Montant doucement les marches du chalet, il lâcha les lèvres de la détective pour éviter de tomber alors que cette dernière , les mains dans les cheveux de Castle, se trémoussait outrageusement sur la virilité de son partenaire plus que réveillée désormais.
-Kate….Doucement…On va tomber, haleta-t-il de plaisir en bloquant ses hanches avec ses mains
Front contre front, les jambes toujours autour de la taille de Castle, elle le laissa reprendre quelque peu ses esprits.
Ouvrant la porte du chalet, il entra avec elle puis la bloqua contre le mur en refermant derrière lui.
Son dos contre la chambranle de la porte , il resserra un peu plus son étreinte sur elle, tout en lui déboutonnant son manteau, et lui déclara, les yeux noirs de désir, alors que leurs vêtements dégoulinaient sur le sol:
-Alors on en était où, détective?
CHAPITRE 16
Bloquée entre la porte et le corps musclé et trempé de Castle, Kate avait l'impression de prendre feu. Ses jambes toujours enlacées autour de la taille de Rick , elle se laissait envahir par la vague de désir qui la submergeait de part en part. Jamais encore, elle n'avait désiré quelqu'un de cette manière. Chaque souffle, chaque caresse ou chuchotement de Rick la consumait un peu plus. Elle avait l'impression d'être une jeune ado devant son amour de jeunesse.
Rick, lui, n'avait jamais cessé d'embrasser, suçoter ou mordiller ses lèvres depuis leur entrée fracassante dans leur chambre. Le parfum de cerise de Kate, sa peau frissonnant sous ses doigts ou ses halètements de plaisir rendaient Castle complètement fou.
Leurs langues dansaient avec passion pendant que leurs mains se faisaient de plus en plus entreprenantes sous leurs vêtements.
Se pressant de plus en plus contre Kate qui ondulait désormais outrageusement sur son bassin,les mains de Castle se trouvaient à présent sur ses fesses qu'il malaxait amoureusement.
- Tu ne vas pas me mettre une balle entre les deux yeux, hein? la taquina-t-il haletant dans sa bouche en empoignant plus que virilement son derrière
- Non, gémit-elle en appuyant un peu plus leur baiser.
L'ambiance dans la chambre était électrique. Leurs lèvres se livraient une bataille sans fin pendant plusieurs minutes.
Lorsque Castle recula , elle était à bout de souffle, en manque d'air face à la fougue de son écrivain sur elle. Souriant, il relâcha un peu son étreinte pour lui permettre de reposer les pieds par terre, et, tendrement, Rick lui caressa le visage pendant qu'ils reprenaient leur souffle ensemble :
- On devrait peut-être calmer le jeu, sourit-il sur un ton bienveillant
- Castle , je te promets que je ne vais pas t'abattre d'une balle si tu me tripotes, se mit-elle à rire face à son hésitation
- Bon à savoir...mais...tu sais, on a le temps pour….Enfin….
-Le sexe ? chuchota-t-elle devant sa gêne
-Oui
-Quatre années c'est bien assez suffisant, non ? rétorqua Beckett en s'avançant de nouveau vers lui pour lui retirer à son tour son manteau.
Elle avait hâte de découvrir son torse, ses cuisses, la douceur de sa peau sous ses doigts….
-Oui, mais…je…
Il n'arrivait pas à trouver ses mots tant son désir d'elle se faisait pressant. Mais malgré tout l'amour qu'il pouvait lui porter, il ne souhaitait pas la brusquer. Il souhaitait une relation avec elle, et non simplement une nuit de « sexe ». Il ne pouvait plus y avoir de retour en arrière ensuite.
Sentant son hésitation, elle posa son front contre le sien et lui chuchota, en déboutonnant un par un les boutons de sa chemise :
-J'ai envie de toi….de ton souffle, de tes caresses, de tes murmures. J'ai envie de sentir ta peau contre la mienne, Castle.
-Moi aussi…Tu ne peux pas savoir à quel point
-Mais ? sourit Kate en voyant que ses doutes ne s'étaient pas dissipés
-Mais…Si on fait ça , Kate….Il n'y aura pas de retour en arrière possible….Je ne le supporterais pas. Ce n'est pas que du sexe. Alors si tu n'es pas prête, si tu as besoin de temps ou….
-Rappelle-moi qui m'a demandé du temps ?
-...
