CHAPITRE 26


- Alors, vous avez demandé à me voir ?

Assise , un brin nerveuse en face de son thérapeute, Kate acquiesça de la tête , les mains entre les jambes et le visage scrutant le sol de façon maladroite, elle cherchait à poser des mots sur son désarroi.

-On ne s'est plus vus depuis le cas du sniper…..enfin je veux dire pour un rendez-vous d'urgence, se reprit-il devant son regard perdu. C'est au sujet d'une affaire ?
-Oui, acquiesça nerveusement Kate, sans en dire plus.
-Un cas qui fait ressurgir votre SSPT ? tenta Burke en la voyant chercher ses mots.

Katherine Beckett était sans nul doute l'une de ses patientes qui avaient la plus grande force de caractère, mais c'était aussi la plus difficile à cerner. Après plus d'un an de thérapie , il était toujours stupéfait par ses réactions. Elle, si secrète et si forte, cachait une faiblesse certaine. Elle était écorchée vive par la vie, et c'est certainement ceci qui avait touché le médecin au départ.

-Castle et moi sommes partis en mission d'infiltration dans un camps réputé pour apaiser les tensions de couple. On était à la recherche d'un tueur en série, s'expliqua Beckett.

Ces derniers jours avaient été difficiles pour elle. Elle avait dû faire face à son retour au poste, et à son intimité avec Rick. Finalement, tout ce qu'elle pensait pourvoir gérer lui était revenu comme un boomerang en pleine figure. Les gestes et les mots de Jordan avaient hanté son quotidien à un tel point que Castle et elle n'avaient plus de promiscuité. Elle se sentait dépassée par les évènements et avait décidé d'affronter ses problèmes pour une fois.

-Il y a eu un souci ? demanda-t-il, attentif à chacun de ses gestes incertains.

Elle semblait si fragile, si cassée à cet instant qu'il redouta le pire.

-Oui. Toute cette enquête était en fait une mascarade orchestrée par mon supérieur afin que je puisse régler mes différends avec Rick, s'emporta soudainement Beckett
-Rick, répéta en souriant Burke, heureux de cette nouvelle appellation
-On est tombés sur un pervers sexuel
-Je croyais qu'il n'y avait pas d'enquête ?
-On a un don pour trouver des problèmes là où il n'y en a à priori pas, soupira-t-elle en triturant ses doigts. On s'est fait enlevés avec Castle. Toute cette affaire a pris une ampleur dramatique.
-Que s'est-il passé, Kate ?

-...

- Est-ce que Mr Castle va bien ? fit-il, inquiet, quand il la vit aux bords des larmes
-Rick a été ligoté à un arbre après avoir reçu de nombreux coups . Il va bien désormais, quelques côtes cassées et un pneumothorax.
-Et pour vous ?
-Moi… j'ai été ligotée à un lit, murmura-t-elle péniblement.

Doucement, il déposa son carnet de notes pour l'étudier attentivement. Elle semblait fragile, fatiguée, mais aussi plus encline à se confier. Complètement pris au dépourvu par ce nouveau tournant dans la situation, Burke attendit patiemment qu'elle continue de s'épancher.
Depuis l'affaire du sniper et de son SSPT, il était confiant sur son rétablissement. Les cauchemars diminuaient, elle ne s'était plus figée devant une arme à feu et elle semblait se rapprocher de son écrivain.
Mais si cette nouvelle affaire l'avait mise sur la route d'un prédateur sexuel, Burke craignait de devoir reculer à nouveau avec elle.

-Il m'a touchée…il a eu des gestes…intimes. Il ne m'a pas violée, se justifia-t-elle toujours le regard au sol.
-Quel genre de gestes ?
-le genre intime.

-...

-Des baisers …au niveau de l'entrejambe, chuchota-t-elle honteusement en le voyant en attente d'une explication.
-Kate, reprit le thérapeute, touché par sa détresse. Tout acte intime non voulu est un viol.
-Ce n'est pas un viol, nia-t-elle la boule au ventre
-Kate, il…
-J'ai du mal à faire face, la coupa-t-elle la voix pleine de trémolos.
-Il va vous falloir du temps.
-Du temps, soupira-t-elle frustrée et énervée. J'en ai marre d'attendre, marre de ne pas être normale et de ne pas pouvoir avoir le genre de relation que je souhaite parce que j'ai toujours un problème à surmonter. Il ne va pas m'attendre éternellement !

La sentant sur la défensive, il se repassa ses dernières paroles et en conclut qu'elle parlait de Castle et elle. Leur relation avait dû évoluer lors de cette enquête, pensa-t-il quand il l'aperçut se lever et faire les cent pas.

