CHAPITRE 23


Les deux jours d'hôpital de Castle avaient été un calvaire pour lui. Outre les soins médicaux qui s'étaient enchaînés afin de pouvoir lui rendre son autonomie au plus vite, il avait dû faire face aux réactions de sa famille.
Martha avait été plutôt compréhensive sur sa situation amoureuse, ce qui avait été tout l'inverse de sa fille.

Depuis qu'il l'avait prévenue, par téléphone, qu'il se trouvait à l'hôpital à cause d'une enquête qui avait mal tourné, elle n'avait cessé de le réprimander.

-Tu n'as pas à faire ça. Tu n'es pas flic !
-Alexis, tout va bien, tentait de temporiser Castle, sur son lit, toujours relié au drain thoracique.
-Oh tu vas bien ? Tu trouves que tu vas bien ? Tu es à l'hôpital, papa !
-Et je vais bien
-Il faudra qu'il se passe quoi pour que tu arrêtes de te comporter comme un enfant ?

-Je refuse que tu te prennes une balle dans le coeur pour ses beaux yeux ! explosa-t-elle en faisant les cents pas.
-Alexis! s'indigna Rick
-Quoi ? Tu ne vas pas me faire croire que tu suis le lieutenant Beckett pour tes bouquins ? Tu devais être juste consultant et maintenant….bon sang, tu es écrivain, pas flic !
-Je te signale que je suis ton père et que tu n'as pas à me dicter ma conduite, reprit Castle sur un ton plus ferme

Il venait tout juste de se confier à sa mère sur sa relation avec Kate et avait espéré en faire de même avec Alexis, mais à la tournure que prenait cette conversation , il espérait désormais simplement temporiser les émotions de sa fille.
Beckett l'avait quitté dans la matinée pour partir se doucher et se changer après l'avoir veillé toute la nuit. Elle lui avait promis de revenir ensuite, pour qu'ils puissent prendre une décision sur Gates et les gars. Prendre le téléphone pour prévenir sa famille qu'il se trouvait à l'hôpital avait été, au départ, selon lui , une bonne idée.

Alors voir sa fille dans tous ses états, à quelques minutes du retour de Kate, commençait à l'effrayer un peu.

-Te dicter ta conduite ? répéta-t-elle en le dévisageant. Je t'ai vu sombrer après le tir de Beckett ! Je t'ai vu boire plus que de raison, dormir sur le sofa , je t'ai vu pleurer son absence pendant qu'elle batifolait avec son médecin, et maintenant, après tout ce temps, tu continues à la défendre !
-Alexis, Kate et moi on s'est….
-Kate ? Depuis quand c'est Kate ? cracha-t-elle
-Alexis, tu devrais écouter ton père, tenta doucement Martha, qui les regardaient anxieusement inter-agir dans un coin de la chambre.

Dire que la situation la réjouissait était un grand mot, mais elle était heureuse pour son fils et Beckett. Ils avaient enfin réussi à se parler et à s'aimer sans non-dits. Elle espérait juste secrètement que la détective était sûre d'elle, et qu'elle ne briserait pas le coeur de son fils.

-Chérie , assieds-toi
-Non. Tu étais censé partir pour une enquête et te voilà allongé sur un lit, le visage ravagé, les poignets bandés et le poumon perforé
-Il n'est pas perforé
-Et tu es quoi ….heureux ? continua-t-elle, sans tenir compte de sa remarque. Laisse-moi deviner , Beckett a fini de tourner en rond et t'a laissé une chance ?
-Bon, maintenant ça suffit ! s'énerva Rick, devant le ton condescendant de sa fille.
-On est d'accord là-dessus !

Et sans un autre mot , elle sortit furibonde de la chambre malgré les appels de son père, pour se trouver nez à nez avec Beckett.

Depuis le début de leur altercation, la détective était restée en retrait derrière la porte, encaissant coup après coup les attaques de la jeune Castle.
A présent nez à nez avec elle, elle put lire dans ses yeux toute la colère et la rage que celle-ci lui portait.

-Tout ceci, c'est votre faute ! Vous ne pouvez pas le laisser tranquille ?!. Mon père n'est pas votre pantin, Beckett, c'est quoi votre problème ?
-Alexis ! s'écria Rick, impuissant sur son lit, qui voyait de loin leur altercation
-Il a failli prendre une balle pour vous! Il a failli se noyer dans l'Hudson! Brûler dans votre appartement ! Et j'en passe.
-Alexis, je…
-Je veux juste que vous partiez, que vous sortiez de nos vies, la coupa-t-elle, excédée, en la bousculant pour partir, folle de rage.