-Castle, reprit-elle devant sa moue. Je ne veux pas que du « sexe »…..Je te veux toi, je nous veux « nous »…et je peux te promettre que je n'aurai aucun regret….Au contraire. Mais avec tout ce qui s'est passé dernièrement, si tu ne te sens pas encore….…prêt, je…
-Je pensais que toi, tu n'étais pas prête, la coupa-t-il, tout heureux et soulagé de l'entendre lui murmurer son désir de lui
-Heu….Je suis prête…réellement, je ..je suis…vraiment plus que prête, se réjouit Kate devant son regard amoureux
S'avançant de quelques pas , il la bloqua de nouveau contre la porte et lui déclara d'une voix rauque :
-D'accord….Alors dans ce cas , on attend quoi ?
Les yeux dans les yeux, ils se délectaient de ce moment, de cette tension entre eux. Doucement , il posa ses lèvres sur les siennes. Son corps se pressa contre le sien, et Rick frissonna sous le toucher de Beckett. De ses mains , elle le caressait tendrement tout en lui retirant ses vêtements.
La carrure et la douceur de la peau de Rick la firent haleter de plaisir, alors que leur baiser s'intensifiait de seconde en seconde. Elle avait l'impression quelle ne survivrait pas à autant de désir.
Chacun d'entre eux luttait pour la domination de l'autre. Le baiser tellement tendre d'y il y a quelques minutes était devenu torride et sauvage, la pièce n'était plus que murmures et halètement. Les lèvres de Rick mordillaient, suçaient celles de Kate avec tellement de fougue qu'elle faillit perdre l'équilibre.
Le coeur de Beckett battait farouchement dans sa poitrine, de sa jambe gauche, elle entoura la taille de Castle et pressa un peu plus son corps contre le sien pour sentir l'excitation de Rick à travers ses vêtements trempés.
Sa bouche avait le goût de la menthe et, jamais encore, elle n'avait eu l'impression de se consumer autant avec un simple baiser. Tout en lui la faisait frissonner, son souffle contre son cou, ses mains audacieuses sous sa chemise, ou encore son odeur sur sa peau.
-Rick, gémit-elle alors que ses doigts effleuraient ses seins sous sa tunique
-Hum
La pressant un peu plus contre lui, il descendit une de ses mains sur la ceinture du jean de Kate pour la lui retirer, alors que l'autre caressait sans ménagement son sein gauche.
Quand Castle rompit le baiser pour reprendre son souffle au bout de plusieurs minutes, il sourit face à la vision qu'il avait devant lui. Kate se trouvait désormais simplement en sous-vêtements blancs, les cheveux complètement trempés, avec une taille de moins sans ses talons. Elle était haletante et son regard si vert d'habitude était désormais teinté de désir. Elle avait l'air si sexy à ce moment-là qu'il sentit aussitôt son désir s'emballer en lui.
- Tu es trop habillé, sourit-elle en constatant qu'il portait encore son jean alors qu'elle se trouvait pratiquement nue sous son regard .
- Et toi….tu es….splendide, chuchota-t-il en la contemplant amoureusement du regard
-T'es pas mal , non plus, Castle, rétorqua Kate en sillonnant de ses doigts son torse musclé, tout en se mordant la lèvre inférieure.
Les yeux dans les yeux, ils savouraient chaque minute de ce moment si particulier. Ils en avaient tellement rêvé tous les deux , qu'ils se délectaient de chaque baiser, chaque caresse.
Baissant son regard sur son corps, comme pour le mémoriser pour la postérité, il tomba sur sa cicatrice. C'était la première fois qu'il la voyait depuis la fusillade. L'impact de la balle au milieu de ses deux monts lui transperça le coeur . Il se revoyait au-dessus d'elle au cimetière. Elle avait failli mourir, il aurait pu la perdre ce jour-là.
« Je t'aime….Kate…..je t'aime…..reste avec moi »
Les yeux emplis de larmes, il remonta son regard sur le sien alors qu'elle lui prenait la main pour la déposer sur l'objet de sa tourmente.
-Je vais bien…On va bien, murmura-t-elle devant son désarroi.
-ça te fait mal ? déglutit-il en caressant ses tissus lésés
-Non…
-Tu es sûre parce que…
- Je vais bien, Rick…. Pour la première fois depuis un an, je vais bien, avoua-t-elle la voix chargée d'émotions. Et….je suis désolée, Castle, pour tout ce que je t'ai fait endurer et …..