-Je pense que Mr Castle peut comprendre qu'il vous faut du temps
-C'est pas à cause de Rick, fulmina Kate.
-Non ?
-Non. Il est patient et adorable, et de toute manière blessé pour le moment …. Alors le problème ne se pose pas.
-Où est-il alors ? demanda Burke, perdu face à la complexité de Beckett
-Le problème, c'est moi ! Comme suis-je censée avoir des rapports avec lui quand je ne suis même pas capable de dormir sans hurler ? Que vais-je faire quand, le moment donné , il va falloir lui expliquer que je ne suis pas prête. Qu'il va devoir encore attendre. Enfin, je ne sais même pas si je le suis ou pas ! C'est ça qui m'énerve ! cria-t-elle
-Ok, très bien. Si je résume, vous êtes terrifiée à l'idée de devoir repousser Mr Castle le moment venu
-Oui
-Kate, est-ce qu'il est au courant de ce qu'il s'est passé ?

Levant le regard sur Burke, elle ne vit que de la sympathie et un profond dévouement. Arrêtant de marcher en rond, elle se ré-installa sur le divan en prenant un mouchoir dans sa poche.

-Kate ?
-Oui. On a fait nos dépositions ce matin au poste. Il a entendu ma version des faits, répondit-elle en repensant à ce moment.

Flashback

Assis côte à côte, elle venait d'entendre la déposition de Rick quelque minutes plus tôt quand ce fut son moment à elle. La tête basse, elle commença son récit à Karpowski, quand elle s'arrêta anxieusement :

-Beckett ? Tu veux faire une pause, demanda Roselyn qui ne souhaitait pas pousser la sensibilité de sa collègue.
-Non….je….., balbutia-t-elle gênée à l'idée de tout déballer
-Tu veux que je sorte, Kate ? ajouta Rick qui la sentait sur la réserve

Depuis leur retour, elle ne lui avait toujours pas confié ce qu'il s'était réellement passé là-bas pour elle. Il ne l'avait pas poussée à s'épancher, il avait préféré lui laisser du temps pour ça. Mais en la voyant aussi mal à l'aise, il se demanda si son trouble venait du fait qu'il se trouve là, à l'écouter.

-Non, soupira-t-elle.
-Non ?
-Non…il m'a ensuite écarté les jambes, déglutit-elle en regardant ses pieds. Et avant que tu ne le demandes, je lui ai bien notifié que j'étais contre.
-Kate, souffla, peiné, Rick
-Il m'a embrassée et …..léchée.

La tête toujours fixant le sol, elle attendait que Karpowski clôture l'entretien quand elle fut surprise par la tournure de sa question:

-Je suis désolée de te demander ça, mais pour la déposition j'ai besoin de plus de détails.
-Je crois qu'elle a été assez claire, s'énerva Castle qui avait le coeur de plus en plus lourd et la sentait prête à craquer
-Je le sais, mais je dois écrire ses propres mots pour éviter le vice de forme. Si tu as besoin de plus de temps ou…..
-Il a poussé ma culotte et a effectué une caresse buccale alors que ses mains me malaxaient les seins. C'est assez clair ? siffla-t-elle en se relevant brusquement pour leur tourner le dos.

Debout face au miroir sans tain, elle tentait de garder le peu de dignité qui lui restait et de ne pas pleurer.

-Je suis désolée, déclara Roselyn, mal à l'aise alors que Rick avait l'impression de mourir à petit feu sur sa chaise.

Voilà pourquoi elle le repoussait à chaque taquinerie sur leur vie intime. Elle lui avait toujours dit que c'était à cause de ses blessures et il l'avait crue naïvement. Désormais il se sentait idiot et désemparé devant ce nouvel aveu de sa part.

-Je ne te demande pas ta pitié, juste d'épingler ce salopard, murmura Kate rageusement , les mains autour du ventre comme pour se protéger.

Rick sentit les larmes lui monter les yeux. Il était arrivé trop tard, il le savait désormais. Depuis plus d'une semaine, elle lui clamait haut et fort qu'elle n'avait pas été violée, mais ce qu'elle décrivait était tout sauf une simple agression.
Soupirant, il comprit enfin son rejet de la veille quand il avait suggéré un câlin.
« Tu es blessé Castle. Le médecin a dit pas d'activité avant plus d'un mois »

Malgré ses protestations et ses idées plutôt originales pour ne pas trop forcer sur ses côtes, elle l'avait gentiment rembarré en lui avouant que son état de santé primait sur les galipettes pour le moment.

Désormais, il se demandait si elle n'avait pas peur d'être avec lui. Perdu dans ses pensés, il en fut sorti par la voix de Roselyn :

-Ensuite….que s'est-il passé ?
-J'ai…..attendu qu'il se détende et je l'ai surpris en l'étranglant avec mes jambes. C'est à ce moment-là que Castle est arrivé.
-Ok….très bien, fit-elle, soucieuse devant ses notes
-Quoi ? soupira Beckett qui avait trouvé le courage de se retourner et la sentait sur la réserve
-Tu as porté plainte pour agression et violence, mais au vu de ta déposition on devrait rajouter la tentative de viol
-Non
-Beckett, je pense que….
-J'ai dit non ! s'énerva-t-elle en faisant sursauter l'assemblée. Ce n'est pas un viol !

