CHAPITRE 19


117th broomestreet avenue

-James, James , lève-toi, murmura, inquiète, la femme de James Stones
-Hum
-James, quelqu'un frappe à la porte. Oh mon Dieu, c'est des policiers ! James, debout!

Il était plus d'une heure et demi du matin. Dans leur grande villa somptueuse de Manhattan , les Stones n'étaient pas habitués aux coups frappés aux portes à une heure aussi tardive.
Emmitouflée dans sa robe de chambre, Ellie Stones s'était levée, complètement désorientée face au brouhaha devant la porte d'entrée.
Anxieuse, elle avait marché jusqu'à sa fenêtre pour découvrir, sur le pas de sa porte un étage en dessous, une voiture de police, gyrophare allumé, ainsi que deux personnes.

Désormais totalement affolée , elle s'était précipitée vers son mari pour tenter de le réveiller.

-Quoi ? s'énerva ce dernier.

James Stones était un homme de plus de cinquante ans, assez bourru, spécialement quand il s'agissait d'être réveillé à des heures incongrues. Il avait réussi dans la psychanalyse du jeune enfant, et avait étendu son « art », comme il aimait s'y référer, jusqu'à l'âge adulte.
Loin d'être modeste à propos de sa réussite professionnelle, il aimait l'afficher au monde entier. De sa splendide villa dans la Grande Pomme, en passant par sa dernière Lamborghini, cet homme, à qui tout réussissait, exposait son succès et s'extasiait devant sa réussite due au simple fait d'écouter les gens.

-James, c'est la police
-La police ? répéta-t-il désormais bien réveillé
-Oui, ils sont à la porte
-NYPD ! Ouvrez la porte ! hurlaient les gars

Se levant d'un pas énergique, il enfila à la hâte sa robe de chambre pour ensuite se précipiter jusqu'à la porte d'entrée, en espérant que rien de grave n'était arrivé.

-NYPD, laissez….
-C'est bon ! les coupa-t-il, excédé et un brin soucieux par le fait d'alimenter tout les commérages du quartier
-Mr Stones ? Docteur Stones ? demanda Ryan
-Oui
-Mr , nous aimerions discuter d'un de vos patients, il s'agit de…
-A une heure du matin ! hurla-t-il, cette fois-ci hors de lui.

Toute l'anxiété du premier abord laissa place à une révolte sans nom.

-James , chéri, il y a un souci ? Ce sont les enfants ?
-Non ce sont des abrutis ! s'énerva le médecin
-Ok, alors là vous allez tout de suite vous calmer ou je vous embarque au poste pour insultes à un agent assermenté, grinça Espo en le fusillant du regard

Le jeune homme était bien assez sur les dents avec cette mascarade, sans rajouter un psy hautain dans le verre déjà bien assez rempli à son goût.

-Eh bien , allez-y, je ne…
-James, chéri , les voisins, s'indigna Ellie Stones, resserrant les pans de son peignoir, tout en tentant de calmer son mari.
-Alors que fait-on ? continua le latino encore plus agacé. Soit je vous pose des questions ici , soit au commissariat ? Les voisins en seront très friands.

Javier ainsi que Ryan espéraient que le psy choisisse la première proposition. Ils n'avaient aucun motif pour un interrogatoire en règle au poste, et ils craignaient de devoir retarder l'enquête pour le bon sommeil de ce satané psy.
Après quelques secondes à se toiser du regard, le docteur Stones déclara froidement :

-Entrez !

Bois de Catskill

Toujours attaché à cet arbre, Rick tentait de se débattre pour se défaire de cette prison végétale. Son torse lui faisait atrocement mal et sa respiration était anarchique. Quand le jeune groom l'avait frappé à terre , il n'y avait pas été de main morte. L'arcade sourcilière en sang et le visage enflé et couvert de bleus, Castle ne cédait pas à l'abattement et luttait pour se libérer . Sa hargne et son entêtement devaient payer, enfin c'est ce qu'il espérait désespérément.

Au loin , il apercevait le chalet où Jordan devait certainement retenir Beckett. Kate….il avait envie de vomir face aux allusions atroces que ce malade avait faites. Il espérait de tout son coeur qu'il ne lui était rien arrivé. Il ne se le pardonnerait jamais.

