CHAPITRE 12


Chalet Castskill

Ils venaient de partager leur premier baiser. Et c'était….Magique, spectaculaire, et tellement incroyable que dès que les lèvres de Rick s'éloignèrent de celles de Kate, il souffla tendrement, sans lâcher son étreinte :

-Whaou..C'était…époustouflant

Face à sa remarque, qui lui rappelait leur baiser sous couverture, Kate sourit de plus belle et lui murmura à son tour :

-Tu as raison

Avec une infinie délicatesse, Rick lui caressa la joue sans la lâcher du regard. C'était comme si le temps s'était suspendu. Comme si la terre s'était arrêtée de tourner.
Il redessinait de son pouce chaque recoin de son visage, alors que ses yeux contemplaient amoureusement Beckett comme si c'était la première fois.
Toute son amertume, toute sa colère s'étaient évaporées pour laisser place à une telle joie dans son coeur que les mots lui manquaient.

Pendant plusieurs minutes, ils restèrent là, blottis l'un contre l'autre dans cette chambre, partageant l'un de leurs nombreux moments silencieux.
Ils venaient de franchir un pas énorme dans leur relation. Quatre années à se chercher, à se titiller, à se taquiner, venaient de laisser place à un amour naissant.

Jamais Kate ne s'était sentie aussi heureuse et aussi sereine de toute sa vie, et aussi soulagée. C'est comme si un poids énorme venait d'être enlevé et elle pouvait dorénavant envisager un avenir avec lui.
Rick, quant à lui, était sur un petit nuage du nom de Kate Beckett. Son sourire aurait pu illuminer une ville entière. Perdu dans la contemplation de sa nouvelle petite-amie, il en fut sorti par le son de sa voix :

-Et maintenant ?
-Maintenant ?
-Oui…..je….Que veux-tu faire ? ajouta-t-elle, peu sûre d'elle.

Elle avait l'impression d'être une adolescente face à son premier véritable amour.

-Eh bien, sourit-il en relevant son poignet gauche pour observer l'heure.
-Oui ?
-Nous avons le choix entre trois propositions, Beckett
-Lesquels ? se mit-elle à rire, face à son ton charmeur et ses yeux noirs de désir
-On pourrait lire ?
-Lire ?répéta-t-elle incrédule, mais amusée
- Oui…Lire c'est bien, ajouta, sur un ton taquin, Rick sans cesser de lui caresser le visage du bout des doigts
-Ou on pourrait se commander à manger ?
-Ou on pourrait regarder la télé ?
-Il n'y a pas de télé , Castle, sourit-elle, caressant des doigts sa nuque à son tour, tout en titillant tendrement ses cheveux.

Alors que les mains de Rick montaient et descendaient le long du dos de Kate , lui prodiguant de délicieuses caresses qui la faisaient frissonner, il lui murmura :

-Pas de télé ?….Pourquoi pas un Scrabbble, alors ?

Leurs regards ne se lâchaient plus et leurs souffles se mélangeaient au fur et à mesure de leur conversation.

-Un Scrabble ? …..Sérieux, tu n'as pas mieux pour occuper une femme ?
-Une femme? répéta Rick, incrédule et désormais soucieux
- Oui, une femme.
-Une femme , Kate !
- Ok, là tu me fais peur! Tu n'avais pas remarqué que j'étais une femme?

Relâchant son étreinte, il partit rejoindre aussi vite que possible le dossier des victimes à la recherche de documents.
Toujours debout, complètement perdue par sa réaction, elle se racla la gorge et lui demanda :