-Chut, la coupa Rick en déposant un léger baiser sur sa bouche, pour venir ensuite poser ses lèvres sur sa cicatrice. Tu es en vie….Tu en vie Kate…. C'est tout ce qui m'importe.
Doucement, avec une infinie tendresse, tout en lui murmurant qu'elle était en vie, il caressa ses flancs sans stopper ses baisers entre ses seins. Il avait à coeur de la sentir sous ses doigts, sous sa bouche, comme pour rendre réelle toute cette situation.
Kate, quant à elle, tremblait légèrement, submergée par tous ces sentiments. Jamais elle n'aurait cru pouvoir aimer une personne à ce point-là. La douceur, la tendresse de Rick à son égard l'émurent plus que de raison.
-ça va? chuchota-t-il en levant les yeux pour la voir au bord des larmes
-Oui
-Kate, si tu as besoin de plus de temps , je…
-Fais-moi l'amour, Rick…Montre-moi que je suis en vie.
Commissariat de New-York
Faisant les cent pas dans son bureau depuis plusieurs minutes, Gates ne décolérait pas. Comment ses propres lieutenants avaient-ils pu discuter ses ordres avec autant d'affront ! Mener une enquête dans son dos, tout en délaissant le meurtre en cours, qui plus est !
-Les ressources du NYPD ne vous appartiennent pas ! s'énerva-t-elle en tapant du poing sur son bureau, alors que Ryan attendait, mortifié, l'arrivée de son co-équipier pour le soutenir un peu.
-Je le comprends, chef, mais…
-Mais ! Il n'y a pas de « mais » ! Plus vous attendez sur une enquête en cours, plus la piste se refroidit. Vous n'avez rien donc appris ?
-Chef, Castle et Beckett pensent sérieusement que Moore est….
-Suspect ? ricana-t-elle, en se pinçant l'arrête du nez pour éviter d'hurler. Ils sont en couverture ! Bien sûr qu'ils pensent qu'il y a un meurtrier parmi eux !
Déglutissant devant son air sévère et son ton cassant, Kévin baissa la tête en repensant à toute cette journée. Il avait fait confiance en son instinct ou plutôt à celui de Castle, et s'il s'était laissé emporter encore une fois par une des folles théories de l'écrivain? L'argument de Rick sur le moment l'avait convaincu, mais ce soir, après plus d'une demi-journée d'enquête , il pensait sérieusement que Gates n'avait pas tort. Seulement toute cette mascarade l'ennuyait. Il ne savait plus où était le vrai du faux.
-Je me demande comment fait Beckett pour vous supporter tous les deux, en plus de l'écrivaillon !
Elle était hors d'elle. Comment tout ceci avait-il pu prendre des proportions aussi grandes?
Continuant de fixer son lieutenant, elle fut interrompue par trois coups frappés à la porte :
-Oui! cria-t-elle
-Heu….On m'a dit que vous vouliez me voir, Capitaine ? fit Espo, mal assuré, en entrant dans la pièce
-Eh bien ! Il vous en a fallu du temps pour enquêter sur une mascarade !
Face au ton hostile de Gates, Javier dévisagea Ryan qui se dandinait sur ses pieds, peu sûr de lui.
-Je vous demande pardon ?
-L'enquête sur les couples de Moore vous a-t-elle appris quelque chose ? ajouta-t-elle pour l'éclairer, alors qu'il se rapprochait de son partenaire .
-Judas, siffla-t-il à l'encontre de l'irlandais
-Espo, je n'avais pas le choix et…
-Et quoi ? le coupa-t-il excédé par ce nouveau rebondissement après cette journée désastreuse.
-Lieutenant Esposito, vous quereller avec votre moitié ne vous aidera pas, croyez-moi !
Sans lâcher du regard Ryan, qu'il fusillait des yeux , Javier déclara sur un ton ferme et froid :
-Je n'ai pas besoin d'aide . Je n'ai rien transgressé , j'ai simplement aidé mon supérieur hiérarchique sur son enquête.
-Son enquête ? Non mais vous plaisantez !
-Non, Chef. Ils ont une piste et j'ai préféré suivre leur instinct pour leur sécurité. Dois-je vous rappeler qu'ils ne sont pas armés?
-Et vous qu'il n'y a pas d'enquête !
-Beckett et Castle ne le savent pas. Que se passera-t-il quand elle passera les menottes au médecin ?
-Je vous demande pardon ?
