Bonjour, bonjour ! :P

Désolée du retard d'une semaine, je dois vous dire que je me doutais un petit peu que je n'aurais pas le temps de poster dimanche dernier j'étais en pleines révisions de philo, et après je vous fais pas de dessin : épreuves sur épreuves, je rentre je mange, je révise, je vais me coucher, bref, c'était une semaine de merde xD Mais maintenant c'est fini, j'ai donc plus de temps à consacrer à cette fic et je vais pouvoir reprendre pas mal d'avance et avec un peu de chance revenir à deux MAJ la semaine !:)

Bref, bref, voilà la suite, merci à tous les guests que je ne peux pas remercier en direct:P

Chapitre 10 :

Castle sorti rouge pivoine du vestiaire et Kate sourit, c'était trop mignon. Enfin, elle souriait, mais tout à l'heure coincée avec lui et son corps qui était définitivement bien entraîné dans ce petit vestiaire, elle n'en menait pas large.

« Bon ! Je suis pour qu'on aille prendre une douche avant d'aller boire ce verre » dit Castle avant d'ajouter « séparément, ça va de soit. » Quand il réalisa ce qu'il venait de dire.

« Pourquoi Castle ? Tu ne veux pas tester les douches collectives du gymnase ? » le provoqua-t-elle.

« Non, merci, non. » Répondit-il en frissonnant rien qu'à l'idée.

« Bon, allons-y. Fais-moi penser à commander ce qu'il faut pour faire à manger aussi avant de partir. »

« Oui ma chérie » elle se retourna pour lui tirer la langue à son ton mielleux.

« On est obligés d'y aller, je suis mort ! » dit-il en sortant de la douche.

« Castle, tu ne vas pas me faire le coup à chaque fois... »

« Et puis j'ai faim... »

« Bien ! Tu descends, tu trouves Mark et tu lui dis qu'on arrive à 21h finalement, je fais à manger pendant ce temps là. »

« Pourquoi Mark ? »

« Oh ! Je n'en sais rien Castle, du moment que tu trouves quelqu'un. »

« Mouais... On mange quoi ? » demanda-t-il sur un ton d'ange.

« Des lasagnes. » Répondit-elle alors qu'il laissait s'échapper un soupir de plaisir.

Castle avait bien mis une heure à trouver Mark, ce n'était pourtant pas un centre immense. Quand il rentra de nouveau dans la chambre, c'est deux fois plus affamé que quand il avait quitté la pièce et l'odeur de la Bolognaise vint chatouiller ses narines, faisant gronder son estomac.

« Mmmh... Ça sent divinement bon. »

« Merci. » Répondit-elle en souriant. « Est-ce que tu peux beurrer le plat s'il te plait. » Dit-elle en désignant du menton le plat en verre et la plaquette de beurre qui attendaient bien sagement. Elle apporta la cuillère en bois à sa bouche pour goûter la Bolognaise sans arrêter de remuer la béchamelle. « Hummmm... »

Il arriva derrière elle et elle lui tendit la cuillère qu'il saisit et il goûta à son tour la la sauce, son estomac laissant s'échappait un nouveau grognement qui fit rire sa partenaire.

« Ça arrive, ça arrive. » Dit-elle en se retournant pour le regarder dans les yeux, c'est à ce moment qu'il remarqua une petite goutte de sauce à la commissure de ses lèvres. Sans y réfléchir, par réflexe après de nombreux dîners préparés ensemble, il alla récupéré la sauce avec son pouce avant de la mettre dans sa bouche goûtant une nouvelle fois la Bolognaise et le goût de sa peau qui lui avait tant manqué. Quand il réalisa ce qu'il venait de faire, les joues de la jeune femme étaient maintenant habillées d'une légère teinte rosée, sa bouche était entrouverte, son souffle saccadé et ses yeux verts étaient rivés sur ses lèvres.

Elle vit ses yeux bleus noircir comme elle l'avait si souvent rêver ses derniers mois. Son cœur battait la chamade, comme prisonnier de sa cage thoracique qui voudrait s'échapper. Elle entendait le sien aussi, ou peut-être n'était-ce que l'écho du battement de son propre sang dans ses tempes, elle ne savait pas, c'était probable, mais pas vraiment important. À cet instant, plus rien n'avait d'importance, plus rien d'autre que lui. Elle s'approcha de plus en plus des lèvres de l'écrivain jusqu'à les frôler.

Une sonnerie de téléphone les coupa net et Castle fit plusieurs pas en arrière, saisissant son portable, il était maintenant rouge vif et évitait son regard, il ne lui dit pas un mot avant de décrocher.

« Castle. » il marqua une pause. « Oh Sharon c'est toi... Je... Tu ne devrais pas appeler... Je travaille. »

Il plaisantait là ? Il parlait à sa petite copine au milieu d'une mission sous couverture ?! Bon d'accord c'était plus un prétexte parce qu'il parlait à sa petite copine juste après leur « presque baiser. »

Frustrée, elle regarda la béchamelle qui commençait à prendre au fond de la casserole et se remit au travail, la sauvant de justesse avant de baisser le feu pour aller elle même beurrer le plat.

Elle entendait son partenaire hausser la voix depuis la chambre, mais ne pouvait pas vraiment comprendre ce qu'il disait, elle ne voulait même pas savoir en fait.

Il n'en revenait pas, elle savait qu'il était sous couverture et qu'un appel pourrait tout faire foirer et pourtant elle le faisait, prétendant qu'il était trop tard pour qu'ils soient encore dehors, essayant de le faire culpabiliser en lui demandant si elle interrompait quelque chose et ça marchait puisque qu'elle avait effectivement interrompu quelque chose et il s'en voulait, il s'en voulait tellement.

