Hello !

Voilà la suite avec un peu de retard :P Je vais pas m'étendre, à la base j'ai même pas le temps de poster mais en remerciment à tous ceux qui suivent cette histoire, voilà :P

Merci à tous :)

Chapitre 5 :

Présent :

« Je suis désolée de vous avoir dérangé tout à l'heure. » Déclara enfin Beckett, libérant l'habitacle du silence qui y régnait.

« Non, je... Ce n'est pas grave. » Répondit-il en souriant.

Ça lui fit chaud au cœur, six mois, six longs mois qu'il ne lui avait pas sourit, ça paraissait une éternité et elle n'attendit pas pour le lui rendre, mais aussitôt, il détourna les yeux.

« Enfin. J'espère que ça ne va pas prendre trop de temps cette histoire. »

Elle se mordit la lèvre, qu'était-elle censée répondre quand elle ne demandait qu'une chose: que ça dure le plus longtemps possible. Il lui manquait, énormément. Elle sentit ses yeux posés sur elle, il attendait une réponse...

« Ça ne devrait pas. On a toujours fait bonne équipe pour résoudre les meurtres, non ? » le ton était plus nostalgique que ce qu'elle aurait aimé laisser paraître. S'il le remarqua, il ne releva pas.

« Hmm. » Répondit-il les yeux de nouveau fixés sur la route.

Le silence s'installa de nouveau, inconfortable, gêné. Castle regardait le paysage défilé, il n'avait jamais vu le temps passé aussi lentement. Ces dix minutes de trajet étaient interminables... Peu importe où ils allaient, il valait mieux que ce soit près du poste. Et par pitié qu'il y ait deux lits.

« Lieutenant Beckett, pour éviter tout problème, vous irez sous le nom de Katherine Jones. »

« Bien chef. Quelque chose en particulier que je dois savoir ? »

« Mis à part le fait que vous êtes sous le charme de monsieur Castle et que vous deux êtes fiancés depuis un an ? Non. » répondit Gates en cachant son sourire en coin.

« Notre lien avec la victime ? » demanda Castle, plus sérieux que ce dont elle avait le souvenir.

« C'est elle qui vous a recommandé cet endroit, une bonne amie de votre mère. »

« Bien. Si tout est prêt, je propose que nous y allions. »

« Pourquoi bro', tu brûles d'impatience ? » ricana Espo ce qui lui valut un regard noir de la part de ses deux patronnes.

« Encore une chose, Ryan, vous serez leur contact, vous jouerez le frère de Castle et le docteur Parish vous accompagnera. Seule la famille proche a le droit de rendre une petite visite de temps en temps. C'est un endroit gardé, si jamais vous avez besoin de sortir, appelez-moi sur la ligne d'urgence. Bon courage. »

Amanda Green, 40 ans avait été retrouvée poignardée dans une rue de New-York, elle avait été tuée par une personne de ce « club », la question restait de savoir qui, or il était impossible d'entrer dans ce genre d'endroit, même pour une affaire criminelle, il était très difficile de trouver un juge près à délivrer un mandat pour que des flics y entre, c'est pour ça qu'ils avaient besoin de Castle sur cette affaire.

C'était un lieu où les couples venaient 'vivre tranquillement leur amour' si on en croyait le dépliant que Castle était en train de feuilleter à l'arrière de la limousine qui les y conduisait. Il continua jusqu'à la page présentant les activités proposées : golf, piscine, jacuzzi, tennis, équitation, hammam, massage de couple... Il sourit, il fut un temps où il aurait été enchanté de pouvoir commander un massage de couple-

« Je peux savoir ce qui te fait sourire comme ça ? » demanda Kate, un sourire aux lèvres.

« Oh, rien du tout. » Dit-il en refermant le dépliant.

« On n'aurait pas dit rien du tout » répondit-elle en tendant le bras pour attraper le morceau de papier qu'il éloigna d'elle. « Rôh, mais, laisse-moi y jeter un coup d'oeil, moi aussi je veux savoir où nous allons... » Il céda et lui donna le dépliant qu'elle feuilleta à son tour.

« Dans le bon côté des choses, c'est qu'on aura le petit-déj servi au lit tous les jours et des masseurs à disposition. » Remarqua-t-elle avec un sourire.

« Tu as toujours détesté qu'un inconnu te masse. » Répondit-il et secouant la tête.

« C'est vrai. » Il se souvenait de ça?...

Elle se mordait la lèvre, elle se mordait la lèvre et c'était tellement sexy ! Dieu, il ne l'avait pas vue faire ça depuis trop longtemps et il avait juste envie de se fondre sur sa bouche pour libérer la pauvre captive, bien trop maltraitée par ses incisives. RICHARD CASTLE ! Ce n'était certainement pas le moment ! Comment pouvait-il encore pensé à cela ! Il s'éloigna d'elle, se trouvant subitement trop près, il n'avait pas remarqué jusque-là que leurs cuisses se touchaient et dès qu'il changea du siège, il la vit frissonner.

« Excusez-moi, monsieur ? » s'adressa-t-il au chauffeur. « C'est possible que vous montiez un peu le chauffage s'il vous plait ? »

Elle sourit, il s'inquiétait encore au moins un peu pour elle, c'était trop mignon.

« Merci. »

Il hésita, lui qui lui avait si souvent répondu par un seul mot magique...

« De rien. »

Et ça lui brisa le cœur. Elle regarda par la fenêtre et ne dit plus un mot de tout le trajet qui malheureusement, fut plus que long, ils restèrent coincés plusieurs heures dans les bouchons et la nuit était tombée depuis bien longtemps quand ils arrivèrent devant les grandes grilles du Felicity Center. Ils furent accueillis par une grande blonde aux yeux bleus et au décolleté un peu trop plongeant, Kate la reconnut des recherches qu'elle avait faites avant de venir.

« Alison Keysley, ambassadrice du centre. » Dit-elle en tendant la main à Castle avant de la tendre à Kate qui lui sourit poliment. « Vous devez être Rick Castle et vous Kate hum... » elle fouilla dans ses papiers un instant avant de relever la tête un faux sourire plaqué sur le visage. « Jones, c'est ça ? »

« C'est ça », répondit Castle. « C'est ma- »

« Fiancée, oui je sais. Nous mettons un point d'honneur à connaître tous les membres de notre club. Laissez-moi vous montrer votre chambre, nous vous ferons visiter les lieux demain. » Dit-elle les sourcils froncés.

Kate ne mit qu'un instant à réagir, elle avait étudié le langage corporel et les expressions du visage à la fac et cette femme se doutait de quelque chose. Et comment ne pas le faire, l'homme qui était censé être son fiancé se tenait à deux mètres d'elle... Elle s'approcha de lui et vint se coller contre lui, essayant de se concentrer sur Alison et non pas sur l'odeur trop épicée du parfum de la nouvelle copine de Castle.

« Très bonne idée . La route était longue... Je ne sais pas pour toi chéri, mais je suis complètement morte de fatigue. »

Aussitôt, elle vit les traits du visage de la jeune femme se détendre, cependant, il allait falloir que Castle joue le jeu s'ils ne voulaient pas se faire griller, et Dieu merci, après quelques précieuses secondes de surprise, elle le sentit répondre à son étreinte et comme par réflexe, elle se laissa aller encore plus contre lui. Ça faisait trop longtemps qu'elle n'avait pas senti ses bras l'envelopper. Bien trop longtemps. Ce n'était pourtant pas son genre, complètement nian nian et amoureuse, et pourtant, cet homme avait changé bien des choses en elle.

Quoi qu'il en soit, Alison avait l'air de les croire maintenant, elle les dirigea vers l'un des immenses et magnifiques bâtiments.

« Voilà le hall d'entrée, si vous avez besoin de quelque chose, vous pourrez joindre Nina, l'hôtesse, depuis votre chambre. Suivez-moi, je vous prie. »

Il montèrent les majestueux escaliers en colimaçon recouvert d'un tapis rouge et longèrent un couloir. Une fois au bout, elle s'arrêta devant la porte et tendit à Castle, la clef.

« Voilà votre chambre, monsieur Castle, nous espérons qu'elle vous plaira. Si ce n'est pas le cas, informez-en notre hôtesse et nous vous en trouverons une autre . Bonne nuit monsieur Castle, bonne nuit mademoiselle Jones. »

« Merci, à vous aussi. » Répondit Castle en blottissant Kate contre lui. La jeune femme leur donna le même sourire qu'avant, toujours aussi faux. Elle pouvait encore lire le doute dans les yeux de la jeune femme, mais que pouvait-elle faire, elle n'allait pas lui sauter de dessus ici !

Quand ils passèrent la porte et Castle se défit d'elle aussitôt. La chambre était grandiose, c'était plus grand que le loft de Castle, sur deux étages avec une cuisine et un salon au premier, et une chambre avec un lit immense, des pétales de roses des bougies au second.

« Wow, ils ne font pas les choses à moitié ici... », remarqua Castle en arrivant derrière elle.

« Effectivement. » Admira-t-elle, laissant de nouveau place au silence. « Bon ! Je vais aller me changer moi ! » ajouta-t-elle histoire d'échapper un peu à l'atmosphère tendue dans laquelle ils étaient.

« Bonne idée... Je vais faire pareil... Dans le salon. » Elle sourit, il était gêné, après le nombre de fois ou ils avaient- « Pour te laisser la salle de bain. » Se sentit-il obligé de préciser.

« C'est gentil. » Répondit-elle en se dirigeant, valise en main, vers la salle de bain.

Dès qu'elle ferma la porte, elle laissa s'échapper un soupir qu'elle ne savait même pas qu'elle retenait, ça faisait beaucoup en une journée. Après plus de six mois sans se parler, ils allaient devoir cohabiter et jouer les amoureux transits. Pourquoi cette pensée éveillait des milliers de papillons dans son ventre et faisait naître un sourire sur son visage. Elle leva les yeux au ciel face à son propre comportement... Qu'est-ce qu'il lui arrivait ? On dirait une adolescente à son premier amour. Sérieusement, ce n'était absolument pas le genre de Kate Beckett ! Mais apparemment, ça allait être le genre de Kate Jones, pensa-t-elle en se mordant la lèvre. Oh oui...

Il avait emmené un pyjama, c'était ridicule, il ne mettait jamais de pyjama, et ça, elle le savait bien puisqu'ils avaient passé un an ensemble. Mais ça ne voulait pas pour autant dire qu'il allait se balader en caleçon devant elle ! Dans les deux cas, c'était assez gênant. La situation entière l'était. Richard Castle avait toujours gardé de bonnes relations avec ses ex, les importantes du moins, sauf elle, ça n'avait pas pu le faire. Et comment est-ce que ça aurait pu le faire ? S'il avait survécu à la voir avec Josh avant qu'ils ne soient ensemble, il ne pouvait plus après. La voir avec un autre homme lui était insupportable. Il se demanda si elle ressentait la même chose en le voyant avec Sharon... Non, non, si c'était le cas, elle n'aurait pas mit un terme à leur relation. Après tout, c'est elle qui avait demandé cette 'pause' et elle n'était jamais revenue, ça voulait bien dire qu'elle ne ressentait plus rien à son égard. Il fut surpris de voir que cette vérité lui brisait encore le cœur, après un an, il devrait s'en être remis ! Kate Beckett l'avait brisé à jamais. Il n'avait pas seulement laissé une partie de sa vie derrière lui en quittant son appartement cette nuit-là, mais une partie de son cœur aussi, si ce n'est son cœur en entier.

Il devait aller se brosser les dents, mais ne l'avait toujours pas entendu sortir de la salle de bain. Elle n'avait pourtant jamais été le genre de femme à passer trois heures devant le miroir, et encore moins quand il s'agissait d'aller se coucher. Il patienta encore dix minutes avant de monter à l'étage pour vérifier si elle était vraiment dans la salle de bain, et elle y était encore. La porte était cependant entrouverte et il l'entendait remuer dans ce qui devait sûrement être sa trousse de toilette. Il s'approcha et frappa doucement à la porte.

« Oui ? »

Il la trouva en short de pyjama et en t-shirt ample, elle le regardait depuis le miroir, un coton dans la main et il la vit sourire et arquer un sourcil.

« Depuis quand tu portes des pyjamas ? » il pouvait entendre l'humour dans sa voix, mais ça n'empêcha pas, bien au contraire, le rouge de lui monter aux joues. Sérieusement ? Depuis quand rougissait-il surtout !