-Tu peux m'expliquer ? Ou je dois continuer à m'inquiéter pour ta santé mentale ?
-Quand je lisais les notes de Moore tout à l'heure, j'étais pas vraiment concentré, mais tu viens de soulever un point important, c'est que…
-Attends, laisse-moi deviner ? Tu as trouver comment casser l'ambiance ? ronchonna-t-elle en venant le rejoindre sur le lit pour prendre les papiers qu'il lui tendait
-Désolé
-C'est pas grave….Tu te rattraperas plus tard, fit-elle devant sa mou
-Compte sur moi, sourit-il en lui montrant du doigt certaines annotations et mots surlignés dans ces comptes rendus. Et pour ta gouverne, détective, j'avais bien remarqué quelle femme extraordinaire tu es..
- Tant mieux, sourit Kate en regardant les documents. Qu'est-ce que c'est ?
-Regarde…il a décrit Mme Bells à la perfection : jeune femme brune d'une trentaine d'années se sentant délaissée par son mari. Mme Bells est sportive et mange sainement.
-Il est psy, alors en quoi le fait de décrire ou tenter de créer un profil sur ces clients est-il inquiétant?
-Ok…Alors pourquoi décrire qu'elle est brune ? Et son âge ? ….Et pourquoi surligner ces caractéristiques-là? ajouta-t-il
-Eh bien peut-être qu'il fait une étude comparative sur….les problèmes de couples, fit-elle, sceptique, y cherchant une explication
-Oh…Donc il se pourrait, selon toi , que les brunes aient plus de difficultés de couple que les blondes ?
-Heu…..Je ne sais pas., soupira Kate.
-Noter qu'elle fait du sport et qu'elle mange sainement fait partie de ce qui affecte aussi son couple ? reprit-il pour étayer ses dires
-Non
-ça démontre simplement qu'elle était certainement canon
-Canon, hein ?
-Oui regarde-toi. Tu fais du sport et…heu…..Bon, pour manger sainement il y a encore du boulot , mais….
-Eh !s'offusqua-t-elle en lui donnant une légère tape sur l'épaule
-Quoi ? Dois-je te rappeler cette chose immonde et touffue que j'ai sortie de ton frigo à notre dernière séance télé ?
-C'est bon, abdiqua-t-elle en souriant. Alors tu penses qu'il fait quoi ?
-Je pense qu'il cible ses victimes…Et ce ne sont pas les couples, mais un certain type de femmes qui le fait frémir de plaisir
-Tu penses que c'est un prédateur sexuel ? fit-elle, encore plus sceptique
-Je pense surtout que, sans le vouloir , on t'a mise en première ligne de tir
-Pourquoi ?
-Jeune femme brune, d'une trentaine d'années qui se sent incomprise par son mari, répéta Castle en relisant les notes de Moore
-Je ne suis pas incomprise
-Rappelle-moi le mot que tu as sorti à la première réunion à l'hôtel pour nous définir ?

Réfléchissant à ces dernières paroles, elle baissa la tête alors que Rick lisait rapidement les grandes lignes du dossier des Bells.

Incompréhension…Voilà son mot. Se pourrait-il que Rick ait vu juste et que Randy Moore était celui qu'ils recherchaient pour tous ces rapts? Perdue dans ses pensées , elle repensait au regard qu'il lui octroyait quand il la contemplait, à sa main dans son dos, au café qu'il lui avait apporté devant Castle….Tout concordait.

-Il est marqué que Mr Bells commençait à s'excuser auprès de sa femme . Apparemment le couple était plus fort de jour en jour.
-C'est un bon signe, murmura-t-elle toujours dans ses pensées
-Pas vraiment
-Pourquoi ?
-Il était énervé et irrité par le comportement affectueux du mari avec son épouse…Moore était jaloux
-Il l'a noté ? demanda Kate, en prenant les papiers des mains de Castle pour les étudier
-Non….Mais tu vois comment il penche ses lettres dans ses retranscriptions? souffla-t-il tendrement à son oreille, en se penchant pour lui montrer ce qu'il avançait
-Oui, fit-elle, de nouveau troublée par cette proximité
-Il a changé sa façon d'écrire au fur et à mesure des jours. Sa typographie révèle un homme furieux.
- Tu es expert en écriture maintenant ? sourit-elle, alors que la main droite de Castle venait de se déposer dans le bas de ses reins pour une légère caresse
-Rappelle-moi mon métier ?
-Tu en as un ? le taquina-t-elle, relevant ses yeux des documents pour le contempler. A part m'exaspérer bien sûr !
-Ecrire est un métier….Surtout avec une muse aussi complexe que toi
-Tu m'étonnes ! s 'exclama Kate en éclatant de rire.