Forçant comme un désespéré sur ses liens, il criait d'énervement contre lui-même :

-Allez, mais c'est pas vrai !

Salon du docteur Jones

Désormais un peu plus calme, le psy écoutait attentivement les deux jeunes lieutenants lui exposer leurs craintes au sujet d'un jeune homme qu'il avait suivi toute son enfance .

-Jordan n'est pas dangereux, contra Jones en buvant une tasse de thé que sa femme venait de servir
-Monsieur, deux de nos collègues sont actuellement en danger. J'aimerais que vous nous laissiez juger de son innocence
-Très bien, soupira-t-il . Jordan est venu me consulter la première fois à huit ans. Ses parents s'inquiétaient de son comportement.
-A quel sujet ?
-Il regardait semble-t-il un peu trop les filles. Il avait huit ans…il tentait simplement de se renseigner et…
-Huit ans, c'est un peu tôt non ? l'interrompit Ryan en notant quelque chose sur son calepin
-A quel âge avez-vous commencé, lieutenant ?
-Heu…Au collège, pas vraiment en primaire, réfléchit l'irlandais en repensant à ses premiers émois.
-Disons que Jordan était plus précoce, dans ce cas
-Pourquoi continuer la thérapie alors ? rebondit Javier qui commençait à s'agacer face à l'attitude plus que suffisante du médecin
-Disons que ce qui semblait anodin à l'époque ne l'était plus à l'adolescence
-C'est-à-dire ?
-Jordan est un gars bien , il fait énormément d'effort au quotidien pour contrôler ses pulsions, le défendit le psy
-Pulsions ?

-Mr Jones, est-ce que Jordan est un prédateur sexuel ?
-Non ! s'offusqua le médecin. Il a des soucis avec la gente féminine mais…
-Lesquels ?
-Il a un besoin de dominance. Ses pulsions le poussent à avoir des rapports plutôt autoritaires mais toujours consentis
-Vous en êtes sûr ?
-Bien entendu! Je n'aurais jamais accepté de le suivre si ce n'était pas le cas
-Donc, vous nous affirmez qu'il n'y a pas le moindre risque que notre lieutenant soit en danger avec lui ? Aucun doute ? Il ne peut pas être dangereux avec une femme ?
-Attendez, soupira Jones en posant sa tasse sur la table pour se pincer l'arête du nez avec agacement. Tout individu peut, sans prévenir, devenir malfaisant
-Vous n'écartez pas la piste du prédateur alors ? s'impatienta Javier.
-Ce que je dis, c'est qu'il y a une part d'inconnu, une zone d'ombre dans toute personne
-Une zone d'ombre ? C'est pas votre métier d'éclaircir tout ça ?
-Je ne vous permets pas de juger de mes compétences en ….
-Ma supérieure est une jeune femme brune , 1m75 environ avec une silhouette de rêve, peut-elle ou non correspondre aux envies de domination de votre poulain? s'excéda Espo
-Oui, certainement, mais comme je le disais, ses rapports sont…
-Ok, Ryan, préviens Gates que….
-Mais tous ses rapports étaient consentants ! s'affola Jones . Jordan n'a pas eu de chance dans sa vie, ce n'est pas pour ça que ce gringalet de 22 ans va faire endurer un viol ou une agression à une jeune femme. Il ne reproduira pas le schéma. Pas avec tout l'investissement que j'y ai mis !
-Le schéma ? Quel schéma ?!

-...

- Mr Jones !
-Son père battait et imposait des rapports à sa femme mais..
-Il la violait oui !
-Non, ils étaient mariés, on ne peut pas réellement parler de viol à ce stade là.
-Non mais vous vivez sur quelle planète ? L'âge de pierre c'est fini, papi! Quand une femme dit non, mariée ou non , elle dit non ! s'énerva le latino
-Un peu d'autorité ne fait pas de mal
-Vous…vous…
-Ok , Javier, on y va, l'interrompit Kévin, en lui empoignant l'avant-bras pour lui montrer la direction de la porte.

