Salut tout le monde ! Ça va ? Je ne vous ai pas trop manqué ? Bon, j'espère que non et je pense que vous allez apprécier ce chapitre encore bien fournie en terme d'Hiccstrid !

J'ai cependant un peu changé la formule en adoptant le point de vue d'Astrid à la place du général. J'espère que ça ne perturbera pas votre lecture. Vous comprendrez pour quoi à la fin (Attention rated Ma).

Sur ce, je vous laisse et vous souhaite une bonne lecture ! Et donnez-moi vos impressions !

A bientôt !


Partie 3

– T'as tout ce qu'il te faut ? demandai-je.

– Oui c'est bon ! assura Ingrid.

Elle prit son sac et s'avança hors de ma hutte pour venir me rejoindre.

– Ah Astrid… J'arrive toujours pas à croire que je vais passer Snoggletog avec vous sur Beurk ! s'exclama la jolie brune.

– Moi non plus ! J'ai tellement hâte ! renchéris-je.

– Et moi donc !

Nous nous dirigeâmes vers les quartiers communs où les autres nous attendaient tout en discutant.

– Sinon, tu sais ce que tu vas offrir à Harold ? me lança Ingrid d'un air taquin.

Je lui jetai un vague coup d'œil avant de secouer la tête.

– Jamais tu t'arrêtes toi, hein ?

Pour toute réponse, elle me tira la langue accompagnée d'un clin d'œil. Puis d'un seul coup, une voix s'éleva de la salle commune :

– Kogne ! Krane ! Stop ! Ça suffit avec vos bêtises ! Il est hors de question d'amener Smidvarg et toute sa bande sur Beurk ! Détachez-les immédiatement ! hurla Harold.

– Mais Harold, on peut pas les laisser tous seuls aussi longtemps ! Ils vont être perdus sans nous ! gémit Kranedur.

– En plus ils auraient fait un super attelage ! renchérit Kognedur.

Harold les regarda en se massant le haut du nez.

– Je rêve…

– Allez, faites ce qu'a dit Harold, intervint Varek.

Les jumeaux le regardèrent puis sous l'agacement des deux amis, finirent par céder, non sans peine, et ils s'exécutèrent.

– Ah les filles, vous êtes là ! s'exclama Varek lorsqu'il vit arriver les deux meilleures amies que nous étions.

Harold releva subitement la tête et un sourire se dessina sur son visage lorsqu'il m'aperçut.

– Astrid… dit-il en s'approchant de moi.

Ingrid lança alors un regard à Varek, l'invitant à nous laisser seuls.

– Bon bah nous on va aller s'occuper des jumeaux ! informa Ingrid.

– Ouais merci… Allez voir où en est Rustik aussi tant que vous y êtes !

– Pas de problème Harold !

Ils s'éclipsèrent alors et nous nous retrouvâmes seuls tous les deux. Je passai alors mes deux mains derrière son cou tout en approchant mon visage du sien et je l'embrassai à pleine bouche.

– Tu m'as manqué… susurrai-je.

Harold eut un petit rire.

– Tu sais, ça remonte à pas si longtemps la dernière fois qu'on s'est vu…

Je souris.

– Je suis tellement contente qu'on s'offre enfin un peu de vacances !

– Ouais c'est vrai qu'on en a bien besoin, surtout vu le niveau de concentration de la bande ces derniers temps…

– Harold… Je te l'ai déjà expliqué, on est tes soldats mais on est aussi des êtres humains et on a une limite, et quand cette limite est dépassée, on a besoin de reprendre des forces pour travailler.

– Ouais tu as raison.

Je lui relevai le menton.

– Et surtout, je veux que tu oublies toute cette histoire pendant nos vacances. Concentre-toi essentiellement sur les bons moments qu'on va passer, d'accord ? insistai-je.

Il soupira devant mon air déterminé.

– D'accord…

Je posai alors une main sur son épaule en lui souriant.

