Nous y voilà, le tout dernier « chapitre » (parce que c'est un épilogue xD ) de cette fiction, j'espère qu'il va vous plaire et j'aimerais remercier chaque personne qui a pris le temps de commenter parce que ça m'a vraiment beaucoup aidé, aussi aux personnes qui ont lu tous les chapitres sans oser commenter, au cas ou ça vous ferez changer d'avis, je ne mange pas, je ne suis pas totalement saine d'esprit (mais qui l'est au fond ? XD ) Mais je n'ai jamais mangé personne et je ne me met pas en colère quand on me dit qu'on n'aime pas. ^^ Enfin bref, merci à tous parce que sans vous je n'aurais probablement jamais terminé cet écrit.

Un gros merci à ma Mouche à Merde qui m'a harcelée pendant tout le long pour avoir une belle scène d'excuse pleine d'émotions (c'était pas trop les émotions que tu attendais mais tu l'as eu ! XD ) , à Madoka_ayu qui a relu tous les chapitres avant que je ne les mettent en ligne pour me dire ce qui allait et ce qui n'allait pas, tu es un auteur que j'admire énormément et tu ne peux même pas savoir à quel point je suis heureuse que tu es pris le temps de tout lire et de m'aider. Et enfin, à Pandora60 qui a corrigé les derniers chapitres pour le bien être de vos jolis yeux.

Enfin bref, j'arrête avant de pleurer. :') (Trop tard Cheyenne, bon, ben tant pis [Ah oui ! Je suis légèrement schizophrène aussi ^^)

EPILOGUE

Castle sorti enfin de la petite salle d'attente à son tour pour aller rejoindre ses amis et sa famille, il se devait de leur annoncer la nouvelle. Jim s'était retiré dans sa cabine et il comprenait très bien sa décision, s'il n'avait pas promis aux autres de les tenir informés, il aurait certainement fait la même chose, couru chez lui se réfugier dans la chaleur réconfortante de ses draps.

« Alors ! » cria Lanie en courant vers lui « Comment va-t-elle ? »

Castle expira lentement, les lèvres tremblantes, essayant de retenir les perles salée qui ne demandaient qu'a dévalé lamentablement ses joues.

« Elle était trop instable... Elle est dans le coma. »

Il continua d'expliquer ce que le médecin lui avait dit, à réfléchir à ce qu'il allait faire...

Bien sûr, il savait que Kate n'aurait pas aimé l'idée de vivre le reste de ses jours accrochée à une machine, inconsciente, impuissante dans son propre corps, mais en même temps, pouvait-il vraiment faire ce choix pour elle ? Était-ce vraiment ce qu'elle aurait voulu ? Ce n'était pas le genre de chose dont on parlait autour d'un repas...

Et lui, qu'en était-il de ce qu'il y avait de mieux pour lui ? Il se sentait égocentrique, mais ne pouvait s'empêcher de penser à ce qu'il ressentirait en disant aux médecins de la débrancher... Il l'abandonnerait, encore. Il n'était pas prêt, pas prêt à la laisser partir, à lui dire au revoir, il n'avait pas les mots.

Il ne put s'empêcher de constater l'ironie de la situation, c'était elle qui avait toujours eu du mal avec les mots, lui, c'était comme si tout couler de source, il lui suffisait de fermer les yeux un instant et les bons mots, ceux qui sonnaient justes, s'enchaîner les uns aux autres. Et pourtant il était là, tétaniser devant le corps artificiel retenu en vie de Kate perdu dans la spirale de mots qu'ils pourraient prononcer, dans toutes les façons qu'il avait de lui dire au revoir, mais ce n'était jamais la bonne, rien de semblait décrire ce qu'il ressentait pour cette femme.

Sans finalement dire quoi que se soit, il se leva, déposant un baiser sur front de sa muse, il quitta la pièce et rentra chez lui. La nuit porte conseil, ce n'était pas une décision qu'il pouvait prendre à la légère... Il avait besoin de temps.