Totalement prise au dépourvu par tant de haine, Kate baissa les yeux au sol en se souvenant des derniers mots de la jeune fille « Tu buvais, tu pleurais, tu as failli prendre une balle », le visage totalement dévasté, elle fut sortie de ses songes par les bras réconfortants de Martha qui lui chuchota à l'oreille:

-Elle va se calmer, elle a simplement eu peur
-Elle a raison , Martha
-Ne vous avisez pas de faire marche arrière. Mon fils compte sur vous.
-Mais Alexis...
-Ne lui brisez pas le coeur, Richard doit être votre priorité désormais, donnez-vous une chance, répondit la matriarche après avoir relâché son étreinte, partant et les laissant seuls.

Ces deux derniers jours avaient donc été un enfer pour Rick, depuis ce jour-là Alexis ne s'était plus présentée devant lui et Kate avait finalement abdiqué le matin de sa sortie :

-Je ne veux pas me mettre entre vous deux, soupira-t-elle
-Tu ne le fais pas, elle va se calmer
-Castle, je….
-Non. Je vais rentrer et avoir deux mots avec ma fille, et tout va bien se passer.
-Tu ne peux pas l'obliger à m'accepter, se résigna-t-elle, en stoppant d'un geste tendre sa main qui s'activait à faire sa valise. Je la comprends Rick. Tout ce temps….Je t'ai fait du mal, et…je comprends qu'elle me déteste.
-Elle ne te déteste pas

Au regard sceptique qu'elle lui lança, il continua sur un ton qu'il voulait convainquant:

-Elle a eu peur. Elle a juste besoin de temps pour se faire à l'idée.
-Du temps? Rick , elle n'est même pas au courant pour nous deux. Peut-être que c'est mieux ainsi, d'ailleurs, murmura-t-elle peinée
-Quoi ?
-Ta fille est la personne la plus importante dans ta vie, je ne veux pas nuire à votre relation
-Kate, tu ne nuis pas à notre relation, elle.…
-Je t'aime Castle, chuchota-t-elle. Mais il est hors de question qu'on démarre une relation comme ça.
-Alors quoi ? Tu fais marche arrière à la première embûche ? fit-il surpris en la dévisageant
-Je ne fais pas marche arrière. Je dis juste qu'on devrait faire une pause le temps que tout se calme.
-Une pause ? Après une nuit ensemble ? Tu veux faire une pause !
-Rick, parle avec Alexis , réglez le problème. Si le souci, c'est les enquêtes, arrête de me suivre, si c'est moi…
-Arrête de me fréquenter ? la coupa-t-il, hors de lui et fatigué de faire tampon entre elle et sa fille
-Non….. Je ne suis pas douée comme toi avec les mots, reprit-elle en passant une main dans ses cheveux nerveusement
-La question est simple, pourtant, Beckett.

Beckett. Il ne l'avait plus appelée ainsi depuis des jours. Son nom dans sa bouche et la hargne dans son regard, la firent reculer d'un pas.

-Veux-tu être avec moi , oui ou non ?
-Castle...
-C'est simple comme question … et pas…
-Compliqué? Sérieux!

Soupirant devant ce nouveau combat, il baissa le regard sur sa valise qu'il referma, et murmura la voix brisée :

-On a fait l'amour et c'était….extraordinaire, tu m'as dit « je t'aime » et deux jours après tu me quittes.
-Je ne te quitte pas. Je te dis juste que je t'attendrai.
-Tu m'attendras, pourquoi ? Je suis prêt, grinça-t-il devant son entêtement
-J'attendrai alors qu'Alexis soit prête.

-Rick, s'il-te-plaît comprends-moi.
-Je t'ai attendue pendant quatre ans Beckett, j'en ai fini avec ça. Le jeu du chat et la souris a eu raison de moi. Te comprendre , ok…..mais est-ce que toi, tu essaies te me comprendre ? fit-il, blessé qu'elle envisage de faire une pause.
-Je….
-Mr Castle , les interrompit une infirmière qui entra dans la chambre avec des papiers de sortie.
-Oui
-Voici votre ordonnance et votre prochain rendez-vous pour vérifier que tout se passe bien. On m'envoie vous dire aussi que le taxi que vous avez commandé est ici.
-Merci pour tout, sourit faussement Castle en prenant tout en main
-Bon rétablissement , monsieur, termina la soignante en sortant de la chambre.
-Rick , je…
-Alors on fait quoi Beckett ? On prend un ou deux taxis ? la coupa-t-il, blessé.