C'est là que Rustik et les jumeaux arrivèrent, suivis d'Ingrid et de Varek.

– Bon on y va ou quoi ? s'impatienta Rustik.

Harold, qui avait pris ma main entre les siennes, me la lâcha délicatement de sorte qu'elles se séparent dans une caresse, tout en m'adressant un sourire tendre.

– Si tout le monde est prêt, on va pouvoir y aller, lança-t-il en se tournant vers le groupe.

La bande acquiesça et nous enfourchâmes nos montures pour nous envoler dans la direction de Beurk.

– Le voilà ! s'exclama Stoïk en voyant arriver son fils.

Nous descendîmes alors de nos dragons pour venir le rejoindre sur la grande place. Le chef saisit Harold dans ses bras avant de le serrer très fort contre lui.

– Bienvenue chez toi, Fils.

Nous fûmes accueillis en vrais héros sur notre île, de vrais invités privilégiés. C'est vrai que ça faisait longtemps qu'on n'était pas rentré à la maison… Un banquet avait été organisé pour notre retour et tout le village en profita. Ça faisait un moment qu'on n'avait pas fait la fête comme ça ! Nous finîmes cette soirée que très tard dans la nuit.

Les journées poursuivirent leur fil et étaient rythmées entre les banquets, les sorties en douce avec Harold et les préparations pour Snoggletog. Ça me faisait penser que je n'avais toujours pas trouvé de cadeau pour Harold… Qu'offrir à quelqu'un qui a tout ? Car il est vrai qu'il n'y avait pas grand-chose qu'Harold n'avait pas et il aimait ce qui lui était utile mais la plupart du temps, lorsqu'il avait vraiment besoin de quelque chose, il se le fabriquait lui-même… Alors à quoi bon ? J'allais devoir me creuser la tête si je voulais vraiment lui trouver un cadeau digne de ce nom. Mais ce n'était pas encore aujourd'hui que j'allais pouvoir y penser… En effet, on avait décidé de sortir faire un peu de luge dans les hautes plaines couvertes de neige avec la bande. On allait bien s'amuser et ça nous remonterait un peu le moral en l'absence de nos dragons. Car oui, ceux-ci étaient partis il y a de ça deux jours pour accomplir leur devoir annuel de maternité.

Ce fut donc le cœur un peu lourd que nous nous rendîmes dans les hautes pleines de Beurk pour nous amuser un peu dans la neige.

– Le dernier arrivé est un vieux poisson pourri ! cria Kognedur.

Tout le monde se mit alors à courir pour la rattraper sauf Harold qui restait derrière :

– C'est pas une course de vitesse !

Je pouffai de rire, après toutes ces années, il avait encore du mal à accepter que la compétition entre nous intervienne dans tout ce que l'on entreprenait. Ingrid remporta finalement la course contre une Kognedur énervée.

– Allez Kogne, c'est pas si grave… tenta de la rassurer Ingrid.

La jumelle pesta furieusement et lui envoya une boule de neige en plein dans la figure :

– A qui le dis-tu !

– Tu veux te la jouer comme ça ? Très bien.

Elle lui lança à son tour une boule de neige. S'organisa alors une grande bataille de boule de neige entre nous et très vite, les filles prirent pour cible les garçons et inversement. Jamais je n'avais autant ri de toute ma vie. On s'éclatait à envoyer des tonnes de boules de neige tels des projectiles tout en se protégeant derrière les petits murs de neiges qu'on construisait au fur et à mesure de la partie. Je m'acharnais bien évidemment sur Harold et lui aussi.

– Allez les filles, sortez un peu de votre mur de glace ! s'exclama Harold.

– Tu parles, elles ont trop la trouille de sortir ! renchérit Kranedur.

Là, Ingrid, Kognedur et moi sortîmes de notre cachette en bombardant les gars de boules de neiges qu'on était en train de préparer depuis toute à l'heure. Ils se mirent alors à courir dans toutes les directions et je pris Harold en chasse. Il n'avait pas de munition sur lui alors j'allais pouvoir lui mettre la misère d'autant plus que je courrais plus vite que lui.