« Je ne suis pas sûre de bien comprendre là Rick... Tu es en train de rompre avec moi pour cette... mais enfin ! Elle t'a déjà brisé le cœur une fois ! Tu n'en as pas eu assez ?! » la colère et la jalousie dégoulinait de ses mots.

« Sharon... Je suis vraiment désolé, c'est de ma faute, je n'ai pas était correct. Je te mens et je me mens à moi même depuis le tout début, j'ai toujours été amoureux de cette femme. Tu es quelqu'un de bien et tu mérites mieux, tu mérites de trouver quelqu'un qui t'aime pour qui tu es, et pas pour qui tu n'es pas. » Dit-il d'un ton calme et posé, lui faisant comprendre que sa décision était sans appel.

La jeune femme s'approcha de lui jusqu'à n'être plus qu'à un demi-pas, il vit ses lèvres se pincer et ses sourcils se froncer. Il s'attendait à ce qui allait venir, mais ça n'en fut pas moins douloureux, elle le gifla, laissant la marque rougie de sa main sur sa joue. Il ne dit rien, la regarda simplement tourner les talons et partir.

Il ne lui avait pas dit ce qui s'était passé avec Kate, l'état dans lequel elle se trouvait, et tout cela par sa faute, non. Sharon était vraiment une femme gentille et compatissante, et même si elle ne portait pas Beckett dans son cœur, elle aurait sûrement convaincu Rick qu'il n'y était pour rien, qu'elle était là pour lui... Elle l'aurait regardé avec ses yeux remplis de pitié.

Il ne voulait pas de ça, il ne méritait pas ça. Il méritait d'être seul. De souffrir autant qu'elle avait souffert par sa faute.

Les larmes coulèrent enfin librement sur ses joues, doucement, il se laissa glisser contre un mur et fini assis par terre, repliant ses jambes contre son torse, se faisant plus petit possible, comme si, s'il faisait cela comme il faut, il arriverait à disparaître.

Comme si la douleur pouvait disparaître...

Trois mois plus tard.

Le bruit du téléphone retentit dans le loft, raisonnant, encore et encore, lui rappelant à quel point il était vide. Une nouvelle fois, il l'ignora, se retournant dans l'obscurité de sa chambre, cherchant avec désespoir une odeur qui n'y était pas dans ses draps.

Il n'avait toujours pas fait son choix, il n'avait parlé à personne, il voulait juste être seul... Avoir du temps, pour penser, penser à ce qu'il pouvait faire, s'il pouvait le faire. Était-ce ce qu'elle avait ressenti à la mort de sa mère ? Ce vide qui semble vouloir nous aspirer toujours un peu plus, ces questions qui restent sans réponses, cette incompréhension... Cette colère.

Il entendit la porte du loft s'ouvrir et n'en fut pas étonné, ses amis s'étaient tour à tour relayés pour passer prendre de ses nouvelles, vérifier s'il n'avait pas fait de bêtise. Ca avait était tentant, mais chaque fois qu'il y avait pensé, il avait vu le visage de Kate apparaître. Pense à Alexis. Et chaque fois il avait arrêté, saisit son téléphone et composé le numéro de sa fille, sans pour autant lui parler, il voulait juste entendre sa voix, lui montrer qu'il pensait à elle.

Il se sentait affreux de la laisser tomber de la sorte, mais dans un autre sens, il avait peur d'être blessant s'il ouvrait la bouche, de dire ce qui n'était pas réparable.

Ce n'était pas Alexis. Ni Martha, ni même Lanie, Ryan ou Esposito. C'était Jim Beckett.

Il sentit son cœur s'accélérer, il ne l'avait pas revu depuis le soir qui avait bouleversé leurs vies. Il paraissait en forme, fatiguée et triste, mais mieux que lui. Comment pouvait-il se montrer de cette façon devant cet homme ? Il avait perdu la femme qu'il aimait, certes, mais l'homme qui se tenait à quelque pas de lui avait perdu sa petite fille. La seule chose qui le retenait à la vie, et pourtant lui avait réussit à trouver un moyen de se relever.

« Il faut que vous arrêtiez cela Castle. » Résonna la voix de Jim suivi d'un grand silence. Il essayait, il essayait de parler, mais aucun son ne passait la barrière de ses lèvres. « Vous ne voulez pas parler ? Ça me va, ça rendra ma tâche plus facile. Ça fait trois mois. »

Trois mois. Trois longs mois. Quatre-vingt-onze jours. Deux milles cent quatre-vingt-douze heures. Sept millions huit cent quatre-vingt-neuf mille deux cent trente et une secondes qu'elle n'était plus là.

« Il faut que vous la débranchiez... »

Il prit une grande respiration, il savait que ce jour devait arriver, mais n'arriver pas à s'y résoudre. Il avait pendant longtemps réfléchi, se disant qu'il ne retournerait pas la voir tant qu'il ne saurait pas quoi lui dire, et maintenant, ça faisait trois mois, trois mois qu'il cherchait, trois mois qu'il ne l'avait pas vu, trois mois qu'il mourrait seul chez lui à petit feu. Trois mois.

« Vous l'aimiez et je le sais monsieur Castle, elle le sait, elle aussi vous aimait. » l'emploi du temps passé ne fut qu'un coup de plus dans le cœur meurtri de l'écrivain.

Le père de Kate ne savait plus quoi faire pour faire réagir l'homme qui se tenait allongé en position fœtale devant lui. Il se rappela soudainement des mots que Kate avait prononcés, ces mots qui l'avaient changé.

« Monsieur Castle écoutez moi bien, ma fille est morte, elle ne reviendra pas. Il est temps de la laisser partir maintenant, il est temps de vous laisser vivre. »

Enfin, il obtint une réaction, l'écrivain éclatât en sanglots qu'il essayait de retenir depuis l'entrée de l'autre homme dans la pièce.

« Je ne peux pas... Je ne sais pas... » Bafouilla-t-il la gorge sèche, trois mois, trois mois qu'il n'avait pas dit un mot ?

« Vous pouvez, vous vous devez ça à tous les deux. C'est fini Castle, ça fait trois mois, elle ne se réveillera pas, les statistiques le prouvent. »

Il entra dans la chambre d'hôpital doucement, comme par peur de la réveiller. Encore une fois, ironique, s'il le pouvait, il la secouerait jusqu'à ce qu'elle plonge ses beaux yeux verts dans les siens...

Il la regarda un moment, ses cheveux avaient poussaient, sa peau était plus blanche, mais c'était mieux, mieux que la pâleur livide qu'il avait vu le soir où ils l'avaient retrouvée. C'était une dernière image plus douce que celle qu'il avait. Il s'assit sur la chaise à côté d'elle et prit sa main.

« J'ai longtemps cherché ce que je pourrais te dire Kate, mais je n'y arrive pas, mon esprit à l'air de bloqué tout ce qui pourrait venir » il laissa échapper un rire nerveux alors même qu'il pleurait « tu peux être fière de toi Katherine Beckett, tu as enfin réussi à me clouer le bec. » Doucement, il remit une mèche de cheveux rebelles derrière ses oreilles. « Ton père est venu me voir ce matin... Il... Il dit que c'est mieux pour nous deux si... si je te laisse partir. » Comment était-il censé lui dire qu'il arrêtait de se battre, d'espérer pour elle ?

Un silence s'installa de nouveau dans la petite chambre, coupé par le bruit perpétuel des machines qui la maintenait en vie. Il resta là, assis et immobile pendant plusieurs heures, il mit en route une petite musique de fond, sa playlist, celle qu'elle avait créée sur son iPhone et qu'il n'avait jamais voulu supprimer, l'écoutant de temps à autre après leur rupture.

L'entrée du médecin dans la pièce le fit sursauter alors qu'il commencer à s'endormir, bercer pas la musique et le bruit rassurant des machines, qui semblaient avec chaque bip hurler : Je suis là, ne me laisse pas.

« Monsieur Castle ? Vous êtes prêt ? »

Sa question le remmena très vite sur terre, à ce pour quoi il était là. Juste... Juste une minute... Je vous en prie. »

« Bien sûr » répondit le chirurgien compréhensif avant de leur laisser un moment d'intimité.

