Le chapitre 3!


« Hikari, j'ai à te parler. »

« Mais Takishima je... »

Pas le temps de répondre. Il m'a pris le bras et m'entraine vers la porte que j'ai empruntée quelques minutes plus tôt, en ayant l'intention de la repasser le ventre plein.

23 novembre 2011, Résidence Takishima/Londres, 11h45

Tout comme j'avais suivis Chiaki maintenant je suis Takishima dans ce long dédale de couloir et de pièces communicantes. Enfin nous arrivons dans un bureau. Le meuble principal trônait au centre de la pièce, derrière se trouvait de grandes étagères remplies de livres aux caractères occidentaux. Sur le mur en face de celui de la porte se trouvait une grande baie vitrée éclairant toute la pièce de la lumière du faible soleil de novembre. En face du bureau on trouve deux petits canapés encadrant une table basse très ouvragée. Au delà de ces assises il y a des grand placards renfermant sans doute des classeurs remplis de chiffres ou d'autres informations diverses. Cette pièce donne vraiment une impression studieuse, il doit être agréable de s'assoir sur le lourd fauteuil du bureau pour alors se concentrer sur des dossiers important par exemple.

« Cette pièce est magnifique. »

« C'est un bureau parmi tant d'autres mais au moins ici nous serons tranquilles. »

« Pourquoi ? Si tu avais besoin de me parler tu pouvais le faire devant les autres comme d'habitude. Serai-ce la présence de Chiaki qui t'embête ? Pourtant, même déjà sans l'avoir reconnu je le trouve très sympathique. »

« Nous ne sommes pas là pour parler de lui, mais pour le gage. »

Ah, foutu gage. Je croyais qu'il l'avait oublié. Bon d'accord JE l'avais oublié mais il aurait pu faire de même. Maintenant qu'on y est autant bien l'écouter pour réfléchir à une stratégie pour enfin le battre, et cette fois-ci c'est sur je l'aurai ! Par contre je ne comprends pas cette air embête qu'il vient de prendre, serait-il...gêné ? Décidément, aujourd'hui je découvre de nouvelles expressions de mon cher rival.

« Je t'écoute. »

« En fait le gage n'est pas vraiment le sujet que je voulais aborder. Tu sais hier on...enfin je... »

« Je crois que je sais de quoi tu veux parler, et j'y ai réfléchis de mon côté aussi. Je pense que tout ce qui c'est passé est du au simple fait que par notre longue rivalité nous avons une sorte de relation spéciale. »

Il me regarde comme si j'étais un revenant et son regard semble s'illuminer. Oui, des fois il m'arrive de m'exprimer avec tact et réflexion...des fois. Mais si à chaque fois il me donne l'impression qu'il va me sauter dessus pour me prendre dans ses bras d'un instant à l'autre je crois que je vais éviter de le faire devant lui.

« En effet c'est ce que je pense aussi »

« Et donc je pense que nos retrouvailles, après avoir cru pendant un certain temps à une séparation presque définitive, nous ont apporté un grand sentiment de réconfort. Nous avons fini par devoir exprimer extérieurement ce sentiment. Je pense donc que tu seras d'accord avec moi quand je dis que nous avons agis de manière tout à fait inapproprié par rapport à notre relation et cela à cause de nos trop grandes émotions. »

Pourquoi ? Pourquoi a-t-il l'air si effaré, si déçu. Comme pour tous ceux à qui je tiens je n'aime pas le voir avec une mine aussi sombre. J'ai l'impression qu'il va se mettre à pleurer dès la seconde suivante. Qu'est ce que j'ai bien pu dire, mon raisonnement est pourtant logique. Je suis sûre que lui qui est toujours plus fort que moi, à mon plus grand regret, est arrivé à la même conclusion. Son sourire a perdu toute sa luminosité.

« C'est tout à fait cela, tu as raison. »

« Tu en es sur ? Je veux dire...tu as une de ces tête. Je me suis trompée dans mon raisonnement mais tu n'oses pas me le dire c'est ça »

« Non. Je dois aller vérifier quelque chose. Nous reparlerons plus tard. »

« Da-d'accord... »

« Suis moi, je t'emmène aux cuisines. A cette heure on ne sert plus rien dans la salle à manger. Je dirais à Akira où te trouver. »

23 novembre 2011, Magasin d'Oxford Street, 16h05

« Yosh ! Hikari, je vais essayer tout ça »

« Hai... ».