– Astrid, arrête ! Astrid ! protesta-t-il.

J'eus un fou rire, il me faisait trop rire à me supplier comme ça. Il n'en pouvait plus et avançait de moins en moins vite, je finis par me jeter sur lui, explosée de rire et à bout de souffle.

– AH ! Astrid ! grogna-t-il.

Je ne pouvais plus m'arrêter de rire, il finit par s'y mettre aussi tout en me serrant contre lui alors que nous étions étalés dans la neige. Nous finîmes par nous stopper mais alors que je m'apprêtai à me relever, il me saisit la main et me refit tomber sur lui sans me lâcher.

– Laisse-moi partir ! gémis-je tout en rigolant.

– Non, dit-il en se retenant de rire.

– Harold !

– Tu as été une vilaine fille…

Avant que je n'aie le temps de réagir, il nous avait fait rouler dans la neige de sorte qu'il se retrouve au-dessus de moi, ses mains saisissant les miennes pour que je ne bouge pas.

– Et maintenant, tu es à moi… dit-il en m'embrassant sur le nez.

– Espèce d'abruti… soufflai-je.

Il fronça les sourcils puis se pencha davantage sur moi, lâchant mes mains pour venir les placer derrière ma tête qu'il releva vers lui. Il ferma alors les yeux et son visage s'approcha du mien, ses lèvres trouvant les miennes et on s'embrassa.

– Harold ! Astrid !

J'en avais presque oublié que les autres étaient là ! Harold m'aida à me relever et on se rendit compte qu'on était loin du groupe. On avait pratiquement descendu toute la vallée alors que les autres étaient restés en haut. On commença à remonter la pente mais Harold, qui était devant moi, glissa avec son pied métallique et m'entraîna avec lui dans sa chute. On dévala alors à vitesse grand V ce qu'on venait à peine de monter. Et alors qu'on pensait s'arrêter d'un moment à l'autre, je sentis la neige comme céder sous notre poids. Nous eûmes à peine le temps de comprendre ce qu'il nous arrivait que nous nous retrouvâmes encore étalés l'un sur l'autre dans une crevasse qui faisait trois fois notre taille. Nous nous relevâmes et nous commençâmes à appeler les autres pour qu'ils viennent nous sortir de là mais nous étions trop loin pour qu'ils n'entendent ne serait-ce qu'un son de notre voix.

– Il faut qu'on se rapproche du haut de la crevasse pour qu'ils nous entendent ! m'exclamai-je.

– Oui d'accord mais comment on s'y prend ? demanda Harold, incrédule.

– Fais-moi la courte échelle imbécile !

Il s'agenouilla alors et mit sa main droite en dessous la gauche pour que j'y prenne place. J'avançai alors et positionnai mes pieds dans ses mains. Il me fit alors monter d'un seul coup. Je commençai alors à crier « Au secours » pour que les autres daignent se déplacer pour nous venir en aide mais j'eu à peine le temps de dire ça trois fois que déjà Harold céda sous mon poids. A notre grande surprise, nous ne fîmes pas que nous étaler parterre une nouvelle fois dans notre chute mais nous glissâmes sur la glace avant de tomber dans une nouvelle crevasse encore plus profonde que la précédente. Je poussai un cri en m'effondrant sur Harold.

– Mince Astrid, ça va ? s'empressa-t-il de me demander.

Je me redressai subitement.

– Ce ne serait pas arrivé si tu t'étais empêché de contempler mon ravissant postérieur… dis-je sèchement.

Il secoua la tête, l'air offusqué.

– Jamais je n'aurais osé.

Je levai les yeux vers lui, arborant un sourire en coin.

– Bien sûr…

Je m'approchai de lui pour l'aider à se relever.

– Ça te rappelle pas quelque chose tout ça ? lança Harold.

