Résumé : Cette histoire se passe dans le décor lugubre d'une demeure du XIXème, où neuf amis décident d'emménager, sans tenir compte des avertissements selon quoi cette maison était hantée...

Personnages : Kingdom Hearts, Toshirô (de Bleach, excusez-moi, mais Pauline m'a forcée...), OOC (of course =D) et en exclusivité mesdames et monsieurs, les sympathiques esprits de Phantom Manor (à Disneyland Paris, bande d'incultes =D)

Genre : Angst/Humour/Romance

Rating : T (qui sait... =D)

Disclaimer : Seuls les persos OOC sont à moi... Dommage, je rêve d'acheter Phantom Manor =D Et tous les personnages de KH évidemment ;)

Veuillez m'excuser, pour le prologue j'ai repris l'histoire de l'attraction pour de bon =S Que Disney m'en voie désolée... Mais j'aimais bien cette histoire moi =D


DuncanHeart : Arf, presque ! xD Pas RikuxSora, mais... Yaoi quand même :D


Les filles n'en croyaient pas leurs yeux.

Après s'être enfuies de la chambre, elles étaient parties retrouver les cinq hommes fous d'angoisse et, la voix tremblante, leur racontèrent qu'il y avait un cadavre dans la chambre qui se trouvait au fond de l'aile ouest ! Les garçons étaient légèrement suspicieux - ce qu'on ne pouvait pas leur reprocher - aussi elles avaient décidé de les emmener là-bas afin qu'ils puissent se rendre compte eux-même.

Mais une fois dans la chambre...

Pauline : Mais où est-elle partie ? Elle était là y'a pas dix minutes !...

Marine : En même temps, elle n'allait pas rester à nous attendre alors qu'on s'est enfuies devant elle.

Sora : "Elle" ?

Mélina : Le cadavre !

Tous : Où ça ?!

Mélina : Mais non, je veux dire que "Elle" c'est le cadavre !

Hommes : C'est une fille ?!

Anaïs : On vous l'a déjà dit tout à l'heure ! Vous nous avez écoutées ou pas ?

Riku : En fait... On était persuadés que vous déliriez.

Mélina : Ca fait toujours plaisir, merci mon chéri.

Cloud : En tout cas, il n'y a personne ici.

Léon : Affirmatif. Inutile de s'attarder.

Pauline : Mais vous nous croyez... ?

Elle croisa le regard turquoise de Toshirô, qui croisait les bras, le visage neutre. Il remarqua son air insistant, et lâcha un soupir.

Toshirô : Pauline... C'est impossible. Ce manoir est inhabité depuis des siècles.

Pauline : Mais je te jure qu'il y avait quelqu'un !

Anaïs : Oui, c'est vrai ! Une fille plus que jeune que nous (1) avec des habits bizarres !

Marine : Elle est sortie du cercueil comme dans les Noces Funèbres (2), ça faisait super peur !

Mélina : Elle nous a même regardées fixement.

Sora avait l'air littéralement captivé par leur récit.

Sora : Et que s'est-il passé ensuite ?

Pauline : Ben... On est parties en courant.

Hommes : ...

Cette histoire leur semblait vraiment abracadabrante. Seul Sora croyait à l'histoire des filles, tout comme il croyait aux fantômes, aux fées, aux magiciens, au Père-Noël... Etc. En plus, le cercueil se trouvant dans la pièce était pour lui une preuve suffisante de la véracité de cette aventure.

Sora : Mais, au fait... Elle est peut-être retournée dans son cercueil !

Léon : J'y ai déjà pensé, mais comme le couvercle est par terre, on voit clairement que le cercueil est vide.

Sora : Alors, peut-être... Qu'elle est ici et qu'on ne peut pas la voir !!

Marine : On t'a dit que c'était un cadavre, pas un fantôme !

Sora : Et donc ?

Marine : Un cadavre c'est solide, un fantôme ça ne l'est pas.

Anaïs : Leçon du jour sur les fantômes, par Marine.

Riku : Arrêtez de dire n'importe quoi, vous avez lu trop d'histoires de fantômes. Il n'y a personne d'autre que nous dans cette pièce, vous le voyez bien.

Il fit un large mouvement de la main, et les filles ne répondirent rien. Silencieuses, elles devaient bien admettre qu'effectivement, la chambre était vide, mis à part eux.


Voix 1 : Des humains ? Génial ! On peut aller les voir ?

Moi : Mais j'en viens !

Voix 1 : On y retourne, ce n'est pas grave !

Voix 2 : De toute façon, il ne compte pas lâcher l'affaire...

Moi : Bon, dans ce cas...