Elle n'était pas une victime. Il ne l'avait pas violée.

-Kate, tu devrais reconsidérer ta décision, reprit Castle alors qu'elle le fusillait du regard, lui aussi désormais. C'est une tentative de viol. Karpowsky a raison.

La sentant sur la défensive comme une biche prise en plein phares, Rick se leva et déclara :

-On va faire une pause
-Non
-Kate….j'ai besoin d'une pause, quémanda-t-il

Il savait qu'elle était prête à exploser mais qu'elle ne l'avouerait jamais. Fatigué et à bout de nerfs , lui aussi , il espérait que sa demande soit acceptée. Le toisant du regard quelques secondes, elle enroula ses bras autour de sa taille une nouvelle fois et soupira:

-Très bien. Va pour l'accusation de tentative de viol, mais pas de pause. Cette déposition est terminée.

Fin du Flasback

-Que c'est il passé ensuite ? demanda Burke , intrigué.
-On est partis sans un mot pour les gars et Gates. Je ne voulais pas m'éterniser, et cette déposition avait trop remué mes sentiments.…..Rick m'a raccompagnée jusqu'à ma porte et je lui ai demandé de me laisser seule cette après-midi.
-Il a accepté ?

Flashback

-Kate , laisse-moi rester avec toi
-Non….s'il te plait, j'aimerais être seule….
-Mais..
-Je promets de venir te rejoindre ce soir

-Rick, s'il te plaît. J'ai besoin d'un temps pour moi.
-Ok, très bien, mais si ça ne va pas , appelle-moi.
-Promis.

Fin du Flashback

-Pas sans bougonner, sourit-elle en visualisant sa moue. Mais je lui ai promis de passer la soirée avec lui.

Prenant son stylo en main, il se mit à écrire quelques notes puis lui avoua gentiment :

-Les victimes de viol ne….
-Je ne suis pas une victime
-Ok, très bien. Vous allez passer par différentes émotions, le déni, sourit-il d'un air bienveillant, puis la colère, la tristesse et l'acceptation. Mais vous avez besoin de parler de ce qui c'est passé pour y arriver
-C'est pour ça que je suis ici
-Pas avec moi, Kate. Avec lui . Je veux bien vous voir et vous aider dans le processus, mais sans l'aide et le soutien de Mr Castle , je ne pourrai rien faire. C'est de lui dont vous avez besoin. Il vous attendra , il comprendra. Ne brusquez pas les choses, et quand vous serez prête, tout se passera bien.

Cinq semaines, plus tard…..

Assis dans son salon, il attendait patiemment le retour de Kate pour lui annoncer la bonne nouvelle. Son sourire ne l'avait pas quitté depuis son retour de chez le médecin : guéri. Il était guéri. Une joie immense l'avait envahit au moment ou le docteur lui avait enfin donné l'autorisation de travailler.
Heureux, il repensait aux dernières semaines écoulées. Ses blessures n'étaient que de mauvais souvenirs dorénavant. Il pouvait d'ores et déjà se mobiliser comme il le souhaitait et sans aucun effort, et il était ravi à l'idée de pouvoir reprendre, car depuis plus de cinq semaines, Kate avait dû partir au commissariat sans lui.
Ses côtes cassées l'empêchaient d'être sur le terrain et d'être trop longtemps assis. Malgré son mécontentement, il avait écouté les ordres médicaux mais surtout ceux de sa petite-amie :

« Il est hors de question que tu viennes avec moi au poste tant que tu n'es pas rétabli ».

Ces cinq semaines avaient été une torture pour lui et pour toute sa famille. Martha avait même suggéré à Kate de l'aider à camoufler un meurtre parfait si elle pouvait arriver à le faire taire.

C'est donc heureux et avec le sourire que Castle s'apprêtait à surprendre Beckett. Il avait attendu ce moment depuis des jours, et il était enfin prêt à reprendre sa vie là où il l'avait laissée. Il se voyait déjà sur sa chaise le lendemain, un café à la main, son téléphone dans l'autre, en train d'exaspérer sa partenaire. Les enquêtes lui avaient énormément manqué, à un tel point qu'à un moment il s'était mis à espionner ses voisins à la recherche d'un petit meurtre.

-Que fais-tu Rick , avait demandé, sur un ton las, Beckett en le voyant jumelles à la main devant sa fenêtre
-Un remake de fenêtre sur cour
-Tu connais le mot « privé »? Tu es écrivain , non ? Cette notion devrait être intégrée dans ton vocabulaire
-Je ne fais rien de mal, je veille juste sur les habitants du quartier
-Tu plaisantes , là ? C'est du voyeurisme.
-Regarder Mme Beckerman , âgée de 80 ans, prendre son bain est tout sauf du plaisir, Beckett, avait-il rétorqué sous l'air choqué de sa petit amie
-Castle !
-Quoi ?
-Poses tes jumelles !