Il en avait assez de tout ce remue-ménage sur sa situation amoureuse. Il avait à coeur de s'expliquer avec sa fille et de remettre toute sa cosse de petits pois dans le bon chemin, mais les doutes de Beckett sur la suite des événements et son envie de faire une pause avaient fini par le contrarier.

Ereinté de devoir comprendre tout le monde, il prit son manteau, sa valise et partit de la chambre en la laissant faire son choix elle-même. Il ne pouvait pas être celui qui pousse continuellement dans cette relation, il en avait assez d'attendre .

Soit elle le suivait et leur donnait une réelle chance, soit elle restait dans cette chambre et lui briserait le coeur.

Loft des Castle

Depuis plusieurs minutes, Martha répétait le même discours à Alexis. La matriarche avait à coeur que le retour à domicile de Rick se déroule sous les meilleurs hospices.
Au début plutôt conciliante avec la réaction de sa petite-fille , elle l'avait laissée décharger sa colère pour, pensait-elle, mieux se calmer par la suite, mais plus les heures et les jours avaient passé loin de son père , moins Alexis semblait vouloir se résigner à laisser une chance à Beckett.

Fatiguée par son comportement de fille gâtée dont elle n'était pas habituée de sa part, Martha sortit de ses gonds quand elle l'entendit encore grommeler sur le retour de son père avec Beckett :

-Alexis , stop ! s'énerva enfin sa grand-mère. Tu agis comme une enfant pourrie gâtée! Maintenant tu vas arrêter de bouder et tu vas commencer à réfléchir à toute cette situation.

Jamais sa grand-mère lui avait parlé sur ce ton. Martha toujours si joviale et optimiste n'avait jamais réprimandé sa petite-fille avec autant de virulence. Complètement prise au dépourvu par la réaction de sa grand-mère, la jeune Castle s'immobilisa au milieu de salon pour la dévisager.

-Ton père a toujours été présent pour toi depuis que tu es née. Malgré son air de joli coeur , il a su prendre son rôle de père très au sérieux. Je ne pense pas m'avancer en disant que tu as un père exceptionnel, Alexis Castle !
-Mais….
-Et , reprit Martha en la pointant du doigt, il t'a toujours fait passer en premier, toujours. Alors pour une fois dans sa vie sentimentale, ne peux-tu pas lui laisser le bénéfice du doute ? Tu as eu peur, je l'entends, mais il va bien ! Pour une fois, son bonheur ne peut-il passer en premier ?
-Jusqu'à qu'il soit à nouveau pris pour cible, marmonna-t-elle
-Ou qu'il se fasse renverser par une voiture en sortant te chercher au campus. La vie est faite de pleins d'imprévus, parfois bons, parfois moins bons….mais c'est la vie, et on se doit de la célébrer chaque jour que Dieu fait. Chérie, soupira-t-elle fatiguée, on a un seul amour dans toute sa vie et ton père l'a trouvé. Je suis certaine que si tu laisses une chance à Beckett, elle pourrait t'étonner.

Devant le mutisme de sa petite-fille qui se trouvait dorénavant à lorgner le sol d'un air songeur, Martha se rapprocha d'elle pour lui prendre les mains et lui déclarer :

-Ton père a une étincelle qui brille dans ses yeux quand il est heureux. Cette étincelle, je la vois à chaque fois que son regard se pose sur toi, à chaque fois qu'il touche un clavier, mais aussi à chaque fois qu'il contemple…
-Beckett, la coupa-t-elle en relevant la tête, rouge de honte.
-Oui. Ils ont fait des erreurs, je te l'accorde, mais ce sont leurs erreurs et elles leur appartiennent. J'en ai fait moi aussi pas mal dans ma vie, comme tu en feras toi aussi. Mais je peux t'assurer que le jour ou tu prendras conscience de tes propre erreurs , tu préféreras avoir ton père à tes côtés plutôt qu'à te sermonner.
-Mais si elle lui brise le coeur, chuchota -t-elle, dépitée
-Et si lui, il lui brise le coeur ? Ou, et si tout fonctionnait bien ? Malgré ses erreurs, le détective Beckett a toujours été présente pour toi. D'ailleurs lors de la prise d'otages dans cette banque, où était Ashley ? Où était ta mère ?
-Je sais
-On a failli mourir dans cette banque et sans avoir eu l'occasion de signer mon premier prêt !
-Grand-mère !
-Et tout ceci n'était pas la faute de Beckett. C'était le hasard. Alors ton père risque sa vie pour elle, oui, mais elle risque aussi sa vie pour lui.