Il adorait son rire. Il avait l'impression de n'avoir jamais entendu un son aussi fabuleux depuis les premiers cris d'Alexis en salle d'accouchement. Son ton cristallin emplissait la pièce, quand deux coups à la porte les surprirent tous les deux.

-Qui est-ce ? demanda Rick, alors que Kate et lui s'affairaient à ranger aussi vite que possible tous les papiers éparpillés sur leur lit.
-C'est Jordan. Monsieur. Je vous apporte votre repas de midi.
-Heu…..oui. Deux petites minutes, réclama Castle en prenant les derniers papiers en main.

Tenant tout le dossier, il le tendit à Kate comme s'il était un enfant qu'on avait pris la main dans le sac. Souriante, devant son anxiété, elle attrapa le contenu des notes de Moore, et sans chercher pendant des lustres, elle souleva une partie du matelas pour y insérer l'objet du délit.

-Je peux repasser, si vous le désirez ? demanda le jeune homme, inquiet de les avoir dérangés
-Non
-Oui

Répondirent Rick et Kate en même temps.

-Non ? Sérieux ? chuchota-t-elle. On arrive !
-Quoi ? J'ai paniqué.
-Eh bien, réfléchis en paniquant…Si on lui dit non, il va penser qu'on …Enfin tous les deux….., fit-elle en faisant des signes entre eux.
-Et alors ? sourit Rick, à sa gêne. On se moque que Jordan sache que je te fais l'amour, non ?
-Et alors ? On est en thérapie…Enfin Mr et Mme Castle le sont, on ne peut pas batifoler après seulement deux-trois jours de psychanalyse
-Oh si, on pourrait, résister aux charmes de ton mari serait un véritable supplice pour toi, la taquina Rick, en la déshabillant du regard.

Il était plus qu'amusé par son comportement. Et comme à son habitude , il s'en délectait pour se moquer d'elle.

- Résister à tes charmes? Sérieux? Tu me mettrais encore plus dans la ligne de mire de Moore, oui ! Parce que, si je suis ta logique, il était énervé que Mme Bells retrouve trop vite son mari….
-Tu penses que Jordan nous balancerait à Moore ?
-Pourquoi pas ?
-Tu as raison, soupira Rick.
- Tu vois
-Il risque sûrement de se vanter d'avoir interrompu les ébats fougueux des Castle, peut-être pas à Moore mais à ses autres collègues et le camp est petit. Je suis désolé , je n'y avais pas pensé.
-Fougueux, hein ? chuchota-t-elle amusée
-Bien sûr, fougueux! Et torrides! Et …
-Tout doux, cow-boy, le calma Beckett en se dirigeant de nouveau vers lui

Le regard de Kate ne le lâchait pas. Elle avait entendu toute sa plaidoirie et une idée avait germé soudainement dans sa tête. Et s'ils tentaient de débusquer Moore ? Et s'ils lui faisaient croire que la thérapie marchait plus tôt que prévu ? Et si elle devenait l'appât ?

-Heu…Mr Castle ? demanda à nouveau, sur un ton embarrassé, le jeune Jordan
-J'arri…
-Chéri, mets au moins un caleçon ! s'exclama Kate en retirant son pull, sous les yeux ébahis de Rick

Sa mâchoire se décolla, ses yeux se figèrent et sa respiration…..Eh bien , il pensait qu'il ne respirait plus. Kate se déshabillait devant lui ? Non , il devait rêver ?….

-Castle, mets-toi en caleçon, murmura Beckett, en retirant ensuite son jean
-Mon ? Quoi ? balbutia-t-il, sans la lâcher du regard, les yeux totalement exorbités comme dans un cartoon.

Elle portait un ensemble bleu nuit en dentelle, qui mettait sublimement sa poitrine en valeur. Ses cheveux ondulaient jusqu'à mi-dos, et sa peau avait l'air tellement douce que tout l'air des poumons de Rick s'évapora à cette vue céleste.