Les cinq semaines avaient été atroces. Ennuyeuses et sans intérêt pour l'écrivain.
Il avait néanmoins profité de ce temps pour s'avancer sur le prochain Nikki Heat, et pour discuter avec Kate. Au fil des jours , elle s'était confiée à lui. Ils avaient passé énormément de temps, blottis l'un contre l'autre, à se confier. Il était heureux de voir qu'elle lui faisait assez confiance pour lui parler de son agression.

Mais malgré, cela , ces cinq semaines avaient été très longues pour Rick. Kate était retournée au precinct sans lui, et avait dû faire face aux autres.
La jeune lieutenant avait ruminé toute cette mascarade et les blessures de Rick à son retour. Elle avait donc du mal à faire table rase de ce qui s'était passé. Mais plus les jours passaient , et plus sa colère diminuait. Les gars étaient adorables avec elle et aux petits soins, et malgré un effort surhumain pour les repousser, elle s'était résignée à leur pardonner.
Leurs échanges étaient désormais amicaux mais encore sur la réserve. Les derniers jours avec Rick avaient aussi été un élément déclencheur sur son humeur. Tout se passait à merveille, et elle se sentait de plus en plus à l'aise avec l'intimité. Il patientait et était aux petits soins pour elle. Ses cauchemars avaient diminué et elle se sentait plus en sécurité de jour en jour.

Ce qu'elle avait redouté s'estompait au fur et à mesure des jours passées près de lui. Ils n'avaient toujours pas renoué avec une activité sexuelle, mais elle savait que le moment arriverait très vite. Plus le temps passait et plus son désir pour Castle s'intensifiait.
Elle avait donc décidé de prendre le taureau par les cornes et de lui faire confiance pour le reste.

-Beckett !
-Oui, sir ? demanda Kate, relevant la tête de sa paperasse en sursautant
-Rentrez chez vous. Esposito et Ryan se chargeront de finir demain
-Mais, je….
-Profitez de vos vacances, déclara Victoria, sur un ton sans appel, avant de repartir à son bureau.

Fatiguée par la fin de la semaine, Beckett se leva en fermant avec soin chaque dossier, et éteignit son ordinateur. Elle savait que Castle avait rendez-vous avec son médecin et que, très certainement , il aurait l'autorisation de retravailler avec elle.

Elle avait donc décidé de le surprendre, en posant une semaine de vacances. Elle avait envie de profiter pleinement de lui et de son rétablissement. Les derniers jours en sa compagnie avaient été des plus agréables, mais jongler entre les arrivées impromptues de Martha ou une adolescente dans la maison, freinait quelque peu les ardeurs de Kate. Prendre le taureau par les cornes avec une maison pleine et un petit-ami blessé n'était pas évident !

L'affaire Jordan avait été classée. Son jugement passerait certainement dans quelques mois et avec le dossier en béton qu'ils avaient monté avec l'aide des gars, Beckett se sentait comme libérée d'un poids.

Elle avait envie de pouvoir profiter de la vie à sa juste valeur, et de voir jusqu'où ses craintes pouvaient la mener. Cinq semaines qu'elle évitait tout contact intime avec Castle. Les câlins étaient toujours soft. Elle lui avait demandé du temps et il le lui avait accordé. Mais désormais, elle souhaitait plus. Elle se sentait prête à renouer avec cette part d'elle même.

Quittant le poste, elle monta dans sa voiture et partit en direction de chez elle pour récupérer ses affaires afin de surprendre Castle.

Loft de Castle

Sortant de la douche, il enfila un jean et une tee-shirt blanc quand la sonnerie de la porte retentit. Tout heureux à l'idée de retrouver Kate et de lui annoncer la bonne nouvelle, il ouvrit la porte d'entrée et en perdit les mots et la notion de respirer.

Devant lui se trouvait Beckett, dans une tenue de motarde noir , un casque à la main et le sourire aux lèvres. Ses cheveux emmêlés à mi-dos lui donnaient un côté sauvage.

-Tu…..je…., bafouilla Rick devant l'image de sa petite-amie dans du cuir
-Hey…ça va ? sourit-elle, fière de son effet en le voyant perdre ses mots.
-Je…oui
-Ok.

La contemplant encore quelques secondes, il déglutit quand elle lui murmura :

-Je peux entrer ?
-Je….oui, bien sûr….Entre

Jamais dans ses fantasmes les plus chauds, Kate avait l'air aussi torride. La laissant passer devant lui, il la regarda déposer son casque sur une chaise en lorgnant sans vergogne sur son postérieur.