Alors qu'elle allait répliquer, Alexis fut interrompue par la porte d'entrée qui s'ouvrit sur Castle, fatigué, sa valise à la main.

-Richard, chéri ! Te voilà ! s'extasia Martha, en priant intérieurement que sa petite-fille retourne sur le droit chemin
-Bonjour mère, soupira-t-il, en déposant ses affaires près du porte-manteau, sans lâcher du regard sa fille.
-Où est le détective Beckett ? Elle devait te ramener, non ?
-Elle l'a fait, mentit Castle. Mais Kate n'a pas dormi depuis deux jours, alors je lui ai dit d'aller se reposer .
-Pauvre chérie, tu as eu raison de la raisonner, d'ailleurs tu devrais suivre tes conseils et aller t'allonger.
-Je veux parler à Alexis avant.
-Richard , tu devrais….
-J'aimerais être seul avec elle , mère, déclara Rick, abattu, en allant s'installer sur le sofa du salon , le dos courbé, la tête basse et le coeur lourd désormais.

Poste de police

Après avoir laissé Rick rentrer chez lui seul, Kate avait pris un taxi pour se rendre au commissariat. Elle se sentait complètement vidée. Les paroles de Castle ne cessaient de tourner encore et encore dans sa tête : « on a fait l'amour, tu m'as dit « je t'aime » et tu me quittes ».

Elle ne souhaitait pas cette pause, mais elle ne voulait pas non plus être un obstacle dans sa relation avec Alexis. Elle avait espéré pendant deux jours que la jeune Castle s'adoucisse et tente à nouveau le dialogue avec son père, mais son absence au chevet de son père en disait long sur sa hargne à son sujet.

Le coeur meurtri de devoir une nouvelle fois lui faire du mal, elle l'avait laissé retourner seul au loft, les mains tremblantes, le visage en larmes et le coeur serré qu'il prenne ce refus comme une rupture.

Voulant remettre sa vie sur la bonne route , elle avait alors décidé de retourner au commissariat pour discuter avec son supérieur. Ces deux jours lui avaient laissé le temps de réfléchir à la situation, et de tenter de trouver une solution à tout ce gâchis.

Descendant du taxi, elle resserra les pans de son manteau sous l'arrivée d'une bourrasque de vent, et entra dans le bâtiment gris du douzième. Les cheveux emmêlés et le visage fatigué , elle salua chacun de ses collègues de la tête et entra dans l'ascenseur.

Quelques minutes passèrent, et elle se retrouva dans le hall du douzième qui était en pleine effervescence, sans qu'elle s'en rende vraiment compte. Cherchant du regard si le capitaine avait un entretien , elle tomba sur les gars qui se chamaillaient pour prendre le stylo noir du tableau blanc.

Souriant devant leurs enfantillages, elle passa près d'eux sans un mot et se dirigea directement vers le bureau de Gates.

-Beckett, déclara sur un ton surpris Ryan
-Ryan
-Hey…content de te voir, fit, gêné, Javier.

-Comment va Castle?
-Il est rentré à la maison.

Elle ne souhaitait pas s'étendre sur le sujet « Rick Castle », la matinée avait déjà été assez dure sans qu'on lui parle de lui toutes les 5 minutes.

-Bien. Et ….toi ? demanda, hésitant Espo, qui n'arrêtait pas de culpabiliser pour toute cette affaire
-A ton avis ?

Elle ne souhaitait pas faire d'esclandre au poste, ou simplement leur en vouloir pour le reste de sa vie, elle comprenait qu'ils n'avaient pas vu le danger auxquel elle s'exposait, et qu'ils ne pensaient pas à mal en suivant pendant quelques jours les ordres du Capitaine, mais qu'ils se mêlent ainsi de sa vie privée l'exaspérait toujours autant. Ce qu'elle vivait, ressentait n'était pas un terrain de jeu ou une source de pari.

Que Lanie lui ait avoué que les gars avaient été hors d'eux et qu'ils avaient tenté à plusieurs reprises de lui dire la vérité, avait adouci quelque peu sa hargne