-Elle est là-bas pour débusquer un meurtrier et elle va s'employer à le faire. Je ne pense pas que ça fera bonne presse quand elle arrêtera un homme qu'elle pense coupable, mais qui ne l'est peut-être pas en réalité, puisqu'on l'a envoyée là-bas sous un faux prétexte qu'elle-même ignore
-Et dîtes-moi en quoi utiliser les ressources du NYPD vous y aide-t'il ? fit-elle folle de rage. Votre rôle est de les éloigner de l'enquête afin qu'ils se concentrent sur cette foutue thérapie !
-Mon rôle n'est pas de jouer les entremetteurs. Cette mascarade a assez duré et je n'arrive toujours pas à comprendre comment vous avez pu orchestrer tout ça ! cracha Javier fatigué et irrité.
-Espo, murmura Ryan ennuyé par la tournure prise par la conversation.
Il le voyait outrepasser ses droits envers Gates, et ça commençait à l'ennuyer. Le Capitaine n'était pas d'humeur pour des actes d'insubordination, et alors que le latino allait l'envoyer balader lui aussi , il fut interrompu par la voix cinglante de leur chef :
-Insubordination à un officier supérieur, ce que vous faîtes déshonore votre plaque
-Et vous, vous déshonorez la police ! Que fera Beckett si elle est réellement en danger ? Comment allez-vous pouvoir vivre avec ça ? Ou justifier vos actes?!
-Lieutenant Esposito, je….
-Ce que vous avez fait était louable , Capitaine, intervient Ryan pour tenter de sauver la situation. Mais il se peut aussi que tout ne roule pas comme sur des roulettes. Ne pouvons-nous pas leur laisser le bénéfice du doute ? Ils ont quand même le don pour rencontrer des ennuis. Regardez, la voiture dans l'Hudson, le frigo ou dernièrement le tigre ?
Le regard noir qu'elle posait sur Javier les fit déglutir simultanément tous les deux. Les mots du lieutenant avait dépassé ses pensées. Non pas qu'il regrettait ses paroles, mais il était ennuyé par la forme de sa plaidoirie plutôt que par le fond.
Gates, quant à elle , eut un moment de doute. Et si Beckett et Castle avaient flairé quelque chose ? Après tout ce ne serait pas la première fois que cet écrivain allait à l'encontre de ses idées. Soupirant devant le choix cornélien qui était devant elle , elle commençait à se mordre les doigts de les avoir envoyés en thérapie. Sur le moment, cela semblait être une bonne idée, leurs chamailleries incessantes avaient eu raison de leur taux d'élucidation, mais désormais , Gates se demandait s'il n'aurait pas mieux valu interdire à Castle l'accès au commissariat .
Son autorité avait été, qui plus est, sabordée, mais elle comprenait le fond du problème de ses lieutenants. Elle les avait mis en porte-à-faux eux aussi. Désirant ne laisser planer aucun doute sur cette affaire, elle déclara sur un ton peu cordial:
- Vous avez jusqu'à demain midi pour me prouver qu'il y a anguille sous roche dans ce centre, au-delà de ce délai vous retournez sur l'enquête de Frost. Et si mes ordres sont de nouveaux contestés, vous irez faire la circulation à Central Park. Suis-je bien claire ?
-Demain midi, c'est un peu juste comme délai , marmonna Javier qui regardait l'heure affichée: 19 heures...
-Suis-je bien claire ? répéta, plus qu'énervée, le capitaine
-Oui, chef, acquiesça Ryan
-Lieutenant Esposito ?
-Lieutenant , souhaitez-vous un cheval pour vos rondes à Central Park ?
-Non, chef. Tout a été clair, abdiqua-t-il
-Il va sans dire que vous ne prévenez pas Beckett de cet accord. Tant que je n'ai pas la preuve noir sur blanc qu'il y a un danger , nous continuons le subterfuge.
-Oui, chef
- Au boulot, maintenant !
Chalet des Castle
Blottis l'un contre l'autre, la tête contre son torse, sa jambe emmêlée avec les siennes, Kate se laissait bercer par la respiration de Rick. Ses pensées dérivaient vers leur session plus que torride.
Elle se souvenait de ses lèvres dans son cou quand il la marquait pendant que ses mains caressaient savamment sa poitrine. Ils s'étaient totalement abandonnés l'un à l'autre. Elle avait exploré chaque partie de son corps avec ses doigts, sa langue. Elle l'avait goûté, mordillé…. Il l'avait aimée, adorée.