- Non, mais tu l'as entendu ? se débattait Espo outré

- Mr Jones, sachez que si quelque chose arrive à notre supérieure, une plainte pour non-assistance à personne en danger sera établie à l'encontre de votre soi-disant savoir-faire.

Resserrant sa prise sur son partenaire, Kévin l'attira tant bien que mal à l'extérieur pour rejoindre leur véhicule.

-Non mais tu l'as entendu ?
-Oui. Il n'est pas net, mais je ne pense pas que Gates va nous octroyer des patrouilles pour Catskill, ou un mandat d'arrêt contre le protégé de l'homme de cromagnon !
-On l'appelle, et quoi qu'elle décide, moi j'y vais
-Et si…
-J'y vais, avec ou sans toi !
-Javier, tenta de temporiser Ryan, on n'a rien. Tu veux débarquer au milieu de la nuit ? Et s'ils dorment tous simplement ?
-Et s'ils sont en danger ?
-On pourrait y aller demain matin ?
-Ryan, j'y vais avec ou sans toi, et si Beckett dort, tant mieux !
-Ok, tu la réveilles et tu lui dis quoi ? Hey ! Beckett ! comment vas-tu ?
-La vérité! cette mascarade a assez duré. Après, s'ils veulent rester pour régler leurs problèmes, ils sont assez grands pour juger par eux-mêmes.

Toute cette histoire avait assez duré selon Espo. Il n'aurait pas aimé qu'on l'embarque dans une telle situation, et il redoutait aussi quelque peu la réaction de Kate quand elle l'apprendrait. Mais sa sécurité primait avant tout selon lui, et il préférait une Beckett en colère qu'une Beckett enterrée.

-Ok, j'appelle Gates et je te suis quoi qu'elle dise, abdiqua Ryan.

Chalet de Jordan

Il tentait tant bien que mal de l'immobiliser, mais cette jeune femme n'était pas en manque de ressources. Sa force physique était même, selon lui, légèrement supérieure à la sienne, et c'est avec un mal de chien qu'il essayait de bloquer son corps sous le sien.

-Non , mais tu as mangé du lion! Calme-toi !
-Non! hurlait Kate en tentant de repousser son assaillant une nouvelle fois
-Eh ben pour une pin-up de milliardaire, tu as de la ressource, grinça Jordan en bloquant brutalement ses hanches avec ses deux mains sans la lâcher du regard.
-Je ne suis pas une pin-up!
-Ah bon ? Et qui es-tu Mme Castle ? sourit-il en la contemplant envieusement, sans relâcher sa prise sur son corps
-Détache-moi et je te montrerai

-...

-Quoi, tu as peur d'un petit corps-à-corps, Jordan ? C'est tout ce que tu as ? Une femme immobilisée par des menottes ? C'est pas très viril !
-Oh, tu préfères quand on te bloque contre une douche, hein? répliqua-t-il pour la déstabiliser

A sa remarque, elle bouillonna. Il les avait vus ! Il avait osé entrer dans leur intimité et ça la révoltait au plus haut point. Tout en le fusillant du regard, et sans stopper ses mouvements pour se détacher, elle lui cracha :

-Au moins, lui, il sait apprivoiser une femme sans l'attacher
-Oh mais je compte bien t'apprivoiser, susurra Jordan en se penchant pour humer son corps
-Et ensuite? Tu vas faire comme toutes les autres ? Tu vas nous enterrer ? ça ne va pas marcher cette fois-ci, Jordan, les secours sont…
-Cette fois-ci ? ricana-t-il en descendant son visage sur son ventre pour lui lécher son nombril .

Il avait réussi à lui ôter les derniers boutons de sa chemise, laissant désormais à portée de son regard, son grain de peau exceptionnel et envoûtant selon lui. Son ventre plat et le petit dessous qu'elle portait l'appelaient à assouvir toutes ses envies perfides. N'écoutant plus un mot, il laissa ses sens entrer en action. De sa langue , il retraça le bas de son ventre tout en mordillant l'élastique de son string blanc.