Je souris. Il faisait allusion à un hiver où, après avoir fait la course avec nos dragons, une avalanche s'était déclarée et nous avions fini dans une crevasse avec nos dragons. Nous nous étions pris dans les bras instinctivement ce jour-là.

– Si, fis-je. Sauf que nos dragons ne sont pas là pour nous sortir d'ici…

– Je peux me féliciter d'avoir pensé à prendre ça avec moi ce matin alors.

Il désigna son épée de feu.

– Je le crois pas, tu as amené ton brasier ici ? m'étonnai-je.

Il acquiesça de la tête puis se dirigea vers l'extrémité de la cavité en me prenant la main. A l'aide de son épée, il dessina une porte dans le mur de glace que nous poussâmes ensuite pour nous frayer un chemin. Nous continuâmes ainsi dans ce sens jusqu'à sortir complètement des couloirs de glace pour finalement nous retrouver dans les souterrains de Beurk.

– Bien joué ! m'exclamai-je, reconnaissant ces lieux familiers.

En effet, nous nous étions beaucoup entraînés dans ces souterrains creusés par les murmures mortels aux débuts de l'académie de dragons. Décidément, toute cette aventure ravivait pas mal de vieux souvenirs en moi.

– A quoi tu penses ? me demanda Harold, m'interrompant dans mes pensées.

Je lui souris, ma main était toujours entrelacée dans la sienne.

– Oh rien… Je me disais juste que tous ces endroits… Ils me rappellent le temps où on était encore des adolescents insouciants qui rêvaient de changer le monde… finis-je par avouer, un pincement au cœur. Un temps où on n'avait pas d'adversaire redoutable à affronter, conclus-je.

Je ne sais pas ce qui me rendait si émotive d'un coup. Harold me prit dans ses bras tout en me caressant les cheveux.

– Je suis certain que toute cette histoire prendra bientôt fin Astrid.

Il se recula légèrement pour prendre mon visage entre ses mains et me regarda droit dans les yeux.

– En attendant, tenons-nous en à ce que tu m'as dit avant de partir sur Beurk : on se concentre sur les bons moments, dit-il en souriant, le nez rougi par le froid.

Il était vraiment trop mignon. Et dire que j'étais en train de faire exactement l'opposé de ce que je nous avais prescrit !

– Oui tu as raison, acquieçai-je. Vivons l'instant présent.

Nous poursuivîmes alors notre route dans les souterrains de Beurk à profiter de ce bon moment lui et moi.

Cette petite mésaventure nous avait occupé une bonne partie de l'après-midi alors quand on retrouva enfin le chemin du village, la nuit était déjà tombée. Lorsque nous arrivâmes dans le Grand Hall pour nous installer à manger avec tout le monde, la bande se rua vers nous.

– Par Thor, vous êtes rentrés ! s'exclama Varek, soulagé.

– Mais où est-ce que vous étiez passé ? demanda Rustik.

– On vous a cherché partout ! s'indigna Kognedur.

– On s'est inquiété de ne pas vous voir rentrer ! intervint Ingrid.

– Non c'est faux, moi je me suis pas inquiété, lâcha Kranedur.

Les autres lui lancèrent un regard noir.

– Tu veux que je te rappelle la scène que tu as faite quand on les cherchait mais qu'on ne les trouvait pas ? le questionna sa sœur. Il a imaginé tous les scénarios possibles et imaginables à votre sujet !

Elle tenta d'imiter son frère :

– « Ah mais si on ne les revoyait jamais ? » « Si ça se trouve ils ont été kidnappé par Viggo ! » « Ou peut être bien que les dragons les ont emmené avec eux ! ».

– Bon ok, je me suis inquiété, c'est vrai… avoua finalement le jumeau.

Harold et moi nous mîmes alors à rire de bon cœur et bientôt toute la bande se joignit à nous dans cet éclat général. Puis à table, nous leur avions raconté la façon dont nous étions tombés dans cette crevasse et comment on avait réussi à en sortir. La soirée poursuivit son fil et nous discutâmes de tout et de rien autour d'un bon festin.