Traçant des lettres abstraites sur son torse, alors qu'il resserrait sa prise sur elle, elle se perdit de nouveau sous la sensation de son souffle.
Quelque peu émoustillée par tous ses souvenirs, elle se mit à rougir en se remémorant sa chevauchée sur son corps.
Tout en maintenant le rythme soutenu et outrageusement torride, elle ne l'avait pas quitté du regard. Quand elle avait senti qu'elle perdait le contrôle, elle avait cambré son corps et s'était laissée submerger par le plaisir, alors que Rick , complètement haletant, augmentait sous elle ses à-coups et glissait encore plus profondément en elle.
Jamais encore un orgasme ne l'avait portée si haut, et si fort. Ses jambes tremblaient, son corps n'était que sueur, et une délicieuse chaleur irradiait son bas ventre ainsi que tout son corps quand Rick explosa en elle.
Sa voix brisée, la façon dont son corps s'était contracté sur lui, et les cris de Kate au moment de son apogée avaient retourné tous les sens de Rick.
-ça va ? murmura-t-il la voix légèrement endormie ce qui la sortit de ses pensées
-Oui, et toi ? soupira-t-elle de bonheur contre son torse
Un sourire repu sur le visage, son corps blotti contre Beckett et ses mains caressant son dos, Castle était aux anges. Ils venaient de partager un moment….incroyable…. Sensationnel. Tout avait été parfait. Comme si leurs corps avait été créés pour s'emboîter et s'aimer.
Humant cette odeur de cerise qui lui chatouillait les narines, Rick soupira profondément en se remémorant leur montée sur le lit.
Toujours en sous-vêtements, ils avaient trébuché sur le matelas à cause de leur impatience. Rick riait face à leurs membres emmêlés, alors que Kate grognait en luttant contre la ceinture de Castle qui semblait peu encline à s'ouvrir.
-Impatiente
-Et fière de l'être, avait-elle murmuré en baissant enfin son jean, tout en prenant d'assaut à nouveau sa bouche.
Il se souvint de cette plénitude qu'il avait ressentie quand, dans un mouvement fluide, il l'avait faite sienne. Son corps si chaud contre le sien, ses ongles ancrés à son dos à chaque ondulation, leurs respirations en lambeaux quand il avait augmenté le rythme tout en s'acharnant à mordiller sa poitrine…il s'était enfin senti à sa place. Comme si, d'une certaine manière, pendant plusieurs minutes, leurs corps n'avaient plus fait qu'un. A chaque poussée, l'autre tirait dans une synchronisation parfaite.
Il se souvenait lui avoir murmuré des mots doux à l'oreille sans se détacher de son étreinte quand elle l'avait retourné pour le chevaucher.
Leur première fois avait été spectaculaire. Cela avait été doux et sauvage en même temps. Quand il l'avait entendue crier « « Castle, …je…vais…..Oh mon Dieu! », les mouvements de ses muscles abdominaux avaient commencé à croître de façon exponentielle. Avant qu'il ne puisse le retenir , il était déjà là à le submerger: un tsunami de plaisir l'emporta . Il n'eut pas le temps d'exprimer son désir d'elle qu'un orgasme le dévasta.
-Rick ? s'inquiéta Kate devant son mutisme en relevant la tête pour la poser sur son torse.
Il avait ce sourire béat et la tête dans les étoiles. Jamais il n'aurait cru pouvoir partager autant de plaisir, d'amour avec quelqu'un. Tendrement, il lui caressa le visage en lui murmurant :
-Alors c'était pas un rêve ?
-Non…ça c'est sûr, ce n'était pas un rêve, répondit-elle amusée devant son visage radieux
-Tu avais raison….J'aurais jamais imaginé.
-Donc tu as aimé?
Elle ne savait pas pourquoi elle posait cette question. Bien sûr qu'il avait aimé, elle l'avait vu se tortiller sous ses doigts, sous sa langue, elle l'avait entendu gémir, supplier et à la fin crier son nom tant son plaisir avait été immense. Elle le savait, ce qu'ils venaient de partager avait été extraordinaire. Mais malgré ces certitudes, l'entendre dire « oui » la conforterait et la soulagerait quelque peu sur ses insécurités et ses doutes à son égard .
-Oh oui, soupira-t-il en posant de façon théâtrale sa tête brusquement sur l'oreiller.
-Même le moment …où…
-Surtout le moment où…j'ai adoré, la coupa-t-il en se remémorant avec quelle façon elle l'avait emmené sur le bord quand sa langue s'était fait coquine sur son érection.