-Alors, comment s'est passé ta journée ? demanda Beckett en se tournant pour voir son petit-ami avec son poing dans la bouche
-Bien et toi ?
-Bien , rigola-t-elle. ça va Castle ?
-Mon Dieu…..tu …..es …si sexy !
-T'es pas mal non plus, sourit-elle en le contemplant.
-Tu es venue en moto ? déglutit Rick qui était totalement figé devant la porte.
-A ton avis ? …Tu crois que je me ballade souvent en cuir avec un casque à la main ?
-Non…..mais je t'assure que tu devrais.

Souriant à sa remarque, Kate s'avança vers lui et lui déclara :

-Tu as l'air en forme.
-Toi aussi
-Très en forme, fit-elle sur un ton très suggestif en lui caressant le torse du doigt
-Je suis en pleine possession de mes moyens.
-Oh…. En es-tu certain ?

Face à sa remarque si …..torride, il en déglutit. Jamais encore ,elle ne l'avait aguiché à ce point-là. Sentant son désir pour elle s'emballer , il lui déclara :

-Pourquoi lieutenant, avez-vous une pensée derrière la tête ? …..dis-moi que tu as une arrière-pensée.
-Je me disais qu'on pourrait aller faire un petit tour…..si le médecin t'a….
-Je suis opérationnel ! se réjouit-il comme un enfant de neuf ans à qui on offre le saint-graal.
-Bien. Il va te falloir quelques vêtements alors.
-Depuis quand a-t-on besoin de vêtements pour faire un tour de moto ? ….On ne fait pas un tour en moto ? reprit-il perdu.
-Si….. Mais j'ai l'intention de profiter de mon petit-ami pendant mes vacances.
-Tu es en vacances ? Mais je dois retourner travailler avec toi lundi… fit-il, déçu. Attends, tu veux profiter de moi ? sourit-il en repensant à ses mots.
-Hum….pas toi ?

Baissant le regard sur Kate. Il déglutit à nouveau. Sa combinaison de cuir était si moulante et si sexy qu'il en perdait les mots.

-Castle ?
-Tu peux profiter de moi…..autant que tu veux.
-Super…., sourit-elle. Je me disais qu'on aurait pu aller à la cabane de mon père pour une semaine. Rien que tous les deux, loin de tout. Je crois que je t'ai promis cette balade avec la moto, non?

-...

-Et je crois aussi que tu m'avais réclamé un certain tour de magie , ajouta-t-elle alors qu'elle le sentait perdre sa respiration

-...

-Rick ?
-Hum, gémit-il
-Tu prends un sac ? J'aimerais partir avant la nuit.
- Mon Dieu…oui…..deux minutes ! s'exclama-t-il en courant dans sa chambre sous le rire de Kate.

Chalet des Beckett

Le trajet en moto s'était passé à merveille. Kate avait récupéré tout un équipement pour Castle, et après avoir enfilé sa combinaison et son casque , il avait suivi ses instructions à la lettre. Les mains sagement posées autour de son ventre, il avait profité du voyage qu'elle lui offrait.
Les kilomètres étaient passés à tout allure, et c'est deux heures après avoir quitté la Grande Pomme qu'ils étaient arrivés près de la cabane de Jim.
Les bois environnants cachaient le chalet des vis-à-vis, un lac était situé à quelques mètres et le calme régnait tout autour d'eux.
Eteignant le moteur, Kate laissa Rick descendre le premier avant de garer correctement sa Softail. Le sourire jusqu'aux oreilles, Castle retira son casque tout en observant les lieux.

Le voyant en pleine contemplation, Beckett l'enlaça par la taille et lui embrassa le menton.

-Tu aimes ? chuchota-t-elle comme pour préserver leur quiétude
-C'est…..splendide, Kate.
-Vrai ? …..je veux dire, ce n'est sûrement pas le charme des Hamptons mais….
-Je suis fou de joie à l'idée d'être ici avec toi.
-Super, fit-elle soulagée.

Elle avait eu peur que le style rustique ne lui plaise pas. C'était leurs premières vacances ensemble, et elle craignait que Rick soit plus à l'aise avec davantage de confort.
Mais son sourire et ses mots réconfortants apaisèrent toutes ses craintes.

-Tu me fais visiter ? murmura-t-il contre son front, toujours ému par le paysage.
-Oui, bien sûr. Allez viens.

Lui prenant la main, elle l'attira jusqu'à la porte d'entrée. Le chalet en bois devait faire environ une cinquantaine de mètres carrés avec sa terrasse couverte.
Quand elle ouvrit la porte, Rick découvrit une grande pièce à vivre tout en bois. Une cheminée se trouvait au centre. La cuisine était ouverte sur un salon où trônaient un canapé deux places et un rocking-chair. Un grand tapis blanc recouvrait le sol.

-Je vais allumer le feu et je te montre l'étage.
-Oui, acquiesça-t-il en découvrant les lieux.