Arriva finalement le soir tant attendu de Snoggletog. Tout le village s'était donné à fond pour organiser le plus gros banquet de toute l'année. Il y avait de jolies guirlandes accrochées un peu partout entre les huttes ainsi que le grand arbre orné de boucliers et de décorations en tout genre qui trônait au milieu de la grande place. Les enfants modelaient des dragons dans la neige en attendant leur retour. L'ambiance était tout de même à tendance festive, c'étaient les rares moments où les gens du village ne se battaient pas pour profiter des moments passés en groupe.

Lorsque j'arrivai dans la Grande salle accompagnée d'Ingrid, celle-ci fut impressionnée par les décorations de celle-ci.

– Et bah si je m'attendais à ça ! s'exclama-t-elle. Heureusement qu'on s'est faite toutes belles pour l'occasion sinon on aurait fait tâche !

Il est vrai que pour une fois, j'avais fait attention à mon apparence. J'étais habillée d'une longue tunique rouge, qui traînait par terre, ornée d'une ceinture dorée et rouge qui allait de ma taille jusqu'à mes pied. Ingrid quand à elle, était vêtue d'une longue tunique violette semblable à la mienne mais avec une ceinture dorée et mauve, elle avait même laissé ses cheveux ébènes détachés. Ingrid m'observa un instant en souriant.

– Tu es magnifique Astrid, je suis sûre qu'Harold va adorer !

Je rougis légèrement, je n'avais pas l'habitude de porter des robes.

– N'exagère pas Ingrid… Il ne va même pas s'en rendre compte…

– Tu rigoles j'espère ? Je n'ai pas passé deux heures cet après midi à t'élaborer cette coiffure pour rien ! s'indigna-t-elle. D'ailleurs je suis assez fière du rendu final…

En effet, Ingrid avait passé l'après-midi à essayer d'inventer une nouvelle coiffure pour mes cheveux. Et elle y était parvenue, malgré mes goûts très restrictifs. Elle avait fini par opter pour une tresse assez simple au final. En fait, elle avait gardé la petite tresse que je faisais partir du haut du crâne pour tresser mes cheveux avec comme une mèche à part entière et les avait fait coïncider en une longue tresse faite sur le côté gauche de ma tête. C'était assez joli à vrai dire et puis ça me changeait, j'avais l'air plus mature comme ça.

Toute la bande finit par arriver dans la grande salle, on se fit complimentées sur nos accoutrements et cela me fit plaisir. Cependant, je ne voyais toujours pas Harold arriver et cela m'inquiétait. Je finis par dire à Ingrid que j'allais aller le chercher quand celui-ci arriva finalement, vêtu d'une magnifique tunique verte de la couleur de ses yeux, une ceinture marron lui entourant la taille et une petite fourrure sur les épaules. Je courus alors le rejoindre, il avait l'air préoccupé.

– Astrid ! s'exclama-t-il, gêné.

– Je commençais à m'inquiéter…

– Oui… Je sais, je suis désolé. J'ai été retenu par mon père…

– Qu'est-ce qui ne va pas Harold ?

Voyant que j'avais deviné son trouble, il se gratta l'arrière de la tête en levant les yeux au ciel, comme si quelque chose le tracassait.

– C'est rien Astrid…

– Tu me la fais pas à moi Harold.

Il soupira.

– Bon, très bien mais promets-moi de ne pas t'énerver.

Je fronçai les sourcils mais finit par acquiescer.

– Ok…

– En fait mon père m'a parlé de toi aujourd'hui parce qu'il se posait des questions sur la nature de notre relation, tout ça… Et il se doutait qu'il y avait quelque chose, enfin il n'en était pas sûr mais… Ce que je veux dire, c'est qu'on a beaucoup parlé et il en est arrivé à la conclusion que toi et moi on…

– On ? l'incitai-je à poursuivre.