Maudit soit le décalage horaire je suis claquée, et Akira ne m'a pas épargnée : c'est le 15ème magasin de l'après-midi et il n'est qu'environ 16h. Ouf un siège. Qu'est ce qui lui prend, j'ai déjà fait pas mal d'après-midi shopping avec elle mais là il y a quelque chose qui cloche, elle achète plus que d'habitude. Elle est aussi plus distante, son regard semble perdu au loin assez souvent.

« Tada ! Alors comment tu me trouve ? Ah non en fait c'est moche c'est ça hein ? »

« Non non, ça te va bien ! »

« C'est vrai ?! Dans ce cas, je l'achète ».

Elle retourne dans la cabine pour se changer.

« Dit Akira, quelque chose ne vas pas ? »

« Qu'est ce que tu raconte tout va bien »

« Tu sais je ne suis pas aussi naïve que tu le pense. Je te connais, tu ne m'a rien forcé à essayer de tout l'après-midi alors si, il y a un problème »

«...Attends ».

Elle sort de la cabine et me propose d'aller boire un thé au Salon de Marie, un petit salon de thé sympathique et très réputé à ce qu'on dit. Une fois installées et servies ma curiosité reprit le dessus.

« Alors, qu'est-ce qui ne va pas ? »

« Demain...il paraît que tu as un rendez-vous avec Kei ».

Pardon ? C'est quoi cette histoire ! Peut être que c'est ce que Kei essayais de me dire tout à l'heure. Oh...je comprends mieux sa réaction maintenant. C'est vrai que maintenant j'ai compris les sentiments qu'il avait envers moi mais je suis sur qu'en lui montrant que je n'ai pas les mêmes il abandonnera. Mon petit discours de tout à l'heure était peut être un peu trop brut finalement.

« C'est pas tout à fait ça. Mais tu sais ce n'est qu'un gage, ce n'est pas du sérieux »

« Tu as dit toi même que tu n'étais plus naïve, tu sais donc quels sont ses sentiments ».

Bien sûr que je les connais mais...en fait je crois que j'ai peur de ça.

« Oui, je sais mais pour moi il n'est que mon rival. Tu t'inquiétais ? Pour moi ? »

« Et comment que je l'étais et je le suis encore ! Tout le monde s'inquiéterait pour toi en sachant que tu vas resté seule avec lui toute une journée. (Air enflammé) S'il te fait le moindre mal je te jure que je le tuerai ! »

« Ne dit pas de telle bêtises, tu finirais en prison »

« Mais qui a dit que l'on retrouverai le corps ou une quelconque scène de crime... ».

Des fois elle fait vraiment, mais alors vraiment très peur...

« Et si on y retournait, il me faut toujours une tenue pour demain et je ne peux pas vraiment remettre de jupe, il fait vraiment froid dehors et si je dois sortir comme tu l'as dis... »

« Tu as raison allons faire du shopping ! Eh ! Pourquoi tu rigoles, demain tu seras tellement belle que Kei tombera dans les pommes et passera la journée aux urgences, il n'y aura donc pas de rendez-vous. Hahahah

Brrr...Elle recommence, même si maintenant la perspective de me retrouver seule avec lui m'angoisse un peu. J'ai peur de dire une autre bêtise.

« Et sinon toi ? Avec Tadashi ça en est où »

« Gasp, t'es au courant ? »

« Je suis ta meilleure amie non ? Et ça se voit comme le nez au milieu de la figure » « Oh. Et bien dans ce cas... Ce soir il m'a invitée pour aller à Cambridge, y passer la soirée je ne sais plus où exactement et revenir demain dans l'après-midi. Il a dit que ce serai très romantique... ».

Je crois que maintenant j'ai compris ses petites absences, je n'ai jamais vu Akira si rêveuse.


Voilà. J'ai réussi a installé Word sur mon ordinateur et j'ai repassé tout les chapitres au correcteur, il devrait donc avoir moins de fautes.

Je pensais mon chapitre 4 au point mais on m'as dis qu'il manquais d'action alors je vais le refaire au plus vite. Donnez moi votre avis!