Une journée. C'est tout ce qu'il lui avait fallu pour qu'il retombe dans ses bras après la façon dont ils s'étaient séparés ?! Il était pathétique, il fallait qu'il se reprenne en main. Il ferma les yeux, se remémorant leur rupture, la façon dont elle avait évité ce dernier regard. Gâcher sa relation avec Sharon qui semblait, elle, avoir des sentiments, et cela pas que par passes, pour une femme qui lui avait déjà prouvé qu'elle ne voulait pas de relation avec lui... Il ne pouvait pas faire ça. Il inspira profondément et se leva, retournant dans la cuisine ou il la trouva en train de beurrer le plat.

« Mark et les autres nous attendent bien pour 21h. »

Sa voix était plus froide maintenant. Argh. Il fallait que ce jeu de chaud et de froid se termine très vite, elle commençait à en avoir par-dessus la tête.

« Hum. Hum... C'est prêt dans quarante-cinq minutes. Je suppose que ça te laisse le temps d'appeler Ryan pour le tenir au courant de l'heure à laquelle il pourrait nous rejoindre demain pour qu'on parle un peu. »

« Parler de quoi ? On n'avance à rien sur l'enquête... »

Elle ne répondit pas et continua à préparer ses lasagnes, refusant de le regarder, lui laissant un amer goût de déjà-vu dans la bouche. Mais elle ne pouvait pas, elle ne pouvait pas regarder la froideur dans ses yeux qui étaient noircis par le désir quelques minutes plus tôt, elle n'arrivait pas à se donner la force de le regarder dans les yeux si c'était pour y voir des regrets et de l'amour pour une autre.

« Bon. Je vais lui envoyer un texto. Demain 16h, pour le thé, ça te vas ? »

Elle hocha silencieusement de la tête, continuant à verser les ingrédients couches après couches avant d'enfourner le plat.

Le tic tac du petit réveil était le seul bruit qui déchirait le lourd silence dans la pièce, encore dix minutes, dix longues minutes avant que les lasagnes ne soient prêtes.

Tic... Tac...

Finalement, ça le rendait peut-être encore plus pesant.

Tic... Tac...

Sans aucun doute.

Tic... Tac...

Elle avait toujours détesté ce bruit, comment est-ce qu'elle avait fait pour s'endormir hier soir.

Tic... Tac...

Oh non, maintenant qu'elle y avait pensé elle allait l'entendre toute la nuit.

Tic... Tac...

« STOP ! » hurla-t-elle le faisant sursauter alors qu'elle se levait et retiré les piles du réveil qui devint enfin, enfin silencieux. Elle soupira appréciant le silence et l'entendit rire. Il avait toujours ri de son aversion des réveils et autres bidules à aiguilles qui faisait un bruit infernal... Mais sérieusement, comment les gens arrivaient-ils à supporter ça ?!

« Je me demandais combien de temps ça te prendrait. » Remarqua-t-il en la taquinant.

C'était reparti, il était tout gentil maintenant ! Cet homme jouait avec ses nerfs.

« Je peux savoir pourquoi tu fais ça ? » demanda-t-elle au bout d'un certain temps.

« Ça quoi ? » il avait les sourcils froncés et ne comprenait visiblement pas ou elle venait en venir, ça avait toujours été ça dans leurs relations, c'était même d'ailleurs plutôt ironique quand on savait que pour tous les autres domaines, ils n'avaient pas besoin de mots pour se comprendre, mais que quand il s'agissait d'eux, c'était un vrai langage de sourd.

Le four sonna la fin de la cuisson et elle se dirigea vers la cuisine.

« Laisse tomber. »

Il la suivit, ne la poussant pas tout de suite la sentant sur les nerfs, il se contenta de la regarder, n'osant pas lui proposer son aide de peur de se faire trancher la main. Il attendit juste plus tard, au milieu du repas quand l'ambiance c'était détendu un petit peu pour ramener le sujet.

« Pourquoi je fais quoi Kate ? »

Elle soupira et posa sa fourchette.

« Je ne t'avais pas dit de laisser tomber ? »

« Si, mais tu me connais, les ordres et moi... »

« Pourquoi tu passes de tout l'un à tout l'autre ? »

Il la regarda encore dans l'incompréhension.

« Tout à l'heure dans la cuisine, on s'embrassait presque et deux minutes après tu me parlais sur un ton glacial et... »

« Je... Je suis désolé pour tout à l'heure Kate. »

Elle avala sa bouchée puis prit une gorgée d'eau.

« Tout à l'heure quand ? Quand tu m'embrassais ou quand ? »

« Les deux ! »

Elle fit de son mieux pour ne pas laisser paraître la souffrance qui la dévorait, compressant ses poumons et son cœur, rendant sa respiration difficile et faisant monter des larmes qu'elle ne laisserait pas couler.

« Écoute Kate... Je pense qu'on devrait être ami, comme avant. »

Elle ne répondit pas, se contentant d'hocher la tête alors que les rouages s'activaient dans son esprit, tournant et retournant se proposition dans tous les sens.

« Mais rien n'est obligé, si tu préfères qu'on ne se voie plus après cette mission... » il laissa sa phrase en suspens, refusant de la finir et d'accepter ce qu'elle voudrait dire.

Une seule question hantait son esprit, sachant qu'elle avait encore les sentiments pour cet homme, valait-il mieux un Castle amoureux d'une autre, un Castle ami, mais dans sa vie ou pas de Castle du tout ?

Elle regarda son assiette encore à moitié pleine, jouant avec un petit morceau de pâte du bout de sa fourchette, tout d'un coup, elle n'avait plus tellement faim.

Alors, qu'en pensez vous ? (: