BONNE ANNÉE 2013! J'espère que vous avez passé de bonne fêtes. Ce chapitre est un peu comme un cadeau de noël... en retard :)
Mon esprit est une chose que je pense ne jamais vraiment connaitre. Je peine à trouver la suite de Petite annonce en revanche relire les dernières lignes de cette fic m'inspirent totalement. Mais bon tant que j'écris c'est l'essentiel, les lecteurs de mon autre fic sont habitués à mes retards dans la publication je pense.
HIKARI POV
L'ambiance était assez intimiste tout en exposant largement le standing du repas. Des appliques en forme de chandeliers éclairaient juste comme il faut le bois des parois et les escaliers menant à la salle principale. Là étaient savamment disposées les tables au nombre de personnes différents. Presque au centre trônait un autre escalier menant vers une mezzanine, la taille était modeste mais le prix pour y diner surement pas. De là où je suis je ne voyais que vaguement des personnes se saluer chaleureusement et commencer à discuter bruyamment. Chiaki me guida doucement vers la table que nous indiquait un employé tiré à quatre épingles dans son costume. Depuis qu'il m'avait expliqué la situation les seuls mots qui étaient sortis de ma bouche étaient amers. Non pas que cela me déplaise vraiment de passer la soirée avec lui mais je m'étais préparée à diner avec Kei. Après tout j'avais passé la journée avec lui alors pourquoi pas ce repas. J'espérais juste que son cousin ne pensait pas que je l'en tenais responsable, si j'avais compris quelque chose sur le manoir Takishima c'est qu'il faut à tout pris éviter d'en croiser le doyen ou en tout cas c'est ce que chacun se pliait à faire. Je ne l'avais jamais rencontré et non sans surprise je n'étais pas pressée.
La table qui avait été réservée se trouvait sur l'avant du bateau, nous avions donc une magnifique vue sur le fleuve et la ville de Londres. Chiaki continuait à sourire et m'invita galamment à m'assoir. Je pris alors conscience que devant moi se trouvaient des couverts européens et beaucoup plus que je pensais qu'il pouvait en exister, plusieurs verres aussi étaient présents devant l'assiette.
« On les utilise du plus éloigné au plus proche de l'assiette. » Chiaki se faisait rassurant mais j'avais du laisser un peu trop transparaitre mon incompréhension puisqu'il semblait s'en amuser. « S'il y en a des inutiles ils seront enlevés par le serveur. Pour ce qui est des verres tu n'utiliseras que celui à ta gauche, moins que tu ne boives de l'alcool. »
Son sourcil s'était rehaussé en signe de questionnement pour sa dernière phrase, j'y répondis simplement en secouant la tête de droite à gauche. J'espérais sincèrement qu'une fois le moment venu je saurais m'en servir. J'avais déjà vu des films, surtout des Disney, où les personnages mangeaient avec ces ustensiles, mais entre le voir et le faire je sentais que la différence pouvait être énorme. L'image de la petite sirène se coiffant les cheveux avec une fourchette me revint en mémoire et je m'imaginais alors dans des situations tout aussi embarrassantes. Le plus embêtant était le nombre de personnes présentes, à la S.A on se connaît tous mais ici ce sont tous des inconnus. Si je venais à faire quelque chose de gênant chacun se mettrait alors à chuchoter à son voisin ou me lancerai un regard mauvais, ça je m'en doutais. C'est décidé, si Kei peut le faire alors moi aussi. Ce soir je mangerais parfaitement avec ces couverts occidentaux !
Un serveur arriva et parla en anglais mais semblât vite comprendre que je ne saisissais que la moitié de ses mots puisqu'il se tourna presque exclusivement vers Chiaki. Qu'est ce que je commençais à regretter les petits exercices sur la grammaire anglaise, ici ils parlent trop vite et je n'y comprends presque rien. Une fois l'homme partit je pu interroger mon compagnon.
« Je crois que je n'ai pas tout saisi de ce qu'il disait »
« Le bateau va partir, et il nous expliquais devant quels endroits nous allions passer. Je connais pas mal la ville alors je t'expliquerais tout quand nous serons devant. » Il me scrutât alors plus intensément. « Je comprends que tu sois déçue mais malheureusement ni Kei ni moi-même ne pouvons faire quelque chose contre le grand-père, c'est lui qui décide pour nous. Malgré que son père soit encore jeune c'est Kei qui va hériter de la compagnie, personne ne peut remettre ça en doute. »
« Il est doué, même sont père l'appel à la rescousse certaines fois. Tu as raison on ne peut rien y faire. »
« Ne déprime pas comme ça, je lui est promis de te faire passer une bonne soirée et je compte bien tenir ma promesse. Sinon je crois qu'il me jettera à la fausse au lion. »
Il disait cela en rigolant mais je savais très bien que Kei en serait capable. Je revoyais comment il avait déjoué les différents pièges qu'Akira avait orchestré lors de la dernière course de la S.A. Je laissais alors échapper un petit gloussement et cela sembla ravir Chiaki qui se lança alors dans son propre scénario sur la manière dont il allait se défaire de ces félins.
KEI POV
De la torture voilà ce que c'était. Depuis près de deux heures je voyais Hikari rire avec mon cousin qui faisait librement le pitre en dépit des regards lourds de reproche des clients voisins. Encore une fois je resserrais l'emprise de ma main sur la fourchette. De tout ce que j'avais imaginé de la soirée jamais cette éventualité ne m'était venue à l'esprit. Tout d'abord je me rends compte que finalement je dine au même endroit où j'aurais du manger avec Hikari. Cela aurait déjà assez occupé mon esprit mais mon grand-père avait réservé une table sur la mezzanine j'avais donc une superbe vu plongeante sur le couple que formait mon cousin et ma camarade de classe. Au moins il tenait notre accord, elle passait une bonne soirée, mais elle s'amusait peut être un peu trop avec lui à mes yeux. De toute la journée que j'avais passée avec elle et les années à l'école, rares étaient les fois où elle avait ris et réagit de cette manière avec moi. Je peux le dire : je suis fou de jalousie. Dire que j'avais prévu que cette soirée soit un désastre et qu'elle écarte Chiaki de ses fréquentations assez longtemps pour que je puisse me rapprocher d'elle et lui faire comprendre mes sentiments.
Enfin les hommes d'affaire avec qui j'avais passé tout le temps du repas prenaient congé. Mon grand père me confia la responsabilité de payer la note et donc sans le vouloir d'observer un peu plus longtemps une certaine table à l'étage inférieur. Une fois seul à la table je pu constater qu'il n'y avait plus qu'un couple âgé sur la mezzanine, ils regardaient tranquillement le paysage extérieur. Parfait, ainsi je n'ai pas à craindre des reproches pour m'être presque complètement laissé tomber par la rambarde. Je fus presque choqué quand je vis la table que j'avais réservée avec tant mal le matin même totalement vide de présence humaine. Quel idiot, nous n'étions pas les seuls à avoir terminé le repas, eux aussi étaient partis. Je grognais un juron tout en avançant d'un pas rapide vers le comptoir pour payer. Bien sur il fallait que la personne devant moi ne se souvienne plus du numéro de sa carte bleue et bloque ainsi toute la file. Une des employés du comprendre mon agacement puisqu'elle me fit signe de passer à côté pour régler la note. Durant mon attente j'avais pu apercevoir mes « cibles », elles étaient tombées sur une file plutôt rapide puisqu'elle payait en liquide. Ils sortirent donc avant moi et les perdre de vue me mit encore plus sur les nerfs.
CHIAKI POV
Finalement mes efforts avaient payés, Hikari avait sourit et rit toute la soirée. Il faut dire que repenser à toutes nos histoires de jeunesses c'était quelque chose. Elle avait était intarissable sur le sujet de sa classe au japon et de toutes leurs péripéties qui semblaient êtres plus farfelues les unes que les autres. Ses yeux s'étaient mis à pétiller devant les profiteroles au chocolat qu'on lui avait servit et en voulant m'en moquer je l'avais lancée sur un discours enflammé sur la perfection de ce dessert. Quand elle s'était rendu compte qu'elle s'était laissé emporter elle était devenue aussi rouge qu'une tomate. C'était ça que j'aimais bien chez Hikari, elle était en permanence naturelle. Si on observait ma vie sociale on pourrait croire que j'avais plein d'amis mais je sais très bien qu'une partie de ces personnes comptent surtout sur le lien que j'ai avec le président de la Takishima Corporation pour hypothétiquement faire voler leur carrière. Et puis de nature Hikari est telle que le décrit son nom : une vraie lumière.