Cloud : Bon, tout ceci a assez duré. Il est vingt-trois heures passées, nos chambres ne sont même pas prêtes et je suis épuisé. Alors si on pouvait se dépêcher de finir notre installation, ça m'arrangerait.

Tous acquiescèrent, et sortirent de la chambre pour retourner à leurs occupations. Pauline fut la dernière à sortir. Sur le seuil de la porte, elle sursauta et se retourna brusquement.

Toshirô : Pauline, tu viens ?

Pauline : Oui, oui... J'arrive.

Elle suivit donc son petit ami, l'esprit quelque peu troublé... En effet, il lui semblait avoir entendu quelque chose provenant du fond de la chambre...

Un ricanement fantomatique...


Une fois que la jeune fille fut sortie, je relâchai ma respiration, soulagée, tandis qu'un garçon derrière moi était en train de s'énerver :

Roxas : Espèce de crétin !

Moi : Sincèrement Axel, tu n'es vraiment pas discret.

Axel : Désolé, je n'ai pas pu m'en empêcher, ils sont trop drôles !

Moi : Et s'ils nous découvraient ? Tu n'as pas pensé aux conséquences ?

Roxas : Crétin.
Axel : Mais arrêtez de m'insulter !

Moi : Tu ne mérites que ça, de toute façon.

Axel : ...

Roxas : Bon, maintenant que le crétin de service a vu les humains, on pourrait sortir du placard de Victoire ?

Axel : Tu es embarrassé à cause des corsets, Roxy ?

Roxas : Crétin.

Axel : Ca fait la quatrième fois...

Roxas : Crétin.


Il revinrent tous sur le palier du premier étage, les garçons plein d'entrain à l'idée de reprendre le ménage et les filles folles de joie de recommencer à explorer le manoir...

Léon : Bon... Il est temps d'y retourner...

À ces mots, tous ne purent s'empêcher de frissonner. Comment faire comme si de rien n'était ? Comment reprendre leurs tâches respectives ? Comment ignorer le fait que, dans ce manoir censé être abandonné, se trouvaient deux individus dont l'humanité était suspecte ? À moins que ce ne fût une des traditions de cette région, de dormir dans des cercueils ou de porter un masque de squelette...

Les filles furent alors submergées par la désagréable impression que leur avait fait le regard de la jeune fille du cercueil. Un beau regard, certes, d'un bleu sombre, mais qui semblait plus mature et plus vieux qu'il ne devrait l'être... Comme si sa propriétaire était âgée d'au moins un siècle.

Marine agrippa le bras de Cloud.

Marine : On ne pourrait vraiment pas rester ensemble ?

Cloud : Désolé mon cœur, mais nous n'avons vraiment pas le temps de faire des caprices. Il est bientôt minuit, et je tombe de fatigue, et pour rien au monde je ne coucherais dans un sac de couchage sur un sol poussiéreux.

Marine ne put répliquer, parce qu'elle savait bien que son compagnon avait raison. Elle soupira.

Pauline : J'ai peur.

Toshirô lui serra doucement la main.

Toshirô : Ça va aller.

Pauline : ... S'il arrive quelque chose... Je...

Léon : Hé ho ! Ça va un peu trop loin là ! Vous parlez comme si nous allions nous séparer pour toujours !

Riku : Il a raison. On doit se reprendre. Tant qu'aucun de nous ne se retrouve seul, tout ira bien.

Cloud : Bien dit. Et maintenant, tous à vos postes !

Les hommes approuvèrent et redescendirent dans le hall. Marine rattrapa Sora par la manche tandis que Pauline observait en rigolant Toshirô qui regardait avec dégoût les tabliers roses avant d'en enfiler un.

Sora : Qu'est-ce qu'il y a ?

Marine : Sora. Tu dois nous aider.

Sora : Hein ? En quoi ?

Marine : On va retrouver la fille. On doit l'interroger.

Anaïs, Mélina & Pauline : De quoi ?! Depuis quand ?

Marine : On sera six contre une ! Et puis il y aura Sora pour nous protéger !

Les filles restèrent silencieuses. On pouvait entendre le vent souffler dehors.

Pauline : Et... On doit se sentir rassurées ?

Sora : Mais ! T'es méchante !

Anaïs : C'est pas contre toi Sora, seulement... Voilà...

Sora : Bon, c'est bon, j'ai compris. Mais pourquoi on ne se séparerait pas, pour retrouver la fille ?

Anaïs, Marine, Mélina & Pauline : Ça va pas ?! Hors de question !! Une fois mais pas deux !!

Sora : Euh, okay... Vous êtes traumatisées, on dirait.

Mélina : Et pas qu'un peu...

Marine : Bon, on fait comme ça, alors ?