Plusieurs photos étaient accrochées au mur. Castle sourit en y voyant Kate, enfant, pêcher au bord du lac avec son père, ou simplement assise sur le tapis en train de contempler sa mère , un livre à la main, sur le canapé.

-Tu étais une magnifique petite fille, constata-t-il.
-J'adorais venir ici quand j'étais enfant
-Adorais ? reprit Castle alors que la première flambée de la cheminée démarrait
-Oui. En grandissant, chasser les grenouilles était bien moins marrant. Le chalet est éloigné de tout et je ne supportais pas d'être éloignée de mes amis.
-Tes parents venaient seuls ?
-Tu plaisantes ? Mon père ne m'aurait jamais laissée à New-York sans garde rapprochée, plaisanta-t-elle.
-Ton père est un homme sage.

Souriant à ses propos, elle lui prit la main pour lui faire découvrir le second étage. Rick y aperçut la salle de bain , les toilettes et deux chambres à coucher.

-C'est ta chambre ?
-Hum…hum…., acquiesça Beckett en le voyant s'y engouffrer .

La décoration avait beaucoup évolué depuis qu'elle était enfant. Malgré les murs en rondins de bois, Kate avait changé son lit une place pour un King size, et ses jouets d'enfants avaient laissé la place à un bureau. Heureux qu'elle veuille partager autant avec lui, Castle stoppa net devant la photo qui trônait sur sa table de chevet.

-Elle date de quand? demanda-t-il en les découvrant tous les deux, les yeux dans les yeux, au poste.
-Je dirais qu'elle doit dater de notre troisième année de partenariat, avoua-t-elle, gênée
-Et depuis quand est-elle, là ? fit-il surpris en se tournant pour la contempler
-Depuis la fusillade. Depuis l'été dernier. ….Lanie me l'a envoyée par la poste au cours du mois de juin. Tu me manquais terriblement, et même si je n'étais pas prête à te faire face….. Cette photo m'a aidée.

Touché par ses mots, il déposa le cadre sur la table de chevet et vint lui embrasser le front tendrement.

-Je suis content d'être ici
-Moi aussi, chuchota-t-elle. Rick ?
-Hum ?
-Je sais que ces dernières semaines n'ont pas été géniales….je veux dire…sur le plan intime.…je suis désolée d'avoir pris du temps et…..
-Kate, tu n'as pas t'excuser. Et tu peux prendre le temps que tu souhaites. Ces dernières semaines ont dû être un calvaire pour toi. Entre ton agression et le retour au poste…
-Et mon petit-ami ronchon, sourit-elle
-J'aime pas être malade
-ça , je m'en était aperçue.

Heureux de pouvoir enfin discuter de leurs maux avec légèreté, Castle lui sourit tendrement avant de lui prendre la main pour la tirer brusquement vers lui. Poitrine contre torse, ils se contemplaient amoureusement.
Décidée à aller de l'avant avec lui, Kate passa ses mains derrière son cou et lui chuchota sur le bout des lèvres:

-Je n'ai rien sous ma combinaison
-Rien….comme…., balbutia-t-il pris au dépourvu
-Rien.
-Ok, déglutit Rick en descendant son regard sur son corps recouvert de cuir.
-Et comme on est dans notre quart d'heure confession…, reprit-elle sur un ton sensuel en se mordillant la lèvre inférieure
-Hum ?
-Cet été après la fusillade…j'ai toujours rêvé de faire quelque chose avec toi….
-Rêvé ou fantasmé ?
-C'est la même chose, sourit-elle devant son air désormais joueur.
-Oh non, Beckett. Un rêve peut mener à un cauchemar, alors qu'un fantasme te mènera à l'extase. Crois-moi, j'ai des années d'entraînement à ce sujet.
-Des années, hein ? s'amusa Kate en le faisant reculer jusqu'à son lit.

Il adorait la Beckett joueuse et sexy. Celle qui n'avait aucun doute sur son sex-appeal. Avec une délicatesse sans nom, elle lui ôta son blouson de cuir sous son regard noir de désir. Plus de cinq semaines qu'ils ne s'étaient pas retrouvés tous les deux. Après simplement une nuit ensemble, Castle avait dû mettre ses désirs de côté pour le bien -être de Beckett. Il n'était pas malheureux, mais l'idée de ne pas pouvoir la toucher ou l'embrasser comme il le désirait le rongeait de l'intérieur par moment.

Alors la voir si féline et entreprenante avec lui le réjouissait. Baissant ses yeux sur le visage rayonnant de sa petite-amie, il était à la recherche d'un doute ou d'une hésitation de sa part. Il ne souhaitait pas la brusquer ou la pousser à avoir des relations sexuelles non désirées. Il était patient et il pourrait l'attendre, mais elle devait arrêter tout de suite ses caresses sur son torse, ou il ne donnerait pas cher de sa résolution.

Sentant son trouble, elle lui retira son tee-shirt et lui murmura:

-Je vais bien. Et je suis prête.
-Tu es sûre ? demanda-t-il sur un ton bienveillant.
-Certaine.