Il prit alors une grande inspiration.

– Bon ok Astrid, ce que j'essaye de dire c'est que mon père sait pour nous deux.

J'eus un moment de recul sur le coup. C'était quand même le chef de Beurk. Stoïk la Brute était au courant de ma relation avec son fils ! Je finis par me reprendre avant de céder à la panique, ce n'était pas si grave au fond, Stoïk était le père d'Harold après tout donc il était normal qu'il lui en parle.

– Ça va Astrid ? finit par me demander Harold, voyant que je ne réagissais pas.

– Oui. Oui ça va, c'est normal que tu lui en parles, c'est ton père.

– Alors tu ne m'en veux pas ? Parce qu'on avait dit qu'on gardait ça secret alors j'avais pensé que…

Je pris sa tête entre mes mains en souriant.

– Arrêtes Harold, c'est bon je te dis.

Il sourit alors à son tour et me fit tourner dans ses bras.

– Mais dis-moi, tu es très belle ce soir. J'adore ta nouvelle coiffure.

– Merci, tu n'es pas mal non plus.

Nous nous sourîmes une nouvelle fois avant d'aller rejoindre les autres.

La musique celtique qui retentissait dans la Grande salle coïncidait parfaitement avec l'état d'esprit des villageois. Tous étaient dans la joie et la bonne humeur de se retrouver communément autour de ce grand festin qu'était celui de Snoggletog. Mais c'était également l'occasion pour les jeunes gens de danser. En effet, cela faisait un moment que nous avions fini de manger et nous buvions du cidre tout en discutant joyeusement entre nous.

D'un seul coup, Harold avala le restant de son verre cul-sec et le posa avec vigueur sur la table puis, m'attrapant la main me demanda : « Tu danses ? ». Il m'avait tellement prise au dépourvu que je restai muette devant sa proposition. Il dût prendre ce silence pour un « oui » puisqu'il m'entraîna avec lui dans la foule de villageois qui dansaient au rythme de cette musique traditionnelle.

– Mais je ne sais pas danser… lui intentai-je.

– Et c'est à moi que tu dis ça ? dit-il en désignant sa jambe métallique.

Je pouffai de rire et finis par me prendre au jeu. Mes deux mains entrelacées dans les siennes, nous jouions avec nos pieds. Nous finîmes par y prendre goût et bientôt tout le village créa une grande ronde dans laquelle nous fûmes pris pour danser tous ensemble. On se tenait tous par les petits doigts et on les levait puis les baissait tout en faisant des petits pas chassés en tournant tous ensemble. Finalement, nous dansâmes encore un petit moment avant de retourner auprès des autres.

Lorsqu'il arriva minuit, Harold et moi étions dehors à prendre l'air, juste devant la porte du Grand Hall. Il eut un décompte et à zéro, tout le monde se souhaita un « Joyeux Snoggletog » en criant, en s'embrassant et en se prenant dans leurs bras. Gueulfor passa par là et, nous voyant tous les deux, leva les yeux vers ce qui se trouvait accroché au-dessus nous et reporta son attention sur nous en nous faisant de gros yeux. Nous levâmes alors instantanément le regard et on comprit alors quand on constata ce dont il s'agissait : du gui. Gueulfor s'éclipsa alors et Harold s'approcha de moi, me prit par la taille et vint me déposer un léger baiser sur les lèvres.

Plus tard dans la soirée, alors que nous étions tranquillement posés à discuter de tout et de rien avec notre groupe, Harold se leva pour nous quitter en expliquant qu'il était fatigué et qu'il allait se coucher. Etant en pleine conversation avec Ingrid, je n'eus même pas le temps de lui souhaiter une bonne nuit qu'il était déjà parti sans que je m'en rende compte.

– Qu'est-ce que t'attends ? m'interpela la brune. Va le rejoindre !

– Quoi mais t'es pas sérieuse ?