Terrorisée par ce qu'il entreprenait , Kate ne cessait de se débattre tant bien que mal. Ses poignets étaient dorénavant brûlés au second degré avec tous ces frottements intempestifs. Déterminée à ne lui laisser aucun répit, elle tortilla son bassin pour l'empêcher de retirer sa culotte avec sa bouche.

-Une vrai tigresse, ma parole ! commençait à s'énerver Jordan

Dans les rues de NY, en voiture

-Je sais chef .

Cela faisait plus de dix minutes que Ryan avait exposé à Gates leurs inquiétudes au sujet du jeune groom avec des pulsions sexuelles pas toujours contrôlées. Il souhaitait avoir l'aval de sa supérieure pour lancer un possible assaut, ou du moins arrêter cette mascarade avant qu'un potentiel danger n'arrive.

-Ce jeune homme n'a aucun casier
-Oui mais…
-Vous me réveillez à ….deux heures du matin, continua Victoria en regardant l'heure sur son réveil, pour me demander d'arrêter un suspect innocent pour le moment ?
-Tout individu criminel a été à un moment innocent, se défendit Ryan, alors que son partenaire accélérait l'allure de sa voiture pour enchaîner au plus vite les kilomètres .
-Lieutenant, il s'agit de…
-De Beckett et Castle. Ce sont vos hommes. Capitaine, nous avons vraiment un mauvais pressentiment.

A la plaidoirie de Kévin, Gates se leva du lit sous les murmures mécontents de son mari :

-Vic, reviens te coucher
-Pas maintenant, rendors-toi, chuchota-t-elle en se faufilant hors de la chambre
-Nous sommes loin de dormir, chef !
-8ème Liberty street.
-Pardon ?
-Le centre se trouve à la 8ème Liberty street. Il se trouve à trois quart d'heure de NY, j'envoie une patrouille locale là-bas et je vais prévenir le directeur de ce fichu havre de paix que vous débarquez, grinça Victoria
-Merci, soupira, soulagé, Ryan sous les yeux de Javier
-Ne me remerciez pas Lieutenant. Si vous avez eu tort , je vous jure que je vais faire de votre vie un enfer!
-Heu….ok.
-Dès que vous avez des nouvelles, appelez-moi ! déclara-t-elle une dernière fois avant de raccrocher en soupirant, et de déclencher l'alerte.

Bois de Catskill

Les poignets en sang, Rick avait enfin réussi à avoir un peu plus de mou dans ses liens. Fatigué et totalement terrorisé , il n'avait de cesse de tenter de se libérer.
Ses côtes lui faisaient atrocement mal et sa mâchoire devait, lui semblait-il, avoir reçu un sacré coup. Hurlant de toutes ses forces, il se basculait douloureusement mais sauvagement d'avant en arrière pour tenter de desserrer encore un peu plus ses liens.

L'air lui brûlait les poumons, il crachait dorénavant du sang, et c'est sous une nouvelle averse de pluie qu'il se débattait contre cet arbre.

Chambre de Jordan

Complètement épuisée à force de se débattre, Kate avait cessé de bouger sous les yeux étonnés de son assaillant. Des larmes perlaient sur son visage et elle avait fermé les yeux devant l'inévitable. Quoi qu'elle ait tenté , il avait le dessus sur elle. Sans ses bras, elle était totalement à sa merci.
Tentant de chasser l'envie de vomir qui lui prenait chaque fois que la bouche de ce groom touchait sa peau, elle s'imaginait avec Castle dans leur lit quelques heures plutôt. Comme si son cerveau tentait d'oublier l'instant présent, les mains, la bouche, le corps de Rick étaient la seule chose dont elle souhaitait se souvenir.

Quand il comprit qu'elle se résignait enfin à sa domination, Jordan relâcha doucement sa prise sur ses hanches pour lui écarter les jambes désormais totalement offertes sous ses yeux appréciateurs.

-Tu es divine, sussura-t-il avec son air perfide, soufflant sur sa féminité toujours recouverte de son dessous blanc

Ravalant sa salive, elle se forçait à ne pas le regarder , elle n'arrêtait pas de murmurer en pleurs: Castle…

-Non…entraîne-toi à crier Jordan, ricana ce dernier face à la détresse de sa victime.