Sora les observa une à une. Il ne pouvait décemment pas les laisser repartir toutes seules à la recherche d'un fantôme... Et puis bon, le ménage n'était pas vraiment sa tasse de thé. Tandis que la chasse aux cadavres, c'était beaucoup plus marrant. Il hocha la tête.

Sora : D'accord, j'accepte. Mais ne faîtes pas trop n'importe quoi, hein ! Je n'ai pas envie de vous courir partout après !

Anaïs : Pas de danger, on ne s'éloignera pas d'une semelle.

Pauline : Sauf si le cadavre se met à nous poursuivre.

Perspective peu réjouissante. Sora sentit un frisson parcourir sa colonne vertébrale. Mais il prit son courage à deux mains, une profonde respiration et déclara :

Sora : Bon, c'est parti.

Et il s'engagea dans le couloir de gauche, les filles sur ses talons. Ils étaient tous si silencieux qu'on pouvait entendre le moindre bruit, le moindre craquement, le moindre souffle. L'atmosphère était lugubre... La peur vibrait dans l'air.

Ils ouvraient chaque porte, parcouraient les couloirs du premier étage en long, en large et en travers...

Mais la fille était introuvable.

Les filles commençaient à perdre patience, elles s'agitaient et chuchotaient entre elles. Même Sora se disait que tout ceci était inutile. Jusqu'à ce que, soudain, il vit une lumière tremblotante au bout d'un couloir...

Sora : Là !

Et il s'élança, sans laisser aux filles le temps de le suivre. Elles l'appelèrent, mais il ne se retourna pas.

Il courait à toute allure à la poursuite de la lumière. Une bougie, semblerait-il. Impossible de distinguer qui la tenait - à supposer que quelqu'un la tienne bel et bien.

Le châtain dut descendre des escaliers et retourner dans un long couloir sombre. Il avait beau courir de toutes ses forces, il n'arrivait pas à rattraper la lumière...

Soudain, il tourna à un coin et s'immobilisa.

La lumière avait disparu.

Il n'y avait plus personne.

Sora regarda autour de lui, mais tout ce qu'il vit, ce fut l'immense porte en bois sombre qui se trouvait devant lui...

Comme hypnotisé, il s'en approcha. Il était curieux de savoir ce qu'il y avait derrière... Sa main s'éleva et se posa doucement sur la poignée de porte en cuivre...

... : Non, ne l'ouvre pas !

Sora sursauta et recula prestement avant de faire volte-face pour voir qui lui avait parlé. Il resta bouche bée pendant quelques secondes.

Une fille se tenait à quelques pas de lui. Il ne la connaissait pas, et ne l'avait jamais vue de sa vie, mais il savait que c'était elle, le cadavre dont les filles avaient parlé. Elle était d'une pâleur... Surnaturelle.

Elle répéta, d'une voix aux accents affolés :

Fille (cadavre ?) : Éloigne-toi de là !

Sora lui obéit et recula encore de la porte, se rapprochant de la fille par la même occasion.

Sora : Qui... Qui es-tu ?

Fille (cadavre ?) : Ça n'a pas d'importance. Tu ne dois jamais ouvrir cette porte, tu m'entends ?

Sora : Pourquoi ? Qu'est-ce qu'il y a derrière ?

En quelques instants, elle se retrouva près de lui. Sora cligna des yeux. Comment s'était-elle déplacée si vite ?

Fille (cadavre ?) : Il y a quelque chose que tu ne dois pas voir si tu tiens à la vie. Maintenant, pars !

Mais Sora refusait de bouger. Il scrutait son interlocutrice en plissant ses beaux yeux bleus.

Sora : Qu'est-ce que tu fais ici ?

Elle esquissa alors un léger sourire.

Fille (cadavre ?) : J'habite ici.

Et, d'un seul coup, elle disparut, laissant Sora seul et sans voix.


(1) : Pas si sûr...

(2) : Je fais de la pub pour Tim Burton :D Vous n'avez pas vu ce film ?! YOU MUST WATCH IT !

J'ai envie de raconter ma vie. Désolée, mais là j'en ai besoin.

Parce que vous savez, mine de rien, la seconde c'pas facile. Enfin les cours, si, mais l'orientation, c'est bien chiant. Sauf quand on veut faire S, bien sûr. Evidemment, si vous voulez faire S, vous êtes assurés que tout ira bien dans votre vie... Etc...

L'ennui, c'est quand on veut faire L depuis qu'on est en CM1, et que tout le monde vous met la pression pour aller en S ou en ES, et qu'on ne cesse de vous répéter : "C'est ton avenir qui est en train de se jouer, là !"

Les petits de 8 ans ne savent pas quelle chance ils ont d'être encore des enfants sans problèmes...

Sur ce, à la prochaine !