Il prit de nouveau une grande respiration, le moment qu'il redoutait tant était arrivé.

« Je t'aime Kate... Je t'aime tellement... » Il déposa un baiser sur ses lèvres trop froides et immobiles et quitta la pièce les yeux embués il fit un signe au médecin qui lui adressa un hochement de tête respectueux avant d'entrer dans la chambre de Kate.

Il aurait certainement du rester à ses côtés, lui tenir la main jusqu'au dernier moment, mais il n'avait pas pu. Il ne pouvait pas la regarder mourir encore une fois, savoir que cette fois c'était vraiment finit, que plus jamais il ne verrait ses yeux, son sourire, plus jamais il ne sentirait sa peau contre la sienne, sa main dans la sienne comme elle l'était en ce moment. Non, il n'aurait jamais pu la regarder partir.

Son téléphone sonna et pour la première fois en trois mois, il répondit.

« Castle. »

« Rick ! » commença la voix essoufflée de Jim Beckett « C'est Kate ! »

Il se prépara mentalement au pire, que pouvait-il bien être arrivé pour qu'il l'appelle.

« Elle se réveille ! C'est un miracle ! »

Son cœur ne fit qu'on bond dans sa poitrine, il n'arrivait pas à croire ce qu'il entendait, Kate était encore en vie, et plus que cela, elle revenait à elle...

« Je t'aime Kate... Je t'aime tellement »

Cette voix lointaine résonnait encore et encore. Elle lui était familière, mais à qui appartenait-elle ? Où était-elle ? Qui était-elle ? Tout semblait flou. Elle savait juste qu'elle était plongée dans le noir, un bruit strident faisant écho dans le vide toutes les trois secondes.

Bip... Bip... Bip...

Qu'est-ce que-

Castle. C'était la voix de Castle qui lui parlait.

Oh mon dieu, c'était Castle qui lui disait qu'il l'aimait... Après un moment, ce fut de nouveau ce même silence pesant, elle sentait peu à peu les limites de son corps, elle avait enfin l'impression d'être autre chose qu'une sorte de substance étendue qui n'avait ni début, ni fin, elle se sentait enfin revenir à elle.

« Lieutenant Beckett ? Lieutenant Beckett, vous m'entendez ? »

La jeune femme laissa échapper un grognement de mécontentement, comme un enfant qu'on viendrait tirer du sommeil et Castle et Jim se regardèrent en souriant, un vrai sourire, un de ceux qui pourraient illuminer le monde en pleine nuit. Enfin, elle se réveillait.

Elle ouvrit les yeux, visiblement aveuglés par la lumière du jour. Castle fit deux pas rapides et ferma les stores, tamisant ainsi l'éclairage de la pièce, lui permettant d'ouvrir les yeux complètement sans douleur. Elle déglutit difficilement, ses yeux balayant la pièce, prenant connaissance de l'environnement dans lequel elle se trouvait.

« Katie chérie, tu es à l'hôpital, tout va bien. » Lui murmura son père.

Elle lui sourit et se tourna vers Castle.

« Hey. » Dit-il troublé, ne sachant pas trop quoi dire d'autre.

« Hey... » Répondit-elle faiblement.

« Tu te souviens de ce qu'il s'est passé. »

Il vit un rapide éclair de panique dans ses yeux avant qu'elle ne se reprenne et ne compris par pourquoi, du moins pas avant qu'elle n'ouvre de nouveau la bouche.

« Vaguement » commença-t-elle, s'éclaircissant la gorge et prenant le verre d'eau qu'on lui tendait. « On était aux funérailles de Montgomery et je suis faite tirée dessus. » Déclara-t-elle.

Castle sentit son rythme cardiaque s'accélérer, elle avait tout oublié... Leur relation... Tout. Il se trouva vers le médecin, complètement affolé.

Perte au moins partielle de la mémoire. Elle prend plusieurs formes, l''amnésie peut être permanente ou temporaire, globale ou sélective.

Donc voilà. Ca vous plait ?

J'ai déjà commencé à rédiger une suite de cette fiction, faite moi savoir si ça vous intéresse ou non.