fille se leva subitement, tout à fait éveillée, et elle sourit à l'intéressé.

– Peut-être… Mais ça c'est si tu arrives à me courir après !

Harold, pris au dépourvu, eut du mal à la suivre dans sa course folle au début puis il finit par prendre le rythme. Devant lui, la jeune viking riait comme une gamine. Il commençait à en avoir assez alors quand ils arrivèrent à l'intérieur de la forêt, le jeune garçon la fit tomber à la renverse en la poussant. Il se retrouva alors sur elle.

– Harold ! Mais t'en as fait exprès ou quoi ? ria-t-elle.

– Oui, répondit-il, incrédule.

Elle l'observa, un sourire de coin et il se pencha pour l'embrasser plus profondément cette fois. Lorsqu'ils se décollèrent l'un de l'autre, c'est là qu'ils virent quelque chose briller au soleil, c'était une hache.

– Harold ! Regarde, c'est la hache ! s'exclama Astrid.

Cependant, des voix se firent entendre de l'autre côté du buisson derrière lequel ils se trouvaient, c'étaient Varek et Kognedur. Le nouveau couple se décala alors aussi vite qu'ils le purent afin d'échapper à la vue de leurs deux amis.

– Varek ! Là ! s'écria Kognedur.

Pendant une demi-seconde, Harold et Astrid crurent qu'ils parlaient d'eux mais la jumelle parlait en fait de la hache qui était à proximité.

– On l'a trouvé Varek ! On l'a trouvé !

– Ouais ! Super !

– A nous la récompense ! Allez, viens !

Elle entraîna Varek avec elle et ils s'éloignèrent de l'endroit où se tenaient les deux jeunes gens.

– On l'a échappé belle... soupira Astrid.

Harold la considéra d'un air amusé et ils éclatèrent de rire.

Une fois de retour sur la Rive, Ingrid félicita les deux vainqueurs après que tout le monde ait pu se libérer de son partenaire.

– J'y crois pas ! Nous battu par eux ! gémit Rustik.

– Qu'est-ce que tu veux ? L'équipe Vadur est la meilleure ! Mouhaha ! le nargua Kognedur.

Il poussa un long soupir d'exaspération.

La compétition avait semblé également rapproché Varek et Kognedur au grand regret d'Ingrid qui s'en voulut de les avoir mis ensemble tous les deux. De plus, cela permit à Harold et Astrid de ne pas être découverts puisqu'Ingrid se préoccupait plus de cette histoire que de la leur.

Les deux adolescents n'avaient peut-être pas remporté cette compétition mais ce qu'ils avaient gagné valait bien plus que toutes les haches du monde.

Les jours se succédèrent à la Rive du dragon et Harold et Astrid devenaient de plus en plus proches à chaque nouvel entraînement. Ils se voyaient à présent en cachette régulièrement et Ingrid était la seule à être au courant de leur relation. Astrid avait fini par lui dire. Au moins, comme ça, elle les aidait à préserver leur petit secret.

– Ce soir chez moi, après la tombée de la nuit ? demanda Harold à Astrid.

– Pas de problème, répliqua la jolie blonde en l'embrassant sur le nez. A toute à l'heure.

Elle s'envola sur le dos de tempête, laissant un Harold plus heureux que jamais.