– Astrid…

Je soupirai, elle était incorrigible.

– Allez bonne nuit tout le monde, à demain ! m'exclamai-je avant de courir après Harold.

Je finis par le rattraper avant qu'il ne rentre chez lui. Je mis une main sur son épaule.

– Alors comme ça on part sans me dire au revoir ? fis-je.

– Astrid ? Oh je suis désolé, tu avais l'air de bien parler avec Ingrid alors j'ai pas voulu vous déranger toutes les deux…

Je souris en secouant la tête et il me rendit mon sourire. Il me prit la main.

– Tu viens dormir à la maison ce soir ? se risqua-t-il à demander.

– Je sais pas Harold… C'est pas comme quand on est sur la Rive… Là il y a ton père…

C'est vrai que j'aimais dormir avec lui dans sa hutte quand nous étions sur la Rive mais sur Beurk, ça n'était pas la même chose.

– Tu oublies qu'il est déjà au courant pour nous deux.

– Ah oui, c'est vrai, j'avais oublié…

Il me regarda, intensément, attendant ma réponse.

– Roh et puis zut ! C'est Snoggletog ! me décidai-je.

Il éclata de rire et nous courûmes jusqu'à chez lui main dans la main.

Nous étions à présent couchés, l'un contre l'autre, dans son petit lit, nous réchauffant mutuellement. Il avait passé son bras autour de ma taille pour me maintenir contre lui et j'avais mis mes mains sur son bras. Je pouvais sentir sa respiration dans mon dos.

D'un seul coup, je le sentis bouger pour venir se placer au-dessus de moi à quelques centimètres de mon visage. Il se pencha alors pour m'embrasser sur les lèvres doucement puis nous entrouvrîmes nos bouches pour laisser libre cours à nos langues qui ne tardèrent pas à s'entremêler, à se chercher et à se confondre en un baiser ardent. Nous allâmes chercher plus profondément le plaisir dans la bouche de l'autre en intensifiant cette embrassade passionnelle qui dura encore un petit moment durant lequel les caresses de nos deux langues et notre forte respiration se confondaient en un mélange exquis. La main d'Harold se montra subitement aventureuse, passant de mon bas-ventre jusque sous ma culotte, effleurant mes poils pubiens au passage, pour venir caresser mon sexe. On continua de s'embrasser puis il retira sa main et arrêta notre baiser pour me regarder droit dans les yeux. Je le regardai alors et je retirai mon haut. On se réembrassa et il me demanda ensuite de retirer mon bas donc je tirai sur mes leggings et ma culotte pour les retirer dans un même mouvement tout en le regardant. Il m'embrassa de nouveau avant de retirer son haut à son tour. Il descendit ensuite sa tête sur mon ventre et posa ses doigts sur un point sensible de mon sexe qu'il commença à caresser un petit peu avant de me pénétrer avec ses doigts. Il fit des va et vient avec ceux-ci d'abord tout doucement puis il me demanda si j'aimais ça. Je lui répondis « Oui… Très… ». Il prit alors confiance et il alterna en me caressant mon point sensible et en me pénétrant avec ses doigts de plus en plus vite. Je poussai des petits cris, des « Ah… » de satisfaction tant ce qu'il faisait était pour moi une sensation nouvelle et agréable. Il déposa également quelques baisers appuyés au niveau de mon entrejambe. Il continua ensuite ces enchaînements et plus ça allait et plus c'était bon. Alors il me demanda si j'en voulais encore et je répondis que oui. Harold me fit alors rouler sur son lit pour qu'on échange de place, j'étais à présent sur lui. Il me pénétra encore avec deux doigts par devant et l'on s'embrassait en même temps, ce qui était très plaisant. Enfin, nous finîmes par retrouver nos places initiales et il me demanda de retirer le bandeau qui cachait ma poitrine. Je m'exécutai et il vint toucher mes seins avec prudence puis il les embrassa successivement pendant que je lui déposais des baisers sur le visage. Il finit par venir sucer mon téton gauche pendant que mes mains se perdaient dans ses cheveux et que je lui mordillais l'oreille.