« Flashback
-Alors pourquoi ne pas le faire ? Pourquoi ne pas me dire la vérité ? demanda hargneusement Beckett dans la chambre de Castle
-Parce qu'ils ne sont pas toi. Ils ont besoin de toi pour avoir un repère.
-Tu plaisantes, là ? Ils sont flics !
-Tout le monde n'a pas le même sens du devoir ou la même force de caractère que toi. Ils sont très bons dans ce qu'ils font, mais ce sont des hommes. Ils suivent les ordres sans réfléchir.
-Hey ! s'indigna Rick devant cette remarque.
-Désolé Castle, sourit Lanie, devant son air bougon.
-On n'est pas des moutons !
-Je le sais….je dis juste que Beckett est comme une sorte de berger pour eux.
-Lanie, soupira Kate devant sa remarque.
-Une bergère sacrément sexy !
-Castle !
-Ils s'en veulent, je te le jure. Ils ont remué ciel et terre pour toi. Ils ont même réveillé le psy de ce fou en plein milieu de la nuit pour l'interroger sans mandat. Ils ont suivi les ordres…..ok…..mais ensuite, quand vous leur avez avoué que quelque de chose de louche se tramait dans ce centre, ils ont tout fait pour vous aider. C'est grâce à eux que la police locale a été prévenue et est intervenue. »

Les paroles de Lanie avaient apaisé quelque peu les tensions et sa rancune, mais elle savait pertinemment qu'il lui faudrait du temps pour pardonner et leur faire confiance de nouveau.

-Je…. , oui , bafouilla le latino devant la remarque de sa supérieure. Je…..On est vraiment désolés, pour ce que ça vaut.

Sans un mot, Beckett continua son chemin vers le bureau du Capitaine sous les yeux larmoyants de son équipe. Alors qu'elle allait frapper, elle se retourna pour leur déclarer :

-J'ai besoin de temps…On a besoin de temps pour…vous pardonner.
-Ok, ok….prenez tout le temps dont vous avez besoin, toi et Castle, reprit, compréhensif, Javier qui se doutait bien qu'ils ne pourraient pas être pardonnés en un claquement de doigt.
-Ok, soupira-t-elle, la boule au ventre d'être en conflit avec tout le monde. En attendant , Espo donne le feutre à Ryan, c'est son tour d'écrire sur le tableau blanc
-Mais , je….Ok, sourit-il heureux.

Lui rendant son sourire, Beckett frappa à la porte de sa supérieure pour enfin mettre les points sur les « i ».

Loft de Castle

-Alors, comment vas-tu citrouille, soupira Rick, en relevant enfin le visage sur sa fille qui restait comme figée au milieu du salon.

Son absence à ses côtés avait été pour lui un véritable enfer. Au-delà des mots qu'elle avait eus à son encontre, et qui l'avaient blessé , ne pas pouvoir la voir ou lui parler avait été une torture pour Castle. Lui qui se targuait d'avoir une relation fusionnelle avec sa fille, s'était senti bien seul pendant son hospitalisation.

Les paroles qu'elle avait eues à son égard et à l'égard de Beckett l'avaient mis très en colère aussi, et il souhaitait bien avoir une explication avec elle dorénavant. Mais au delà de son énervement, il était inquiet pour elle. Jamais encore elle n'avait agi ainsi avec lui.

Décidant d'adopter un ton doux mais, cela dit, ferme avec elle, il releva le visage pour la voir en pleurs devant lui:

- Alexis
-Je suis désolée, papa
-Désolée ? Tu peux l'être, soupira Rick pour qui ces excuses étaient insuffisantes. Je ne comprends pas, citrouille. Je ne te comprends pas.


Gwenyfar Maat : Je te remercie. Je ne sais pas si je prend confiance mais j'écris avec plus de plaisir. La série me manque atrocement.

christfancaskett: si tu te souviens de ton dernier commentaire, tu risques de me maudir ^^

julie91: Finalement la grande question est : Castle pardonnera-t-il à Kate de l'avoir laissé encore une fois.

Mariaulemen84: Contente que tu sois fan et rendez-vous au 24.

Ana808: Beckett a rendez-vous avec Gates, la suite de leur entrevue dans le 24.

Melbea: Hey, il n'y a pas d"incohérence. Tu devrais relire le chapitre précédent. Kate déclarant qu'ils ne sont pas mariés , l'infirmière suppose que Rick attend encore sa femme qui se trouve chez eux.

Pau974: Gates a outrepassé ses droits et doit être puni en fonction, les gars culpabilisent à mort et Alexis aussi maintenant. Kate a fait marche arrière pour le bonheur de la petite rouquine et finalement Rick ramasse les pots cassés.

emiliepousse45: Tu les trouvent toujours aussi choux ?

blackwidow90legolas88: un chapitre à couper le souffle ? whaou, eh bien merci.

castlefan: une double publication? pas cette semaine en tout cas. Je viens de redémarrer mon traitement et je donne pas cher de ma peau pour les prochains jours lol.

Torontosun: Gates and Kate will explain in the next chapter...