Et sans un autre mot, elle le poussa sur son lit où il retomba comme un poids mort. Surpris , il poussa un cri de fillette qui la fit rire.

-C'est pas drôle
-Oh si….. Ton cri est si …..viril, sourit-elle en l'enjambant pour se mettre à califourchon sur lui.

La sensation de son corps sur le sien coupa le souffle de Rick. Ses mains sagement posées sur les cuisses de Kate, ses yeux émerveillés par la vue qu'il avait d'elle lui firent perdre ses mots.
Heureuse de son effet, elle caressa, sensuellement avec un seul doigt, son torse sans le lâcher du regard, et lui chuchota :

-Tu m'as manqué
-Tu m'as manquée aussi, sourit-il alors que la main de Kate sur sa poitrine éveillait son désir. Tu étais sérieuse tout à l'heure?
-A quel sujet ?
-Tu ne portes vraiment rien sous cette tenue ?

Le regard noir de désir de Rick la déshabillait. Sa veste en cuir noir si moulante ne laissait aucune place à l'imagination.

-Vérifie par toi-même.

Lentement, il remonta ses mains de ses cuisses à ses flancs, puis à ses épaules pour retomber sur sa fermeture éclair. Sans la lâcher du regard, il ouvrit sa veste de cuir pour y découvrir une Beckett à demi nue.

-Tu veux ma mort, déglutit Rick
-Oh non…..j'ai besoin que tu sois bien vivant , crois-moi.

Les mains de Rick remontèrent lentement sur son buste pour lui ôter son vêtement, alors que son excitation bien éveillée entre les jambes de Kate ne pouvait plus être cachée.

-Tu es splendide
-T'es pas mal non plus, avoua Kate qui frissonnait sous les caresses de Castle.

Sans la lâcher du regard, il se releva quelque peu et vint embrasser sa cicatrice amoureusement. Les larmes aux yeux face à son élan de tendresse, elle soupira de bien être quand il emprisonna un de ses seins avec ses lèvres. Son gémissement fit sourire Rick qui empoigna virilement son fessier pour accentuer sa friction sur son érection, sans lâcher son otage de sa bouche.
S'agrippant aux cheveux de Castle, Kate se laissait emporter par le plaisir qu'il lui donnait. Son bassin ondulait outrageusement sur la virilité de son petit-ami alors que des papillons commençaient à naître dans son bas-ventre.
Libérant son sein droit pour s'attaquer au gauche, il l'entendit gémir :

-Castle.

Ravi de son effet, il titilla encore plusieurs minutes sa poitrine avant de remonter jusqu'à sa clavicule pour la marquer. Ses mains avaient libéré ses fesses et caressaient tendrement son dos nu.

Le désir de Beckett était tel qu'elle sentait déjà les prémices de l'orgasme arriver. La langue de l'auteur sur sa clavicule, mêlé à son effet de succion, rendait son désir incontrôlable. Comment cet homme pouvait lui faire autant d'effet avec seulement sa bouche ?... Perdue dans son extase, elle fut surprise quand il la retourna rapidement pour la placer à plat sur le dos.
Avec les yeux d'un prédateur, il se leva doucement pour venir taquiner le bas de son ventre sans lui retirer son jeans.

-Rick…..plus vite, s'il te plaît.

Elle n'en pouvait plus de toute cette attente. Son ventre se crispait à chaque toucher ou baiser de Castle. Elle avait une envie de folle de lui.

-Patience…. On a tout notre temps.

Il avait envie de jouer avec elle, de la rendre folle de désir pour lui. Se baissant quelque peu, il se mit à lui lécher sensuellement le bas du ventre, son nombril, entre ses seins jusqu'à son cou pour remonter à ses lèvres qu'il emprisonna rapidement. Le baiser s'intensifia rapidement, les râles de plaisir inondaient la chambre. Le toucher de Rick l'enflammait.
D'une seule main, Kate le délivra de sa prison de coton et empoigna tendrement son érection, coupant le souffle de Rick.

-Mon dieu….Kate….
-Hum
-Doucement….je vais pas tenir, gémit-il sous les caresses expérimentées de Beckett

Cinq semaines sans sexe. Il n'en pouvait plus. Cinq semaines à imaginer son corps sous le sien, ses baisers sur sa peau, ses ondulations sur son corps. Il se sentait chamboulé par la myriade d'émotions qui le saisissaient à cet instant. Lâchant les lèvres de Kate pour grogner de plaisir dans son cou, il l'entendit murmurer :

-Castle…..touche-moi…

Les mains de Beckett s'activaient toujours à caresser son sexe plus que réveillé désormais. Après un dernier gémissement , il se leva doucement pour s'attaquer lui aussi à son jean. Avec une délicatesse qui la fit déglutir, Rick ôta le pantalon de cuir de Beckett en passant ses mains sur son fessier pour caresser ensuite ses jambes.
Désormais entièrement nue devant lui, elle le vit déglutir et lui avouer la voix rauque :

-Tu étais …..nue….
-Bonne déduction
-Je veux dire….mon dieu…..c'est sexy, murmura Castle qui était chamboulé de voir qu'elle ne portait pas de sous-vêtements.
-Sexy, hein ? répéta Kate en remontant doucement sa jambe droite sur la cuisse de Rick pour remonter à son aine puis à son érection
-Tu es….une diablesse..