Souriante, devant ses yeux gourmands, elle se dirigea vers le lit pour y rentrer en froissant les draps, et sans le lâcher du regard, elle dégrafa son soutien-gorge en veillant toutefois à le faire à l'abri de son regard noir de désir. Un drap remonté sur la poitrine, elle se mordit la lèvre inférieure et lui murmura sur un ton un peu plus autoritaire :

-Castle ! En caleçon ! Maintenant !
-Je…tu….Oui

Complètement perdu devant sa beauté , il obéit toutefois sans rechigner, et se déshabilla rapidement pour se retrouver à son tour, cette fois , complètement exposé aux yeux appréciateurs de Kate. La vue de cette dernière en sous-vêtements avait éveillé son désir qui, malheureusement pour lui, ne laissait nulle place à l'imagination. Le caleçon plus que tendu, Rick ne la lâchait toujours pas du regard. Que faisait-elle ? Telle était la question qu'il se posait depuis ….eh bien…Depuis qu'elle s'était dévêtue.

-Va ouvrir ! sourit-elle, tentant de cacher son trouble face à la vue qu'elle avait devant elle.

Elle ne s'était jamais imaginé Castle aussi bien bâti. Ses épaules carrées, son large torse musclé et protecteur, ainsi que son désir plus que tendu commençaient à éveiller, chez elle-aussi, tous ses sens.

-Tu veux que j'ouvre ?
-Oui !

Ne le voyant toujours pas bouger, elle déclara sur un ton doux mais néanmoins sans équivoque, pour que Jordan l'entende et que Rick comprenne sa démarche:

-Arrête ça, mon coeur…..Va donc récupérer notre nourriture
-Mon coeur ? répéta Castle
-Rick ! Non, gémit-elle en riant…J'ai vraiment faim ! ajouta Kate en lui montrant de la main la porte d'entrée
-Tu m'étonnes…Moi aussi j'ai faim, rétorqua, amusé, Castle en la contemplant une dernière fois avant d'aller ouvrir à Jordan.

Dire que le jeune homme était mal à l'aise était un euphémisme. Il se dandinait d'un pied sur l'autre, leur plateau-repas dans les mains.

-Bonjour Jordan ! Désolé pour l'attente.
-Bonjour Monsieur. Je suis désolé si je vous dérange ou si…
-Mais non !
- Très bien.
- Et puis quelques vivres ne pourraient que nous sustenter pour la suite des festivités, n'est-ce pas mon coeur? Sourit, d'un air entendu, Castle en se tournant pour contempler une nouvelle fois Kate, qui était en train de mâter outrageusement son joli fessier
-Oh que oui..
-Voulez-vous que je vous dépose votre plateau ? demanda timidement le jeune homme

Castle était sur le point de dire non , quand il repensa à tout le subterfuge de Kate. Elle s'était déshabillée pour entrer dans les draps ? Et certainement pas pour qu'il admire la vue ? Aurait-elle fait toute cette mascarade pour débusquer Moore ?

-Monsieur ?
-Oh oui, excusez-moi. Entrez donc Jordan, toussota Rick, penaud, alors qu'il regardait Kate qui s'ébouriffait les cheveux pour avoir l'air plus sauvage. Jamais, au grand jamais, elle n'avait eu l'air aussi sexy et torride à la fois. La vue de Beckett en petite tenue dans des draps froissés, les cheveux en bataille et le regard aussi gourmand, le fit déglutir de désir. Laissant le jeune homme entrer, il le laissa déposer le plateau sur la table, et l'écouta leur souhaiter un bon appétit avant de repartir en gardant au maximum la tête basse .