Lentement il glissa la langue de son pubis à l'intérieur de ses cuisses pour placer directement sa tête entre les jambes de la détective. Les frissons sur les jambes de cette dernière le firent sourire, et tout en poussant d'un doigt rugueux son string blanc sur le côté pour admirer ce qui serait bientôt son dessert, il lui chuchota :

-T'inquiète pas…tu vas adorer…..

Sentir son souffle et ses mains entre ses cuisses, réveilla Kate de sa transe. Ouvrant les yeux , elle aperçut le visage illuminé de son agresseur qui allait d'ici quelques secondes poser sa bouche sur son intimité. S'apercevant désormais qu'elle avait une petite opportunité de l'arrêter, elle le laissa avec un haut-le-coeur s'approcher un peu plus de son intimité.

-Tu sens si bon

Son souffle sur sa peau et ses gémissements quand, d'une caresse perfide, il balada sa main de sa cuisse à son bout de chair, donna des nausées à Kate.

-Tu es…

Sans lui laisser le temps de comprendre ce qui lui arrivait, elle enroula, d'un mouvement de jambes expert, son cou entre ses cuisses, tout en l'empêchant de se mouvoir un peu plus. Ses talons sur son dos, ses genoux à hauteur de ses joues bloquaient totalement le groom. Piégé comme une proie , il tentait de se défaire de ce noeud autour de sa nuque. Avec une force surhumaine, elle resserra un peu plus sa prise sur lui, jusqu'à l'empêcher de respirer.

-Arrête ! criait-il en suffoquant
-Jamais !

Kate avait l'impression qu'il ne cesserait jamais de se débattre. Elle commençait à être à bout de force quand elle ressentit enfin un laisser-aller de Jordan. Totalement étranglé entre ses cuisses, il n'arrivait plus à trouver son air. Sa respiration de plus en plus saccadée, et l'acharnement de Beckett à ne pas le laisser reprendre le dessus, le firent défaillir.

Les mains de Jordan, qui tantôt la caressaient , se trouvaient dorénavant à plat sur les draps. Son corps ne se mouvait plus, mais la peur de Kate que ce soit un subterfuge l'empêchait de lâcher prise. Les abdominaux contractés au maximum , elle livrait une bataille titanesque avec son subconscient. Les yeux désormais clos, mais les cuisses toujours serrées autour de Jordan , elle fut sortie de sa transe par un brusque claquement de porte.

-Castle, souffla-t-elle, éreintée, en apercevant son partenaire complètement trempé sur le seuil du chalet

La vue qui s'offrait à Rick le tétanisa sur place. Attachée sur le lit, Kate était en pleurs face à un Jordan inconscient entre ses jambes.

-Rick

Elle n'en croyait pas ses yeux. Il était là . Elle aurait pu se sentir soulagée, mais le corps ensanglanté de son petit-ami lui retourna une seconde fois le ventre. Son arcade sourcilière était ouverte, ses poignets en sang, et quand il se mit à marcher rapidement pour la rejoindre, elle le vit boiter et grimacer face à la douleur.

D'un geste rapide, et avec une force qui la surprit , il souleva le corps inerte du groom pour le sortir du lit.

-Castle….tu vas bien ? souffla Kate en le voyant tituber

Le cauchemar qu'elle venait de vivre fut oublié face à l'inquiétude qu'elle ressentait pour son écrivain.

La tête de Castle tournait, la douleur devenait de plus en plus dure à supporter pour lui. Tournant le regard vers Beckett pour la rassurer,tout en toussotant du sang, il tomba par inadvertance sur les préservatifs usagés qui étaient devant la commode à côté du lit.
Complètement abattu, les larmes lui montèrent aux yeux et il fut interrompu par des hommes en uniforme qui se ruaient dans la chambre. Armes braquées, ils se mirent à crier sur le jeune couple à fleur de peau :

- Les mains en l'air !


Salut tout le monde,

Désolée pour le retard, voici le chapitre 19 suivi avant la fin de la semaine du 20. Je vais pouvoir reprendre les publications plus fréquemment. Alors avez-vous aimé ? je continue ? ...