Une fois sur les quais elle se mit face à moi, et continuant à marcher à reculons elle me regarda comme une petite fille qui voulait faire céder ses parents. Sauf qu'elle n'avait rien de la petite fille que j'avais connue autrefois, du moins physiquement. Il fallait dire aussi que son amie Akira avait très bien choisie sa tenue, le bleu sombre lui va vraiment bien et la ceinture soulignait bien sa taille. La robe était vintage mais s'accordait très bien à l'apparence enfantine de son visage avec ses grands yeux. Quand je l'ai vu ouvrir sa porte quelque heure plus tôt j'avais été agréablement étonné.
« Dis Chiaki, et si on se promenait encore un peu. Cette ville est tellement plus jolie la nuit. »
« Mais bien su… Attention ! »
A ne pas regarder où elle allait son talon avait buté contre une surélévation des quais. Elle avait alors perdu l'équilibre mais j'avais pu lui attraper la main et la faire basculer vers moi avant qu'elle ne chute. Par reflexe de peur qu'elle n'est pas retrouvé l'équilibre je passais mon bras autour de sa taille. Heureusement pour elle la plus part des clients du restaurant étaient vite repartis se mettre au chaud dans leur voiture et n'avaient pas trainés comme nous l'avions fait. Soudain je me sentis partir en arrière par une force s'agrippant à mon épaule, pour éviter qu'elle ne se retrouve par terre je retirai mon bras d'Hikari. J'avais à peine fais un demi-tour qu'un violent coup me toucha au visage, m'envoyant valdinguer quelques pas plus loin. Hikari eu un petit cri et tenta de raisonner mon agresseur que je ne voyais pas, encore trop sonné.
« Mais qu'est-ce qui te prends ? Pourquoi tu le frappes »
On me prit par le col et rapprochant mon visage du sien je pu finalement voir Kei. Les traits tendus par la colère il semblait ne plus pouvoir raisonner. Je me libérais de son emprise comme je pu et m'éloigner aussi loin que possible pour éviter une quelconque riposte et reprendre pied.
« Je croyais que tu ne devais rien faire que je ne ferais » Kei hurlai presque mais je ne me démontais pas pour autant. S'il voulait jouer à ce petit jeu il n'allait pas être déçu.
« J'étais pourtant sur que c'était comme ça que tu voulais finir la soirée. Je me trompe ? »
Kei semblait sur le point de me sauter à nouveau dessus. Hikari ne comprenait clairement rien de ce qui ce passait sous ses yeux et ne savait surement pas comment réagir. Il faut dire que Kei laisse rarement éclater sa colère au grand jour.
« S'il vous plait, arrêtez ! Kei, pourquoi tu l'as frappé ? Pourquoi ?»
Son ton était presque suppliant et mon cousin ne semblait comprendre qu'une partie des mots qu'elle lui adressait. Il se relève et s'approche de moi, calmement mais son attaque surprise à de quoi m'inquiéter alors je recule aussi.
« Il n'as pas le droit de te toucher. Personne. Il n'y a que moi. Lui il ne t'aime pas comme moi…»
Son regard à moitié dans le vide ne fait qu'ajouter à méfiance. Ses yeux s'écarquillèrent alors, comprenant subitement ce qu'il venait d'avouer à demi-mot. Un coup d'œil à Hikari suffit pour savoir qu'elle aussi à compris, mais le contexte de confusion n'est pas des mieux pour parler clairement de ce genre de choses.
« Quoi ? Je… La voiture est par-là. Je crois que je vais vous laisser régler vos différents tranquilles. »
Et se fut presque comme si elle s'enfuyait, le bruit de ses talons claquant d'autant plus rapidement sur les pavés qu'elle ne disparaissait de notre vue. Dans la mauvaise direction en plus.
J'ai longtemps cherché le POV qui correspondrait le mieux pour la fin donc si c'est pas clair n'hésitez pas à demander des précisions ou juste à donner votre avis.
Merci à Guest pour m'avoir fait remarquer le petit problème d'appelation au premier chapitre.
Hier j'ai aussi eu un sursaut d'inspiration mais pour les 5 légendes. Il en est sorti un One-shot: 365 jours à attendre.
07/07/2013
LE CHAPITRE 8 EST EN COURS D'ÉCRITURE POUR LES NEWS ALLEZ SUR MON PROFIL