Refermant la porte derrière lui, Rick marmonna en se tournant vers Kate:

-Pas très téméraire, celui-là ?
-T'inquiète pas, il n'a rien loupé, sourit Kate, heureuse d'avoir eu cette idée
-Avec les yeux collés au plancher ? Permets-moi d'en douter
-Il a marché sur mon soutien-gorge
-Sacrilège, ricana l'écrivain en la regardant, toujours autant subjugué par tant de beauté

S'avançant lentement vers d'elle, il la vit resserrer son drap autour d'elle, comme si elle était effrayée par la suite. Ses yeux étaient hésitants, mais il pouvait y lire du désir…..Beaucoup de désir. Cherchant à la taquiner un peu plus, il prit son jean pour se rhabiller comme si de rien n'était, mais fut bloqué par l'évidence de son désir. Plus que serré dans son pantalon, il se fit prendre à son propre jeu quand Kate lui rétorqua amusée:

-Un peu à l'étroit, Monsieur Castle?

Souriant à sa boutade, il enfila son pull et lui avoua naturellement :

-T'inquiète Beckett, je gère…..enfin j'essaie.
-Je vois ça, rigola-t-elle, mais se stoppant net devant la nouvelle action de Castle .

Sans gêne, il ramassa le soutien-gorge de Kate et le contempla quelques secondes pour la déstabiliser un peu plus. Dire qu'il était stupéfait d'avoir entre les mains les dessous de Kate Beckett était un euphémisme, mais quand il aperçut, du coin de l'oeil , le rouge monter aux joues de sa partenaire, il jubila de plaisir :

-Alors détective? Que fait-on maintenant ? J'ai pas mal d'idées en tête désormais…
-Je…
-Autres que le Scrabble ou la lecture, ajouta-t-il sous son regard médusé.

Remontant les jambes jusqu'à sa poitrine pour y déposer la tête sur ses genoux, elle lui souriait amoureusement. Toute la peur ou la réticence qu'elle avait ressenti quelques secondes plutôt disparurent devant les yeux rieurs de Castle. Elle avait très envie de lui dire de la rejoindre dans ce lit pour évacuer ces quatre années de frustration, mais en même temps, elle voulait prendre son temps avec lui. Apprendre à le connaître plus intimement pour construire une histoire sur de solides bases. Perdue dans ses réflexions, elle le vit ramasser le reste de ses affaires et s'installer près d'elle pour lui caresser tendrement la joue.

-Tu es à couper le souffle, avoua Rick
-T'es pas mal non plus, Castle

Les yeux dans les yeux, ils avaient l'impression d'être de retour dans cette suite à Los Angeles, à la seule différence que Kate était nue dans le lit et que leur relation avait changé avec ce dernier baiser et ces derniers aveux.
Se penchant doucement, il vint déposer un baiser d'une infinie tendresse puis lui chuchota sur le bout des lèvres :

-Je vais me retourner…..Compter jusqu'à 60 et te laisser cacher la cause de mon trouble
-Qui est ? sourit-elle, amusée par sa voix rauque
-Ta délicieuse poitrine ? Ton effrayante et ô combien tentante peau satinée ? Tes jambes interminables? Ou…..dois-je continuer? murmura Castle en kidnappant de façon si sexy la lèvre inférieure de Kate pour la maltraiter qu'elle gémit de plaisir.

Gardant toujours une main sur son drap pour cacher sa nudité , elle se blottit un peu plus contre Rick pour approfondir son baiser . De sa main gauche, elle caressait sa nuque alors que sa langue quémandait l'entrée de la bouche de Castle.
Sans protestations de sa part, il la fit basculer et rencontra dans la même occasion la langue joueuse et ô combien sexy de sa partenaire.
Le baiser, qui au début était doux, s'intensifia sous les gémissements des deux protagonistes, la main de Rick caressait le flanc droit de Kate alors que cette dernière lâchait le drap qui se trouvait sur sa poitrine pour entourer la nuque de Castle de ses deux bras.