Souriant , il attrapa le pied qui s'amusait à titiller sa virilité et l'apporta à sa bouche :

-Moi aussi….je peux jouer….Beckett, fit-il la voix rauque en se mettant à embrasser, mordiller son pied.

La vue de Castle, glorieusement nu, en train de lui sucer les orteils lui firent contracter le bas-ventre. Se tortillant de plaisir sur le matelas, elle gémit quand les lèvres de Rick embrassèrent sensuellement sa jambe.

-Castle….
-Hum…..tu sens si bon, gémit Rick en arrivant à son aine pour y découvrir une nouvelle fois son tatouage qu'il embrassa tendrement.

Sa langue s'amusait à goûter , mordiller chaque parcelle du corps de Beckett. Quand elle sentit son souffle sur son intimité, elle le sut…elle était prête…. Plus que prête.
Toute cette enquête , cette mascarade, son cauchemar, étaient derrière eux désormais.

-Kate…..tu veux que….enfin….

Il ne savait pas comment procéder désormais. Il savait ce qu'elle avait vécu et il ne souhaitait pas la pousser. La tête entre ses jambes, son souffle sur son pubis, il se délectait de ce moment avec elle. Si elle n'était pas encore prête pour ce genre d'intimité, il devait le savoir. Levant le regard sur elle, il la vit gémir et l'entendit chuchoter :

-Mon dieu….Castle…..Continue …. Ne t'arrête pas.

Son envie de lui était tellement forte que, lorsqu'il déposa sa langue sur elle, elle sentit tous ses muscles intérieurs se contracter. Ses mains agrippèrent les draps alors que ses gémissements se changèrent en cris quand il entra un doigt en elle.

Son orgasme fut rapide et si violent que son corps trembla pendant plusieurs minutes. Quand elle ouvrit enfin les yeux, elle vit Castle au-dessus d'elle entrain de lécher sensuellement son annulaire.

-J'adore te voir ainsi…quand tu lâches prises…..tu sembles si ….heureuse, avoua Castle en l'embrassant tendrement
-C'est toi qui me rends heureuse , Castle, sourit-elle en agrippant ses jambes à sa taille pour le plaquer contre elle, et capturer ensuite ses lèvres.

Il avait son goût dans sa bouche, et cette constatation la fit gémir une nouvelle fois. Jamais un homme ne l'avait comblée de cette manière avec seulement des préliminaires. Sa langue tourbillonnait avec celle de Rick. Ses mains caressaient son dos, et quand, à bout de souffle, Castle agrippa virilement de ses deux mains ses hanches, elle le supplia de la faire sienne.

-Maintenant…. S'il te plaît.

S'alignant à son intimité, Rick soupira de plaisir quand il s'enfonça en elle. Cinq semaines…..bon dieu…c'était long. Le souffle coupé tous les deux face à cette connexion, ils se regardèrent tout sourire. L'embrassant chastement, sans onduler au-dessus d'elle, Rick lui murmura :

-Je t'aime Katherine Beckett
-Moi aussi….je t'aime Richard Castle…..

Ensemble, blottis l'un contre l'autre , ils savouraient chacune des émotions qui traversaient leurs corps. Tout ce cauchemar était désormais derrière eux.
A chaque coup de rein de Rick , Kate se sentait libérée d'un fardeau. C'est comme si ce corps à corps était la solution à tous ses maux.
Les râles de plaisirs s'intensifièrent , leurs muscles se contractèrent et c'est ensemble …. Comme toujours … Qu'ils débutèrent cette nouvelle histoire.

FIN


Tout d'abord, je tenais à tous vous remercier pour m'avoir lu et commenter. Une nouvelle fanfic s'achève. J'espère qu'elle vous aura plus. J'ai pris un très grand plaisir à l'écrire au fil de vos avis. Vous êtes super, alors MERCI.

Merci à ceux qui sont là depuis le début et qui m'ont aidé à évoluer et Merci aussi au nouveau qui donne l'envie de continuer.

Je dois avouer que cette histoire était censée durée 10 chapitres et ne pas avoir d'enquêtes policières, mais votre engouement m'a poussé a continuer. J'espère qu'elle répondra à vos attentes et que la fin vous conviendra.

Enfin, un très grand merci à ma correctrice. Tu es inestimable. Merci à toi pour ta disponibilité et ta gentillesse.