Il releva alors la tête de ma poitrine et m'embrassa de nouveau avant de me demander si je voulais qu'on aille plus loin. Pour toute réponse, je lui demandai de retirer son bas. Il s'exécuta. On s'embrassa encore et je sentis quelque chose de dur se frotter de tout son long sur l'intérieur de ma cuisse. Je compris qu'il s'agissait de son sexe. Il finit par le faire descendre un peu et son bout vint caresser l'entrée de mon sexe.

– Tu es prête ?

J'acquiesçai d'un hochement de tête et il s'enfonça en moi lentement. Nous retînmes tous les deux notre respiration puis il commença à bouger. Il se pencha sur moi et nous nous embrassâmes avidement pendant qu'il réalisait ce que j'appelais ses "dedans-dehors" et que j'accompagnai chacun des ses mouvement comme lorsqu'il le faisait avec ses doigts sauf que c'était beaucoup plus fort. Nous poursuivîmes ainsi nos ébats, lui sur moi, nous embrassant, avec ces mouvements de va et viens de plus en plus intenses et rapides, encore quelques instants avant de nous effondrer, submergés par les spasmes qui nous avait animé durant toute la durée de cet acte consenti, repus et satisfaits.

Lorsque je me réveillai le lendemain, à peine remise des émotions d'hier soir. Je constatai qu'Harold n'était pas dans son lit avec moi. Je voulus alors me lever mais je me rendis compte que j'étais encore nue sous les draps et j'avais beau cherché, je ne retrouvai pas ma petite culotte. Je saisis alors le haut d'Harold qui était parterre et l'enfilai, il arrivait à la limite de mes fesses, ça ferait l'affaire.

Je descendis alors en bas et découvrit mon petit ami, tout sourire, un objet caché derrière son dos.

– Qu'est-ce que… ?

– Joyeux Snoggletog Astrid ! s'exclama-t-il en me tendant l'objet qu'il avait derrière son dos.

Je restai stupéfaite devant mon cadeau.

– J'y crois pas Harold… Tu as fait cette double-hache pour moi ?

– Je savais que tu en voulais une depuis longtemps alors…

Je lui sautai dans les bras.

– Oh Harold merci ! Merci infiniment !

– De rien, c'est normal…

Je me rendais subitement compte de quelque chose; avec tout ce qui nous était arrivé, j'avais oublié une chose essentielle : son cadeau !

– Oh non… Quelle idiote je fais… Je n'ai même pas de cadeau pour toi… Je suis vraiment désolée Harold…

Je baissai la tête, honteuse. Il me la releva et sourit tout en déclarant :

– Astrid, la nuit que j'ai passé avec toi vaut bien plus que tous les cadeaux du monde…

Il avait dit ça avec tellement de sincérité, ça me touchait énormément. Je plaçai alors mes bras derrière son cou et l'embrassai fiévreusement. Il me saisit les fesses, se rendant compte que je n'avais pas de culotte et dit :

– Il est vrai que vos fesses sont magnifiques mademoiselle Hofferson, mais ce n'est pas une raison pour les montrer à tout le monde !

Je lui donnai alors un coup de poing dans les côtes, comme au bon vieux temps, et nous éclatâmes de rire. La porte s'ouvrit sur notre bonne humeur matinale. Cependant, la tête qui en sortit n'avait pas aussi bonne mine que nous.

– Ingrid ?

Elle avait l'air apeurée comme si quelque chose la tracassait. Elle n'était pas dans son état normal sinon elle aurait forcément formulé quelques sous-entendus mais là, rien. Je m'approchai d'elle.

– Qu'est-ce qu'il y a Ingrid ?

Elle nous regarda successivement puis, d'une main tremblante, tendit un papier.

– C'est une lettre de Dagur…