Sentant son désir s'accentuer de minute en minute, sur le corps de sa magnifique petite-amie, Rick ralentit doucement son baiser, pour venir ensuite picorer le bout de son nez, et soupira de frustration dans le cou de Kate, tout en s'accrochant de ses mains aux hanches de la détective . S'apercevant qu'il tentait de garder le contrôle sur la situation qui était en train de basculer dangereusement, Kate sourit devant sa bienveillance et chuchota, alors que le souffle erratique de Rick lui chatouillait la clavicule:

-J'aime ta façon de compter jusqu'à 60

Souriant à cette réplique, il répondit, la voix chargée d'émotion:

-Je ne crois pas être capable de jouer au Scrabble ce soir
-Tant mieux….J'en avais marre de gagner
-Ah oui ?
-Oui, sourit-elle, sans relâcher son étreinte.
-Et que me proposez-vous, Mme Castle ? demanda Rick, en levant la tête pour la contempler complètement étendue sous lui
-Il y avait un Monopoly aussi, non?
-Tu veux jouer à acheter des rues avec un milliardaire? Tu as envie de perdre ?
-Non….J'ai bien gagné au Scrabble avec un homme de lettres…
-Méchante ! murmura Castle en posant un léger baiser sur ses lèvres
-Always
-Hum…..Always.

Picorant une dernière fois ses lèvres, il ferma les yeux d'enchantement, puis se releva pour se retourner en commençant à compter, ce qui fit rire Kate devant son attitude.

-1….2…..3…..4…..5….., arrête de te moquer , j'essaie d'être un gentleman…6…..7….
-Je vois ça
-12…..13…14…..
-On appelle les gars, ou on mange d'abord ?demanda-t-elle en sortant du lit pour commencer à se rhabiller
-Les gars…..Ensuite le ravitaillement….
-Très bien..cher mari...

Commissariat de police

Debout devant le tableau blanc, Javier regroupait toutes les données qu'ils avaient récoltées sur la nouvelle victime.
Alan Frost, jeune étudiant mort dans une ruelle de plusieurs coups de couteaux. Aucun témoin, et d'après les premières investigations, c'était un jeune homme bien sous tous rapports sans ennui connu.
Scrutant de plus près chaque preuve, il fut interrompu par l'arrivée de Victoria Gates, son capitaine:

-Alors ? Du nouveau ?
-Non, rien….Sa petite-amie devrait arriver dans quelques minutes, elle pourra peut-être nous éclairer sur sa venue dans ce quartier mal-famé de New-York
-Ok, très bien. Où est le détective Ryan?
-Il est en train de retracer le compte bancaire de Frost
-Bien. Des nouvelles de Beckett et Castle ?
-Pas aujourd'hui, mais chef , je…
-On en a déjà parlé, détective.
-Je sais, mais combien de temps doit-on encore mentir ? Elle va bien se douter qu'il y a anguille sous roche si on ne lui apporte rien pour l'enquête ?
-Tâtez le terrain sur leur relation
-Pardon ? fit-il, atterré
-Oui. Si je les ai inscrits à cette thérapie , je vous rappelle , c'est parce que leur relation était tellement froide et compliquée qu'il y avait des retombées sur leur travail. Alors tant qu'ils n'ont pas résolu leurs problèmes, on ne dit rien.

Victoria Gates n'était pas dupe. Castle et Beckett réunis étaient le point fort dans la résolution des meurtres dans son commissariat. Les statistiques le démontraient bien. Depuis l'arrivée de Rick au douzième, le nombre de cas résolus avait doublé dans l'année. Ils formaient un tandem de choc dont elle ne pouvait pas se passer en ce moment.

Depuis peu , elle aspirait à une promotion au sein du One police Plazza, et les chiffres ainsi que les résultats seraient déterminants pour elle . Or, depuis peu, l'ambiance entre notre duo n'était pas des plus chaleureuses , et avec ça, le taux de résolution de cas piétinait.