Elle le remarqua et compris, il ne portait jamais de pyjamas. Il était gêné, mal à l'aise. Et elle qui jusque là s'était sentie très bien avec si peu de vêtement sur son corps, son vieux t-shirt NYPD gris délavé, troué, un short et même pas de soutien-gorge, se sentit soudain très nue face à son regard.

« Je... Je voulais savoir si tu avais bientôt terminé... J... J'attends dehors. » Dit-il en rebroussant déjà chemin.

« Attends ! » il se stoppa net. « C'est une salle de bain pour couple, deux éviers. Et puis j'ai presque fini. »

Il réfléchit un instant, il était complètement mort de fatigue lui aussi et le plus vite ce serait fait, le plus vite il pourrait aller se coucher. « Bien. » Dit-il en s'approchant du deuxième évier. C'est à ce moment qu'il remarqua qu'elle ne portait rien sous son t-shirt et il sentit cette observation faire tilt et envoyer comme un courant de désir jusque dans son bas ventre, faisant se durcir une certaine partie de son anatomie qui ferait mieux de rester calme s'il ne voulait pas qu'elle s'aperçoive de quelque chose. Et puis il avait une petite amie ! Une petite amie super, intelligente et sexy ! Comment pouvait-il penser à une autre femme tout en lui assurant qu'elle était la seule et unique ?!

S'il était tout à franc avec lui-même, il avait toujours pensé à Kate quand il était avec elle, il était toujours en train de les comparer, dans leur relation, il se demandait sans arrêt ce qui se serait passé si était elle, ou ce que Kate aurait dit, ce qu'elle aurait fait parce qu'elle était plus une femme d'action que de mots contrairement à Sharon. Il avait essayé de transformer Sharon en une deuxième Kate au début, et ça avait bien failli les faire rompre, si elle s'était montrée compréhensive quand, pendant leur première fois, le prénom qui tomba de ses lèvres fut celui de Kate, elle le fut beaucoup moins quand il lui acheta une bouteille de parfum. Le parfum que Kate portait, et qu'elle ne trouvait pas à son goût, quand il lui avait suggéré une coupe de cheveux, celle de Kate. Ils s'étaient disputés longuement après cela, et c'est ce qui faisait que Sharon éprouvait une jalousie maladive envers son ancienne partenaire et comment pouvait-il lui en vouloir.

Elle jeta le coton usagé dans la poubelle et sortit de la salle de bain en silence, tirant légèrement la porte derrière elle. Elle n'avait pas pu rester plus longtemps, elle sentait le feu de ses veines enflammer le creux de ses reins. Elle l'avait vue la regarder et si elle s'était d'abord sentie gêner, l'excitation avait très vite pris le dessus remarquant sa réaction. Elle inspira profondément essayant de calmer ses ardeurs, si ça continuait, elle allait finir par sauté sur lui et ravager son corps. Rien que la pensée et vint mouiller sa petite culotte. Elle devait VRAIMENT se calmer.

« Je vais dormir dans le salon. » déclara Castle « Le canapé à l'air plutôt confortable et- »

« Ne sois pas ridicule ! » le coupa-t-elle, « tu ne vas pas aller dormir sur le canapé alors que ce lit est assez grand pour accueillir un bataillon de soldats russes ! Sérieusement, chacun à son bout, je ne pense pas qu'on risque grand-chose. » Déclara-t-elle sarcastiquement. « Sauf bien sûr si tu as peur ne pas réussir à contrôler tes mains baladeuses. » Tenta-t-elle avec appréhension. Elle savait qu'elle risquait gros avec ce genre de remarque, mais il lui manquait, pas seulement lui en tant qu'amant, même si cette partie lui manquait vraiment beaucoup, mais aussi lui en tant qu'ami, leurs petites piques et leurs plaisanteries lui manquaient. Son sourire lui manquait. Il lui manquait.

« Mes mains baladeuses ? C'est plutôt pour toi que je m'inquiétais, t'es folle de mon corps, t'as jamais été capable de te retenir ! » plaisanta-t-il et ça c'était bon, elle lui offrit son plus beau sourire, parce que même si ce n'était que passager, elle avait retrouvé son Castle.

« Je crois que je vais pouvoir me contrôler », déclara-t-elle en se couchant de son côté du lit.

So ? Vous en avez pensé quoi ?