-Bien…moi aussi, sourit Kate de toutes ses dents alors que les mains de Castle descendaient sensuellement sur le bas de son dos.
Plongée dans la quiétude de leur chambre, Beckett s'abreuvait des sourires de son partenaire, de ses caresses sur son corps et de chacune de ses respirations . Leurs yeux ne se lâchaient pas mais leurs souvenirs allaient bon train.
Elle se souvenait de la bouche de Castle qui s'était faite plus qu'audacieuse et qui l'avait précipitée dans son premier orgasme. Ses doigts si doux et si agiles qui l'avaient caressée , griffée ou même cajolée.
Complètement perdus dans leurs bulles , ils sursautèrent quand ils entendirent la voix de Jordan et les quelques coups à la porte.
-Mr, Mme Castle, j'ai votre repas..
La brusque intervention du groom les surprit tous les deux. Se sentant comme des ados pris sur le fait, ils se mirent à rire de l'incongru de la situation.
-Il a le don pour tomber au bon moment celui-là, soupira Castle en l'embrassant tendrement sur les lèvres pour se lever ensuite.
- Tu as raison…..
Son corps complètement dénudé, émoustilla Kate. Il n'était pas taillé comme un athlète ou comme ses différents ex, mais une chose était sûre, il avait tout pour satisfaire une femme. Son torse bombé, ses épaules carrées ,ses cuisses musclées et son anatomie plus que généreuse l'avaient fait sombrer en quelques minutes , il y avait à peine une heure. Elle ne désirait qu'une chose : se blottir contre son corps et l'aimer une nouvelle fois. Elle souhaitait trembler sous ses doigts, sous sa bouche…
Sentant le regard désireux de sa compagne, Rick sourit en se déhanchant plus que de mesure pour aller récupérer un caleçon et un jean, tout en lui déclarant :
-La vue vous plaît-elle lieutenant ?
-Castle, soupira-t-elle alors qu'il enfilait ses dessous
-Quoi?
-Dépêche-toi de récupérer ce plateau et de revenir au lit
-Oh, oh….Miss Beckett est d'humeur câline ce soir? la taquina-t-il, en prenant son pantalon
-Câline? …..Tu en doutais ? …, répondit-elle se levant à son tour pour s'étirer devant son regard envieux.
Déglutissant devant son corps divin, il contempla chacune de ses courbes, son grain de peau, ses mamelons fièrement dressés et ses fesses…..oh mon dieu…..Ses fesses plus que tentantes. Il la vit ensuite marcher tranquillement jusqu'à la douche et ouvrir l'eau comme si de rien n'était .
-Heu…Kate….tu fais quoi ? balbutia-t-il en la voyant soupirer d'aise sous le flot de l'eau alors que Jordan frappait une nouvelle fois
-Je t'attends….et je trouve que tu te fais attendre, le taquina-t-elle d'une voix suave et féline, en se prélassant sous la douche .
-Heu…mais Jordan….heu….
-Rick ?
-Oui ?
-Je meurs de faim, et crois-moi quand je te dis que ce n'est pas de nourriture
Son regard noir de désir le fit frissonner. Ses yeux ne se lassaient pas du spectacle auquel ils pouvaient assister. De ses mains, Kate se frictionnait tendrement les jambes avec du savon pour remonter sensuellement sur son bas-ventre. Puis quand elle releva le visage pour le voir la bouche ouverte, elle sourit et continua son manège en remontant lentement vers sa poitrine, tout en gémissant de bien être.
La chaleur monta d'un cran de plus dans la chambre, et au moment où Rick déglutissait, un coup frappé à la porte une nouvelle fois le sortit de sa transe.
Déglutissant devant elle, il murmura « allumeuse » avant d'ouvrir, torse nu, à Jordan. Entrouvrant seulement la porte, afin de ne pas exposer Kate à la vue du visiteur, il vit le regard confus du jeune face à sa tenue.
Heureux de son effet, mais surtout pressé de retourner auprès de Kate, il lui retira des mains le plateau en lui confiant avec un clin d'oeil :
-Une vrai tigresse
Et sans un autre mot, il referma la porte devant les yeux ahuris de Jordan.
Salut, tout le monde ! Désolée pour ce retard de chapitre mais des ennuis de santé m'empêchent de poster comme je le souhaite. Le prochain chapitre ne sera pas si long à attendre, promis. En attendant, j'attend vos commentaires...A très vite.