Elle avait tenté le dialogue, mais toutes ses tentatives avaient avorté à cause du déni de l'un ou l'autre.
Frustrée par tant d'entêtement , elle avait eu une idée. Quelques jours avant la décision de cette mission sous couverture, le maire Weldon l'avait contactée au sujet de ses amis qui avaient disparu de manière suspecte après avoir laissé une lettre derrière eux. Apparemment, ils suivaient une thérapie de couple qui avait abouti à une réconciliation. Le maire lui avait donc demandé d'enquêter pour les retrouver. Gates avait alors tenté de faire comprendre à son patron, que le NYPD était un service de la criminelle et non celui dédié à la recherche des personnes disparus. Après une discussion assez houleuse, elle avait néanmoins abdiqué et avait décidé de faire quelques investigations.

Ces recherches avaient porté sur ce centre au coeur d'une thérapie de couple où les résultats était plus qu'époustouflants. Tous les couples, ou quasiment, en ressortaient convaincus par les bienfaits de ce séminaire.
Elle avait ensuite suivi les comptes bancaires des Bells, pour les retrouver à Chicago en train de roucouler dans une suite de luxe.

Soupirant devant cette tâche plus qu'ingrate que lui avait attribuée Weldon , elle allait l'avertir que ses amis allaient bien quand elle surprit une conversation entre Castle et Beckett. Lui semblait en colère et complètement détaché face aux émotions de sa partenaire :

-Je ne comprends pas, elle est drôle et pas compliquée, tout ce dont j'ai besoin en ce moment, déclara l'écrivain en laissant seule la détective, complètement troublée par sa réponse.

Reposant le combiné qu'elle avait en main, une idée germa dans la tête de Gates. Et si cette thérapie pouvait lui être bénéfique, dans un certain sens ?

-Chef, Beckett va bien s'apercevoir qu'il n'y a rien là-bas, ajouta Javier, qui sortit Gates de ses souvenirs
-Et bien espérons qu'elle s'en aperçoive après avoir réglé ses différents avec ce qui lui sert de partenaire
-Mais…
-Un ordre est un ordre , lieutenant Esposito . Remettez-vous en question votre capitaine ? déclara Gates, irritée
-Non, chef, soupira ce dernier lorsque la sonnerie de son téléphone retentit

Elle n'était pas folle , elle savait très bien qu'elle outrepassait ses droits sur cette affaire de mission sous couverture, mais elle espérait, au fond d'elle, que toute cette supercherie ne serait pas inutile..

-Yo ! déclara Javier en décrochant son cellulaire, sans lâcher du regard son capitaine. Comment ça se passe, la mission ?

A sa phrase, elle s'arrêta dans son élan et se retourna en murmurant sur un ton autoritaire, avant de rejoindre ses pénates :

-Pas un mot !


Alors pour réagir à pas mal de commentaires : ne vous inquiétez pas pour l'enquête ou pour le danger...tout sera au rendez-vous ^^mais face à mon inspiration plutôt sadique , il ne faudra pas vous plaindre ensuite, d'avoir eu du danger ^^^ Merci encore à tous pour votre fidélité

Caskettshipper31: Le mur est tombé et notre Caskett se construit tout doucement

marionpc84 : eh ben voilà le chapitre 12...rendez-vous au 13 ?

Guest1: 1m07 de lecture ^^et ben dire qu'il me faut 48 heures pour l'écrire mdr...

Guest2: T'inquiètes pas tout les sujets tabou seront abordés mais tu peux me donner des idées de thèmes...

Guest3: Les séparer ? non c'est mal me connaitre ou ...bien me connaitre plutôt mdr

Laetitiafw: En avance sur mon rendez-vous de fin de semaine, j'ai été inspiré plus vite que prévu ^^

AlwaysCaskett3012: Les faire reculer ? Non...ils vont juste devoir apprendre à avancer à deux...c'est du domaine du possible , non ? Enfin pour Beckett et Castle rien ne roule comme sur des roulettes ^^

Pau974: Un chemin jonché d'embûches...il y a de la vérité. Ce qui devait être une fanfic de 10 chapitres s'étends grâce à tous vos commentaires...alors j'ai le temps pour quelques embûches mdr

45: Tu pleures quand elle pleure ? Mais est-ce que tu es heureuse quand elle l'est...car notre pseudo Madame Castle risque d'être très heureuse dans les prochains chapitres ^^^